mardi 11 septembre 2007

Wééééééééééééééé !

Bon ben je crois que là, on ne peut plus y échapper, voili voilou, comment vous dire, je sais bien que ça va être dur, m'enfin voilà, il va falloir vous y faire, il est l'heure.... L'heure de quoi ?

Ben de hurler :


MESSIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIICO !!!!!


(pardi)


Si jamais je ne réapparaissais jamais sur la blogotruc pour cause de nouvelle vie dans une geôle messicaine, je compte sur vous pour monter un comité de soutien et réclamer ma libération.

Pour la peine, je vous donne notre itinéraire.

Pas une mince affaire, ça, l'itinéraire, je vous signale.

Dans un premier temps, vu la grandeur du pays et le nombre de trucs à visiter, j'ai eu un petit moment de désespoir, et je me suis dit que finalement, plutôt que de choisir des lieux au hasard, on aurait pu faire un parcours thématique "noms rigolos".

Ce qui aurait donné ça :

(où l'on s'aperçoit que savoir bidouiller fotoshoup n'implique pas d'avoir un quelconque talent graphique)

Soit environ 2 millions de kilomètres.
Et nous on n'a que 3 semaines (et demi) de congés.

Alors on est revenus à des valeurs plus culturelles :

(où l'on s'aperçoit que savoir bidouiller fotoshoup ne dispense pas non plus d'avoir un humour approximatif)

On entrera dans les détails de cet itinéraire fascinant à mon retour (si t'as pas vu que c'était fascinant, c'est sans doute parce que tu as encore paumé tes lunettes : clique sur l'image pour qu'elle s'agrandisse, ça ira mieux).

L'avantage quand on a eu pour seules et uniques vacances de l'année une pauvre semaine même pas complète il y a déjà 5 mois, c'est qu'à la veille du départ tant attendu, on hésite entre se faire pipi dessus de bonheur (si, ça arrive), et partir dans un rire démoniaque à la seule évocation du lendemain.

Bref, excusez moi d'être brutale mais putain, j'me casse, et vous ne pouvez pas vous imaginer comme c'est bon !!!! Mouhahahahahahahaha !

Ou peut être que si, vous pouvez, auquel cas je vous autorise à me haïr cordialement !

Adios Amigos !!!!

dimanche 9 septembre 2007

A la recherche de la gaufre perdue

Au lieu de réfléchir au contenu de mon sac à dos, j'ai mangé des gaufres.

Ca m'a pris hier, la folle envie de gaufres au chocolat, juste après ma séance de supermarché (2 heures au Mo*nop pour choisir les gels douche, et coton tige de voyage).

Alors au lieu d'aller finir nos courses de voyage au vieux qui campe, on est allés à Tydar pour acheter un gaufrier.
Bizarrement, personne n'avait prévenu Tydar que 31 ans s'étaient écoulés depuis le mariage de mes parents, et que personne n'allait mettre 2 millions de dollars dans un gaufrier vintage.

J'ai failli pleurer (il ne faut pas contrarier les filles qui arrêtent de fumer).

A ce moment là, j'ai dû retourner au supermarché parce que j'avais oublié d'acheter des trucs pour abreuver les zamis qui allaient venir à la maison le soir.
Faute de gaufrier, je n'ai pas acheté de Nut*ella pour accompagner les gaufres de mes rêves.

Alors je me suis consacrée à la recherche d'un endroit qui vendrait des gaufres toutes faites.

Mais faut croire que ce n'est vraiment plus à la mode, les gaufres, parce que PERSONNE n'en vendait dans un périmètre de 1 kilomètre autour de ma maison.

Là, j'ai pleuré.

Du coup, le Chéri a proposé d'aller voir dans la petite boutique là-bas si par hasard ils n'avaient un gaufrier.

Il était beau, il était petit, et il n'était pas cher (ce qui compte quand on sait qu'il va occuper une mini-cuisine parisienne et qu'il sera utilisé une fois tous les 5 ans environ).

Bref, je l'ai tout de suite aimé et adopté.

Là, je me suis aperçue que je n'avais pas de Nu*tella.
Horreur, malheur.
Troisième visite de la journée au supermarché, donc.

