lundi 29 juin 2009

Bonjour et à bientôt, hein !

Ahum.
(eum, eum, eum)
(ouh la y a de l'écho ici)

Euh donc, je disais... Ah je ne disais rien ? Depuis presque un mois ? Ah oui quand même.

En bref que s'est il passé durant un mois :

- ma boîte à fusionné avec une autre (oui oui ça arrive AUSSI au fonctionnaire), donnant lieu à des négociations serrées de contenu et de soussous

- du coup j'ai changé de chef (mon karma s'améliore semble t'il). Mais il faudrait juste penser à prévenir mon ancien chef qui n'est plus chef que de lui-même (une bonne période karmique en ce moment je trouve) histoire qu'il arrête de m'envoyer des mails qui contiennent de l'impératif associé à tout un tas de tâches aussi gratifiantes et plaisantes que ramasser ses rognures d'ongle ou lécher ses aisselles une journée de grande chaleur.

- du coup, mon retour de congé mat' est assez... sportif. Deux chefs à gérer (un qui croit l'être et l'autre qui l'est), une quantité de taf, hinhin, je peux même pas le décrire, tiens. Bref, je bosse le week-end, et je fais 2 heures sup' tous les jours. Voiiiiiilà.

- Arrivée à la maison, la journée number two commence : Crampon affamé ou en train de manger (M. Petitegraine est un saint)(un saint qui s'arrange pour partir tous les jours du boulot à 17h30 alors qu'il est cadre avec moult responsabilités). Il faut lui donner un bain, un dernier biberon avant le dodo, le convaincre que le dodo c'est bien, et le faire tarder ça craint (amis des années 80...)(sauf que là en abuser c'est très très très bien), ensuite, ben il faut chercher quelque chose à manger dans le frigo, le cuisiner (ou au moins le chauffer au micro onde), manger, mettre le bazar dans le lave-vaisselle, et oh my God il est 22h30.

- Ca laisse une heure pour laisser comater mon cerveau, ensuite mon corps rend les armes et s'endort à l'insu de mon plein gré.

- A 6heures le matin, le Crampon se fout complètement de l'insu de mon plein gré et réveille joyeusement la maisonnée (et sans doute l'immeublée vu l'étonnante puissance sonore de ses petits poumons).

Je précise, qu'il n'y a pas de trève le week end, les tâches ménagères et les relations sociales (si, si, il nous en reste) remplaçant la journée au bureau.

Voili voilà.
Sinon, je pars 8 jours en Chine tout bientôt.
J'ai beau savoir que ça va être crevant (on bosse 12 heures par jour week end compris et je mets en général 7 jours et demi à me remettre du décalage horaire), que le soir je vais hululer à la mort parce que la Crampon va me manquer, ben quand même, j'ai une pensée émue pour M. Petite Graine qui va devoir gérer la bête tout seul. Et franchement, je n'échangerais pas nos places...

Tout ça pour dire que bon, on se reparle mi-juillet, hein (quand vous serez tous partis en vacances donc).

La bise, les gens !
(et merci pour les messages de soutien)(Bidi, avoue tout, tu as loué les services d'une nanny ? Comment tu fais pour bloguer encore ??)

mercredi 3 juin 2009

Les longs week end, c'est reposant

Le Crampon est malade.
Depuis deux semaines.
Deux loooooongues semaines.

Ça a commencé avec un réveil en pleine nuit un jour férié avec des hurlements que Hitchcock il l'embaucherait direct, mon fils, s'il n'était pas mort (Hitchcock, pas mon fils).
Un truc qui l'empêchait de respirer, une toux d'outre-tombe, toussa toussa.

Nous en tant que parents parfaits, on s'est regardé avec un air affolé, tu penses bien. Enfin aussi affolé qu'on puisse être à cette heure ci.
Affolé entre deux paupières gonflées en fait, essaye d'imaginer.

