Il y a des gens qui, quand ils sont mal à l'aise, savent le cacher habilement, ou pour le moins rester muets comme des carpes (encore qu'on n'a jamais prouvé que les carpes n'étaient pas les pires pourvoyeuses de ragots du monde sous-marin).
Et puis il y a des gens qui, allez savoir pourquoi, ont un débit de paroles ineptes proportionnel à leur malaise.
C'est assez idiot comme comportement.
Mais le savoir ne rend pas pour autant capable de fermer sa bouche dans une situation gênante.
Prenons un exemple tout-à-fait au hasard (toute ressemblance avec des faits ou des personnes réels serait évidemment fortuite, et ne pourrait bien sûr pas engager la responsabilité de l'auteure (c'est moi, ça), responsabilité complètement déclinée d'une manière générale sur ce blog de toutes façons).
Admettons donc qu'une personne inconnue qui ne s'appellerait pas Fyfe du tout souffre de ce trouble comportemental.
Bien.
Admettons que cette inconnue qui n'aurait d'ailleurs même pas de blog, se retrouve devant son chef paranoïaque et fâché.
Paranoïaque parce que la nature est ainsi faite que quand on est con on est con (copyright G. Brassens), et fâché pour la même raison, mais aussi parce qu'il serait persuadé que la dite inconnue lui a volé un dossier hautement stratégique (la huitième révision du plan quadriennal de sauvetage de l'industrie du minitel en Haute Garonne, HRPQSIMHG pour les intimes, alors vous pensez) en usant de méthodes peu orthodoxes du type "coucher avec le directeur".
En voilà une situation qu'elle est gênante.
Bien sûr, expliquer au chef que l'inconnue se serait fort bien passée de ce dossier moisi alors qu'elle croûle déjà tellement sous les dossiers pourris qu'elle a peur de voir la moisissure s'étendre sur son corps alors que les poils gris ne sont définitivement pas fashion cet automne n'est pas une option (le chef n'entend rien à la mode).
Faire valoir que si le dossier lui a été retiré, c'est d'abord parce qu'on ne le lui avait jamais confié (admirez la logique), et pour cause, tout ce qui passe dans ses mains est voué à être enterré vivant (ce qui est un vrai cauchemard, même pour un dossier) ?
Non plus, parce que j'ai omis de préciser que l'inconnue est un peu une truffe qui a tendance à ne pas vouloir faire perdre la face à ses interlocuteurs, eussent ils mérité bien pire.
Alors concrètement, ça donne quoi cette situation gênante ?
Je vous laisse juger :
Chef : " Vous allez où ?"
Inconnue : " Euh là maintenant, j'allais en réunion."
Chef :"..."
Inconnue : "C'est une réunion HRPQSIMHG. Mais pas une réunion importante, hein. Une réunion de lancement, avec les gens concernés. Enfin, je veux dire, pas tous les gens concernés non plus. Juste les gens un peu concernés. Enfin pas tout le monde quoi. Ahem."
Chef : "..."
Inconnue : "Oui c'est bizarre, moi non plus je n'ai pas vraiment compris, c'est le directeur qui a organisé ça. Ca ne sera pas très passionnant. Mais je vous raconterai bien sûr. Enfin si vous voulez. Si vous ne voulez pas, parce que vous considérez que cela ne vous concerne pas ou plus, je ne dirai rien, hein. C'est comme vous voulez en fait."
Chef : "..."
Inconnue : "Enfin, je vais vous laissez, vous devez sans doute être très occupé avec le dossier... Avec un dossier, quoi. Pas celui-ci mais un autre. Quel qu'il soit. Mais sans aucun doute très intéressant. Et plus important que le HRPQSIMHG, bien sûr. Ahahem."
Chef : "..."
Inconnue : " Bon, ben je vais y aller, parce que le directeur m'attend, là. Enfin, il ne m'attend pas moi-moi, hein. Il s'en fiche de moi en fait, je pense. Je veux dire, il veut juste la partie de moi qui s'occupe du dossier. Enfin, je veux dire.... Bon, ben, je crois que je vais vraiment y aller."
(faites moi taire, faites moi taire, achevez moi, faites quelque chooooooooooose !)
mercredi 24 octobre 2007
mardi 23 octobre 2007
Dilemme
Parfois il faut se poser les vraies questions.
Le matin, devant le miroir de la salle de bain, je suis convaincue : c'est décidé, j'y vais.