Quand j'ai ramené mon précieux butin à la maison, le Chéri m'a demandé : "on a des oeufs ?".
...
Alors il paraîtrait que sans oeufs, on ne peut pas trop faire de gaufre.
Les lois culinaires sont cruelles je trouve.

Dimanche, je suis donc allée devinez où pour acheter des oeufs.

Et, enfin, par miracle, j'ai pu manger des gaufres.
Tout l'après midi.
Fallait bien rentabiliser, non ?

A l'heure où je vous écris, j'ai un peu la nausée, et je commence à me paniquer sévèrement rapport au sac-à-dos qui n'est pas prêt du tout alors qu'il ne me reste qu'une micro-soirée pour m'en occuper, et que stressée comme je vais être, à tous les coups je vais oublier un truc genre mon passeport ou les billets d'avion.
Oups.

jeudi 6 septembre 2007

15 minutes of fame

Je me suis proposée pour répondre à une chaîne.

Oui, bon, certes, j'avais dit que j'étais en grève de chaînes, et paf, j'en redemande, ça peut paraître bizarre.

Ce n'est pas de la schizophrénie, c'est juste mon égo démesuré qui s'exprime : cette fois, au lieu d'être noyée dans la masse, ce sont des questions per-son-na-li-sées (en l'occurence par ma coupine g.) ! Et moi j'ai toujours rêvé de faire une interview !
(à la base, dans mon rêve, c'était pour une merveilleuse performance dans un groupe de rock qu'on m'interviewait, mais vu que je n'ai pas touché à ma guitare depuis que j'ai appris à jouer "Les portes du pénitencier" il y a environ 10 ans, comme motif de l'interview, on va se contenter de "un commentaire pourri laissé chez g." ).

C'est parti.

1- Pourquoi "Fyfe" ? [Et ne me réponds pas "pourquoi pas" hein]
Là, limite je me prends pour la rockeuse parce que l'intervieweuse, elle me connaît bien. Genre je suis connue, quoi.
Hum, bon, bref.
"Fyfe", c'est pour laisser s'exprimer la créativité de la blogosphère, tu vois.
Jusqu'ici, j'ai rencontré deux écoles : ceux qui prononcent [Fyfé] (à l'italienne, donc), et ceux qui prononcent [Faillefe] (à l'améwicaine, donc).
Mais en vrai je ne suis ni Laura Pausini, ni Courtney Love, et donc dans ma tête à moi ça se prononçait bêtement à la française.
Je sais, c'est décevant.
La suite des explications serait encore plus désapointante, alors je vous épargne et je laisse le mythe se perpétuer (et mes chevilles dégonfler).

2- Qu'est-ce qui t'embête le plus depuis les 6 derniers mois ?
Oh la la, c'est maaaaal, g., de me relancer sur le terrain de la politique alors que j'essaye d'oublier... Je sais que mes chansons sont militantes, mais je m'exprime comme une citoyenne lambda, je ne veux pas faire des sujets politiques le centre de ma carrière, you know, je suis comme tout monde finalement.

3- Y a t'il une chance pour qu'on se croise un jour ?
J'sais pas, tu veux jamais me dire où tu vas ;)
J'aurais aimé te croiser à Hanoï, ou à Paris, et si tu as bien choisi ta nouvelle destination, je suis sûre que j'aimerai t'y croiser...

4- Que penses-tu des machos ?
Ils me font rire. Beaucoup.
Autant le sexisme caché sous un vernis politiquement correct me transforme invariablement en Hulkette, autant j'ai une certaine tendresse pour les machos affichés.
Parce que quand je pense macho, je pense immédiatement à mes origines italiennes, là où en d'autres temps, les mecs étaient de vrais machos qui devaient avoir l'air de commander. Mais juste l'air, hein, parce qu'en réalité, tout le monde savait bien que c'est la mama qui détenait le pouvoir.
J'adore ce genre de résistance pacifique et discrète (que je ne saurais pas du tout appliquer personnellement, est ce la peine de le préciser ?).
Les machos tels que je les conçois me paraissent faciles à contrer, et puis, de nos jours, ils ont un côté désuet et gentiement ridicules.

