vendredi 27 juillet 2007

Patate pour être belle

Pour changer, Annelise m'a transmis le couestionnaire du moment, qui va tous vous intéresser à mort puisque vous allez découvrir tous mes secrets de beauté alors que vous ne savez même pas que je suis incroyablement belle, et qu'en plus je suis incroyablement belle en étant une truffe en produits de beauté.

Bref, ça va être de la balle.

(si je me suis bien débrouillée, à ce stade, vous n'êtes plus que un et demi à lire ce post, ce qui limite énormément les possibilités de moqueries dans les commentaires)
(dans "un et demi", il y a un lecteur qui se fait VRAIMENT chier pendant le ouikend, et un demi qui lit d'un seul oeil distrait)(dénoncez vous)

Maquillage, à quel âge ?
Et voilà, c'est la te-hon qui commence.
24 ans.
Moquez vous, moquez vous.
Mais je tiens à préciser que ce n'est pas tout à fait de ma faute si j'ai fait des études dans un milieu très masculin où le simple fait de porter une jupe déclenchait des innondations de bave en cours et des chapelets de remarques toutes plus légères les unes que les autres.
Ca n'aide pas à construire sa féminitude voyez-vous.

Et depuis, c'est tous les jours ?
Mouhahahaha.
J'ai un peu autre chose à faire le matin, vois-tu. Des choses autrement plus nécessaires, du genre m'extirper du lit, lutter contre le ré-endormissement devant ma tasse de thé, ou faire semblant de comprendre ce que me dit le Chéri, alors arrête de me faire rire, j'ai des courbatures aux abdos.
Nan, le maquillage, ça reste exceptionnel, et plutôt pour sortir le soir, comme ça j'ai l'air d'être déguisée quand je suis maquillée.
En fait c'est stratégique (attention, théorie foireuse à venir).
Parce que si tu te maquilles tous les jours, les gens ils s'habituent à te voir pimpante, et le jour où tu montres ta trombine au naturel, tout le monde il croit que tu es malade, alors que moi, quand je me maquille, c'est la fête.
(En même temps j'avais prévenu pour la théorie foireuse).

J'ai toujours dans mon sac :
Des cigarettes. Trop bon pour avoir le teint cireux-grisatre. Je le recommande chaleureusement.
Et du baume à lèvre "Rêve de miel" (Nu*xe), pour hydrater mes lèvres gercées de fumeuse.

Et sur ma table de nuit :
Un réveil. Très très mauvais pour la beauté, ça file des cernes pas possible. Une honte.

Budget beauté par mois :
Trop cher vu le résultat si vous voulez mon avis.
J'achète cher des trucs que j'utilise, et j'achète aussi cher des tonnes de trucs que je n'utilise qu'une fois et qui finissent par mourrir au fond du placard à l'occasion d'une canicule.

Un produit fétiche :
Attention, âme glamour s'abstenir, il sagit d'une crème qui hydrate les gambettes en perdition (genre avec de la peau de crocro)(mium) : Topicrème. Le cas échéant, quand je n'en trouve pas dans ma pharmacie, je remplace par Lipikar (La Roche Pos*ay).

Au saut du lit :
On ne saute pas du lit, malheureux, c'est dangereux pour la santé ! T'as pensé aux chutes de tension ?
Quand on fait attention à sa beauté, on roule du lit jusqu'à se retrouver dans une position à peu près debout.
Une fois à peu près debout, on se douche, on se met de la lotion au pamplemousse (Sis*ley) et de la crème hydratante (Clin*ique), et seulement à partir de ce moment-là, on espère pouvoir ouvrir les noeils.

Et avant de me coucher :
Vu l'heure à laquelle je vais au lit (bien bien plus tard que l'heure à laquelle je devrais me coucher pour être en forme le lendemain), je n'ai pas une énorme motivation pour le passage à la salle de bain du soir...
Si je suis maquillée, j'attrape une lingette démaquillante qui pollue toute la planète à elle toute seule et je me l'écrase sur la figure d'une main en me brossant les dents de l'autre. C'est mon maximum...

Une super astuce beauté :
Soyez belle au naturel ou alors ne comptez pas sur moi pour vous aider, je crois que c'est clair...