Et puis à l'heure de se lancer, je me défile.
Les doutes, les questions, la trouille.
Est ce vraiment ce que je veux ?
N'est ce pas une prise de risque inconsidérée ?
Mes dernières expériences ne m'inciteraient-elles pas à temporiser un peu, repousser le moment fatidique ?
Le réflexe pavlovien est réveillé : non, non, non, je n'irai pas.
Trop dangereux.
D'un autre côté, il existe une chance, une maigre chance, d'être plus heureuse après.
Oui mais pour combien de chances de raviver des traumatismes du passé ?
Les statistiques jouent contre moi. Je dirai 50 contre 1.
Et pourtant, je sais que j'y retournerai, que j'essayerai à nouveau de faire confiance à un inconnu pas forcément bien intentionné.
Bon, soyons objectifs, de toutes façons, ce n'est plus possible, il FAUT faire quelque chose.
Bon, allez, c'est décidé, je vais chez le coiffeur.
(un de ces jours)
Le matin, devant le miroir de la salle de bain, je suis convaincue : c'est décidé, j'y vais.
Et puis à l'heure de se lancer, je me défile.
Les doutes, les questions, la trouille.
Est ce vraiment ce que je veux ?
N'est ce pas une prise de risque inconsidérée ?
Mes dernières expériences ne m'inciteraient-elles pas à temporiser un peu, repousser le moment fatidique ?
Le réflexe pavlovien est réveillé : non, non, non, je n'irai pas.
Trop dangereux.
D'un autre côté, il existe une chance, une maigre chance, d'être plus heureuse après.
Oui mais pour combien de chances de raviver des traumatismes du passé ?
Les statistiques jouent contre moi. Je dirai 50 contre 1.
Et pourtant, je sais que j'y retournerai, que j'essayerai à nouveau de faire confiance à un inconnu pas forcément bien intentionné.
Bon, soyons objectifs, de toutes façons, ce n'est plus possible, il FAUT faire quelque chose.
Bon, allez, c'est décidé, je vais chez le coiffeur.
(un de ces jours)
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Misères du quotidien
dimanche 21 octobre 2007
Hypnotifysée
Ne me demandez pas comment j'en suis arrivée à me retrouver devant ce type à qui je venais raconter ma vie depuis peu en échange de monnaie sonnante et trébuchante, ne me demandez pas pourquoi ce jour là, les mots se refusaient à moi, et ne me demandez pas pourquoi ça l'a amené à me proposer de m'hypnotiser.
En tout cas, à ce moment là, j'ai clairement vu dans ma tête des images variées de personnes qui oublient le chiffre 4, ou d'autres allongées entre deux chaises pendant qu'on leur grimpe sur le ventre.
Moment de panique.
Non parce que moi le chiffre 4, je m'en sers régulièrement, d'ailleurs c'est mon étage au boulot. Peut pas m'en passer comme ça, voyez vous.
Et puis mes abdos, bon, je dois dire que depuis que Fyfe a délaissé Davina, j'ai un peu peur qu'ils ne puissent pas supporter le poids du monsieur, là.
La terreur doit se lire dans mes yeux, parce qu'avec ses mots rassurants, il m'explique. Je ne ferai rien contre ma volonté, je pourrai revenir à un état conscient à tout moment, et je pourrai garder le chiffre 4 et tous ces copains.
Ah ben me voilà tout à fait sereine alors. Non, c'est vrai, c'est pas comme si je m'étais déjà préoccupée de mon inconscient, celui là même que j'allais confier à un quasi-inconnu, hein ? De toutes façons ça sert à quoi un insconscient, mmh ?
Bon et ce n'est pas non plus comme si j'étais un cas désespéré pour les trucs bizarres. Pas comme si le magnétiseur qui avait fait disparaître les verrues de tous mes camarades d'école avait considéré après trois séances infructueuses que j'étais un cas réfractaire, perdu pour le magnétisme. Hum.
Et bien sûr, ce n'est pas comme si je n'étais pas la fille la plus bécasse du monde, du genre à être plus gênée que les autres quand ils perdent la face.
Misère, c'est clair, ça va être atroce, il va essayer de m'hypnotiser, ça ne va pas marcher, il va insister, et devra finalement abandonner, et moi je vais vivre un de ces moments de solitude qui m'empêchera de dormir les trois prochaines années.
A moins que je fasse semblant.