5- Si tu avais et l'argent et l'envie, dans quelle voiture roulerais-tu ?
Pfiou, si j'avais l'argent, je me débrouillerais pour continuer toute ma vie à ne pas avoir de voiture...
Ca m'intéresse tellement pas que je ne saurais même citer un modèle...
Ah si, je voudrais un truc de super héro (meuh non j'ai pas un problème d'égo), du genre Batmobile, ou Kit (qui a dit Papamobile ?????), histoire qu'elle conduise toute seule et me fasse une manucure pendant le trajet.









Bon, et maintenant que j'ai fait ma star (merciiiiii g. !), voilà les instructions :

- Vous laissez un commentaire de votre choix, qui ou qui n'a pas à voir avec la choucroute

- En réponse, je vous pose 5 questions et je me ruine le cerveau si j'en crois l'expérience de g.

- Vous répondez chez vous, et paf, ça fait une chaîne, vous posez des questions aux commentateurs, blablabla... (Vous pouvez aussi répondre ici si vous êtes Sans Blog Fixe)

mercredi 5 septembre 2007

No smoking please / J+5

Trop facile d'arrêter de fumer.

Tout le monde vous le dira, il suffit de s'occuper l'esprit, les doigts, et la bouche. Faire diversion.

C'est très très simple, finalement.

Alors voilà, j'ai pensé à mes vacances (J-7, youhou, salto avant, messieurs dames), j'ai pensé à mon anniv' d'octobre (fête - pas fête, j'invite qui, quels cadeaux surprises je vais avoir), j'ai pensé à Noël (et qu'est ce que je vais offrir au Chéri ? Et à soeurette ? Et à mes parents ? Et au Chat (ben quoi j'ai besoin de m'occuper l'esprit on a dit)), j'ai pensé à Pâques aussi, et puis aux prochaines vacances, à celles de dans deux ans, à ma carrière professionnelle de maître du monde (Je ne vous en ai jamais parlé ? Une autre fois, hein), à ma retraite, à.... non ben on va s'arrêter là hein.

Occupons nous les mains plutôt.
Bon, après 10 tentatives de manucure échouées (sous-couche, vernis, double vernis, c'est raté, dissolvant, sous-couche, vernis, double vernis, c'est raté, etc, etc, etc), il s'est avéré que j'aurais réussi à fumer en faisant n'importe quoi d'autre. Ben ouais, j'étais achte forte en fumeuse.

La bouche ?
Ben ouais, mais après mes 5 cafés, 6 capuccinos, 8 thés, j'ai décidé de mettre le holà sur le liquide (je vais passer une nuit magique : insomnie et pipiroom, c'est le thème).
Du coup j'ai mangé tout ce que j'ai pu trouver dans la maison depuis que je suis rentrée du boulot (au boulot, j'avais fini de manger mes ongles, et j'allais attaquer mes doigts).

Voilà voilà.
La la la.

Maintenant que j'ai la tête pleines d'idées noires sur ma vie que je sais pas à quoi elle sert, sur mes ongles tout pourris tout mangés, et que j'ai l'estomac plein à craquer au point d'avoir la nausée, ben je peux l'affirmer : j'ai grave envie de fumer, que si tu passes en bas de ma fenêtre avec une cigarette, tu risques de te faire agresser par une folle furieuse qui en veut à ton tabac.

Allez, plus que 70 ans à tenir, hein ! (ouaip, j'ai décidé de vivre très très vieille en plus).


PS : Nan mais bon, je suis toujours aussi fière, quand même :)

mardi 4 septembre 2007

Pas aidée

J'arrête de fumer, certes, mais vous admettrez que je ne suis pas aidée.

Cécilia m'en veut personnellement. La preuve, elle a déclaré :

"Toute ma vie, j'ai aidé les gens qui souffrent : je ne vais pas changer aujourd'hui. Je suis heureuse d'avoir pu apporter du soutien à des enfants et à leurs familles dans la douleur. [...]
On ne m'empêchera jamais d'essayer d'aider ou de soulager la misère du monde, dans quelque pays que ce soit."

Allons bon, la première dame de France est l'alter égo de mère Teresa.

Je ne sais pas si quand elle parle d'aider les gens qui souffrent et de soulager la misère du monde, elle fait allusion à son passage dans le mannequinat, son mariage avec Jacques martin, ou celui avec le Président, en tout cas je suis sûre qu'elle fait exprès de dire des trucs aussi ridicules juste pour m'énerver et me faire craquer sur une cigarette.