Un beauty faux pas :
Comment ? La graine de pavot n'est pas le dernier accessoire à la mode pour décorer les dents ?

Un truc qu'il faut faire et que je ne fais pas :
Ben j'ai le choix, là : Utiliser ce que j'achète ? Accepter l'idée d'acheter de l'anti-ride ? Ne plus confondre le dentifrice et la crème hydratante ?

Ce que j'aimerais qu'on m'offre à part des diamants (et à quoi personne n'a jamais pensé, naturellement) :
Un chèque en blanc. Promis, je prendrai des cours de cosmétiques avec une partie de l'argent :)

Maintenant que vous connaissez tous mes non secrets de beauté : Qui n'en veut se sert :)
(et je vous préviens, je fais la grève des chaînes pendant un mois :) )

mercredi 25 juillet 2007

Fyfe et Davina (5)

Vous, je ne sais pas, mais en ce qui me concerne, mon cerveau a la fâcheuse habitude d'être en permanence en mode "je me fais des films". C'est Bollywood à l'intérieur.

Du coup, quand je me suis lancée dans la folle expérience sportive du cloub, j'ai imaginé des trucs qui m'ont aidé à garder la motivation, genre des objectifs à mi-parcours, etc etc.

Une fois de plus, la réalité m'envoie un de ses retours de manivelle dont elle a le secret et.... Il faut revoir un peu les objectifs, là. Des objectifs réalisables si possible.

En vrac :

- Machines elliptiques et autres instruments mécaniques de torture :

Projet initial : easy baby, une heure sur la machine, miousique dans les oreilles, et pas de trace de transpiration


Objectif révisé : ne pas périr d'ennui et de fatigue au bout d'une demi-heure, réussir à entendre la miousique dans mes oreilles malgré le niveau sonore ambiant

- Abdo-fessiers :

Projet initial : en faire autant qu'il le faudra pour qu'on voit mes abdominaux plutôt qu'un truc infame mou, et pour éradiquer les trucs adipeux bien logés dans mes fessiers en lieu et place des muscles.

Objectif révisé : parvenir à finir les séries au moins une fois, ne plus pleurer, ne plus manger mon tapis de douleur, ne plus appeler ma mère pendant le cours

- Combat de corps :

Projet initial : avoir la souplesse, l'énergie et le style d'Uma Thurman dans Kill Bill (mais sans la robe de mariée, c'est pas pratique pour faire du sport)(et sans la combinaison jaune, je ne suis pas sûre d'assumer le canari-boulimique-staïle)

Objectif révisé : ne plus donner l'impression de chasser les mouches au lieu de donner des coups avec mes bras, ne plus donner de fou-rires au prof

- Shakidonna dance :

Projet initial : faire entrer Shakidonna dans mon corps, et à terme, faire passer Sofia Boutella pour ma grand-mère qui danse le rock

Objectif révisé : retourner au cours une deuxième fois

- Trajet de retour :

Projet initial : rentrer à la maison en footing tranquille, finir par des étirements

Objectif révisé : éviter de rentrer systématiquement sous la pluie (autre option : retrouver mon parapluie), marcher sans que mes jambes tremblent, ne plus me faire dépasser par le cinquième âge dans la montée.


Voilà, ça me semble un peu plus raisonnable quoique pas gagné.
Verdict dans quelques semaines...

lundi 23 juillet 2007

Mes folies douces

A la demande de Fab et de mon bourreau officiel pour les chaînes, j'ai nommé Annelise, voilà 5 de mes folies douces....

L'obsession des tables nettes
Je ne suis pas à proprement parler une maniaque du rangement, ceux qui me lisent régulièrement l'auront constaté... Le bazar est ma croix, il y en a partout autour de moi, il grandit chaque jour à l'insu de mon plein gré, et bien sûr, je préfèrerais que tout soit nickel, mais pas au point de ranger quand même, faut pas pousser.
Sauf pour les tables. Je ne supporte pas que la table basse du salon, la table de la cuisine, ou n'importe quelle table d'ailleurs, soit encombrée.
Ca fait hurler de rire le Chéri, mais je passe mon temps à virer les paperasses, bouquins, bijoux, et verres sales qui ornent la table (oui, je dis "orne", parce que j'ai souvent l'impression qu'il s'agit de décoration quand je vois avec quelle application le Chéri les dispose sur la table). Mais comme mon obsession se limite à la table, ben souvent, je fais des tas par terre, juste à côté. Mais pas SUR la table, malheureux !