Oui mais on fait comment pour imiter une hypnotisée quand on n'en a jamais vu ?
Je devrais faire rouler mes yeux ? Faire semblant de dormir ? Tirer la langue ? Baver ?
Bon, pour commencer, il me demande de lever les yeux en haut à gauche.
Jusqu'ici tout va bien.
Me concentrer sur ma respiration, et sur ma voix.
Fermer les yeux et laisser retomber ma tête si j'en ai envie.
Est ce que je sais, si j'en ai envie, moi ? Bon, ok, laissons nous aller.
Pourvu que je ne m'endorme pas.
Si je me fais réveiller par ses petites secousses alors qu'un filet de bave s'échappe de ma bouche, mon égo ne s'en remettra jamais.
Vraiment, pourvu que je ne m'endorme pas.
Ca y est, c'est l'heure du drame.
Il demande à mon inconscient de faire lever mon index droit s'il l'entend.
Si je n'étais pas si gênée pour le four que l'hypnotiseur va faire, j'aurais envie de rire, dis donc.
Mon index droit, il est confortablement installé sur ma cuisse droite, et je doute qu'il bouge, là. Parce que moi je suis parfaitement consciente du ridicule de la situation.
Et qu'à ma connaissance, mon inconscient n'est pas pourvu d'oreilles, ni de liaisons au muscle de mon index d'ailleurs.
Evidemment, rien ne se passe.
L'ordre est répété. Gentiment, mais fermement.
Pauvre homme, il croit vraiment parler à mon inconscient.
Si je lève mon index volontairement, je lui sauve la face.
Et je me fous peut être dans une merde noire parce que va savoir ce qu'il va demander à mon insconscient après.
Bon, et si tout simplement j'ouvrais les yeux pour lui expliquer que ça ne marche pas ?
Ouh la, beaucoup trop adulte comme réaction. Moi j'ai la frousse.
Parce qu'après il ne m'aimera plus le monsieur. Je lui rappellerai pour toujours l'échec cuisant de sa carrière d'hypnotiseur.
Ouh la mais qu'est ce qui se passe ?
Ca bouge par là, je le sens.
Put***de bor** de mer**, c'est mon index, là, qui est en train de se reposer tout doucement sur ma cuisse ?
C'est pas possible, c'est pas possible.
Il n'était pas levé, comment il peut se reposer ?
Ok, c'est bon, maintenant je flippe ma mère.
On peut arrêter les trucs genre remake de "L'exorciste" et se concentrer sur ma relaxation, là ?
Oui, voilà, en me disant des trucs comme ça.
Pfiou.
Calme.
Zen.
Quelle voix magnifique, douce et chaude, quand même.
Quoi, rouvrir les yeux et me réveiller, déjà ?
Juste au moment où mon inconscient et moi on commençait à s'entendre ?
Mais c'est cruel, ça !
Croyez moi ou pas, il a refusé de me délivrer un certificat d' "hypnotisée".
Franchement, mon inconscient et moi on a été super vexés.
En tout cas, à ce moment là, j'ai clairement vu dans ma tête des images variées de personnes qui oublient le chiffre 4, ou d'autres allongées entre deux chaises pendant qu'on leur grimpe sur le ventre.
Moment de panique.
Non parce que moi le chiffre 4, je m'en sers régulièrement, d'ailleurs c'est mon étage au boulot. Peut pas m'en passer comme ça, voyez vous.
Et puis mes abdos, bon, je dois dire que depuis que Fyfe a délaissé Davina, j'ai un peu peur qu'ils ne puissent pas supporter le poids du monsieur, là.
La terreur doit se lire dans mes yeux, parce qu'avec ses mots rassurants, il m'explique. Je ne ferai rien contre ma volonté, je pourrai revenir à un état conscient à tout moment, et je pourrai garder le chiffre 4 et tous ces copains.
Ah ben me voilà tout à fait sereine alors. Non, c'est vrai, c'est pas comme si je m'étais déjà préoccupée de mon inconscient, celui là même que j'allais confier à un quasi-inconnu, hein ? De toutes façons ça sert à quoi un insconscient, mmh ?
Bon et ce n'est pas non plus comme si j'étais un cas désespéré pour les trucs bizarres. Pas comme si le magnétiseur qui avait fait disparaître les verrues de tous mes camarades d'école avait considéré après trois séances infructueuses que j'étais un cas réfractaire, perdu pour le magnétisme. Hum.
