jeudi 21 décembre 2006

J-4

Wouala.
Dans 3 jours, petit Papa Noël descendra du ciel avec des jouets par milliers et n'oubliera pas nos petits souliers.
Enfin, les votres, je ne sais pas, mais les miens, il n'a pas intérêt.

Je préfère le prévenir ici et un peu en avance (non, ce n'est pas une menace, mais une simple mise en garde) que cette année encore, j'ai fait preuve de la plus grande des sagesses, et donc y a pas moyen de me zapper.

Père Noël, moi j'ai été sage, mais toi, est ce que tu as assuré cette année, niveau logistique ?

Non, parce que cette année, pour la deuxième fois de ma vie, je ne serai pas chez mes parents le 25 décembre.
La dernière fois, j'étais en Australie, et avec mes zamis, on se lançait à qui mieux mieux des 'joyeux noël' hystériques en nageant dans une cascade du parc naturel de Kakadu. 35 degrés. 200% d'humidité.
Alors certes, c'était pas facile de me retrouver après 3 jours de ballade dans le parc, mais laisse moi te dire que j'avais été profondément déçue de ne rien trouver à côté de mes chaussures, juste devant la tente (à part une grosse araignée mais ne me dis pas que c'était mon cadeau, c'est même pas drôle).

Cette année, je serai chez mes beaux parents, c'est moins exotique.
Note bien que si c'est plus simple pour toi, c'est beaucoup moins agréable pour moi.
D'une part, je subis les chouineries de ma môman depuis quelques mois. Ne pas avoir une de ses filles avec elle le 25, ça lui fait aussi mal qu'une ablation du coeur.
D'autre part, ben je ne me sentirai ni à l'aise comme chez mes parents, ni excitée à un niveau qui frôle la démence, comme en Australie.
Sans compter que je risque l'infarctus par excès de gras ingurgité (on cuisine au beurre chez mes beaux-parents. Au kilo de beurre. En week-end normal je prends 3 kilos chez eux. Là, j'ai peur).
Je précise avec ma langue de vipère que si je ne laisse jamais mes parents choisir un cadeau pour mon Amoureux sans me consulter, la réciproque n'est pas tout à fait vraie.
Mes expériences cadalistiques avec ma belle famille m'ont laissé quelques séquelles à la vue de boîtes en bois peintes avec les pieds.
Bref, tout ça pour dire que ça mérite une compensation en cadeaux, Père Noël, tu ne crois pas ?

Je compte sur toi pour une livraison au bon endroit, et CONFORME à ma liste.
Celle que j'ai pas écrite, certes, mais que j'ai dans la tête, et si t'es pas foutu de lire dans ma tête, n'essaye même pas de me faire croire que tu vas me trouver chez mes grands-parents.

Allez, merci, et bon courage, hein !

mardi 19 décembre 2006

Perte de mémoire compulsive

Hier j'ai eu une super idée de post.

Un truc super drôle, que j'avais déjà à moitié rédigé dans ma tête, et franchement, ça s'annonçait trop bien, j'avais une inspiration d'enfer.

Et puis j'ai tiré la chasse d'eau, je me suis lavé les mains (oui, je suis assez propre comme fille. Surtout des mains, que je lave très souvent. Parce que j'ai souvent l'impression qu'elles sont sales. Il paraît que c'est un trouble obsessionnel compulsif et que c'est lié à un sentiment de culpabilité. Moi je vois pas de quoi je pourrais être coupable, m'enfin, si Freud le dit)(non, avoir mangé tout le chocolat sans en laisser à mon chéri n'est pas un motif acceptable. Y a des gens qui sont responsables de génocides, et vous voudriez que je sois traumatisée pour un ridicule kilogramme de chocolat ?).

Bref, je suis sortie des toilettes, j'ai croisé mon chef, qui m'a filé deux dossiers, puis j'ai croisé la secrétaire, qui m'a transmis 4 messages (putain mais comment c'est possible d'avoir 4 messages le temps d'un pipi ??? Ok, le temps d'un pipi ET d'une légère rêvasserie. Rêvasserie liée à l'idée de post, justement. Vous voyez bien, que je ne m'égare pas du tout, ce post est maî-tri-sé).

J'en étais où ?

