mardi 31 octobre 2006

J'aime ma boîte



Nan, promis-juré-craché ce n'est pas une blague, même si c'est très très difficile à croire.

Allez voir .

Il s'agit d'une initiative appelée "La Fête des entreprises". Créée en 2003, cette fête "a pour objectif de saluer le rôle structurant de l'entreprise dans la vie quotidienne des salariés." (sic)

Hum.
Déjà, en ce qui me concerne, je dois dire que ça me donne juste envie d'hurler de rire.

L'esprit 'corporate', les jeunes yuppies qui font des stages 'structurant' les week end, des jeux de rôles ("Alors on dirait que c'est toi le chef, et toi le chargé d'étude, ok ? Euh, d'accord, mais je peux avoir son salaire aussi, alors ?"), les équipes qui se soudent dans les épreuves sportives ("putain Bernard, si tu passais pas ton temps à bouffer des frites à la cantine, ça serait moins dur de grimper à la corde, tu fais chier, hein, on t'attend j'te signale !"), les liens qui se créent pendant les soirées ("j'ai toujours su que Marie-Sophie couchait avec le DRH. Comment tu crois qu'elle a eu sa promotion ?"), et ruiner leur vie sociale ("Non chérie, faut qu't'annules notre week end à Venise, je dois faire un week end avec la boîte"), car leur vraie famille elle est là, c'est leurs collègues, et c'est pour ça que dès lundi ils passeront 12 heures de leur journée avec cette famille-là, et avec le sourire, s'il vous plaît.

Moi, je pouffe : pouf pouf.

Evidemment, j'imaginais que l'initiative en soi avait déjà touché le fond du ridicule.
Evidemment, cette manie de sous-estimer la connerie humaine finira par me perdre.
Evidemment, c'est pas de ma faute, c'est à cause de ma naïveté certes déconcertante mais qui fait néanmoins tout mon charme.
Evidemment, faudrait que j'arrête d'être monomaniaque avec les 'évidemment', sinon, ça va devenir lourd.


Bref, sachez que pendant la "fête des entreprises", les initiatives sont libres.
Ainsi, certains organisent un moment de détente autour d'un café gratos (avec des tasses 'j'aime ma boîte'), d'autres un ptit dej, un gouter ou que sais-je. Jusqu'ici, on nage toujours dans le ridicule, m'enfin tant qu'on peut boire ou manger gratos, ou va pas faire la fine bouche, n'est ce pas ?
Sauf que certains petits pervers ont quand même eu l'idée géniale d'obliger leurs employés à porter des T-Shirt "J'aime ma boîte".
En lisant ça, j'ai commencé à me gondoler sur ma chaise, en essayant de réprimer un fou-rire (j'étais au boulot).
Non seulement c'est ringard à mort, mais en plus, j'imagine l'ambiance dans la boîte, avec tous les collègues qui font plus ou moins semblant de s'éclater avec leur T-Shirt "J'aime ma boîte", hyper stressés à l'idée d'être trop ou pas assez familier avec le chef, parce que merde, c'est bientôt la période des augmentations alors bon, et tentant de cacher qu'ils ont les grosses bou-boules d'avoir à porter cette saloperie de T-Shirt alors que leur boîte, s'il pouvait la faire flamber ce week end, si possible avec la DRH dedans, ça les arrangerait bien quand même.

Donc, je double pouffe : pouf pouf pouf pouf, et continue ma lecture avec un intérêt grandissant, surtout en découvrant qu'il existe sur le site une rubrique "Témoignages : ils ont fait la fête".
Je vous recommande chaudement la lecture intégrale de ces témoignages, mais pour les flemmards, voici un best of.


Moi je vois deux catégories ("je fais de la lèche, parce que si j'ai pas d'augmentation cette année, les vacances au ski, c'est walou" et "Bandes de cons je crois que vous avez oubliez l'option modérateur pour les témoignages"), et je laisse à votre appréciation le soin de faire le tri...

Jean Luc, Responsable des systèmes de gestion à la Cogip
Nous, à la Cogip, on est pas les derniers pour la déconne. Cette année c'est concours de ping pong entre chefs d'étages, je sens que ça va y aller !!!

Franck, Logistique - Logicâble
Ce matin, autour d'un petit déjeuner copieux, toute l'éqipe s'est réunie pour se rappeler qu'elle était fière de bosser dans une boîte comme la nôtre.

Brokowsky, Webmaster Nonos.com
L'année dernière c'était trop la fête chez nous. Notre chef, Patrick F. nous a offert un magnifique goûter à 16h et a terminé en dansant sur la table, un chapeau pointu sur la tête. De quoi resserrer les liens et remotiver tous le monde pour un an!! Merci la fête de l'entreprise.

Jean-Christophe, directeur des ressources humaines société GPIC
En 2005, à la GPIC, nous avons organisé un grand tournoi de boxe mixte, inter-services et par équipe. C'est le service comptabilité qui a gagné (malgré quelques dents cassées et une accusation de triche pour tirage de short). Cette année, nous remettons ça mais sans oublier d'acheter des gants parce que mains nues, ça fait quand même trop mal. Nous, on est prêts à se battre pour notre boîte, et c'est pas une figure de style.

Jean Christian, Administrateur Tickets Restaurant
Sincèrement la plus belle fête restera celle de la COGIP cette année. Ca a bougé dans tous les étages, ils ont même osé décorer les ascenseurs ! En plus à un moment y'a Christian qui a renversé sa flûte de Champomy sur la veste de Pierre-Maryse on s'est vraiment fendu la merguez pour le coup. Vous auriez du venir !!

Dominik, Chef approvisionnement café chez Selecta
Ppur fêter cet evennement, on a glissé du fluide glacial dans toutes les machines à café de la boite. Le meilleur moment c'est lorsque Jacqueline, du service juridique a eu tellement de frissons qu'elle a reversé son café sur la chemise de Thierry de la DRH.... La crise... On était tous pliés. On a fini en beauté en allant faire un bowling tous ensemble à la sortie du bureau, en fin d'après midi, vers 19h30 (on avait quitté plus tôt pour l'occasion). Superbe journée.

Georges, VRP - Cogip
Aujourd'hui, à la machine à café, il y avait une ambiance de fête ! On s'est fendu la poire, on a bu comme des trous, et on a rien glandé de toute la journée !

Jacky, chargé d'affaire chez Bouygues travaux neuf
Cette année on avait décidé pour la fête des entreprises d'agrémenter nos traditionnel petit déjeuner de chantier (c'est souvent rillettes vin blanc) de ramener quelques chose qui nous représente, une carte de visite en sorte. J'ai joué des reprises de vieux tubes ringards (la gamine sonore etc...) au trombone. Il n'y a que benjamin qui n'avait qu'a moitié compris. Il a ramené ses relevé de cotations car sa passion c'est l'épargne. Mais il a quand même mis son T-shirt et on a bine profité. Merci la fête des entreprises.

Juan Marcos, Administrateur Chez nous, à Bravepatrie.com (site d'informations en ligne, filiale du groupe Dassault)

La fête des entreprises c'est un peu tous les jours, alors du coup, on a pas tout de suite vu la différence. C'est seulement quand notre patron M. Kala est arrivé avec son équipement de cricket et en nous distribuant des T-Shirt à l'honneur de la boîte qu'on a compris qu'il se passait quelque chose de spécial, et ça a vraiment créé une grande onde positive dans toute l'équipe ! On a bossé jusqu'à 21h30 pour montrer notre gratitude, on a même écrit un article ! C'est ça aussi l'esprit “startup” ! Plus que jamais, j'aime ma bîte

Jean, Le standard du local EDF de Talence

Cette année dans le public on a aussi eu envie de faire la fête, c'est pas tous les jours qu'on peut boire un coup au travail sans risquer de se faire coincer par le taulier ! Comme c'est toute la journée on a aussi voulu faire les 24 heures du ricard, pour être en phase avec le concept !

df, df
Chez nous,
on a vécu une journée extraordinaire ! On a mangé des shamallows toute la journée avec des sandales allemandes et en robes de chambre. C'était fusionnel. Le Dg a même décidé de devenir coursier pour revivre ses débuts professionnels dans l'entreprise. Manque de pot, il s'est emplafonné le livreur de pizza qui nous apportait le repas pour la soirée "Margarita" et finalement, il nous a tous licenciés.