Et bien sûr, ce n'est pas comme si je n'étais pas la fille la plus bécasse du monde, du genre à être plus gênée que les autres quand ils perdent la face.
Misère, c'est clair, ça va être atroce, il va essayer de m'hypnotiser, ça ne va pas marcher, il va insister, et devra finalement abandonner, et moi je vais vivre un de ces moments de solitude qui m'empêchera de dormir les trois prochaines années.
A moins que je fasse semblant.
Oui mais on fait comment pour imiter une hypnotisée quand on n'en a jamais vu ?
Je devrais faire rouler mes yeux ? Faire semblant de dormir ? Tirer la langue ? Baver ?
Bon, pour commencer, il me demande de lever les yeux en haut à gauche.
Jusqu'ici tout va bien.
Me concentrer sur ma respiration, et sur ma voix.
Fermer les yeux et laisser retomber ma tête si j'en ai envie.
Est ce que je sais, si j'en ai envie, moi ? Bon, ok, laissons nous aller.
Pourvu que je ne m'endorme pas.
Si je me fais réveiller par ses petites secousses alors qu'un filet de bave s'échappe de ma bouche, mon égo ne s'en remettra jamais.
Vraiment, pourvu que je ne m'endorme pas.
Ca y est, c'est l'heure du drame.
Il demande à mon inconscient de faire lever mon index droit s'il l'entend.
Si je n'étais pas si gênée pour le four que l'hypnotiseur va faire, j'aurais envie de rire, dis donc.
Mon index droit, il est confortablement installé sur ma cuisse droite, et je doute qu'il bouge, là. Parce que moi je suis parfaitement consciente du ridicule de la situation.
Et qu'à ma connaissance, mon inconscient n'est pas pourvu d'oreilles, ni de liaisons au muscle de mon index d'ailleurs.
Evidemment, rien ne se passe.
L'ordre est répété. Gentiment, mais fermement.
Pauvre homme, il croit vraiment parler à mon inconscient.
Si je lève mon index volontairement, je lui sauve la face.
Et je me fous peut être dans une merde noire parce que va savoir ce qu'il va demander à mon insconscient après.
Bon, et si tout simplement j'ouvrais les yeux pour lui expliquer que ça ne marche pas ?
Ouh la, beaucoup trop adulte comme réaction. Moi j'ai la frousse.
Parce qu'après il ne m'aimera plus le monsieur. Je lui rappellerai pour toujours l'échec cuisant de sa carrière d'hypnotiseur.
Ouh la mais qu'est ce qui se passe ?
Ca bouge par là, je le sens.
Put***de bor** de mer**, c'est mon index, là, qui est en train de se reposer tout doucement sur ma cuisse ?
C'est pas possible, c'est pas possible.
Il n'était pas levé, comment il peut se reposer ?
Ok, c'est bon, maintenant je flippe ma mère.
On peut arrêter les trucs genre remake de "L'exorciste" et se concentrer sur ma relaxation, là ?
Oui, voilà, en me disant des trucs comme ça.
Pfiou.
Calme.
Zen.
Quelle voix magnifique, douce et chaude, quand même.
Quoi, rouvrir les yeux et me réveiller, déjà ?
Juste au moment où mon inconscient et moi on commençait à s'entendre ?
Mais c'est cruel, ça !
Croyez moi ou pas, il a refusé de me délivrer un certificat d' "hypnotisée".
Franchement, mon inconscient et moi on a été super vexés.
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Psy-fyfe
jeudi 18 octobre 2007
Tabac, faiblesse et magie
Il y a quelques mois, sentant grandir ma motivation pour arrêter de fumer, j'avais lancé un appel au peuple webien pour connaître vos méthodes magiques de sevrage tabagique.
Il y a moins de mois, je m'étais lancée dans la grande aventure de "la vie sans tabac" sans aide magique d'aucune sorte, à grand renfort d'annonces tonitruantes ici même et auprès de mes amis.
L'idée, c'était que mon ego ne supporterait pas l'humiliation d'un échec après avoir autant fait la maline, et que du coup, je n'aurais pas d'autre choix que de continuer à arrêter.
En un sens, je ne me suis pas trompée : il était effectivement hors de question d'avoir à avouer que j'abandonnais une si belle résolution.
Par contre, force est de constater que mon ego et ma conscience se sont très bien accommodés du mensonge par omission.