Ah oui, je me souviens : impossible de me rappeler de l'idée une heure plus tard.
Pourtant je suis retournée aux toilettes depuis (les mêmes, je fais gaffe), mais l'idée n'est pas revenue. Et franchement, à force de me concentrer sur ces toilettes, il devenait évident que les idées que je risquais d'avoir auraient un relent... ben de toilette, justement.

J'ai abandonné.


Avant de m'endormir, j'ai eu une idée génialissime. Percutante et intelligente.
Alors que mes neurones s'agitaient et assemblaient les mots dans de féériques rondes littéraires, le Chéri a exigé sa dose quotidienne de gratouilles dans le dos.

Une chose entraînant l'autre, nous avons conçu quelques enfants et paf, l'idée s'est envolée. J'ai à nouveau fait appel à mon étonnante capacité de concentration pour retrouver les fils de ma mémoire. Reset all. Mon cerveau n'était plus occupé que par des images toutes plus seskuelles les unes que les autres.

J'ai abandonné (et pourtant, comment ça aurait fait grimper mes stats, hin hin).


A vrai dire, c'est un vrai miracle que je me sois souvenue de ces anecdotes suffisamment longtemps pour rédiger ce post.

Pour Noyel, je pense faire une commande tardive mais primordiale : une nouvelle barrette de mémoire vive pour cerveau humain modèle féminin de 76, peu servi.

vendredi 15 décembre 2006

Qu'est ce que tu feras quand tu seras grand ?

Quand j'étais petite, et qu'on me demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais 'visiter tous les pays du monde'.

Comme qui dirait, il me reste du boulot...
(NB : ça peut aussi aider à chercher sa prochaine destination d'exil...)







Thriller du jour

On s'habitue à tout.
Au monde dans les magasins un samedi après-midi avant Noël, aux embouteillages, au stress du boulot.
Et au Front National aussi.

Petite boule dans la gorge au passage de la salive.

Je vous jure que c'est vrai, la preuve, c'est écrit pour ceux qui veulent lire la source de leur yeux.

Pour les flemmards du lien, il s'agit d'un article du journal Le Monde, qui donne les résultats d'un sondage sur le FN.

Ceux qui adhèrent globalement aux idées défendues par Jean-Marie Le Pen : 26 %
Ceux qui pensent que le FN ne représente pas un danger pour la démocratie : 29 %
Ceux qui pensent que les positions de M. Le Pen sont inacceptables : 34 %

o_O
Grosse boule dans la gorge au passage de la salive.

Rythme cardiaque : +20%
Je suis forte, je suis forte, je peux continuer.

Ceux qui pensent qu'on doit donner la priorité à un français sur un immigré en situation régulière en matière d'emploi : 18 %

Frisson qui secoue ma colonne vertébrale.
En théorie, 18%, c'est une bonne nouvelle parce que pour le coup, ça a diminué.

M'enfin 18%...
Plus d'une personne sur 6.
Putain est ce que j'ai plus de 6 lecteurs ?
Clac clac clac.
C'est mes dents, ce bruit là ? Ou c'est mon coeur qui tape dans ma cage thoracique ?


Reste une question : suis je assez cynique pour me vanter de la supériorité féminine en la matière ? Oui car figurez vous que les femmes sont moins réceptives au FN que les hommes...
68 % (contre 63 %) estiment que Jean-Marie Le Pen représente un danger pour la démocratie. (c'est ici).

La classe, non ?
C'est vrai, on peut être fières d'avoir seulement 32% de notre catégorie génétique qui trouve que Le Pen à la tête de la France, mouiii, ma foi, pas de quoi se casser un ongle, quoi.

32%, putain, 32%.
1 personne sur 3.
Toi non, toi non, toi oui.
Rythme cardiaque +50%.

J'ai lu ailleurs (mais là, j'ai pas de sources, personne n'est parfait) que d'après un autre sondage, si Le Pen ne se présentait pas aux présidentielles (pour cause de manque de signatures, ou de soudaine envie d'aller cracher son venin à l'autre bout du monde, ou mieux, sur mars, on peut toujours rêver), Nicolas Sarkozy serait élu dès le premier tour.

Nausée.
Grosse nausée.
Putain pourquoi je parle jamais des bisounours sur ce blog.