Stephane, JDMC - trombologue
Chez JDMC on n'est pas les derniers pour faire la fete. Vous connaissez le principe du vendredi décontracté, ou on s'habille plus cool que d'habitude. Ben nous on fait pareil, mais en string léopard. Les clients adorent.

Jean-Jacques, Retraité Alstom
Cette année, c'est nous les retraités d'Alstom qui avons organisé la fête de la boîte. C'était très sympa et même si on ne peut plus tellement chanter à cause de l'amiante qu'on a dans nos poumons, nous, on aime notre ancienne boîte!

Jacqueline, Responsable de Guichet à la CPAM
Par solidarité avec le privé, nous, à la sécurité sociale, on a travaillé toute la journée de cette Fête de l'Entreprise. Et bien, c'était pas désagréable. Vivement l'année prochaine !

Voilà.
Je me suis bidonnée de chez bidonnée, et je me suis un peu étouffée aussi, à force de pouffer.
Ca fait plaisir de voir que les internautes cherchent toutes les failles pour retourner les outils de propagande contre leurs émetteurs.

Vous noterez au passage que cette initiative au demeurant a reçu des financements publics. En cette période d'impôts, nous sommes bien heureux de voir que notre argent est utilisé à bon escient n'est ce pas ? (Ah ah! Ca casse l'ambiance rigolarde comme dernière remarque, non ?)

lundi 30 octobre 2006

To ride or not to ride (uh uh)

Thématique de ce dimanche, lendemain de fête (ben oui, les trente ans, ça se fête. Au champagne s'il vous plaît) : mal de tête, estomac qui danse la polka, cernes de quinquagénaire, et baillements compulsifs.

Dans ce genre de circonstances, le champ des possibles des activités dominicales est limité.

Passer du canapé au frigo aurait pu être en soi l'évenement majeur de la journée (associé à une utilisation immodérée de la télécommande, pas pour regarder la télé, z'êtes pas fous, mais pour regarder des films culturels, intelligents et en V.O. bien sûr. Et le fait que les films en question aient bien peu tenu leurs promesses de culturalité et d'intelligence ne change rien. D'abord.)

Sauf que j'ai mis de l'anti-ride. Et ça, c'est clairement l'info du jour.
Pour la première fois de sa vie, ma délicate peau a été anti-ridée.

Mais comment en suis-je arrivée là ?
Ben c'est simple, en faisant tout tomber sur une étagère de la salle de bain avec mes gestes encore lourds de sommeil (non, pas lourds d'alcool, arrêtez de lire dans mes pensées s'il vous plaît c'est malpoli et voyeur), je me suis laissée émerveiller par la quantité de cosmétiques dont je ne me souvenais plus avoir été l'acquéreuse.

Rhôô mais c'est quoi ça ? Un masque purifiant qui sent bon et à la jolie couleur carotte ! Et ça ? Rhôô un peeling à la cerise !
C'était un peu la caverne d'Ali Baba. Et c'était à môa tout ça, la classe.

Un instant, j'ai pensé à entamer une journée de palourde.
Trainer dans un bain moussant avec des tartines de trucs sur le visage et les cheveux en bouquinant tranquillement, ça paraissait le programme rêvé.

Sauf que.

Sauf qu'avec le dégât des eaux dont nous sommes victimes en ce moment, la quiétude de mon bain aurait pu être passablement troublée par la chute du plafond sur ma tronche entartinée. Et ça, j'aime pas trop.

Sauf que mes cosmétiques redécouverts se sont avérés être passablement périmés (au mieux), ou avoir légèrement tournés pendant la canicule du mois de juillet (le machin qui coule en bi-phasé et qui ressemble à du lait caillé me paraît peu adapté à la peau que j'ai délicate je vous le répète).

Grâce à ô ma rage, ô mon désespoir, et malgré ô ma vieillesse ennemie, au lieu de tout remettre sur l'étagère, j'ai rassemblé l'énergie nécessaire au ménage par le vide.

Et en fouinant, j'ai trouvé un échantillon d'anti-ride.

Evidemment, sur le moment, j'ai maudit la pétasse de vendeuse qui avait cru bon de me filer un échantillon d'anti-ride alors que si ça se trouve j'avais acheté une lotion anti-acnéique (parce que oui, mon corps n'a que 18 ans, il est têtu, il refuse d'admettre l'inéluctable rythme des années).
Mort aux vendeuses qui voient en moi une trentenaire.
La prochaine fois que je mets un pied dans ce magasin (je ne vais pas non plus faire de la pub à des gens qui insultent mon âge, non ?) je me fais des couettes, et j'écrirais des sms tro Dlir lol mdr en attendant mon tour à la caisse. Non mais.

M'enfin quand même, je vous rappelle que j'étais frustrée de ne pas trouver de 'nouvelles' crèmes miracles à tester.
Alors je l'ai bien regardée, la crème anti-ride, et je lui ai mis tout de suite les points sur les i.
"C'est pas parce que je vais t'utiliser ma ptite, que ça veut dire que je compte avoir des rides, c'est bien clair ? C'est seulement une expérience scientifique, ok ? Et si je t'entends la ramener ou si je surprends un seul regard de travers, tu finis avec les périmés à la poubelle, pigé ?"

Et voilà.

Après avoir appliqué la crème, je me suis observée pendant bien 5 minutes dans le miroir, histoire de guetter d'improbables évolutions.
C'est bien ce que je pensais.
Rien n'a changé.
Normal, je n'ai PAS de rides, bordel.

Ce matin, j'ai recommencé l'expérience.
Toujours rien.

Jusqu'ici tout va bien.

vendredi 27 octobre 2006

On s'éclate chez Fyfe

Aujourd'hui, je sens que vous avez autant envie de bosser que moi de d'écrire un post.

Conclusion, je vous propose une super occupation culturelle à moindre frais intellectuel (pour moi) et à haute teneur divertissante (pour vous).

C'est simple, il s'agit de trouver les auteurs des 17 phrases.

On gagne quoi ?

Le droit de se la péter grave dans la blogosphère, mon éternelle estime, une entrée VIP sur mon blog, et ma voix pour les présidentielles.

Rien de moins.

[ Edit : les réponses !]

Les citations :

1. "Moi je lis trois livres par semaine. Après, les gens, ils me croivent, ils me croivent pas, c'est leur problème." Steevy Boulay, un garçon qui mérite d'être connuve.

2. "Sarkozy, il faut lui marcher dessus. Avec le pied gauche, ça porte bonheur" Jacques Chirac, petit plaisantin de la république.

3. "La meilleure façon de résoudre le chômage, c'est de travailler" Raymond Barre, pour qui c'est facile à dire vu qu'il était pistonné pour un job où on pouvait pioncer.

4. "La moitié du nuage d’ozone qui sévit dans la région parisienne est d’importation anglaise et allemande" Roselyne Bachelot, militante pour un meilleur contrôle des frontières

5. "Que l'on soit pour ou contre la Turquie, on ne pourra pas changer l'endroit où elle se trouve" Michel Barnier, un (ex-)ministre des affaires étrangères perspicace

6. "Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints" Jean-Pierre Raffarin, un classique perdu au milieu de multiples et variées raffarinades

7. "Ils vont s'apercevoir que je suis assez con pour aller jusqu'au bout" Dominique de Villepin, en pleine crise du CPE. On s'en est aperçu, merci.

8. "Dieu a dit : "Je partage en deux, les riches auront la nourriture, les pauvres de l'appétit"". Coluche, ça n'a pas vieilli.

9. "Le seigneur a dit : " Tu aimeras ton prochain comme toi-même." Personnellement, je préfère moi-même, mais je ne ferai pas entrer mes opinions personnelles dans ce débat." " Pierre Desproges, inégalé.

10. "Allo papa ? Joseph est fauché, alors je t'appelle au sujet de la pension alimentaire pour maman..." Jésus, fils à papa.

11. "La droite a touché le fond de la piscine : maintenant, elle creuse." André Santini, champion de France du bon mot politique.

12. "Le désert, c'est génial à traverser : on ne voit que les gens que vous aimez et qui vous aiment vraiment." Nicolas Sarkozy, et si on faisait une quête pour l'envoyer dans le désert de Gobi ?

13. "Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 258 variétés de fromage ?" Charles de Gaulle, lucide.