En fait, ça me semblait un petit peu ridicule de confesser qu'au bout de quelques temps, nous nous étions temporairement accordé une cigarette quotidienne.
Et puis, quand la cigarette s'est transformée en cigarette et demie, l'événement ne méritait pas non plus de faire la une des journaux.
Au bout de quelques semaines, pourtant, il a commencé à me sembler évident que fumer 4 à 5 cigarettes chaque jour n'était pas tout à fait digne d'une non fumeuse.
La vérité, c'est que j'ai réussi à me faire faire culpabiliser par un logiciel. Farpaitement. Un machin avec des 1 et des 0 dedans m'a fichu une honte m'obligeant à regarder la vérité en face : j'ai arrêté d'arrêter de fumer.
Alors je ne voudrais pas balancer, mais c'est quand même complètement la faute à Sixtine. C'est elle qui a fait rentrer dans ma vie ce logiciel maudit, "stopclopes", qui tous les matins quand tu ouvres ton ordi te félicite joyeusement :"Hourraaaaaa ! Vous avez arrêté de fumer il y a 47 jours, vous avez épargné 248.63 Euros et 8 jours de votre vie, vous êtes vraiment la plus belle, la plus intelligente, la plus forte, et la plus honnête du monde !!!".
(Il n'est pas exclu que j'exagère un peu)(mettez ça sur le compte du manque).
Arrive un moment où même ma mauvaise foi légendaire a du mal à assumer ces félicitations matinales alors que se rappelle à moi le charmant goût de cendrier dans ma gorge quand le soir j'en allume une petite dernière avant de me brosser les dents.
Bref, il fallait que je vous le dise et que je désactive ce $%!&?§ de logiciel empêcheur de fumer en rond (fumer en rond, ronds de fumée, mouhahaha).
Oui, je sais. Vous pouvez me lancer des cailloux (pour le jeu de mot qui pue et pour ma volonté pourrie)(je décline toute responsabilité en ce qui concerne vos écrans).
Ceci étant avoué, je précise que je n'ai pas pour autant lâché l'affaire, mais seulement suffisamment ravalé mon ego pour faire appel à la magie.
Non, je ne suis pas en train de sombrer dans une crise de mystifyfme (le manque de cigarette nuit à mon humour, que voulez vous).
Et oui, j'ai de bonnes raisons de croire aux méthodes plus ou moins magiques.
Mon oncle a arrêté de fumer du jour au lendemain sans aucune sensation de manque après s'être fait poser des électrodes ou je ne sais quoi partout sur le corps (c'est assez loin de Paris, malheureusement).
Mon dentiste m'a conseillé l'auriculothérapie qui a radicalement passé l'envie de tabac à un de ses patients (pas moyen d'avoir un nom d'auriculothérapeuthe garanti sans charlatanisme, quelle misère).
Me reste l'hypnose. Ça fait peur, hein ? (Tsss, même pas mal, je me suis DÉJÀ faite hypnotiser, je vous raconte ça la prochaine fois). En tout cas, pour le coup, j'ai un nom, gentiment proposé par une lectrice... Me reste à trouver le courage de passer le coup de fil...
Il me faut un peu de temps pour faire le deuil je crois (plus jamais envie de fumer, c'est un peu triste, non ?).
Il y a moins de mois, je m'étais lancée dans la grande aventure de "la vie sans tabac" sans aide magique d'aucune sorte, à grand renfort d'annonces tonitruantes ici même et auprès de mes amis.
L'idée, c'était que mon ego ne supporterait pas l'humiliation d'un échec après avoir autant fait la maline, et que du coup, je n'aurais pas d'autre choix que de continuer à arrêter.
En un sens, je ne me suis pas trompée : il était effectivement hors de question d'avoir à avouer que j'abandonnais une si belle résolution.
Par contre, force est de constater que mon ego et ma conscience se sont très bien accommodés du mensonge par omission.
En fait, ça me semblait un petit peu ridicule de confesser qu'au bout de quelques temps, nous nous étions temporairement accordé une cigarette quotidienne.
Et puis, quand la cigarette s'est transformée en cigarette et demie, l'événement ne méritait pas non plus de faire la une des journaux.
Au bout de quelques semaines, pourtant, il a commencé à me sembler évident que fumer 4 à 5 cigarettes chaque jour n'était pas tout à fait digne d'une non fumeuse.