Mais comme on n'est pas nés de la dernière connerie à $arko, on a d'abord téléphoné aux urgences pédiatriques, histoire de tâter un peu le terrain. Savoir si la fille nous envoyait le SAMU tout de suite, ou si elle se mettait à ricaner, en somme.
Mais il paraît qu'on ne peut pas faire de diagnostic par téléphone. Si c'est pas malheureux à l'ère d'internet, j'vous jure. C'est ça de refuser tout le temps les réformes sous prétexte qu'elles empirent la situation. Faudrait voir à entrer dans la modernité, hein, parce que là, le système de santé a un peu raté le coche du web 2.0 je trouve. Alors qu'en partenariat avec les forums maxi-flippant de doctissimo y avait moyen de faire quelque chose quand même, en plus ça fait des économies de personnel, un stagiaire modérateur et zou.
Breeeef.
Nous voilà partis aux urgences pédiatriques. En même temps c'est pas loin, c'est là où j'étais allée accoucher du Crampon, à pied, sur le verglas et avec un col à 6. On est des warriors ou pas, hein.
Du coup ça faisait un peu pélerinage.
Mais breeeeef j'ai dit.

On a ensuite eu droit à notre moment de solitude. Je pense que c'est un bizutage pour les jeunes parents. Un truc initiatique à faire une fois dans sa vie.
Nous nous sommes donc retrouvés à décrire à une urgentiste de 12 ans et demi qui abordait manifestement sa 49ème heure de garde dans la joie et la bonne humeur, les symptômes affolant qui nous amenaient. C'est à ce moment qu'on s'est aperçus que le Crampon s'était endormi profondément.
Tout de suite, on a senti que ça allait être difficile de convaincre le bébé-médecin que notre fils souffrait atrocement.

Elle l'a quand même examiné.
Et puis, avec un petit soupir discret et poli, elle nous a expliqué que la maladie grave du Crampon, c'était en fait un rhume.
Bon.
Et même pas un petit mal de gorge ?, on a tenté.
Ok, je vous marque une rhinopharyngite.
Ça nous a soulagé un peu, "rhinopharyngite" ça fait quand même moins con que "rhume" quand on est aux urgences.

Et comme traitement ?
Le moucher ?
Ah oui.
Pfiou, ben merci de lui avoir sauvé la vie, hein docteur.

Ahum.

Après tout ça, avec le Géniteur, on a bien rigolé de nous même.
Et puis on a recouché le Crampon tranquilos Carlos, pour reprendre le cours de nos vies, présentement situé au fond de la couette.
On a encore une fois rigolé avant d'éteindre la lumière, parce que quand même, c'est pas tous les jours qu'on se stresse avec des images de torture à base de kiné respiratoire, alors qu'en fait, ben RIEN.
HA HA.
Ha ha.

5 minutes plus tard, on a cru que le Crampon égorgeait un cochon, et on a drôlement moins rigolé.
Quand 4 heures plus tard, on en était encore a essayer de faire passer du sérum phy dans une narine pas plus grande qu'un dé à coudre tout en chantant pour couvrir les hurlements du Crampon, on n'était plus du tout du tout d'humeur à la rigolade tu vois.
Et le rhume-à-la-con, il nous a semblé vachement moins anodin.

2 semaines plus tard, le Crampon fait sa première nuit complète malgré son nez toujours bouché. A croire qu'il a pris l'habitude de sucer son pouce en apnée.
Et moi je suis tellement habituée à être réveillée entre 2 heures et 5h30 du matin que je me suis réveillée TOUTE SEULE. Et que je n'ai pas réussi à me rendormir.

Pour illustrer mon état de fatigue, je te dirai juste que je profite de mes pauses pipi au boulot pour piquer des roupillons super réparateur de 2 minutes. Et que je suis tellement fatiguée que ça me donne la nausée.

Donc en gros, le premier qui rigole du "rhume-à-la-con", je lui arrache les yeux avec les dents.

vendredi 15 mai 2009

Le jeu du vendredi

Elisabeth Guigou s'est exprimée dans la presse au sujet de Rachida Dati. Morceaux choisis :
"J'avais beaucoup de sympathie et d'estime pour elle, c'est fini"
"C'est quelqu'un qui, malheureusement, a gâché toutes ses chances, qui étaient grandes au départ. Par désinvolture, par autoritarisme mal placé, par incompétence aussi"
"Elle n'a pas assez travaillé. Elle n'est plus à son ministère, ou quasiment plus"

Les pro-Dati (si, si ça doit bien exister) parleront d'attaque politicienne, les autres ne prendront même pas la peine de soulever un sourcil. C'est la politique, quoi.