14. "Je ferai remarquer aux hommes politiques qui me prennent pour un rigolo que ce n’est pas moi qui ai commencé." Coluche, on ne s'en lasse décidément pas.

15. "En matière de politique internationale, on ne retient mes propos que si je dis une connerie." Jacques Chirac. Pas seulement en matière de politique internationale, j'en ai peur.

16. "À 20 ans on est invincible, à 20 ans rien n'est impossible, on traverse les jours, en chantant et l'amour c'est plus important à 20 ans". Lorie, philosophe politique du siècle.

17. "Il fait péter l'emmerdomètre". Jacque Chirac, le seul, l'unique, l'inénarrable.

Fin des citations

Voilà.... Bon, ben c'est à vous d'être drôles, fins, subtils, et percutants, là. J'attends tranquillement, moi.
Et je vous donne les vraies réponses bientôt, je suis sympa...


Avec trois bonnes réponses, c'est Mimie qui marque le plus de points !! Hum... Bon, alors c'est quoi ton programme présidentiel Mimie (histoire de savoir pour qui je vais voter !) ??

jeudi 26 octobre 2006

Et la compassion, bordel ?

Toute à ma vie professionnelle follement dynamique, démesurément passionnante et incroyablement chronophage, j'ai séché les cours de danse deux semaines d'affilée.
Voilà un scoop qui devrait alimenter la blogosphère pendant au moins une décennie.
Bon, d'accord, j'admets que ça n'intéresse personne, mais ça, c'est bien l'égoïsme de l'être humain, je ne vous félicite pas.

Qui dit sèchage pendant 2 semaines, dit aussi reprise.
Qui dit reprise, dit dur réveil du corps.
Qui dit réveil du corps, dit putains de courbatures.

Alors moi, je souffre, et tout le monde s'en fout.
Et après on va m'expliquer qu'il faut envisager un monde plus solidaire, plus équitable, blablabla.
Foutaises.
Tant que personne ne se mobilisera pour me plaindre, je ne vois pas comment on pourrait espérer une amélioration de la condition humaine.

Humaniste comme je suis, je me fais donc un devoir de vous accompagner sur le chemin de la compassion et de la générosité, en vous sensibilisant à mes problèmes à moi.
C'est la phase 1 en quelque sorte.

La phase 2, c'est d'élire à la tête de l'état une personne qui portera ses belles valeurs. Bon, certes, cette phase nécessitera un certain investissement de votre part, une fois de plus. Il faudra notamment envisager de vous présenter vous même aux élections, parce que si on compte sur ceux qui sortent des partis politiques, on n'est pas rendu. Mais je ne m'inquiète pas. Il me semble que certains d'entre vous ont quelque ambition présidentielle (reconnaissez vous, reconnaissez vous, je vous en prie, et écrivez moi des commentaires, j'aime bien vous lire ici. Chez vous aussi, j'aime bien vous lire, mais ça demande des clics supplémentaires et je vous rappelle que je SOUFFRE de courbatures SEVERES alors pitié, quoi.)

La phase 3, c'est bouleverser l'ordre mondial. Là, on va bien se marrer, mais n'anticipons pas trop. Petit à petit, l'oiseau fait son nid, et il ne serait souhaitable pour personne de brûler les étapes (on n'a jamais vu un oiseau acheter un nid en kit-à-monter-soi-même-en-30minutes).

Soyez patient, donc.
Et ne me remerciez pas pour cette mise en route d'un processus qui s'avèrera sans nul doute inexorable.

Donc.
Aujourd'hui, c'est mon troisième jour de souffrance.

Ca a commencé pendant le cours. Il fallait plier ses genoux, sautiller, courrir, se baisser se relever.
Courageusement, je me suis lancée dans ce combat entre mon corps et mon âme, comme tout sportif de haut niveau qui se respecte.
Mon corps lançait des SOS (d'un terrien en détresse), pendant que mon esprit se concentrait sur son seul objectif : sortir de la salle debout.
J'ai le plaisir de vous annoncer que je suis effectivement sortie debout (même les arbitres les plus stricts ne pourraient me reprocher d'avoir trébuché dans les escaliers, tout ça à cause d'une grève innopinée de mon genou gauche qui estimait avoir charrié 8 tonnes en 1 heure et demi. Faudra que je pense à abroger le droit de grève dans mon corps.)

Le lendemain, j'ai vaillament voulu sortir de mon lit pour aller bosser. Mes abdominaux s'y sont refusés. Bien sûr, mon corps sous-estime grandement mon esprit. J'ai roulé jusqu'à ce que je tombe par terre, hin, hin, je les ai bien eus les abdos.
Une fois par terre, il m'a bien fallu admettre que si mes quadriceps et mes mollets n'y mettaient pas du leur, j'allais devoir passer la journée à ramper, ce qui aurait fait mauvais genre au boulot (et la moquette, ça brûle).
Figurez vous qu'après avoir usé de toutes les ruses et stratagèmes pour convaincre mes jambes (je leur ai promis un gommage et une épilation), il a fallu affronter THE épreuve du jour.
Les trois marches en bas de l'immeuble (les autres ont été évitées grâce à mon incroyable présence d'esprit : j'ai pris l'ascenceur).
Maintenant j'aimerais que quelqu'un m'explique pourquoi on fout un ascenceur dans un immeuble, mais un ascenceur qui ne permet pas d'arriver au niveau de la rue. Pourquoi il reste TROIS marches, hum ? 25 cm d'ascenceur en plus, ça faisait trop cher, c'est ça ? Si je tenais le radin qui a décidé de faire des économies sur 25cm, il aurait droit à une formation de PHASE 1 en accéléré, je vous le dit.
La journée s'est ensuite déroulée assez naturellement quoique ponctuée par des petits cris sortant tous seuls de ma bouche au moment de m'asseoir sur ma chaise, me lever de ma chaise, de porter mon plateau à la cantine, ou pire, de tenir mes bras à une hauteur acceptable pour taper mon clavier (c'est toujours les objets qui trinquent avec les humains. C'est triste mais c'est comme ça.).

Voilà.

Et aujourd'hui ? Ben aujourd'hui, c'est la même qu'hier, sauf que j'ai découvert des muscles dont je ne soupçonnais pas l'existence. Dans les hanches, et les fesses.
C'est dingue qu'on n'ait jamais une petite pensée pour ces muscles-là, parce que croyez en mon expérience, on s'en sert TOUT LE TEMPS.
Assis, debout, couché, en marchant, en courant, en rampant.

Bon... je crois que j'ai fait le tour de mon calvaire. Ca me semble suffisant pour passer votre niveau 1. J'attends vos comm' compatissants et demain, je distribue le diplôme (assorti d'une autorisation à passer le niveau 2, cela va sans dire).

mardi 24 octobre 2006

Water Closet Story

Ceci n'est PAS un post à un caractère scatologique, n'en déplaise à la faune perverse googleuse.
Pas de pipi-caca, ni de débat (pourtant fort intéressant, jetez un coup d'oeil chez Madame Patate) sur la porte ouverte ou fermée, loin s'en faut.
Toute à ma période romantique, c'est de l'histoire d'amour que je vis depuis des décennies avec les toilettes, dont il sera question.

Enfants, ma soeur et moi nous enfermions déjà pendant des heures dans les toilettes familiales. Ensemble.
Hum.
Ca paraît peut être bizarre ?
Je le conçois.
Ma famille est plutôt du genre impudique. N'imaginez pas non plus que tout le monde se balladait joyeusement à poil et que ça forniquait dans tous les coins. On n'était pas chez les hyppies non plus, faut pas pousser.
L'impudeur se manifeste certes par une nudité assumée (open salle de bain, à l'instar de l'open bar, par exemple), mais aussi par un non respect de l'intimité psychologique (chambres visitées, voire fouillées, etc...).

Les secrets ne pouvaient rester secrets que s'ils étaient chuchotés dans un lieu protégé par un verrou (pour éviter les entrées intempestives).
Or la seule pièce de la maison protégée par un verrou, c'était les toilettes.

Je nous revois encore...
Ma soeur lançant à la cantonade un élégant : "Je vais aux toileeeeeeeettes !!", le signal était lancé. Je me faufilais jusqu'à la porte fermée, toquais trois petits coups, et, dans un murmure, soufflait le mythique et inutile :" C'est moi ".

L'une assise sur la lunette, l'autre par terre, à la lumière d'une veilleuse (le plafonnier aurait été bien trop agressif et voyant), nous étions parties pour des heures de papotage si spécifiquement féminin.