Ca ne prend pas.
Même pas mal.

EDIT (c'est un complot) :
Alors qu'on se décarcasse pour retrouver le scooter volé du fils du président, il en profite pour faire des bêtises dignes d'une petite racaille. Voilà une mission de soulagement de la misère du monde à la hauteur de la réincarnation de Mère Teresa : remettre le fiston dans le droit chemin avant que son papa le karchérise...

lundi 3 septembre 2007

No smoking please / J+3

C'était décidé depuis un moment : en août, on arrêtait de fumer.

Pourquoi arrêter de fumer ?

Parce qu'à 5 euros le paquet, ça revient à environ 2 000 euros par personne et par an (glurps).

Parce que je commençais à avoir une sale toux au réveil, et que l'idée de finir par parler comme Dark Vador avec un trou dans la gorge me terrifie.

Parce que la clope, c'est une addiction, qu'une addiction, c'est de l'esclavage, et qu'elle veut être liiiiiibre, Fyfe (y en a même qui l'ont vu voler).

Pourquoi août ?

Ben d'abord parce qu'à l'époque, ça semblait suffisamment loin pour qu'on ait le temps d'oublier (raté).

Parce qu'en août, c'est bien connu, on travaille au ralenti, sans stress, dans la zenitude (raté).

Et parce qu'en août, il fait très très chaud, ce qui ne donne pas envie d'aspirer de la fumer brûlante (encore raté).

Les semaines ont passé, on s'est renseignés pour savoir s'il existait des méthodes magiques pour perdre l'envie de fumer, parce que c'est ça le plus dur : faire son deuil définitif du plaisir nicotinien...

Apparemment il en existe, mais aucun de nous deux n'a eu la présence d'esprit de prendre rendez vous chez les magiciens conseillés. On fera ça demain, j'ai oublié de prendre le numéro, blablabla (procrastination et flemmingite usuelles).

Et paf, sans qu'on s'en rende compte, on était le 31 août, on allait partir en ouikend chez mes parents, et on fumait encore.
La loose.

Alors, on a courageusement éteint notre cigarette sur le quai de la gare de Lyon Part Dieu vendredi soir, et on s'est bravement lancés dans la grande aventure non fumeuse.

...


A J+3, je suis à même de confirmer que l'arrêt du tabac provoque de grave perturbations émotionnelles.

Exemple :
"NON MAIS C'EST BON, TU VAS ARRÊTER DE ME SAOÛLER AVEC TON SEL, JE VAIS TE LE PASSER, TU PEUX ATTENDRE DEUX SECONDES, NAN? ET T'AS VU COMMENT TU ME PARLES ? J'EN AI MAAAAAAAARRE, BOUHOUHOUHOUHOUHOU".

Tout va bien, c'est nor-mal.

L'arrêt du tabac peut également provoquer des hallucinations gênantes, et notamment des visions tabagiques peu appropriées : tentatives de fumage de doigts (rhô zut y avait pas de clope dans ma main), bureaux de tabac équipés de haut parleurs me sussurant de rentrer à l'intérieur, etc etc.

Ce n'est pas tout à fait normal, mais tout va bien quand même.

Et puis je ne passe pas mon temps à me lamenter sur ma frustration nicotinique, ou a me retenir de rouler une pelle à ma collègue qui aspire la dernière bouffée de sa cigarette.

Non, mes journées restent parsemées de furtifs moments de bonheur : en descendant du train, en sortant du boulot, de la cantine, après le dîner, avec mon thé, la vie me donne mille occasions d'oublier un instant que je ne fume plus : je souris, prend une bonne bouffée d'air frais, plonge ma main dans mon sac à main, et voilà : ça fait une bonne demi-seconde de plénitude avant de me souvenir que non, y a rien à prendre dans mon sac à main.

A part ça, mon estomac est devenu un gouffre qui ne se remplit jamais.
Tout va bien, bientôt je serais trop obèse pour franchir le seuil de ma porte et aller m'acheter ma drogue.

En attendant, je ne peux pas nier que je suis incroyablement fière de moi.