Là où ça devient drôle, c'est que Rachida Dati a choisi de répondre par communiqué de presse officiel sur le site du ministère, en deux fois :

"L’arrogance d’Elisabeth Guigou est révélatrice de l’attitude hautaine de certains socialistes vis-à-vis des souffrances de nos concitoyens dans leur vie quotidienne.
Je renvoie les Français au bilan d’Elisabeth Guigou en tant que Garde des Sceaux : un taux record de délinquance +17%; des taux records de suicide en détention (125 suicides en 1999), et de mineurs incarcérés (975 en juillet 1999 contre 698 en avril 2009), un taux inacceptable de détention provisoire (40% des personnes en prison en 1998 contre 26% aujourd’hui), le taux record de fermetures de places de prison sans nouvelles ouvertures (497 places fermées contre près de 9 000 places créées entre mai 2007 et 2009).
Je laisse le soin aux Français de juger de la grandeur d’Elisabeth Guigou en tant que ministre de la justice." (source ici)

Puis, un peu plus tard :
"
Compte tenu de l’intelligence de Mme Guigou, celle-ci devrait déroger au principe archaïque selon lequel tout prédécesseur mésestime ses successeurs." (source ici)

Je ne sais pas comment vous dire à quel point ça me rend hystérique de rigolitude.

Comme c'est vendredi, et que franchement, qui a envie de bosser un vendredi, hein, je vous propose un petit jeu de rachidattitude, et vous offre ici et aujourd'hui une tribune toutafé officielle pour régler vos comptes. Mais en deux fois, hein, sinon ça ne marche pas.

Je commence :

"Mon voisin du dessous est un salaud qui écoute de la musique de merde hyper fort le week end. Alors franchement, ses remarques à la con concernant nos bruits de pas, c'est rien que de la méchanceté. Je laisse le soin à la gardienne de l'immeuble de juger qui est le plus sympa de nous deux."

"Et en plus il est moche".


Tain, c'est vrai que ça fait du bien !
Je continue, tiens.

"Mon chef est un connard demeuré disposant d'un QI d'huître. Ses capacités à créer de toute pièce des dossiers merdeux n'ont d'égales que ses dispositions naturelles à la branlette intellectuelle. La postérité jugera qui de nous deux usurpe son salaire."

"Et il fait même pas son boulot, alors, hein, merde."


Ouh la la, mais elle a raison Rachida, ça fait du bien, hein !
Non franchement, ne vous privez pas, c'est le moment de vider votre sac.
Je sens qu'on va passer un super week end après tout ça !

mercredi 13 mai 2009

Rendez moi mon cerveau immédiatement

C'est bon, parfois, de savoir que certaines choses ne changent pas. Et parfois ça serait bon de savoir qu'elles changent aussi.

Ainsi, je redécouvre cette chose étonnante qu'on a sans aucun doute inventée pour torturer l'être humain et qu'on appelle communément "le travail".


"Le travail" ne sert à rien.
La preuve, il n'empêche pas les bébés de se réveiller la nuit. Toutes les nuits.

"Le travail" essaye de te faire croire qu'il est nécessaire pour te permettre de gagner des sous.
Soit.
Mais "Le travail" pourrait tout aussi bien reverser les sous en question directement à la nounou des bébés qui se réveillent la nuit, aux impôts, aux propriétaires d'appartements parisiens, et au supermarché en bas de chez moi.
Vu de mon compte en banque ça ne changerait pas grand chose en fait.

"Le travail" tente de te convaincre que si tu ne t'occupes pas de lui, la terre va arrêter de tourner.
Au moins.
Sauf qu'après 5 mois d'absence, je constate que personne ne s'est occupé de mon "travail", et que mon "travail" est toujours bien vivant.
Il paraît même que la Terre tourne encore.
Et dans le bon sens.

"Le travail" est fourbe. Il te tombe dessus, évite sournoisement tes collègues, et te fait culpabiliser si tu l'abandonnes trop tôt le soir.

Or, un autre étonnant concept prénommé "le Crampon" tente, lui, de son côté, de te faire culpabiliser si tu ne rentres pas assez tôt le soir.

Ainsi, chaque jour, j'assiste au combat des titans : Travail Vs Crampon.

L'un lance des attaques frontales avec dossiers urgents, l'autre pare les coups armé de sa couche sale, pof prends cet l'e-mail intitulé TTU, tiens, qu'est ce que tu dis de mon vomis de bib de 4h, ouh la je vais sortir ma botte secrète du travail le week-end, haaaan tu l'auras cherché, je te fais mon cri qui fait saigner les oreilles, etc etc.