Mes ongles
Ou plutôt, les trucs bizarres au bout des boudins qui me servent de doigts.
Déjà je les ronge, ce qui est tout à fait dégoutant en soi, je vous l'accorde.
Mais j'ai une excuse, dès qu'ils poussent un tant soit peu, je passe mon temps à appuyer dessus, pour qu'ils collent bien à ma peau. Sinon j'ai l'impression qu'ils s'éloignent dangereusement de mes doigts, vont s'accrocher partout et finir par être arrachés. Je sens que vous ne visualisez pas bien le zinzin, alors c'est simple, vous voyez Rain Man ? Ben dans ce genre là, vous imaginez comment je peux passer mon temps à faire faire des bisous à mes ongles entre eux : ongle de pouce contre ongle d'auriculaire, d'annulaire, de majeur, d'index. Et quand on a finit on recommence.
Il va sans dire que je suis capable de m'occuper de ma main droite et de ma main gauche simultanément, et là, j'ai vraiment l'air d'être bonne pour la camisole.

Peau de pêche
Je ne mange jamais de pêche. Bouh, pas bon les pêches. Les brugnons, c'est bon, mangez-en !
La peau de pêche, c'est juste atroce. Je ne touche pas ça avec mes doigts sous peine de passer en mode obsessionnel sur la folie douce précédente, et alors jamais, jamais, jamais la peau de pêche n'entre en contact avec mes dents. Sinon, je pense que je suis capable de me les arracher une par une.
Mais des fois, une bonne âme me sauve de cette torture et m'épluche la pêche. Je reste prudente quand je m'en approche quand même, on ne sait jamais.

Mon cou
Les bisous-papouille-mamours dans le cou, c'est chouette. Mais sans les mains siouplaît.
J'ai l'angoisse de l'étranglement. D'ailleurs je ne porte jamais de collier trop "ras de cou" justement, ou de col roulé serré, ça me fait limite suffoquer. Au lit, la bonne hauteur pour la couette, c'est au dessus du cou. Petite, je pensais que si mon cou était hors de la couette, le méchant avec sa hache pourrait me trancher la tête pendant mon sommeil (alors que la couette me protégeait de la hache, of course).

Optimisme
C'est marrant comme je peux être pessimiste, voire cynique, à propos des êtres humains, du monde, de la planète, et à côté de ça, être atteinte d'un grave optimisme infondé en ce qui concerne ma vie. J'en ai déjà parlé ici, mais je suis convaincue qu'à plus de 30 ans, les routes qui s'offrent à moi sont encore multiples : faire un tour du monde, m'installer à New York, à Papeete, à Madrid, à Buenos Aires, reprendre mes études, être prof, interprête, astronaute, être célibataire, en couple, et avoir un bébé avant mes 28 ans.
Si, si, c'est possible, j'en suis sûre, ne me contrariez pas.

Hum.
A part ça, je suis assez normale, hein.
Ca va, vous n'êtes pas trop effrayés par ces révélations ?
Je vous comprendrais, hein, moi même je sens une petite angoisse pointer :)

Je crois que je vais relire le dernier bouquin de Pomme "Etes vous trombinophobe ? La peur des trombones et autres phobies modernes", parce que mieux vaut en rire, parce que c'est un bouquin idéal pour les vacances et que j'aime bien faire semblant d'être en vacances, parce que finalement je ne suis pas un cas désespéré, je ne suis même pas bandelettophobe, et vous savez ce qu'on dit : le malheur des uns....

Bon et maintenant on passe aux choses sérieuses, une fois n'est pas coutume, aujourd'hui, je refile le bébé !

Allez les filles, je voudrais connaître vos inavouables pitites folies :
Mademoiselle g. , Shalima, Cely, Papillon (dans les commentaires, si tu veux pas "polluer" ton blog :) ), Natural Born Blonde, et Alex.

dimanche 22 juillet 2007

TPOS contest

Kékecé ?
"Tiny Piece o' Shit contest", ou "Ta petite chose immonde préférée" en VF.