Deux solutions pour retrouver le sommeil, le sourire, et la santé :

1. Se répéter 157 fois par jour : "les sondages c'est du flan; les sondages c'est du flan; les sondages c'est du flan ". Ne pas hésiter à augmenter la posologie en cas de crise d'angoisse.

2. Entamer des démarches de naturalisation "pingouin". Parallèlement, prendre contact avec Yannick Noah pour préparation d'un exil commun. Préparer nouvelle carrière de blogueuse en exil professionnelle. Ben oui, vous croyez quand même pas que je pourrais rester fonctionnaire et oeuvrer à la mise en place de la politique du FN ??

Toute autre proposition bienvenue.
Et.... Bon week end, hein !
(Moi ? Casser l'ambiance ? Non, je vois pas, désolée)

jeudi 14 décembre 2006

Vous seriez mieux ailleurs

Ca s'appelle du marketing viral il paraît. C'est de la pub, quoi.
Et moi, je mets ça en ligne. Je contribue à leur pub en quelques sortes (me contacter par mail pour obtenir mon RIB et me verser les sommes substancielles auquel je prétends)

J'ai une impression de déjà vu pour ma part...






Bestiaire

Gloups, fait le poisson qui se noie

Roooar, fait la lionne qui aimerait bien que les voisins arrêtent de la chatouiller là où ça chatouille

Chtong, fait la mouche qui s'écrase sur la vitre parce qu'elle allait trop vite et qu'elle regardait pas devant elle

Ahouuuuuuu, fait le loup garou parce qu'il n'a pas le temps d'aller à la recherche de ses cadeaux de Noyel.

Ouh-ouuuuuh, fait le hibou insomniaque

Bêêêê, fait le mouton qui suit le mouton de devant, tant pis si -oups- l'est tombé le mouton

Meuuuh, fait la vache qui aimerait bien distribuer des claques à tous ces machins qui tournent autour d'elle en bourdonnant, 'tain ce que c'est agaçant.

Question à 1 million : elle fait quoi la Fyfe dans chacune de ces circonstances ?

Réponse :
Elle fait : AAAAAAAAAAAAAAARRRRRRGGGGGGHHHHHH
Et elle mijote un plan pour un exil définitif sur une plage de polynésie


Question à 1 million (le même million, personne n'a gagné le précédent, c'est moi qui ai répondu) : qu'est ce que cette photo fout là ???

lundi 11 décembre 2006

Chiara, c'est moi

Chiara qui ? Chiara Mastroianni, bien sûr...
Voilà, c'est l'heure de mon coming out.
Vous pensiez lire les post d'une anonyme de la blogosphère, et en fait, je suis juste une star internationale qui s'exprime incognito.
Bon, peut être que je suis juste son sosie en fait. Mais c'est mieux que rien, non ? Ne soyez pas si pointilleux, à la fin.

C'est l'homme le plus adorable du monde qui me l'a dit (peut être qu'un jour de grande lucidité, j'envisagerai éventuellement de considérer qu'il y a peut être ici un lien de cause à effet. Mais rien n'est moins sûr).

Que les choses soient claires, d'ordinaire, je hais les coiffeurs. Ils ne comprennent jamais ce que je veux, et ils s'obstinent à me faire des brushing tout droit sortis de Dallas ou Dynastie. Or Sue Ellen, en plus d'être alcoolique, est un peu has been niveau coiffure.

Comme je suis une poire de classe internationale, en général, je dis merci avec un sourire forcé, et je quitte le salon en courant pour me passer les cheveux sous l'eau (et je prends un scotch pour noyer mon chagrin. Ah non, ça c'est Sue Ellen).
Ensuite, je pleure 3 nuits et 2 jours, je m'enferme dans ma chambre deux bonnes semaines au bout desquelles je peux enfin retrouver une vie normale.