Ainsi, les toilettes chez mes parents ont tout entendu : du récit de nos premiers émois, premiers baisers, premières angoisses, en passant par nos récriminations familiales (adolescence oblige), jusqu'aux histoires de fantômes qu'on se racontait juste pour le plaisir de se faire peur. On s'y est disputé aussi, bien sûr.
Evidemment, il arrivait régulièrement que les confessions les plus graves, celles qui se chuchotaient avec toute la solennité d'usage, soient interrompues par des "plouf" dont je ne décrirai pas ici l'origine (j'ai promis que ce ne serait pas scatologique). Ces interruptions inoppinées nous faisaient immédiatement hurler de rire, nous permettant aussi de dédramatiser ces histoires traumatisantes si typiques de l'adolescence.

Aujourd'hui, j'habite avec un garçon. Un de ceux dont on a tellement parlé aux toilettes.
Par un mystère non élucidé jusqu'ici, il se trouve que ce garçon voit en moi une personne belle, intelligente et désirable. Je ne vous cache pas que je mets peu d'énergie à découvrir l'origine de ce malentendu et qu'au contraire, malhonnête comme je suis, je déploie mille et un artifices pour entretenir cette mascarade interplanétaire.
De plus, je rappelle à tout hasard que l'homme est un animal farouche qu'on met entre 5 minutes et 25 ans à apprivoiser et qui, une fois apprivoisé, a la facheuse tendance à aller faire le farouche ailleurs. Prudence, donc.
J'évite donc de l'inviter aux toilettes, trop risqué.

Du coup, je partage mes toilettes avec moi-même. Ca reste un moment privilégié, même que des fois, j'éteins la lumière.
Ensuite les messieurs en blanc viennent pour me donner des médicaments et pour ma piqûre.
Nan, je déconne, je suis aussi saine d'esprit que tout un chacun.
Si, c'est vrai, je suis très saine.
D'abord.
Et merde.
Que celui/celle qui n'a pas de faille spatio-temporelle dans le cerveau me jette le premier comm'.

lundi 23 octobre 2006

Noah, Vandamme, Musset, Chedid, et les autres

J'adore que mes chanteurs ( /chanteuses / groupes) favoris me sussurent leur musique à l'oreille pendant mes ballades urbaines.

En temps normal (comprendre "sans écouteurs"), mes trajets parisiens sont caractérisés par une indifférence totale à la vie autour de moi.
Au chaud dans ma bulle, je lis (oui, oui, même en marchant. Ca peut être périlleux mais j'ai tellement de mal à refermer certains bouquins...), ou, plus simplement, je me perds dans mes pensées. Mes neurones divaguent ici ou là, et je ne remarquerais pas Yannick Noah s'il s'asseyait à côté de moi dans le métro. Je ne l'entendrai probablement pas non plus s'il m'interpellait dans la rue pour me dire que je suis belle et qu'il veut m'épouser là maintenant tout de suite. C'est pour dire à quel point je suis capable de me fermer au monde extérieur quand mes neurones n'y mettent pas du leur.
Et c'est bien dommage. Qui sait combien de mariages j'ai raté par pure incurie ?

Heureusement, l'arrivée d'un lecteur de mini-disc dans ma vie, il y a déjà quelques années, a révolutionné mes déambulations urbaines.
Curieusement, ces voix qui ne parlent qu'à moi ne m'enferment pas plus dans ma bulle. Au contraire, cette douce sensation d'écouter ce que personne d'autre ne peut entendre me rend incroyablement aware (copyright Jean-Claude Vandamme et j'assume).
Tous mes sens sont en éveil. Je regarde les gens autour de moi, et j'imagine qu'ils sont les personnages des chansons que j'écoute.
Si ce que j'écoute est triste, j'ai envie de pleurer.
Si ce que j'écoute a la pêche, je me sens légère, prête à marcher des kilomètres (cela implique que j'arrive à oublier que mes pieds sont écorchés par ces saloperies de chaussures à talon neuves, c'est dire si c'est magique).
Si ce que j'écoute est subtil, je me sens intelligente (et je prépare mon discours de remerciement pour le prix Nobel, pas folle la fille).

Mais d'où vient cette folle énergie insufflée par les écouteurs ? De la libération du romantisme latent que j'ai à l'intérieur de moi j'en ai bien peur. Adieu cynisme, ironie et pessimisme. Chantez moi à l'oreille et je mute en Alfred de Musset. J'ai un peu honte quand même.

Un jour, dans le PC1, Mathieu Chedid me murmurait une histoire de bonobos (paroles ici pour les très très curieux), pointant du doigt la prétendue supériorité humaine sur le règne animal (bon, je ne suis pas du genre extrêmiste de la SPA, loin s'en faut. Force est toutefois de constater que les bonobos, eux, ne fabriquent pas des bombes atomiques, et n'ont pas l'intention de coloniser l'espace. Bon en même temps, les bonobos, ils ont disparus alors... Bref, c'est triste, non ?).
Cette histoire m'inspirait un mélange de tristesse et de rage, et mes yeux s'humidifiait à l'insu de mon plein gré.

Je me préparais à descendre comme chaque soir à la Porte d'Orléans, pressée d'aspirer enfin une bouffée d'air frais (ceux qui pratiquent ou ont pratiqué le PC1 et ses pervers seskuels me comprendront).
Porte d'Orléans aux heures de pointe.
Mathieu dans mon cerveau, et autour de moi, des voitures, des klaxons, des bus, des gens pressés.
S'empare de moi un rituel 'Putain keske j'fous là alors que la l'herbe est manifestement plus verte ailleurs. Enfin, au moins, ailleurs, il y aura peut être de l'herbe, ailleurs. Et si je devenais un bonobo ?'. Ouais des fois je pars dans des délires de ouf comme si j'avais fumé la moquette alors que je sors à peine du boulot.

C'est à ce moment là que je le vois. Mathieu Chedid et sa guitare battent le pavé de la porte d'Orléans.
Mon coeur s'arrête. C'est un signe, c'est le destin, c'est évident.
Hum...
Oui mais un signe de quoi ?
Bon, ben ça je ne sais pas... Que je dois aller étudier les singes en Afrique ? Epouser Mathieu Chedid ?

Depuis cet épisode, je me suis séparée de l'Homme détenteur du graveur de mini-disc qui me permettait d'alimenter mon simple lecteur, j'ai donc eu une mauvaise passe, pleine de ballades citadines non musicales et vide de signes du destin.
Et puis mes 30 ans m'ont permis de m'ipodiser et je peux enfin marier ma branchitude et mon romantique échevelé. Trop cool.

jeudi 19 octobre 2006

E.T. ou le nouvel axe du mal

Aujourd'hui, dans Le Monde (intégralité de l'article ici) :

Le président américain George W. Bush vient d'adopter une nouvelle stratégie spatiale qui prône la "liberté d'action" des Etats-Unis et leur droit à interdire si nécessaire l'espace à tout pays "hostile aux intérêts américains". [...] Les Etats-Unis "prendront les mesures nécessaires pour protéger leurs moyens dans l'espace et interdiront si nécessaire à leurs adversaires l'usage de moyens spatiaux hostiles aux intérêts américains", selon le texte. "La liberté d'action dans l'espace est aussi importante pour les Etats-Unis que la puissance aérienne et maritime", poursuit le document stratégique. Le texte rejette également tout traité interdisant les armes dans l'espace : "Les Etats-Unis s'opposeront au développement de nouvelles législations ou de restrictions cherchant à interdire ou à limiter l'accès des Etats-Unis à l'espace ou à l'usage de l'espace."

Hum, hum.
Je vous prie de bien vouloir m'excuser par avance des éventuelles idioties qui pourraient le cas échéant être proférées par mon humble personne mais dites donc les gars, faut arrêter de fumer des hamburgers là, hein ?

Ca suffisait pas l'axe du mal avec tout plein d'arabes méchants dedans ? Les Zétazunis vont maintenant faire la loi dans l'espace et emmerder E.T. et ses potes ?

C'est la blague du jour ?
Voyons... 19 octobre, rien à voir avec le 1er avril... Nan, je vois pas...