Vous savez, le genre d'objet qu'on garde en raison de s
a valeur sentimentale, et en dépit des notions les plus basiques du bon goût ?
Ne mentez pas, on a tous ce genre d'objet chez soi, voir sur soi.

Erika en a fait un concours, et comme je suis assez fière de ma TPOS bien moche, je participe :)
(faites pareil, j'aimerais bien voir vos TPOS à vous !)

Voili voilà :

Ceci est donc une bougie et son porte bougie-étoile-de-mer-verte-à-paillette-en-pâte-à-sel.
Il manque une branche, qui a dû rester au fond du tiroir où elle est cachée.
Parce que bon, la valeur sentimentale n'implique pas qu'on expose un truc pareil chez soi :)

A vous !

mercredi 18 juillet 2007

Dure est la chute

Je pensais que ma réputation professionnelle était sans faille : fille sérieuse, délais respectés même quand ils sont aberrants et discrétion sur ma vie personnelle. Une vraie attitude d'employée du mois.

Oh, bien sûr, il n'aura pas fallu longtemps à mes collègues pour repérer mes mines fatiguées des lendemains de fête ou mon visage fermé quand je suis cernée par les cons.
Sans que j'en dise un mot, je peux compter sur quelques personnes pour me faire rire quand j'ai envie d'emplâtrer mon chef, m'inviter à prendre un café quand je suis à deux doigts de déclencher une guerre nucléaire, et se moquer de mes cernes, allègrement comparées à celles des jeunes parents en manque de sommeil...

M'enfin le boulot est fait, et ma réputation de fille sérieuse est préservée, parce que je ne fais que frôler les limites de l'explosion.

Du moins c'est ce que je croyais.

Une réputation s'éteint quand une discussion s'éveille.

Un verre à la main pour fêter le départ d'un collègue, elle a lancé ça en l'air, ma collègue, toute fière de son idée brillante : "C'est sympa ces moments de convivialité, hein ? On devrait organiser des événements qui créent du lien, un immense jeu de rôle où on imite un collègue, par exemple !"

Bon, je l'adore, hein, mais bon, admettez qu'elle devrait arrêter de boire, parce que dans le genre je déterre toutes les haches de guerre, les frustrations bien enfouies, et les jalousies ancestrales, le jeu rôle entre collègues, pour le côté convivialité, vous repasserez, hein.

Je le lui dis gentiment, que moi, ça me botterait moyennement, trop peur de froisser les susceptibles, trop peur d'être trop susceptible, pas envie de voir le lourdaud de service imiter la secrétaire en mimant un gros ventre, des grosses fesses, et un air revêche, pas envie, non, pas envie.

Évidemment, à l'intérieur, je rigole déjà en imaginant l'imitation de mon chef que je ferais. C'est vrai que ça serait hilarant. Surtout pour moi. Et surtout à ses dépends. Jamais dans la vraie vie, donc.

Mais ma collègue et son verre dans le nez, rien ne l'arrête, alors elle insiste : "Si, si, ça serait trop fort, par exemple, toi je sais comment je t'imiterais !"

Dans mon cerveau, c'est l'alerte rouge, il y a des voyants qui clignotent partout, un seul message : dé-sa-mor-cer, et viiiiiiite, je ne VEUX PAS savoir, je suis susceptible moi !

Trop tard, désamorçage raté, elle est déjà en train de se lancer malgré mes suppliques.

Mais elle fait quoi, là ?
C'est quoi comme imitation, ça ?
Aboule les sous-titres, parce que là je vois pas de quoi il s'agit.
Tu sais que t'as l'air idiot comme ça ?

Ah, c'est ce que tu vois dans mon bureau quand tu passes dans le couloir ?
Ce regard fixe sur l'écran, avec ce sourire niais ?
Hum.
Non, mais quand même, j'ai pas toujours ce sourire débile, hein.
Si ?
...
Ben ouais, c'est parce que c'est hyper drôle des fois mon boulot j'te signale.


Je ne sais pas ce qui est le pire : passer pour une brave fille un peu débile en extase devant ses dossiers, ou admettre que je lis des blogs à fort potentiel huhutant dès que j'ai deux secondes de temps libre...