La vérité, c'est que j'ai réussi à me faire faire culpabiliser par un logiciel. Farpaitement. Un machin avec des 1 et des 0 dedans m'a fichu une honte m'obligeant à regarder la vérité en face : j'ai arrêté d'arrêter de fumer.
Alors je ne voudrais pas balancer, mais c'est quand même complètement la faute à Sixtine. C'est elle qui a fait rentrer dans ma vie ce logiciel maudit, "stopclopes", qui tous les matins quand tu ouvres ton ordi te félicite joyeusement :"Hourraaaaaa ! Vous avez arrêté de fumer il y a 47 jours, vous avez épargné 248.63 Euros et 8 jours de votre vie, vous êtes vraiment la plus belle, la plus intelligente, la plus forte, et la plus honnête du monde !!!".
(Il n'est pas exclu que j'exagère un peu)(mettez ça sur le compte du manque).
Arrive un moment où même ma mauvaise foi légendaire a du mal à assumer ces félicitations matinales alors que se rappelle à moi le charmant goût de cendrier dans ma gorge quand le soir j'en allume une petite dernière avant de me brosser les dents.
Bref, il fallait que je vous le dise et que je désactive ce $%!&?§ de logiciel empêcheur de fumer en rond (fumer en rond, ronds de fumée, mouhahaha).
Oui, je sais. Vous pouvez me lancer des cailloux (pour le jeu de mot qui pue et pour ma volonté pourrie)(je décline toute responsabilité en ce qui concerne vos écrans).
Ceci étant avoué, je précise que je n'ai pas pour autant lâché l'affaire, mais seulement suffisamment ravalé mon ego pour faire appel à la magie.
Non, je ne suis pas en train de sombrer dans une crise de mystifyfme (le manque de cigarette nuit à mon humour, que voulez vous).
Et oui, j'ai de bonnes raisons de croire aux méthodes plus ou moins magiques.
Mon oncle a arrêté de fumer du jour au lendemain sans aucune sensation de manque après s'être fait poser des électrodes ou je ne sais quoi partout sur le corps (c'est assez loin de Paris, malheureusement).
Mon dentiste m'a conseillé l'auriculothérapie qui a radicalement passé l'envie de tabac à un de ses patients (pas moyen d'avoir un nom d'auriculothérapeuthe garanti sans charlatanisme, quelle misère).
Me reste l'hypnose. Ça fait peur, hein ? (Tsss, même pas mal, je me suis DÉJÀ faite hypnotiser, je vous raconte ça la prochaine fois). En tout cas, pour le coup, j'ai un nom, gentiment proposé par une lectrice... Me reste à trouver le courage de passer le coup de fil...
Il me faut un peu de temps pour faire le deuil je crois (plus jamais envie de fumer, c'est un peu triste, non ?).
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Misères du quotidien
dimanche 14 octobre 2007
Fyfelita la mexicana - Part. 3
Après trois semaines de visites intensives de villes coloniales, de sites mayas, aztèques, olmèques, zapotèques (et leur copains en "èques"), de jungles et de plages paradisiaques, je suis en mesure de vous fournir gracieusement un petit guide de la préparation basique pré-messiiiiiico.
Voici donc les recommandations fyfiennes, absolument indispensable avant de partir :
- Entraînement neuronal : Ne pas laisser TOUT son cerveau à Paris. En garder un peu, pour surveiller son passeport. Par exemple.
- Entraînement sportif : 3 mois avant de partir, 6 heures de step par jour me semblent un minimum. Oui parce qu'au Mexique, il y a des pyramides issues de civilisations en "èques", avec des marches. Et des marches. Et des marches encore. Des zillions de marches. Hautes de préférence (pour faire mal aux genoux en descendant). Raides, bien sûr (amis du vertige, faites comme moi, redescendez classieusement à quatre pattes et en marche arrière). Sans parler de certaines conditions extrêmes, et notamment le cocktail altitude + pollution, trop bon pour les poumons (pensez à ajouter 2 heures d'entraînement à l'apnée aux 6 heures de step quotidiennes).
Vos poumons se croient à l'abri d'une attaque de volée de marches sous prétexte que vous êtes en train de visiter une ville coloniale ? Grossière erreur, il y a 500 marches à se farcir pour aller visiter l'église sur les hauteurs là-bas...
Conclusion, en rentrant, j'ai fait des bisous à mon ascenseur.