Alors voilà, un pôv' clampin (un "fils de" il paraît) (en fait, une fourmi à l'échelle de cette planète) décrète que lui et ses potes feront ce qu'ils veulent à Pétaouchnock, et que d'ailleurs, sa petite bande se réserve le droit d'interdire Pétaouchnock à tous ceux qui sont pas leurs potes.
Et puis pour bien faire, le clampin en question annonce que personne n'a intérêt de venir le faire chier s'il rempli Pétaouchnock d'armes. Il fait ce qu'il veut d'abord. Na.

Alors bon, moi j'ai quand même des questions.

D'abord elle est où sa mère à ce clampin là ? Parce que si elle veut pas s'en occuper de son sale môme, moi je suis volontaire pour la paire de gifle qu'il mérite. (surtout que je suis pas du genre à délationner, mais il en est pas à sa première connerie le môme. Faudrait quand même voir à le tenir un peu, non ?)

Et puis franchement, E.T., c'est vrai que dans le passé il a eu des problèmes avec les autorités des Zétazunis (faut reconnaître que c'était pas très sympa de leur part de vouloir le disséquer dans un laboratoire, aussi), mais c'était il y a longtemps, il y a prescription, non ?
Qu'on se tape sur la tronche chez nous (comprendre 'sur notre planète à nous'), c'est déjà pas bien malin, mais ma foi, au moins on lave son linge sale en famille (la famille des êtres humains quoi). Et quand on est poli on essaye de garder de bons rapports avec le voisinage, surtout qu'on ne les connaît pas bien et qu'ils pourraient être achement plus forts que nous, on sait jamais.
Alors quand même, je m'interroge. Est ce que c'est vraiment une bonne idée de déplacer nos guerres à nous dans l'espace, là où il n'y a que E.T. et ses potes ?

M'est avis que si personne ne lui met sa fessée à ce type là, il risque d'avoir quelques soucis. Dans la guerre des étoiles, il y a des bêbêtes que j'aimerais pas venir déranger moi.
Je vous jure, ces ados délinquants, c'est une vraie plaie.
M'enfin, je dis ça, je dis rien, hein.

mercredi 18 octobre 2006

Des gens qui dansent

"Des gens qui dansent", spectacle de danse contemporaine
Chorégraphie de Jean-Claude Gallotta.
Vu hier soir à Chaillot, extrait :

Toute la galerie de personnage, les danseurs, vient se placer en ligne, au bord de la scène, de dos.

Une petite brunette se retourne vers nous et annonce avec un sourire malicieux : " Je danse avec l'accent du midi ".
Etonnement dans la salle. Alors quoi, c'est de l'art contemporain comique ou quoi ?

Un homme âgé, disons dans la soixantaine, noir, exécute un petit tour sur lui-même. Je suis immédiatement projetée à Cuba. Comme pour me donner raison, il dit : " Je danse pour arrêter le rhum ".
Rires coincés dans la salle.

Au moins 65 ans lui aussi, un homme au teint mat porte un petit chapeau marocain (ou en tout cas qui me fait penser à un chapeau marocain. J'ai pas eu de doctorat es Chapeau, je fais ce que je peux avec mon intuition. De toutes façons c'est de l'art, on voit ce qu'on a envie de voir.
D'abord). Il se retourne : "Je danse. Bon qu'à ça ".
Panique dans la salle. Ben mince, c'est un spectacle drôle ou sérieux alors ? Faut rire ou quoi ?

Une grande jeune fille très blonde se retourne doucement. Ses jambes, perchées sur talons aiguilles, mesurent au bas mot 1m50. Adriana Karembeu n'a plus qu'à rejoindre Mimie Matti et Sarkozy au club des personnes de petite taille. Elle nous regarde, l'ingénue : " Je danse pour arrêter la misère dans le monde ".
Quelques rires fusent, méprisants.
La blonde ajoute : "Mais ça ne marche pas vraiment".
La salle de détend. Ca c'est facile, comme blague, on a compris, on peut rire franchement.

Une femme très très enceinte se retourne. Je ne sais plus ce qu'elle nous dit mais c'est normal, on est tous trop occupés à se demander si elle est vraiment enceinte ou si c'est un costume.
Ses mollets de danseuse sont musclés. Et gonflés aussi. Bras itou. Typique. Je vote pour l'option vraiment enceinte.
Dans la salle, les gens tombent dans les pommes. Putain la danse contemporaine, c'est hyper compliqué. On sait jamais si c'est du lard ou du cochon. En plus y'a même pas un chauffeur de salle avec de spetits panneaux pour nous dire quand rire, siffler, huer, pleurer, et applaudir. Franchement ils font pas d'efforts pour être accessibles, je vous jure.

La soeur de mamie Nova (70 ans minimum) se retourne. Derrière ses lunettes de myopes, ses yeux nous regardent intensément : " Des fois, je danse à100% de mes capacités. Des fois."
Le public est un peu perdu. Ca se fait pas de se moquer des vieux. On peut rire ? Parce que franchement, 100% ça représente quoi pour cette mamie. Moi j'ai un peu peur qu'elle se fasse un tour de dos si elle se retourne trop vite.


Moralité 1 : C'est chouette quand même de voir des gens normaux (des femmes enceintes un peu bouffies, des vieux, des vieilles, des grande gigues, des mecs bedonnants etc) sur les élitistes scènes de danse. Ca change des lieux communs : les vieux sont méchants et/ou cons et/ou séniles. Ben non, des fois, les vieux sont juste des danseurs. Pareil pour les trop grandes trop blondes.

Moralité 2 : Putain ce que je déteste les 'masses' (masses de gens j'entends. Quoique je ne déteste aussi les masses graisseuses mais c'est une autre histoire). Je me demande qui est au spectacle : le public ou les danseurs. Car finalement, j'ai souvent l'impression que le public de danse (d'art d'une manière générale) se donne en représentation. Qu'il a le trac : mais mon Dieu que devons nous en penser ? Bien ? Pas bien ? Drôle ? Grave ? Excessif ? Avant-gardiste ? Chacun fait face à ses complexes de culture personnelle, ou étale avec arrogance sa connaissance, au choix, ça dépend de l'égo. Je préfère largement ceux qui aiment / aiment pas parce que ça les a 'touchés' ou 'pas touchés'. Je vais créer une assoc' militante pour fermer leur gueule aux pédants des cercles culturels et désacraliser l'art contemporain. Ou mieux, je vais en faire un parti politique. Et je serai présidente en 2007. Bien sûr j'aurai peut être besoin de coucher pour obtenir les 500 signatures mais au moins, une fois présidente, je n'aurai plus de problème d'argent. Et je serai au premier rang au théâtre. Et je m'emballe grave donc je vais me calmer.


Je précise que l'extrait que je vous ai décrit n'engage évidemment que moi puisque il est modelé par mon interprétation subjective. Interprétation qui ferait probablement dresser les cheveux sur la tête de Gallotta si par malheur pour lui il passait pas là. M'en fous, j'assume.
Alors si par hasard vous alliez voir ce spectacle, ne venez pas vous plaindre si à la place d'un Cubain, d'un Marocain, et de la soeur de mamie Nova vous avez vu un Russe, un Strasbourgeois et une mamie pas Nova. Chacun son problème.

mardi 17 octobre 2006

Actes manqués

Psy de comptoir par nature, je me lance dans l'exercice de décodage...

- Le téléphone portable : Clairement, ce n'est pas mon ami. Jamais rechargé, oublié partout, et même quand je l'ai avec moi, je ne l'entends pas. En fait, c'est tout simple, ce que mon inconscient essaye d'exprimer, c'est que je déteste être 'joignable'. J'aime pas trop être appelée. Ca tombe toujours au milieu d'un film haletant, quand je suis aux toilettes, ou en train de passer un bon moment avec une vraie personne en face de moi. Un classique.

- Le téléphone fixe : à la maison, je compose le numéro en faisant le zéro pour sortir, comme au boulot. On pourrait croire que cela signifie que mon inconscient est toujours au bureau. Personnellement, je suis sûre que c'est plus subtil que ça. Tout est dans les mots : "le zéro pour sortir". Ca veut tout dire, non ? Faites moi sortir de cette vie rythmée par le boulot ! Je veux de la liberté ! (et gagner au loto)

- Ma carte d'électeur : je ne l'ai toujours pas fait renouveler après mon changement d'arrondissement. Pourtant, j'ai la conscience politique plutôt développée (la période pré-présidentielles me fascine comme phénomène sociologique), et je ne conçois pas de ne pas voter. Mais faut avouer qu'on est pas aidés. Moi j'ai l'impression d'avoir à choisir entre la peste et le choléra. Ok, ce n'est pas tout à fait vrai. Je sais ce que je ne veux pas, donc, par élimination... Du coup, c'est plutôt un choix entre la peste bubonique et la gastro (carabinée la gastro, hein). Vu comme ça, forcément, je me précipite pas. Je cèderai au dernier moment, pour la fameuse gastro...