Boîte des villes et boîte des champs

Attention aujourd'hui ça ne rigole pas, le sujet du jour est une étude comparative argumentée entre les box of night des villes et les box of night de la campagne.
En toute objectivité bien sûr.

  • Sachant que Fyfe a testé au moins trois fois entre 14 et 17 ans la seule et unique box of night de sa campagne,
  • Sachant que Fyfe a testé une fois à l'âge de 18 ans la plus grande box of night d'Europe, j'ai nommé le Macumba, situé à St Julien en Genevois (ça ne s'invente pas) pour une soirée mousse (ayez pitié de mon âme ce n'était pas de ma faute, c'était un traquenard et j'ai suivi bêtement un groupe de copains de vacance),
  • Sachant que Fyfe a testé une boîte électro parisienne pas plus tard que ce samedi,
  • Sachant que les box of night de l'étranger ne comptent pas dans cette étude comparative,
  • Sachant que ces 5 expériences (au moins) reflètent l'intégralité du savoir box of nightesque de la sus-nommée Fyfe,
-> Fyfe est bien sûr la personne idéale pour produire un jugement définitif et généralisé sur les box of night, c'est assez évident. Je dirais même que c'est une démonstration triviale, parce que ça me rappelle trop mon prof de math du lycée.

Pour cela, un argumentaire en 4 temps.

J'vous préviens, ce blog change de ton, plus le temps de déconner moi, alors on va mener ça au pas de charge si vous le voulez bien, et si vous ne le voulez pas, ça sera 10 pompes pour tout le monde, et que ça saute !

Petit 1. Localisation :

La boîte des champs est comme son nom l'indique située au milieu des champs.
Prononcez le mot taxi, et faites hurler de rire le videur.
Il faut venir en ouature, c'est pas drôle, et revenir en ouature, ce qui est encore moins drôle parce que celui qui conduit, non seulement il n'a pas bu (et allez supporter de la dance des années 80 sans alcool pendant 4 heures, vous, j'aimerais bien vous y voir, tiens), mais en plus il doit éviter sur la route toutes les voitures conduites par des gens qui, eux, ont bu, et ne pensent qu'à se la jouer "La fureur de vivre".

La boîte des villes, ben elle est dans la ville, bande de ptits malins (on ne ricane pas dans les rangs, sinon c'est punition collective).
Taxi, métro, vélib', tu rentres comme tu veux, t'essayes juste de pas vomir dans le taxi, ni sur les genoux de la dame assise à côté dans le métro parce qu'il est 6 heures et elle va bosser, elle, alors ça va pas la faire rire.

Petit 2. Fréquentation :

Dans les boîtes des champs, ce qui est génial, c'est qu'on rencontre vraiment des gens différents, tu vois. Parce que bon, on est jeune, on est ouverts sur le monde, quoi. Et ça, j'te f'rais dire, c'est quand même vachement bien. J'veux dire, tu vois, moi j'ai 15 ans, et je peux rencontrer des garçons qui ont au moins 16 ans et demi et qui ne sont même pas dans le même collège que moi, quoi. Trop délire, non ?

Dans les boîtes des villes, tu vois, ce qui est cool, c'est qu'on s'en fout de ton milieu social, tu vois. Peu importe d'où tu viens, la culture de la fête, c'est trop fun, y a pas de discrimination, quoi. Bon, surtout si t'as les bonnes chaussures, la bonne couleur de peau, un nombre conséquent de filles dans ton groupe, et si t'es prêt à claquer 200 euros dans la soirée, quoi, parce que sinon t'as un peu du mal à entrer à l'intérieur. Mais de manière cool, hein.

Petit 3. Musique :

Alors bon, là, même moi j'aurais un peu honte de faire semblant de pouvoir comparer des trucs aussi peu comparables. Nan, je crois qu'on a atteint mon seuil maximum de mauvaise foi au moment où mon cerveau a dû confronter David Guetta et David et Jonhatan, comme si il n'y avait pas 15 ans qui s'étaient écoulés...