Au milieu du champ de bataille, un être fatigué, sans défense, se fait balloter : "la maman".
(NB : ça marche aussi avec "le papa")

Ne me demandez pas d'arbitrer, j'en suis bien incapable.
Je SUBIS.

Et constate, aussi, que parfois "le travail" prend le dessus (10 jours en Chine programmés).

Mais que ces victoires ne sont qu'apparentes, puisque "le Crampon" squatte habilement le cerveau parental, avec un bail à durée indéterminée.
Quand je dis "squatte", je dois préciser que le squatteur en question a une légère tendance à prendre toute la place.

C'est comme ça que peuvent se jouer des scènes d'anthologie au bureau :

"Allô, oui, bien sûr, je vais en parler à notre directeur général, monsieur.... , euh.... monsieur...., (frt frt)(<- bruit des pages qui se tournent dans un agenda), euh... à monsieur notre directeur général, quoi."

Notez que je n'oublie jamais le prénom du Crampon.

Crampon, one poïnt.

vendredi 24 avril 2009

Et si je me pourrissais la journée en allant chez le coiffeur ?

Le soleil brille, le Crampon a trouvé une nounou, avant-hier soir je suis sortie entre copines pour la première fois depuis.... ouh la, tout ça, et cette nuit le Crampon a dormi de 21h à 7h45.

Il y a des matins comme ça, je danserais bien pieds nus dans l'herbe en chantant mon bonheur avec des fleurs dans les cheveux (heureusement, il n'y a pas d'herbe à proximité de chez moi).

Sur cette joyeuse lancée, j'ai profité des quelques heures du Crampon chez la nounou pendant la période d'adaptation pour filer chez le coiffeur.

Le cœur pimpant à l'idée de ma nouvelle tête à l'image de ma nouvelle vie, je confiais ma chevelure au bogoss du salon du coin, qui a la délicatesse d'avoir l'habitude de me draguouiller, alors même que je ne laisse jamais de pourboire.

J'étais donc occupée à justifier ma non-coupe en arguant de ma grossesse, puis la naissance, tout ça tout ça, envie de changer, blablabla...

Le jeune homme, lui, était occupé à me regarder attentivement, avec un air pensif.

"Il a quel âge votre bébé ?"

"Euuuh trois mois ! Pourquoi ? Ça se mesure à la profondeur de mes cernes ?"

"Bon, alors, comme vous venez d'avoir un bébé, vous avez pris du poids, et les coupes courtes, ça accentue les rondeurs du visage, donc je vous recommande de garder de la longueur."

"..."

"Qu'est ce que vous en pensez ?"

Que t'es vraiment un sale petit con et que du haut de tes 25 ans, tu ne sais pas de quoi tu parles vu que des kilos de ma grossesse, il m'en reste un petit peu, certes, mais concentrés dans les seins vu que pour le reste, je ne suis pas peu fière de rentrer dans mes fringues d'avant. Maintenant si t'essayes de me dire que j'étais grosse AVANT, et que ma tête ressemble à un ballon de foot, je le SAIS, mais d'une manière générale, j'ai tendance à avoir envie d'éviscérer ceux qui me le font remarquer, alors mon petit père, mes rondeurs et moi, on te MERDE.

Mais en vrai j'ai répondu "ok".

Je suis sûre que les coiffeurs ont le pire karma de la création et qu'ils se réincarneront tous en bonsaï.

lundi 20 avril 2009

Interlude

Pas le temps de vous raconter ma vie pourtant tellement fascinante pour qui aime compter les cacas mous et les cacas durs et les comparer à la quantité de biberons ingurgités, mais je vous invite à aller voir des trucs de dingues qui prouvent que d'autres ont vraiment beaucoup de temps (et de l'imagination !)









(celle là elle me fait penser à l'excellent clip déniché par Renée).

Et pour finir, la photo infinie ICI.

Allez, c'est lundi, il fait beau dehors, je SAIS que vous n'avez pas envie de travailler !

jeudi 9 avril 2009

Question

Si je laisse le Crampon dans son couffin devant la porte de la concierge en partant bosser, est ce que je pourrai déduire de mes impôts la moitié de ses étrennes ?

Non, je sais pas, je m'interroge.

Et sinon, au niveau garde d'enfant à Paris, quand on s'est bien fait rire au nez par les crèches, par les assistantes maternelles agrées, et que les nounous regardent d'un sale oeil notre micro-ascenseur, comme solution, y a quoi ?