- Ma pilule : j'oublie sans arrêt de la prendre. Oublis sans effet secondaires jusqu'à présent, je tiens à le préciser. Là, j'imagine des sourires narquois derrière les écrans : 'ça y est, elle a 30 ans, l'horloge biologique, blablabla'. Même pas mal. La vérité, c'est que j'ai l'intime conviction depuis mes 14 ans (âge pour le moins tardif de mon entrée officielle dans la 'puberté féminine') que je suis stérile. Allez savoir pourquoi. Une fixation comme une autre après tout.

- Le réveil : j'oublie de l'avancer quand j'ai une réunion importante qui commence tôt. Hé hé. Ca, c'est pas du tout un acte manqué, c'est un acte réussi. J'arrive quand même à l'heure après une course effrenée, mais j'ai gagné 1/2 heure (ou plus) de sommeil. Je soupçonne mon conscient d'essayer de faire porter le chapeau à mon inconscient.

Si ce post n'a pas de fin digne de ce nom, vous m'excuserez mais c'est un nouvel acte manqué : pas envie d'abandonner la blogosphère ;-)

lundi 16 octobre 2006

Toutes des top !

Ouaip, on le savait déjà, mais voici la preuve en image qu'on est toutes des mannequins en puissance (avec ou sans photoshop, d'ailleurs...)

Ca c'est fait

Qu'est ce qui est fait ? Mes trente printemps, pardi.

Depuis hier, j'ai constamment à répondre à la terrible question : " Alors, ça fait quoi ? ".
En fait, rien. Ou pas grand chose en tout cas.
En vrac :

- A 30 ans on a mal à la tête et on est tout vaseux le dimanche quand on émerge vers midi. Ce n'est pas forcément vrai tous les dimanches, mais en tout cas, ça se confirme quand on s'est couché à des heures indues après avoir consommé des substances également indues. Bon, en même temps, c'était vrai aussi à 29 ans, si je me souviens bien du dimanche précédent.

- A 30 ans, on peut s'émerveiller devant un ipod et jouer toute une après-midi avec. A 29 ans je pouvais pas parce que j'en avais pas, d'ipod (merci Chéri !).

- A 30 ans, on se dit qu'on a mis 6 mois à s'habituer à l'idée de ce chiffre tout rond, alors c'est pas pour en changer tous les ans non plus, hein. Je vais garder 30 ans pendant 10 ans, ça me semble raisonnable.

- A 30 ans, on se dit que ce n'est ni une stupide histoire de chiffre, ni des statistiques à la noix (dont Lionel Jospin pourrait vous parler de l'efficacité) qui vont commencer à mettre la pression
aux nullipares dont je suis.

- A 30 ans, on se dit qu'on était bien cons, à 20 ans, quand on croyait avoir tout compris. A 30 ans on sait qu'on ne sait et ne saura jamais rien.

- A 30 ans, on sait qu'on va bien se marrer à conjecturer sur toutes ces choses dont on ne sait rien.

- A 30 ans, on sait changer de version de blog sans y passer la journée, alors qu'à 29 ans, personnaliser le blog avait pris environ 24 heures pleines. On a plein de chance avec le html, quand on a 30 ans.

- A 30 ans, on est fatigué le lundi matin, et on trouve que la semaine de boulot va être longue. C'est pire que lundi dernier à 29 ans et 358 jours. Mais ça sera mieux lundi prochain à 30 ans et 7 jours car le ouikende aura duré 3 jours.

- A 30 ans, on sait qui on est et ce qu'on veut. Par exemple, moi je suis Fyfe et je veux du Nutella. Est ce qu'à 29 ans j'aurais pu donner une réponse aussi sage et intellectuelle, franchement ?

- A 30 ans, on écrit toujours autant de conneries dans son blog, et ça, c'est une valeur sûre...

vendredi 13 octobre 2006

Web 2.0

On en a beaucoup parlé.
Les nuls comme moi n'ont toujours pas bien compris de quoi il s'agissait.
Enfin, la réponse en vidéo :



J'en profite pour annoncer une petite interruption du blog à venir (changement de version de blogger, et donc tout le 'design' à mettre à jour... du boulot donc...)

jeudi 12 octobre 2006

Real Politik

Je reviens tout juste de trois jours de boulot dans un pays très moyennement démocratique mais plutôt riche. Le fric, c'est cool, pour ceux qui en doutaient, ça permet de se racheter une réputation, à coup de gros contrats avec des pays sains et démocratiques comme le nôtre (toute l'ironie que vous pourriez éventuellement déceler dans cette phrase est bien sûr purement fortuite et n'engage aucunement la responsabilité de l'auteure qui n'a pas du tout envie d'avoir de soucis avec un éventuel prochain président de petite taille aux méthodes expéditives. La France je l'aime et je ne la quitte pas, s'il vous plaît monsieur).

En tout cas, voilà une mission comme je les aime : loin du bureau, dans un pays méconnu des touristes, collée au terrain.
Le problème c'est que j'ai le cerveau sélectif. J'oublie pourquoi je suis là, toute à mon excitation de la découverte, et, soyons fous, disons même l'aventure.

Mon directeur général m'a durement rappelée à la réalité. Business is business. On est là pour avancer sur la signature d'un contrat. Même qu'on rencontre, entre autres, une haute personnalité du gouvernement le lendemain. En plus il semblerait que je ne sois même pas là pour faire la potiche silencieuse et accompagnante et que j'aie à m'exprimer.

Une bonne occasion de me la péter, si j'arrive à filtrer le bordel dans mon cerveau et que je garde à l'intérieur le flot de connerie qui m'envahit en situation de stress.

Un exemple pour vous donner une idée de mon incapacité à contrôler ma connerie : je suis capable, devant des dignitaires musulmans, d'assurer un super show sur ma boîte et l'extraordinaire palette de compétences que nous pouvons mettre à leur disposition (s'ils aboulent le fric), et une fois la tension relâchée, en leur disant au revoir, de leur proposer un café (en période de ramadan), et d'enchaîner avec un enthousiaste : 'Joyeux Noël à vous aussi !'. Evidemment, je m'entends prononcer ses idioties, mais il est trop tard pour rattraper le coup. J'ai de la chance de n'avoir déclenché jusqu'ici que des rires gênés.

Dans le pays légèrement autoritaire où je me trouve, j'aimerais éviter ce genre de connerie non diplomatique.

Toujours optimiste (mais un peu moins quand même. Et si j'appelais ma môman pour lui dire que je l'aime ?), j'essaye d'en savoir plus sur le profil de notre interlocuteur du lendemain.
Grossière erreur, il ne faut jamais poser de questions quand on ne souhaite pas entendre la réponse.
L'homme en question a dans son CV une solide expérience de décisionnaire dans les services secrets. Avec son sourire un peu moqueur, mon DG précise que demain, je serrerai une main tâchée de sang.

Après une sympatique nuit aux doux rêves à la sauce Midnight Express, arrive l'heure du fatidique rendez-vous.
L'homme en question ferait passer tous les pires méchants du cinéma hollywoodien pour d'aimables bisounours. Un charisme comme je n'en ai jamais vu. Un regard de tueur, pour le peu que j'en ai vu (trop occupée à recompter mes doigts de pieds à l'intérieur de mes chaussures). Un regard que je n'oublierai jamais je crois.
Je lui ai serré la main. Elle était humide. Ce n'était pas du sang, j'ai vérifié.
Je n'ai pas ouvert la bouche, trop heureuse d'être la potiche inutile de service (Dieu bénisse le sexisme. Oui, je crois même en Dieu dans ces moments là).

Je ne sais pas si un contrat se signera. J'ai pris une bonne claque (disons un 38 tonnes de plein fouet pour être plus juste). Le monde n'est pas rose. Le business prend le pas sur la morale.
C'est pas nouveau, on est d'accord. Mais être, à mon niveau ridiculement infime, actrice de ce système me rend vaguement nauséeuse.