Petit 4. Ambiance :

Boîte des champs, c'est fun, on vient, on boit, si on est une fille, on s'arme de kleenex pour essuyer la bave laissée sur notre épaule par le pré-ado boutonneux avec qui on a dansé un slove (une petite vérification au niveau du pubis n'est pas inutile, à cet âge-là, les garçons s'oublient facilement, et quand il y aura les lumières bleues, ça fera moyen classe cette tâche qui brille dans la nuit) (désolée je suis d'humeur cradoque); si on est un garçon, on attend qu'un autre garçon nous marche sur les pieds pour pouvoir lui mettre un pain et déclencher une bagarre générale.
Joliment vêtue d'un mini t-shirt jaune fluo et d'un fuseau, on peut se déhancher face aux enceintes, sur n'importe quel espace surélevé, face aux miroirs, l'important c'est de pouvoir se regarder et être regardé.

Boîte des villes, c'est fun, on vient, on boit, on prend des pitis cachets qui empêchent de dormir (enfin pas moi, hein, je tiens à ce qui me reste de neurones), et on danse tous ensemble dans la même direction, en face du DJ qui est trop une star ("Commment il s'appelle ? " "J'sais pas, mais c'est trop une star !"), mais surtout en face des deux écrans géants qui projettent des images interdites aux épileptiques.
Joliment vêtue d'une robe-tunique blanche brillant sous les sunlights - oups, t'as oublié de mettre le legging dessous ma cocotte - on peut se déhancher face aux enceintes, sur n'importe quel espace surélevé, face aux miroirs, l'important c'est de prendre un air décérébré et de s'agiter dans la direction des écrans géants en vénérant le gourou des platines.

Conclusion :

Je crois que je préfère les bals de pompiers... :)

mercredi 11 juillet 2007

Je vis dangereusement

Profitant de l'absence de l'Homme de la maison pour faire des trucs tue-l'amour, et déplorant des petons tout secs suite à de longs mois de maltraitance (vivement les tongs, j'vous jure !), je me suis lancée dans une recette lue sur le blog d'Hélène si ma mémoire est bonne.
Il est désormais de notoriété publique que ma mémoire est tout sauf bonne (fantaisiste, de mauvaise foi, folle, défaillante, oui, mais bonne, en aucun cas), donc je m'excuse par avance auprès de celle qui aurait été spoliée.

Bref, de quelle recette s'agit-il ?
Des petons en papillote. Ah-ah, je sens que votre curiosité est éveillée.

Non je ne suis pas devenue auto-cannibale, le but du jeu est seulement d'avoir une peau de bébé après une nuit de macération dans de la crème hydratante.
Facile, pas de risque de trop saler, ni de se planter sur le temps de cuisson : une tonne de crème, quelques tours de film alimentaire, des chaussettes pour maintenir le tout, et hop, au dodo.

Bon alors déjà, pour rejoindre mon lit avec des papillotes à la place des pieds, j'aime autant vous dire que ce n'a pas été une mince affaire. Je peux même affirmer que j'ai maintes fois risqué ma vie entre la salle de bain et la chambre ("maintes" étant ici un nombre honteusement important eu égard à la distance en question).

Oui, parce que ça fait bizarre de marcher sur un lit de crème-film-chaussette. On a l'impression qu'on va glisser, mais en même temps pas tant que ça.
Pour plus de sûreté, j'ai adopté la démarche robocop, un pied devant l'autre sans jamais plier le genou ni dérouler le pied malheureuse.

C'est ainsi que je pensais avoir épargné ma vie.

Le Chat en avait manifestement décidé autrement.

Il faut savoir que les chats tentent de nous faire croire qu'ils sont de grosses loques trop molles pour bouger leur papattes du canapé et avec pour seule activité le goinfrage de croquettes, croquettes qu'ils ne sont même pas capables d'aller acheter au supermarché eux mêmes, et pour cause, c'est pas en se remplissant le bide et en se vidant dans la litière qu'on va gagner les soussous nécessaires pour remplir le frigo ma brave dame (néanmoins je suis toute prête à reconnaître mes erreurs quand j'en fais et si vous avez un plan rémunérateur pour ce genre d'activité, merci de me contacter d'URGENCE).
(désolée j'ai pas trouvé où la couper cette phrase)

Mais tout ceci est un grand leurre. Les chats débordent d'énergie, mais elle est concentrée entre 4 heures et 5 heures du matin.
A cette heure-là, ils sont tout à fait capable de se mettre au boulot et par exemple d'entreprendre une carrière de menuisier, à grand renfort de griffes contre porte en bois.
Le métier de chanteur, ils maîtrisent bien aussi. Les vocalises miaouesques déchirantes qui accompagnent les coups de griffes laissent penser qu'une sélection à la Starac est le nouvel objectif chatesque.