Mais c'est terminé. J'ai trouvé mon alter égo capillaire.
Il est beau.
Il sent bon le sable chaud. Ouais, bon, il sent plutôt le shampooing, ok.
Il a une jolie coupe simple et originale qui met tellement bien en valeur ses cheveux poivre et sel.
Il a un tatouage sur le cou (c'est trop sexy).
Il est homo et ne risque donc pas de mettre mon couple en péril.
Il ne m'a pas parlé de la pluie et du beau temps.
Quand il a vu que mes pointes étaient abimées, il n'a pas hurlé "oh la la, c'est affreux !" d'un air paniqué, il m'a juste demandé si je voulais sacrifier toute la longueur atteinte, avec une douce chaleur compréhensive dans la voix.
Il a ri à mes blagues pourrites.
Il m'a fait des blagues pourrites.
Il a compris ce que je ne lui ai pas vraiment dit.
Il a dit que mes cheveux étaient de la soie.
Il m'a dit que cette nouvelle coupe faisait ressortir ma ressemblance frappante avec Chiara Mastroianni.
Il ne m'a pas fait de brushing ringard.
Il m'a dit qu'il prenait un plaisir fou à me coiffer et qu'il avait envie de bien prendre son temps, sauf si j'étais pressée, bien sûr.
Je n'ai même pas pleuré en me voyant dans le miroir avec ma nouvelle tête.
Il m'a regardée avec le sourire le plus gentil du monde, et m'a remerciée de lui avoir fait confiance.
J'ai payé sans aucun tremblement en composant mon code (la douleur financière n'est venue que le surlendemain, alors que d'habitude, je me tape directement la tête contre les murs en psalmodiant des "putain faut vraiment être conne pour payer un demi-rein à une grognasse qui m'a fait la tronche de Sue Ellen").
Il m'a caressé le bras en me disant au-revoir, et m'a fait un clin d'oeil.

Je me suis retenue de lui dire "à demain".
Je me demande si la banque me consentirait un prêt pour un abonnement quotidien chez le coiffeur.
Est ce qu'on peut prendre un coiffeur "au pair" ?
Il est hors de question qu'une autre personne touche à mes cheveux.
Soyons lucide, quand on est Chiara, on ne peut pas lésiner avec une approche matérialiste et financière de l'art capillaire.


Voilà.
Ca fait trois jours que je suis sur mon petit nuage. J'envisage d'apprendre l'italien. Et de renouer avec mes origines. Oui, parfaitement, j'ai du sang italien mais je ne parle pas un mot de la langue nationale. Par contre, je peux dire pas mal de conneries en patois de Massacara. Mais c'est moins classe. Je me demande si Monica B. serait d'accord pour m'apprendre les rudiments. On peut bien se rendre service entre stars italiennes, non ?

Bon, sinon, l'informatique m'avait déjà trouvé 85% de ressemblance avec Kirsten Dunst et c'est bien connu, l'informatique ne ment pas (et vous, vous ressemblez à qui ? Allez voir ici, c'est un cadeau d'Alinea, je sais, je me répète, mais hop, on upload une photo de soi, hop on lance la 'face recognition', et hop on peut se la péter).

Voilà, maintenant vous savez à quoi je ressemble : mi-Chiara, mi-Kirsten. C'en est fini de mon anonymat sur ce blog. Dès demain, je devrai m'habituer à la rançon de la gloire et supporter paparazzi et compagnie. Ca ne va pas être facile, mais je sens qu'une fille comme moi a besoin de ce genre de défis dans la vie.

vendredi 8 décembre 2006

Fyfe vs Ciaillé - Efebiail

La ciaillé et le efebiail en veulent à ma peau (et les automobilistes en bas de mon bureau mais c'est une autre histoire, quoique...).
Je vous vois rigoler derrière vos écrans, genre Fyfe elle a craqué, elle est en plein délire paranoïaque, pourquoi la ciaillé et le efebiail lui en voudraient ?
Ben si vous voulez mon avis, c'est très simple, ils ont peur de moi. Avec pour seule arme mon blog, ils ont bien perçu que mon humanisme naturel, ma grandeur d'âme, et mon succès international sur la toile allaient bientôt faire de moi le nouveau Gandhi. La révolution pacifique, mes tentatives de déstabilisation du lobby pétrolier, du grand Kapital, tout ça tout ça.
Bon, maintenant que vous êtes pleinement convaincu de la véracité de ce complot anti-Fyfe, laissez moi vous raconter comment ces deux organisations ont pris des mesures pour foutre le bordel dans ma vie.