Les joies de la Real Politik.

lundi 9 octobre 2006

Coup de vieux

L'idée est sympa : trouver qui était premier au hit parade le jour de sa naissance (clic ici).

Comme si l'approche des fatidiques 30 ans ne suffisaient pas, comme si le scroll de plus en plus long quand il s'agit de sélectionner l'année de naissance n'était pas assez déprimant, le résultat m'a achevée :

Le jour de ma naissance, le 1er au hit parade, c'était : "La Vieille" interprétée par Michel Sardou.

Il s'agit d'une conspiration.
Que fait Amnesty International contre ce harcèlement moral autour de ma JEUNE personne ?



Hiroshima mon amour

J'adore quand l'appartement est rangé et propre.
C'est d'une banalité affligeante, je sais.

Attention, je ne vise pas l'ambiance hôpital ou loft à déco minimaliste avec des surfaces planes et vides de partout, hein.
Une pile de magasines ici, des objets inutiles là, les petits détails qui témoignent qu'il y a une vie dans cette maison sont les bienvenus !

N'empêche qu'entre un appartement témoin et ce qui nous tient de lieu d'habitation en ce moment, il y a une sacré marge.

Regardons la vérité en face, garder un appartement propre et rangé est un boulot à plein temps.
Et nous, on en a déjà chacun un, de boulot.
Quand on rentre le soir, on a envie de se détendre avec un bouquin, un DVD, une tour sur la blogosphère. On est même prêts à rendre notre cerveau disponible à coca-cola devant la télévision.
Et encore, ça, c'est en admettant qu'on ne ressorte pas aussitôt pour retrouver des amis, aller au ciné, ou juste fuir le frigo qui crie famine.
J'ai un quart d'heure grand maximum à consacrer au rangement superficiel chaque soir. Plus, je pète un câble. La vie ne vaut pas d'être vécue s'il ne s'agit que de bosser pour un salaire le jour et de faire le ménage le soir. Le quart d'heure en question me coûte suffisamment. Plus, je deviens suicidaire.

Il ne m'est jamais, au grand jamais, venu à l'idée d'empoigner un balai, un aspirateur ou un quelconque outil de ménage (outil de torture si vous voulez mon avis) un soir de semaine.
Le ménage, c'est bon pour le jour du seigneur, quand il pleut dehors, qu'on est en panne de DVD et de bouquins, que personne ne répond au téléphone, et qu'il devient difficile de se faire une place pour s'asseoir sur le canapé. Et si on a passé le week end à Paris bien sûr.

En ce moment, on enchaîne les longues journées de boulot, les déplacements, les week end avec les amis loin de Paris, etc.
Conclusion, l'appartement, c'est un peu Hiroshima.

Je ne jette pas la pierre au Chéri, qui a une tolérance au ménage très peu supérieure à la mienne.

Force est cependant de constater qu'il devient épineux de trouver des fringues le matin dans le tas de linge propre, que le tas en question commence à s'approcher dangereusement du tas de fringues un peu sales, ce dernier étant lui même à l'extrême limite du tas de linge carrément crade.

S'asseoir sur le canapé demande un peu de patience, puisqu'il faut trouver ailleurs de la place pour les magasines, bouquins, télécommandes, ordinateur portable etc.
Ailleurs ne pouvant pas se situer chez les voisins (on leur a demandé ils ne sont pas d'accord), il s'agit de faire de la place sur la table basse. Mais où mettre le bazar de la table basse ? Factures impayées, journaux et magasines (bis), CD, télécommandes (bis) doivent être transférées vers un ailleurs toujours pas identifié.

La situation est grave, je suis dépassée par l'importance de la tâche.
Il devient de plus en plus évident qu'avec 15 malheureuses minutes chaque soir, l'appartement devrait retrouver une apparence correcte d'ici à 2010 (en admettant qu'on n'y vive plus, parce que si c'est pour continuer à le pourrir en même temps, ça ne marchera pas).

J'ai calculé que la prochaine journée de libre qu'on aurait à passer dans l'appartement serait le jour de mon anniversaire. Si vous croyez une seule seconde que j'aurai envie d'aborder la trentaine un plumeau à la main, ha ha, laissez moi rire.
En fait c'est pas drôle.
Si l'appart' n'est pas rangé d'ici là, le Chéri pourrait avoir du mal à me trouver, sous une pile de fringue ou étouffée par des magasines. Et comment il ferait pour m'offrir mon cadeau alors ???

A part la solution 'femme (ou homme) de ménage', je ne vois pas.
La solution sus-citée impliquant un budget, je travaille sérieusement à l'établissement d'un business plan.
Je place beaucoup d'espoir dans la possibilité d'un financement de la banque mondiale (au titre de l'aide au développement, après tout, chez nous, c'est un peu le tiers monde : frigo vide, budget nul, et désorganisation chronique).

mercredi 4 octobre 2006

Champagne !

Dans la vie en général, et dans la mienne en particulier, il n'y a pas que le boulot, il y a aussi les pots au boulot.

19h30, une coupe de champagne à la main, je suis heureuse.

Pendant une heure, les bubulles envahissent mes connections synapsiques et font pétiller mon cerveau.
Après, faudra se remettre au boulot mais on s'en fout parce que les bubulles ont un super pouvoir : l'amnésie temporaire.
Une heure de détente, dégagée du stress.

Normalement, dans ce genre de circonstances, je reste soft, j'ai quand même une réputation à tenir. Sans compter que ce soir, c'était un pot 'extérieur', c'est-à-dire pas entre collègues consanguins, mais entre partenaires professionnels. Des clients, des concurrents et tout le toutim.

Overdose de boulot oblige, je suis arrivée avec 2 heures de retard. Ca décomplexe quand on voit que tout le monde et déjà bien parti dans des limbes alcoolisées, que les ennemis jurés se donnent de grandes claques dans le dos, et que les coincés rient aux éclats.

Là, le processus peut commencer.

A la première coupe, je sens ce délicieux fluide de détente envahir tout mon corps, jusqu'aux petit doigt de pied gauche. Ma langue se délie, je papote joyeusement et commence à vanner des personnes à qui j'ose à peine adresser la parole en réunion d'habitude.

A la deuxième coupe, quand je m'exprime, tout le monde en profite dans un rayon de 5 mètres. Allez savoir pourquoi, chez moi, alcool rime avec augmentation des décibels. Peut-être parce que la brume à l'intérieur de moi m'empêche de bien entendre ce que je dis. Alors je le dis plus fort. A ce stade, je commence à dire des conneries. Fort pour que tout le monde entende. Je lâche des infos confidentielles en hurlant de rire.

A la troisième coupe, le délicieux fluide en moi se réchauffe. L'oeil coquin, la subtilité me revient. Un instinct de survie sans doute : pour séduire, mieux vaut faire des blagues fines et ambigües que piquer des vannes à Bigard. Mes yeux parcourent machinalement la pièce à la recherche du Chéri que je violerais bien là tout de suite. Un neurone intact me rappelle que le Chéri est en train de bosser outre-atlantique et que les douaniers ne me laisseront pas poser le pied sur le sol américain si je coche la case 'viol' sur le petit carton qui demande le motif du voyage.
Je ne me démonte pas et, toute à mon émoi, je pars à la recherche de Yannick Noah. Ne prenez pas cet air choqué, l'Homme m'a déjà donné son pardon pour une incartade avec Yannick Noah, ça faisait partie des négociations de base de notre couple.
Quand je m'aperçois avec horreur que Yannick Noah n'a pas été invité, je me résouds enfin à la frustration.

Il ne me reste plus qu'à retourner bosser.

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mardi 3 octobre 2006

Woman at work

Normalement, j'ai plein de trucs à dire sur mon blog.
Parce que je suis bavarde et narcissique d'une part (si, si, c'est un peu nécessaire pour écrire un blog qui parle de tout et surtout de rien), et parce que j'adoooore donner mon avis sur tout ce qui m'a fait rire, qui m'a énervé, et même ce qui m'a indiffèré d'ailleurs.

Comme dans la vraie vie, mes collègues, mes amis et mon chéri ne sont pas toujours à ma disposition pour écouter mon avis, ben je me venge sur mon blog. Y a même des gens suffisamment sympas pour lire mon avis et donner le leur, et ça, j'en reviens toujours pas.