Moui, c'est ce que je pensais.
Donc, pour les étrennes de ma concierge : déductibles ou pas ?


(Oui, deux posts en un jour. C'est fou fou fou)

3 mois

Le Crampon aura 3 mois demain.
Je m'en remets pas.
Ces dernières semaines, il a grandi à vue d'œil, a appris à dormir la nuit, à gazouiller, à rire aux éclats, et du jour au lendemain, sa bouille de nourrisson s'est transformée en visage de petit mec.

A ce rythme-là, demain il entre à la fac et après-demain il sauve le monde (oui, j'ai réfléchi à une carrière intéressante pour lui : il va faire sauveur du monde je pense. Soyez patients, il est précoce mon fils).

M. PetiteGraine et moi on revit depuis que le Crampon sait dormir 7 heures d'affilée. Ça veut pas dire que nous, on dort 7 heures, hein, faut pas abuser, je ne suis pas encore prête à me coucher à 21h. Pis j'aime bien dîner, quand même, le soir, des fois.

Voilà.
On m'aurait dit il y a un an que je me sentirais reposée et sereine en me faisant réveiller à 5 ou 6 heures du mat', j'aurais bien ri.

En fait, c'est ça le truc des bébés : le bizutage. Ils te font subir les pires tortures au début, histoire de mater toute rébellion éventuelle et d'amoindrir les capacités intellectuelles parentales, et pof, au bout de quelques mois, ils te permettent de dormir 5 heures et toi, tu es plus heureux que si tu avais gagné au loto.
Malin, hein ?

Non parce que si tu n'avais pas connu AVANT les evil nights du retour des morts vivants, ben je suis pas sûre que tu prendrais ça bien, le deuil de tes grasses matinées.

Alors que là, je vous jure, mon coeur est full of love, les oiseaux chantent, le soleil brille. Juste parce que j'ai dormi jusqu'à 6 heures.

Je vous dis pas, quand le Crampon va faire de vraies siestes, je vais trouver $arko supportable.
Non, j'déconne.

Sauf peut-être s'il fait de vraies siestes ET qu'il dort jusqu'à 9 heures. Là, limite j'achète l'album de Carlita.

Evidemment, maintenant que je ne rêve plus de pouvoir retourner au bureau pour me reposer, il va quand même falloir aller bosser.
Sympa.
A moi le bizutage, à la nounou les sourires.
Ca sent l'arnaque, je trouve.

mercredi 25 mars 2009

Y a des jours comme ça

Alors que j'essaye tant bien que mal d'élargir mes centres d'intérêt un peu plus loin que la recherche de nounou, le harcèlement de directrice de crèche, et l'analyse colorifique des couches du Crampon, je tiens à me plaindre publiquement :

1/ Le pape. Pffffff. Non mais pffffff, quoi.
(je sais, c'est fou la force de l'argumentation, hein ?)

2/ D'après Laurence Parisot, c'est très très mal de faire grève. D'ailleurs la CGT est un peu responsable de la crise.
Bouuuuuuh, les grévistes, bouuuuuuuh.
PFFFFFFF.
(notez la pertinence de mon analyse, là)
(non mais ça date aussi, hein, alors c'est un peu tard pour en faire 20 lignes, non ?)

3/ Les "Y a bon Awards", qui récompensent les personnalités ayant le plus contribué à la banalisation du racisme.
Consternant.
PFFFFFFFRRRRÂÂÂÂÂ.
(Ayé, je vire au vert. Le Crampon me regarde bizarrement)

4/
Ce cher Jean-Marie Lepen en remet une couche sur le détail de l'histoire, et va vraisemblablement présider une prochaine session du parlement européen.
RÔÔÔAAAAAAR.
(Ça y est, j'ai pété le chemisier, et je suis Hulk)
(Hulk qui allaite tout en tapotant sur un clavier, certes, mais Hulk, quand même)
(le Crampon a l'air de s'en foutre finalement, tant qu'il a de quoi bouffer, hein...)

Franchement, ça donne envie de retourner se préoccuper du jaune du caca de mon fils qui tire un peu sur le vert en ce moment, tu trouves pas, dis ?
Faites des bébés, ça repose.
Si, si.

jeudi 12 mars 2009

A night with Fyfe (2)

Nous en étions donc à :
"A 3h, un cri affamé déchire le silence de la nuit."