1. Notre fer à repasser de compétition est tombé en panne. 5 jours après la fin de la garantie.

2. La fuite chez les voisins n'est pas réparée. Le dégât des eaux chez nous empire de jour en jour. Les ricains ont payé les voisins pour qu'ils refusent de signer le contrat à l'amiable qui permet de lancer la procédure avec les assurances. En fait, ils sont même plus malins que ça, les voisins n'ont pas vraiment refusé de signer. Ils font juste traîner depuis un mois. Je vais d'ailleurs peut être placer un compteur sur mon blog : "Le constat est retenu en otage depuis 31 jours". Florence Aubenas, si tu passes par là, je compte sur toi.

3. La gazinière est tombée en panne. Mais elle, elle est encore sous garantie. C'est la boîte qui assurait le service après vente qui a fait faillite (osez me dire que les ricains n'y sont pour rien, hein ?). La garantie constructeur fonctionne encore. Ouf, me direz vous. Ben pas du tout. On m'a fixé rdv pour jeudi, alors j'ai pris un demi RTT (merci les plages horaires de 13h à 18h). On m'a rappelé pour m'informer que l'intervention se ferait plutôt samedi. Ok, je ferai des courses de Noël jeudi. On m'a rappelé pour me dire que finalement, ils passeraient vendredi après midi. J'ai posé un demi-RTT et j'ai râlé. Jeudi soir, 19h30, on m'a appelée chez moi pour me dire qu'en fait, vendredi après midi c'était pas possible, ils passeraient plutôt le matin. J'ai un peu craqué et je les ai envoyé sur les roses. Ou plutôt, j'ai essayé, parce qu'on m'a raccroché au nez. J'ai rappelé ce matin. 34 cts d'euro la minute, 10 minutes d'attente, raccrochage au nez, rappel. J'ai essayé de me fâcher mais on m'a coupé la parole pour me dire que oui oui bien sûr, cet après midi pas de problème, Madame Lechéri. J'ai essayé de protester, c'est monsieur Lechéri, et Mademoiselle Fyfe, faut pas confondre, zêtes au courant qu'on est pas obligés d'être mariés pour partager une gazinière ? Ah bon, parce que ça fait 16 fois que je vous dis que moi c'est pas Madame Lechéri alors notez le sinon je mords. Alors si tout ça n'est pas une lamentable tentative de déstabilisation psychologique de la Fyfe par la ciaillé et le efebiail, qu'est ce que c'est je vous le demande ?

4. Les briquets disparaissent dans la maison. Les CD aussi. Sans parler de la pile de vaisselle sale qui augmente chaque jour de manière tout à fait irrationnelle. La gardienne est dans le coup, j'en suis sûre. Elle les laisse entrer et mettre le bazar chez nous pour que je devienne folle et qu'on m'envoie en hôpital psychiatrique sous camisole, en train d'hurler la bave aux lèvres : "Vous pouvez tout prendre mais vous n'aurez pas ma liberté de penser". Et on m'enfermera dans la cellule spéciale des victimes de Florent Pagny.

5. Les impôts me réclament des sommes astronomiques payables au 16 décembre. Comme ça, moi, à Nowel, je suis obligée d'offrir des colliers de coquillettes et ma famille me reniera et je serai seule contre tous.

Je vous préviens, je ne cèderai rien. Niet. Nada. Même pas peur. Juste un peu des fois envie de m'asseoir par terre et de pleurer. Ou de mordre. Ca dépend des jours.

PS : Cely, c'est pas les espagnols, ce coup là, sont pas assez puissants, j'y crois pas...
PPS : Je sais de source sûre qu'un homme écrit à plein de ministères deuis plusieurs années pour se plaindre de l'intervention des espions sur son cerveau et du remplacement par les dits espions de ses yeux par des caméras. Chère co-victime, si tu passes par là, contacte moi, y a moyen qu'on fasse quelque chose tous les deux

jeudi 7 décembre 2006

Danger, Fyfe méchante

Petit message personnel à l'attention des automobilistes qui cherchent à avoir ma peau avant Noël :

1. Je traverse 4 fois par jour (au moins) la rue en bas de mon bureau. Il n'y a pas de feu tricolore. Il y a un passage piéton. Ca veut dire que si j'ai posé un pied sur le passage piéton, c'est TOI qui t'arrêtes, pigé ?