M'enfin bref, le fait est que la nuit je suis peu réceptive aux orientations professionnelles du Chat, et que je me suis levée d'un bond pour y mettre fin.

Et paf. Un classique, hein. De la bonne glissade "peau-de-banane staïle" , avec une rencontre impromptue et néanmoins violente entre ma fesse droite et l'angle de la chaîne hi-fi, et une position à l'arrivée bien glamour, en coulotte et papillote.

Il est bien jouli l'hématome qui orne ma fesse droite maintenant, on dirait l'Australie. Si, si, je vous assure, on voit presque l'opéra de Sydney.
Dieu merci on est bien loin de la période des maillots de bains. Ouf.

dimanche 8 juillet 2007

Le retour de la Fyfe pas prodigue

Il y a deux mois, quand j'ai réservé mes billets de train pour ce ouikend parental, je fantasmais à mort sur ces 4 jours d'été, agrémentés de salades de tomates du jardin dégustées sous la tonnelle, de cocktails fruités sirotés depuis le matelas pneumatique, une jambe négligemment plongée dans l'eau fraîche de la piscine.

Sauf que le bon dieu nous a puni d'avoir élu ce président-là qui est sensé tout régler dans le monde entier. Conclusion, il nous file un mois de novembre en juillet, tout ça pour bien lui montrer qu'il ne PEUT PAS tout faire.
Ou alors le bon dieu est à l'UMP et essaye de nous faire avaler la pilule du "travailler plus" à grand renfort de temps pourri qui n'invite pas vraiment aux vacances, je ne sais pas. (Mais j'ai plein d'autres théories toutes plus insensées et hérétiques les unes que les autres, si ça vous intéresse).

En tout cas, au jour 1, il a fait un temps pourri, et j'en ai bien profité pour faire les soldes, accompagnée par ma soeurette chérie. Notez que cette dernière ne m'en a même pas voulu de la traîner dans sa 3ème session de shopping en une semaine en dépit du bon sens bancaire, et ne me déteste même pas d'avoir achetée la veste de ses rêves (mais est ce vraiment ma faute s'il ne restait que ma taille et pas la sienne, votre honneur ?).
Je me suis rattrapée en restreignant ma folle envie de lancer une ola (hola ?) à la fin de son spectacle en solo qu'elle a magnifiquement chorégraphié toute seule, merveilleusement dansé toute seule, splendidement costumé toute seule, et beautifulement musiqué grâce à son Homme.

Au jour 2, il a fait un temps modérément pourri, alors on a refait les soldes. En ciblant les chaussures cette fois, nous sommes des filles raisonnables.

Au jour 3, il a fait un soleil magnifique, alors on s'est dépêchés de suivre le programme de mes fantasmes, mais sans les tomates du jardin, parce que mon papa il a dit que les tomates de toutes façons, on n'en avait jamais avant le 15 juillet, hein, 'spèce de parisienne.
C'est vrai que j'ai toujours eu un intérêt très modéré pour toutes les choses du potager (dans leur phase qui précède mon assiette en tout cas) et du jardin en général (à part le saule pleureur, ne me demandez pas d'identifier un arbre).

Au jour 4, il a fait un temps "plus pourri tu meurs", genre pluies diluviennes, mais je sais bien que c'était pour ne pas me faire trop de peine à l'idée de repartir.
M'enfin je me serais passée de la pluie parisienne, elle n'était pas pas nécessaire, celle là.