- Entraînement de l'estomac : Êtes vous vraiment prêts pour les sauces qui arrachent et les tortillas sous toutes leurs formes ?
Sachez que choisir sa sauce (verte ou rouge) revient à choisir entre cracher du feu et pleurer sa mère (la verte), ou pousser des petits cris en imitant les chutes Victoria, rapport aux chaudes larmes qui s'échappent de vos yeux (la rouge).
Quand aux tortillas, qu'elles s'appellent enchiladas, empenadas, burritos, nachos, ou tacos, ça reste de la galette de maïs plus ou moins FRITE (amis du régime, faites comme moi, mangez le seul légume vert disponible : l'avocat)(comment ça c'est pas un légume vert ?)(vous essayez de me dire que les 56 kilos de guacamole que j'ai mangé sous le prétexte d'équilibrer mon alimentation étaient une grosse arnaque ?)(non, ne le dites pas, merci).
Les plus aventuriers varieront leur nourriture à coup de gros vers blancs ou d'espèces de sauterelles frites (pas moi, donc)(moi je suis plutôt du genre à changer de trottoir histoire d'éviter que les vers blancs ne s'échappent de leur brochette pour me sauter à la figure)(le ver blanc mort est mesquin).
Au niveau de l'entraînement, pensez également à travailler votre résistance à l'alcool avant de partir, parce que c'est un crime de ne pas goûter à tous ces délicieux cocktails, confortablement installé en terrasse.
- Révisions politiques : Pour savoir pourquoi on crie avec la foule "Viva Mexico" le jour de l'indépendance, et pourquoi le drapeau mexicain est fièrement arboré partout pendant le mois patriotique. Révision révolutionnaire de rigueur en cas de passage au Chiapas, surtout si le sous commandant Marcos vous évoque le cousin mexicain de Marc Olivier Fogiel, Che Guevara une chanson de Nathalie Cardone, et Emiliano Zapata le nom d'un cirque.
- Chirurgie esthétique : Si, si, ça peut être TRÈS utile. Par exemple quand on rencontre un jeune couple d'étudiants français, qu'on sympathise au fil d'un bout de voyage commun, et qu'on s'aperçoit avec horreur que non seulement ils nous VOUVOIENT, mais qu'en plus quand on essaye de les convaincre que "zyva on est des djeuns nous aussi, faut nous tutoyer, hein", ils n'y arrivent pas et s'emploient plutôt à trouver des formulations qui évitent d'avoir à choisir entre le Tu et le Vous. Alors qu'un petit lifting de rien du tout aurait pu vous éviter cette désagréable envie de vous pendre.
Au passage, en même temps que le lifting, demandez au chirurgien s'il peut vous vampiriser, parce qu'après tout, le sang, on ne sait pas bien à quoi ça sert à part à nourrir les moustiques. Et au Mexique, des moustiques, j'en ai croisé quelques milliards, tous gracieusement nourris par votre serviteur (je me suis vengée dans la jungle, en en gobant quelques uns)(sans le faire exprès mais quand même).
- Stage de sensualité : oui, c'est mieux pour l'estime de soi quand on passe à Tulum, lieu culte du tournage de la non moins culte "Île de la tentachione". Pour les connaisseurs, on était voisins de l'hôtel Diamante K (on ne l'a pas choisi pour se loger, j'avais un peu peur de croiser des tentatrices qu'on n'aurait oublié de prévenir de la fin de l'émission, errant à la recherche de nouveaux mâles à séduire, rapport à leur QI inversement proportionnel à la taille de leurs seins).
Surtout qu'il faut l'assumer, l'évocation de ces corps graciles et dorés, alors qu'on a soi même un magnifique teint vert à pois rouge (teint guacamolé dû à l'abus d'avocat + piqûres de moustiques = le glamour à l'état pur).
Vous savez tout, vous êtes parés pour de futures vacances messicaines !
Voici donc les recommandations fyfiennes, absolument indispensable avant de partir :
- Entraînement neuronal : Ne pas laisser TOUT son cerveau à Paris. En garder un peu, pour surveiller son passeport. Par exemple.