Fyfe se précipite au-dessus du berceau avant d'avoir à déplorer le décès de ses deux tympans.
Ah, trop tard pour les tympans.
Le Crampon se jette sur ce qui fut un attribut de séduction féminine il y a environ deux siècles et demi.

Fyfe pose un regard attendri sur le Crampon.
Quand elle arrive à entrouvrir les yeux en tout cas, ils sont attendris, on dirait.

Le Crampon fait mine de s'endormir, Fyfe fait mine de le reposer dans son lit, mais il y a un problème de taille : une partie de l'anatomie fyfienne est toujours aspirée dans la bouche du Crampon qui refuse de lâcher prise.
Après trois caresses sur les joues, et deux tentatives d'introduction de doigts dans la bouche du Crampon, Fyfe décide qu'elle peut finalement très bien vive avec un seul sein et tire un coup sec, tant pis pour ce qui sera arraché au passage.
Mauvais calcul. Le Crampon hurle.

Il est 4 heures.
Le Crampon est blagueur, il passe son temps à faire semblant de s'endormir, pour mieux hurler quand on le pose dans son lit.

Il est 4h30, Fyfe a parcouru 245 kilomètres dans l'appartement et se sent un peu nauséeuse à force de tourner autour de la table.

A 5 heures, Fyfe réalise que M. PetiteGraine, sans doute atteint d'une surdité précoce, dort toujours du sommeil du juste, ce qui est proprement intolérable.
Fyfe réveille délicatement M. PetiteGraine avc un grand coup de coude et s'excuse de lui refiler le bébé.
Avant que M. PetiteGraine ait bien compris ce qui gigotait joyeusement dans ses bras, Fyfe a enfoui sa tête sous son oreiller, et s'endort brutalement, non sans avoir encouragé M. PetiteGraine à aller faire pleurer le Crampon ailleurs, si possible loin, pourquoi pas sur Mars.

A 5h30, le Crampon s'est endormi, Fyfe et M. PetiteGraine sont dans un état comateux avancé.

A 6 heures, un cri affamé déchire le silence de la nuit.

Fyfe réveille M. PetiteGraine pour lui demander à quel âge les enfants sont capables d'aller se faire un sandwich avec se qui traîne dans le frigo.
Pendant que M. PetiteGraine tente d'apprendre au Crampon à manger sa main ("Si t'as faim, mange ta main"), Fyfe compulse frénétiquement la Convention de Genève à la recherche du paragraphe relatif à la torture par privation de sommeil.

Grosse déception dans le camp parental, le Crampon ne semble pas reconnaître les traités internationaux.

A 6h30, le Crampon est repu. Il proute de joie sur sa mère, lui faisant l'offrande d'un caca atomique.
Fyfe fait semblant de ne rien avoir entendu, zappe l'étape du rot, et discretos Carlos, jette le bébé dans son lit plus vite que son ombre.
Évidemment, le Crampon hurle.
A cette heure-ci, la mauvaise foi fyfienne n'a plus de limite, elle réveille M. PetiteGraine et affirme avec aplomb qu'elle a bercé le petit 1 heure sans succès, à ton tour maintenant, merde.

M.PetiteGraine change la couche du Crampon, et achève la tranchée autour de la table. Si tout va bien, demain ils atteindront la cuisine du voisin. Et pourront essayer de lui refiler le Crampon.

Il est 7 heures, M. PetiteGraine doit aller prendre sa douche et commencer sa journée de travail. Il ramène le petit paquet hurlant à Fyfe.
Fyfe se demande si faire semblant d'être morte est une option crédible.
Sans doute pas, étant donné que M. PetiteGraine lui abandonne le bébé quand même.

Dans un geste désespéré, Fyfe cède son petit doigt au Crampon pour le faire taire.
Fyfe s'étonne de son incroyable capacité à continuer à dormir avec un bras en l'air et un doigt dans la bouche de son fils.

Il est 7h30, le Crampon réalise qu'aucun lait ne sort de ce petit doigt. Ça craint. Et il compte bien le faire savoir.

Il est 8 heures, le Crampon rassasié gazouille, c'est une belle journée qui commence.


NB : C'était une nuit parmis tant d'autres. Il y en a eu des bien meilleures. Et des pires. Si, si, c'est possible. Pas fréquent, mais possible.
Vive les RGO.
(Que ceux qui ne connaissent pas ce sigle barbare restent dans l'ignorance, il en va de la pérennité de l'espèce humaine).

 

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