2. Certes, si tu ommets de t'arrêter, c'est moi qui aurais mal. Mais j'ai des origines italiennes et des cousins qui seront prêts à me venger, n'oublie pas ça (sans compter mes quelques gênes de serial killer, c'est PsiCoyote et wikipedia qui l'ont dit)

3. Si tu commences à me la jouer au bluff et à accélérer pour essayer de me faire rebrousser chemin jusqu'au trottoir, laisse moi te dire que tu te fourres le doigt dans l'oeil jusqu'à la glotte (je ne veux pas le savoir que l'oeil n'est pas relié à la glotte, ça suffit d'être insolent comme ça, oui ?), parce que je ne mange pas de ce pain là.

4. Oui, je sais, quand j'ai gagné le bluff, que tu as dû piler malgré ta pitoyable tentative d'accélération, et que je m'arrête en plein milieu du passage piéton pour bien te montrer avec mon regard-qui-tue que t'as plutôt intérêt à virer cette main du klaxon avant que je me transforme en Hulk, je ressemble un petit peu à Jeanne d'Arc (ou Jack Bauer, que sais je) qui s'apprête à sauver le monde. C'est agaçant, hein ? Pas autant que m'avoir retapissé le pantalon avec la flaque de boue que tu as bien visée, ni autant que ce p... de klaxon strident, je te rassure.

5. Il pleut, des fois. J'espère que tu l'as remarqué que ça arrivait régulièrement ce genre de truc sous nos latitudes ? Si, si, tu sais, c'est quand tu dois mettre tes essuye-glaces. Ca te revient ? Biennnn ! Ben quand il pleut, si tu veux éviter que je note ta plaque d'immatriculation et que je t'envoie des creveurs de pneu siciliens, tu laisses passer les piétons. Bon, entendons nous, la loi, elle dit que tu dois laisser passer les piétons engagés même quand il pleut pas, hein. Mais je sais bien que tu t'en tamponnes le coquillard de la loi, va. Alors je te le dis : le minimum du tolérable, c'est de ne pas laisser attendre jusqu'au déluge les piétons timides qui croient bêtement qu'ils traverseront un jour sans te forcer le passage.
Certes, personne ne peut traverser ici sans faire preuve au choix de tendances suicidaires, d'agressivité pathologique, de bravoure limite idiote, ou d'une envie de faire pipi ultra pressante. D'un autre côté, si tu ne t'arrêtes pas de toi même, tu risque de tomber sur moi. Et un jour comme aujourd'hui, tu risques la fessée en publique. Alors gaffe à tes fesses.



J'ai eu une matinée difficile et extérieure.
Alors que je ne rêve que de matinées faciles et intérieures. Très intérieures. Au niveau du dessous de la couette, quoi.

mardi 5 décembre 2006

Confechions intimes

Le DVD s'est terminé. Pendant que nous reprenions une vie normale (aller faire pipi, boire notre thé, échanger quelques gratouilles dans le dos, etc), nous n'avons pas tout de suite remarqué que la télévision avait basculé sur TF1.

'Confessions intimes'.

Normalement, je fuis ce genre d'émission comme la peste, comme pour les deux gravos et leur rideau, ça me rend physiquement malade, mon estomac ne supporte pas cette position de voyeur. Ca fait partie des rares choses que je ne peux pas regarder.
Sinon, je suis plutôt bonne cliente des merdes dans la télé. L'Homme et moi on se marre comme des tordus qund on tombe sur la cruauté de Kamel Ouali qui ridiculise une fois par semaine les apprentis chanteurs, sur les inepsies de Nikos, l'homme au demi-neurone, sur les super - psy/nanny/dresseurs de chiens/nettoyeur, et tout ce qu'ils veulent bien inventer de plus improbable...

Mais 'confessions intimes', non, y'a pas moyen.
Normalement.

Allez savoir pourquoi, ce soir là, nous n'avons pas tout de suite viré ces horreurs de notre salon. Peut être que l'apéro nous avait rendus d'humeur cynique et moqueuse ? Peut être que nos cerveaux sont désormais totalement remplis de coca ? Peut être que la télécommande était cachée sous le canapé ? Je ne sais pas.