Je m'aperçois que le système a ses limites. Pour avoir un avis, ben faut avoir été confronté à des trucs dans sa journée. Ou dans sa nuit si on a envie de parler de ses rêves. Bref, il faut avoir une vie quoi.

Ben là, j'ai pas trop de vie en ce moment.
Enfin, rien en dehors du boulot, boulot, boulot, métro, boulot, boulot, dodo, boulot (oui, oui, la nuit aussi j'en rêve), etc.
Une vie sans avis. Une vie de con finalement.

En vrai, je croise quand même des gens, je vois des trucs avec mes yeux et tout et tout, c'est sûr. Mais mes neurones n'impriment pas.
A la cantine, ils ont du servir des OGM qui font muter les neurones. Les miens en tout cas ne pensent qu'au boulot.
Et dire que par principe je suis CONTRE le boulot. La te-hon totale.

Si au lieu d'abuser du boulot, j'avais abusé de TF1, je pourrais avoir un cerveau tout plein de temps disponible et me gaver de coca, et la vie serait belle.
Au lieu de ça je n'arrive pas à oublier cette saleté de mail que j'ai oublié d'envoyer aujourd'hui.

Je pourrais me lancer dans d'acerbes critiques du grand Kapital qui exploite l'être humain etc etc.
Ben même pas, je suis fonctionnaire. Ceux qui me paient, c'est vous (en admettant que vous ne soyez pas du genre à frauder avec le fisc).

Bande d'exploiteurs !

lundi 2 octobre 2006

Fyfe-cryptonite

Moi j'ai toujours rêvé de ça :
Certes, la taille des appartements parisiens n'est pas parfaitement appropriée à ce genre de forêt tropicale d'intérieur.

Alors bon, je me serais bien contentée de quelques plantes vertes, et d'un petit échantillon de plantes aromatiques, juste pour le plaisir d'un thé à la menthe, ou de tomates au basilic fraîchement ciselé.

Le problème, c'est que chez moi, ça donne plutôt ça :
(en fait c'est pire chez moi mais j'ai pas réussi à trouver de photos représentant avec justesse la situation dramatique de mes herbes aromatiques, mortes avant d'avoir atteint les 3 cm. Faut croire que les internautes internationaux (oui car j'ai cherché en plusieurs langues) ne connaissent pas les mêmes problèmes que moi, ou alors, qu'ils ne s'en vantent pas sur le net. Dingue, non ?)

Pourtant, quelque part dans mon ADN, il y a des gênes qui ont la main verte.
Ma grand mère est une sorte de voyoute des parcs et jardins. Même dans les zones protégées, elle vole une feuille par-ci, une edelweiss par là, ce qui lui a d'ailleurs valu quelques mésaventures (prise sur le fait par un gardien, elle a tellement eu peur qu'elle s'est fait pipi dessus. Heureusement, on ne met pas les délinquantes du troisième âge en prison pour vol de feuille en espace protégé).

Quand elle ne se fait pas pincer, elle ramène chez elle des bouts de machins verts qu'elle met dans la terre, l'eau ou que sais-je, et ça pousse tout seul.

Ce que je me demande, c'est quel genre de gêne on m'a transmis de l'autre côté pour donner un résultat aussi catastrophique. Sans doute le gêne d'un dangereux psychopathe des plantes vertes. En y réfléchissant, je dois descendre d'Attila. Rien ne repoussait après son passage si je ne m'abuse. Il faut au moins ça.

A peine ai-je posé la main sur une plante qu'elle entame un inexorable dépérissement.

Trop d'eau, pas assez d'eau, tailler, pas tailler, lui sussurer des mots doux, j'ai suivi tous les conseils. Rien à faire.
Seule une plante increvable réussit à survivre à mon pouvoir destructeur : un caoutchouc. A tous les piètres jardiniers, je vous le confirme, le caoutchouc ne meurt JAMAIS.
Et je peux le prouver !

Ma grand-mère délinquante nous a offert un caoutchouc à ma soeur et moi, il y a de ça 12 ans.
Mon caoutchouc à moi vivote depuis ce temps là. Il a déménagé autant que moi, et comme moi, a connu des apparts sombres, ensoleillés, humides, secs. Je lui ai offert vaporisateurs d'eau, engrais, dépoussiérage, etc.

Ma soeur, cette petite-fille indigne, a lâchement abandonné son caoutchouc chez mes parents. Il a trouvé là-bas une place de choix, dans les combles de la maison, là où personne ne va jamais. Sans arrosage, avec peu de lumière, le verdict est sans appel : il est plus en forme que le mien.
Désespérant.

Je suis aux plantes ce que la cryptonite est à Superman. Manifestement j'ai un don. Un don inné à faire crever les trucs verts.
Vénale comme je suis, je me demande bien comment je vais pouvoir exploiter ce don fabuleux.
Ne me parlez pas de désherbage intensif, mon don ne me permets pas de différencier les mauvaises herbes des bonnes plantes.
Et comme je n'ai trouvé personne disposé à me payer pour faire dépérir Hulk, et que le Géant Vert a sommes toutes peu d'ennemi, j'en appelle à votre imagination.

Toute idée lucrative bienvenue...

Ma première vidéo

C'est avec beaucoup d'émotion que je mets en ligne ma première vidéo :-))))))

Je me sens un peu comme Bill Gates quand tous les bugs Windows ont été éliminés. Bon, ok, le jour où Windows n'aura plus de bug, il ressentira ça j'en suis sûre. Mon Dieu je parle comme une geek. Disons que je me sens comme le premier homme qui a marché sur la lune, si vous préférez.

Bon, en plus, cette vidéo est un moment Bisounours, parce que dans ce monde de brutes, il faudrait faire l'amour, pas la guerre, éliminer la faim dans le monde, la misère etc etc. Bon, c'est pas possible, on est 7 milliards de cons à se partager cette planète, je SAIS.
Ca n'empêche pas de se faire des câlins, d'abord.

Régime : 1 mois

Super fière de moi je suis.
1 mois de régime...
Je n'ai pas craqué pour le Nutella, ni pour toute forme de chocolat. D'ailleurs, ça ne m'a même pas tellement manqué, ce qui est très étonnant vu les circonstances (un homme-chocolat à la maison, qui s'éclipse tous les quart d'heure pour aller se goinfrer dans la cuisine, et qui m'offre un bisou chocolaté à son retour sur le canapé).

Bon, je ne vais pas nier pour autant que j'ai beaucoup bavé sur ses pizzas, son rôti à l'ananas, ses frites, son confit de canard (oui, l'homme-sans-pitié s'est lâché côté cuisine ce mois-ci).
Mais j'ai tenu bon, et je n'ai même pas ligotté le chéri au canapé pour lui piquer sa pizz'. Même pas volé une frite en lui faisant le coup du 'regarde là-bas!'. La classe internationale, je trouve.

Petits écarts pour l'alcool convivial, avec les amis, il faut rester humain et éviter la dépression (j'ai bien conscience en écrivant ceci que je vais passer pour l'alcoolique de service, mais je m'en fiche un peu, c'est même pas vrai).


Par contre, il paraît que j'ai fait une faute grave en me gavant de carottes râpées. Caroline a récemment révélé que c'était un piège à gras.
Pffff.
Ca explique pourquoi je n'ai pas encore le corps de la rondelette Emmanuelle Béart (laissez moi pouffer : pouf pouf), dont Anaïk et Caroline ont révélé les secrets minceur (je repouffe : pouf pouf).
M'enfin la balance affiche quand même un royal "- 2 kg".
Ok, c'est pas royal du tout, c'est sarko (Ha ha quelle bonne blague. Bon désolée, le régime peut nuire à l'humour, vous ne le saviez pas ?).
Doucement, mais sûrement, petit à petit, l'oiseau fait son nid. Ca ne veut rien dire mais j'aime bien les expressions toutes faites et j'arrivais pas à choisir.

En plus je fais des économies puisque j'ai ma deuxième résolution (plus drastiques que celles de l'ONU, mes résolutions... Rhôôô que je suis drôle aujourd'hui...Désolée, vraiment) qui m'interdit d'acheter de nouvelles fringues avant d'avoir atteint mon objectif de poids.

Bon, si de nouvelles blagues pourries me venaient à l'esprit, je n'hésiterais pas à reposter ici histoire d'en faire profiter le world wide web. On s'assume, ou pas...