Bilan, en vrac : le temps pourri c'est mauvais pour la carte bleue, j'ai un début de bronzage et plein de fringues que je porterai sans doute en décembre (quand ce sera la canicule, quoi), je n'ai toujours pas tous mes cadeaux pour l'anniversaire du Chéri dans 4 jours, et le planning de la semaine ne laisse rien présager de bon sur ma présence bloguesque. Mais j'ai 200 sujets de post sur le feu, je vous préviens ça va dépoter quand je vais reprendre un rythme de vie à peu près normal !

mercredi 4 juillet 2007

Fyfe écossaise

1 mois.
Ca fait un loooong mois que je n'ai pas pu voir mes coupines et mes coupains. La faute à mon emploi du temps et au leur, la faute au boulot qui prend toute la place, la faute aux obligations domestiques, etc, etc.

Je rentre à peine de 3 jours de boulot à l'étranger, et le Chéri s'est envolé ce matin même le pays du Levant. Allez, vous me remettrez bien 10 jours de séparation, pour le même prix !

Bref, tout ça pour dire que j'ai l'impression d'évoluer en plein syndrôme pré-menstruel (syndrôme inconnu de moi jusqu'ici, limite je croyais que les coupines, elles inventaient un peu). Mais le mien, il dure depuis un mois, quelqu'un peut m'expliquer siouplaît ?

Grogner, pleurer, ricaner, bien malin celui qui sait ce que je vais lui réserver dans la prochaine minute. En même temps, c'est assez simple, je finis toujours par avoir envie de mordre.
J'aime pas les gens. Sauf les gens que j'aime mais eux ça ne compte pas.

Heureusement parfois ça s'arrange. Par exemple quand je vais au cloub pour faire du "combat-de-corps", ce qui consiste principalement à simuler une attaque en règle, pas chassés - coups de pieds - coups de poings, contre un adversaire imaginaire (et croyez moi, j'ai largement le choix pour l'adversaire imaginé).
C'est chouette, Hulk-in-me se sent vraiment bieeeeeeeen.

Et puis après, je vais dans le sauna me faire griller un peu.
La chaleur, c'est tout ce que j'aime.
Toute seule dans la cabane en bois, allongée sur les lattes de bois brûlantes, je sens chaque muscle se détendre, doucement, une sensation agréable qui se répand petit à petit, le calme, enfin. Le temps n'a plus de prise sur moi, ouuuuf.
Une fille entre dans le sauna.
Elle est blonde, sa peau toute blanche, elle sourit, elle est belle.
Je crois que je l'aime.
Elle s'allonge sur la marche au-dessus de moi, et je sens presque nos corps se détendre à l'unisson.
La vie est belle, mon coeur est plein d'amour.
Deux filles entrent à leur tour, elles sont belles aussi. Qu'est ce que j'adore ces moments de communion féminine...
"Nan mais j'te jure elle a OSE me demander ça ce MATIN !!!.... Bla bla bla"
Non mais c'est quoi, cette voix de crécelle ???
"Alors moi, j'lui ai dit que oui, bien sûr j'allais quitter cette boîte pourrie"
Je rêve où elle est en train de me gâcher mon moment de communion féminine que tout le monde il est beau est gentil en parlant de BOULOT ???
%@$*`£ de #%^*$ , ça y est, je me souviens bien pourquoi je déteste les gens, là, j'me casse.

La douche, par contre, qu'est ce que c'est boooon. La température du corps redescend, l'énergie recommence à circuler, youhou, je sens que cette journée n'est pas si pourrie, d'ailleurs, mon pantalon m'a l'air un peu flottant aujourd'hui, punaise, le sport, c'est coooool.
Moi et mon nouveau corps, on va gentiement rentrer à la maison retrouver le Chat dans la bonne humeur.
Plop.
Plop.
Tiens, une goutte. Encore un parisien qui arrose un peu trop ses plantes sur son balcon.
Mais que cette lumière est belle, le soleil couchant, les nuages noirs, wahou....
FFrrrrchchchchchch (je sais, j'imite super mal les trombes d'eau qui me tombent sur la tronche).
Les trombes d'eau, donc.
Alors qu'il me reste 10 bonnes minutes de marche.
Sans parapluie.
Bouhouhouhouhou, laissez moi mourrir sur ce trottoir....

Demain, je pars en ouikend prolongé chez mes parents.
Là, vraiment, faudra que ça cesse, cette imitation de syndrôme à la con, sinon, je prévois une apocalypse sévère dans la région lyonnaise d'ici à dimanche.
Planquez vous.