En tout cas, nous nous sommes retrouvés devant un grand moment de télévision.
C'était la fin d'un 'reportage' (notez les guillemets, et notez aussi que si je pouvais, c'est des pincettes que j'aurais mis), avec deux personnages bien typiques de ces émissions : des cas comme il n'en existe pas plus de 2 dans le monde, et eux, ils les ont trouvés (chapeau au directeur de casting). Là, c'était un couple qui se déchirait à cause de la passion immodérée de monsieur pour les jeux vidéos.
Petite phrase en haut de l'écran :'Je ne supporte plus de passer après les jeux vidéos pour mon mari' (ou un truc dans le genre, vous imaginez, quoi).

Et puis paf, 10 secondes plus tard, on saute au 'reportage' suivant (misère, des millions de journalistes doivent se retourner dans leur tombe à l'emploi de ce mot).
Petite phrase en haut de l'écran : 'Entre ma femme et mes tortues, je ne veux pas choisir'

Qui a commencé ? L'Homme ou moi ? Je ne me souviens plus. En tout cas, l'un de nous a commencé à se marrer.
Pourtant, vous l'admettrez, l'affaire est grave, comme en témoignent ces quelques extraits que je vous cite de mémoire :

Toto (oui appelons le Toto et préservons ce qui lui reste de dignité aujourd'hui), seul face à la caméra : " Je n'ai pas à choisir entre ma femme et mes tortues. J'ai besoin des deux. Elles m'apportent autant de plaisir. Enfin pas le même type de plaisir, mais elles m'apportent de la joie pareil".
L'homme et moi : Hé hé. Oui, l'Homme et moi avons l'exprit mal tourné. Les rires ont simplement fusés. A peine sonores.

Madame : "Je voudrais que tu aies moins de tortues. Tu pourrais en revendre quelques unes, sur les 36"
Toto : "Nan mais attends, tu demanderais à une mère de se séparer de certains de ses enfants ??"
L'Homme et moi : Hiiiiiiii. Ca y est on a tout compris, l'Homme et moi. TF1 s'auto-parodie. Ceci est exactement le même reportage que le précédent, sauf qu'on a remplacé les jeux vidéos par les tortues et qu'on fait dire des énormes conneries aux acteurs en leur demandant de prendre un air hyper inspiré. Nous on est juste mdr lol.

Toto, bisouillant amoureusement sa tortue, limite avec la langue : " Viens la mon bébé. Alors combien tu pèses ? 2 kilos ? Ouuuuuh, c'est bien !!"
Madame, consternée, et en train de se transformer en Hulk intérieurement : " ".
L'Homme et moi : Huhuhuhuhuhuhuh ! N'en jetez plus, moi je suis à deux doigts de pleurer, et j'ai carrément mal au ventre à force de hoqueter de rire. Merde, c'est kiki va avoir des courbatures aux abdos demain, hum ?

Toto, très inquiet, le nez sur une tortue : " Ecoute ! Elle a une pneumonie !"
Madame, tu sais où je te les mets tes tortues ? : "Oui mais c'est la vie des tortues ça, elles vivent et puis elles meurent, c'est tout !"
L'Homme et moi : Mouahahahahahaha !

Nous avons atteint le coït du rire quand Toto, appliqué, a tenté de soigner sa tortue malade en lui prodiguant une inhalation.
Mais bon, c'est presque intime, là, j'vais pas tout raconter non plus, hein.

Voilà, comme quoi, on se fait des idées sur des émissions, on a des à priori, tout ça tout ça, et puis en fait, on n'est que des cons de snobs, sur TF1, ils ont bien plus d'humour et d'ironie que nous.
J'ai envie de rire rien qu'en pensant à l'ambiance de boulot dans l'équipe de 'Confessions intimes'. Un job en or, moi je vous le dis.
A ce sujet, si vous n'avez pas lu 'Saga' (Tonino Benacquista), courrez chez votre libraire favori et lisez ce bouquin qui est ma référence absolue en matière de compréhension de la télévision.

dimanche 3 décembre 2006

Inspire, expire, inspire.... Blogue !!!

J'espère que vous avez bien pris votre respiration parce que c'est parti pour un post qui va vous laisser sur les genoux, c'est clair, mais alors je vous interdis de vous en prendre à moi quand vous aurez fini de lire ça, et que votre tête tournera un peu (voire, que vous aurez carrément la gerbe), il faut plutôt allez vous plaindre à Madame Patate qui me lance des défis à moi, comme si j'étais du genre poule mouillée, alors que je suis pleine de testostérone si je veux, et que d'ailleurs, je vais lui prouver, moi, qu'on peut très bien faire un post en une seule phrase (bon, j'ai pas dit qu'il allait être lisible, et encore moins compréhensible, hein, entendons nous bien) même pas peur de laisser en route des lecteurs, je crois en vous les enfants, vous allez tenir, hein, et lire jusqu'au bout, pas vrai, oh bon sang, je peux même pas mettre des points d'interrogation, m'enfin c'est pas grave, vous suivez toujours j'en suis sûre, et puis en plus, on est même pas arrivés encore dans le vif du sujet, quoique j'aie moi même à ce stade beaucoup de difficulté à entrevoir ce que le vif du sujet va pouvoir être, oui je suis ce genre de fille là, à commencer des phrases sans trop bien savoir comment je vais les finir, et là, ben ma foi ça prend une ampleur qui m'échappe un petit peu je dois bien l'avouer, mais recentrons nous, zêtes toujours là, hein, parce que c'est le moment ou jamais, j'ai carrément besoin de vous, là, maintenant, tout de suite, sur la moquette (ah non, pardon, ça c'est autre chose et c'est pas pour vous), bon donc, je disais, donc, que moi aussi j'avais de la testostérone (oui parfaitement, toutes les filles en ont, certaines plus que d'autres et ça leur pose de gros problèmes de moustache et de poils au menton mais ce n'est pas le sujet), et que des fois, je me fais peur moi même car figurez vous que derrière une apparence de jeune (si, si, jeune, j'insiste), douce et jolie (hé hé croyez moi sur parole) jeune fille, se cache une personnalité complexe et à vrai dire carrément schizophrène, comment vous décrire cela, en fait j'ai comme un alien en moi, un concentré de teststérone si vous voulez mon avis, et cet alien s'amuse parfois à prendre le contrôle de ce charmant corps que vous ne connaissez pas (hé hé) et fait de moi au choix, une harpie hystérique, un chien enragé, un crocodile affamé, allez savoir, un truc qui est capable de vous terrasser, une violence inouïe qui, je vous rasssure, ne s'exprime qu'en face des cons, une sorte d'allergie aux cons si vous voulez, et bien figurez vous (je sais, ça fait je ne sais pas combien de fois que je vous demande de vous figurer d'ailleurs ne me demandez pas combien, si vous croyez que j'ai envie de me relire, zêtes bien naïfs, ce genre de truc, faut le pondre d'une traite et ne SURTOUT pas relire, sinon, c'est un coup à se prendre la tête des heures et bon, les défis, moi je veux bien , mais je vais pas y passer le ouikend non plus, hein), figurez vous donc disais-je, que pas plus tard qu'il y a trois jours, j'ai sorti les dents au boulot, en face de gens d'un statut très largement supérieur au mien, mais j'en ai strictement rien à foutre dans ces cas là, une fois que je suis lancée moi vous savez (d'ailleurs j'ai bien pris le rythme là, pour cette phrase, je sais pas trop si je vais m'arrêter finalement), et donc j'ai envoyé quelques vérités à la tronche d'un connard de service, qui malgré ses 64 ans a bien vu qu'il avait intérêt à s'écraser la prochaine fois qu'il avait envie de me faire subir une humiliation publique injustifiée, s'il avait pas envie de finir mangé tout cru par une Fyfe, ce qui serait con, avouez, à 5 mois de la retraite, en fait, en y réfléchissant après coup, ben je me suis dit que je devais être effrayante, genre défigurée - rouge - échevelée - avec du sang aux commissures des lèvres, mais là, on arrive à un moment du post (de la phrase, donc), où je suis intimement convaincue qu'il ne reste aucun lecteur, zavez tous abandonnés hein c'est ça, allez, je ne vous en veux pas, je vous comprends, c'est vraiment inbitable ce machin, moi à votre place je ne tolèrerai pas d'être traitée comme ça, alors je m'incline, tant pis, c'est la fin, plus personne ne va me lire, ni m'écrire, ma carrière de star internationnale est fichue, que dis-je, c'est ma vie qui est foutue, voilà, c'est ça, Patate m'a tuer...