- Entraînement sportif : 3 mois avant de partir, 6 heures de step par jour me semblent un minimum. Oui parce qu'au Mexique, il y a des pyramides issues de civilisations en "èques", avec des marches. Et des marches. Et des marches encore. Des zillions de marches. Hautes de préférence (pour faire mal aux genoux en descendant). Raides, bien sûr (amis du vertige, faites comme moi, redescendez classieusement à quatre pattes et en marche arrière). Sans parler de certaines conditions extrêmes, et notamment le cocktail altitude + pollution, trop bon pour les poumons (pensez à ajouter 2 heures d'entraînement à l'apnée aux 6 heures de step quotidiennes).
Vos poumons se croient à l'abri d'une attaque de volée de marches sous prétexte que vous êtes en train de visiter une ville coloniale ? Grossière erreur, il y a 500 marches à se farcir pour aller visiter l'église sur les hauteurs là-bas...
Conclusion, en rentrant, j'ai fait des bisous à mon ascenseur.
- Entraînement de l'estomac : Êtes vous vraiment prêts pour les sauces qui arrachent et les tortillas sous toutes leurs formes ?
Sachez que choisir sa sauce (verte ou rouge) revient à choisir entre cracher du feu et pleurer sa mère (la verte), ou pousser des petits cris en imitant les chutes Victoria, rapport aux chaudes larmes qui s'échappent de vos yeux (la rouge).
Quand aux tortillas, qu'elles s'appellent enchiladas, empenadas, burritos, nachos, ou tacos, ça reste de la galette de maïs plus ou moins FRITE (amis du régime, faites comme moi, mangez le seul légume vert disponible : l'avocat)(comment ça c'est pas un légume vert ?)(vous essayez de me dire que les 56 kilos de guacamole que j'ai mangé sous le prétexte d'équilibrer mon alimentation étaient une grosse arnaque ?)(non, ne le dites pas, merci).
Les plus aventuriers varieront leur nourriture à coup de gros vers blancs ou d'espèces de sauterelles frites (pas moi, donc)(moi je suis plutôt du genre à changer de trottoir histoire d'éviter que les vers blancs ne s'échappent de leur brochette pour me sauter à la figure)(le ver blanc mort est mesquin).
Au niveau de l'entraînement, pensez également à travailler votre résistance à l'alcool avant de partir, parce que c'est un crime de ne pas goûter à tous ces délicieux cocktails, confortablement installé en terrasse.
- Révisions politiques : Pour savoir pourquoi on crie avec la foule "Viva Mexico" le jour de l'indépendance, et pourquoi le drapeau mexicain est fièrement arboré partout pendant le mois patriotique. Révision révolutionnaire de rigueur en cas de passage au Chiapas, surtout si le sous commandant Marcos vous évoque le cousin mexicain de Marc Olivier Fogiel, Che Guevara une chanson de Nathalie Cardone, et Emiliano Zapata le nom d'un cirque.
- Chirurgie esthétique : Si, si, ça peut être TRÈS utile. Par exemple quand on rencontre un jeune couple d'étudiants français, qu'on sympathise au fil d'un bout de voyage commun, et qu'on s'aperçoit avec horreur que non seulement ils nous VOUVOIENT, mais qu'en plus quand on essaye de les convaincre que "zyva on est des djeuns nous aussi, faut nous tutoyer, hein", ils n'y arrivent pas et s'emploient plutôt à trouver des formulations qui évitent d'avoir à choisir entre le Tu et le Vous. Alors qu'un petit lifting de rien du tout aurait pu vous éviter cette désagréable envie de vous pendre.
Au passage, en même temps que le lifting, demandez au chirurgien s'il peut vous vampiriser, parce qu'après tout, le sang, on ne sait pas bien à quoi ça sert à part à nourrir les moustiques. Et au Mexique, des moustiques, j'en ai croisé quelques milliards, tous gracieusement nourris par votre serviteur (je me suis vengée dans la jungle, en en gobant quelques uns)(sans le faire exprès mais quand même).
- Stage de sensualité : oui, c'est mieux pour l'estime de soi quand on passe à Tulum, lieu culte du tournage de la non moins culte "Île de la tentachione". Pour les connaisseurs, on était voisins de l'hôtel Diamante K (on ne l'a pas choisi pour se loger, j'avais un peu peur de croiser des tentatrices qu'on n'aurait oublié de prévenir de la fin de l'émission, errant à la recherche de nouveaux mâles à séduire, rapport à leur QI inversement proportionnel à la taille de leurs seins).
Surtout qu'il faut l'assumer, l'évocation de ces corps graciles et dorés, alors qu'on a soi même un magnifique teint vert à pois rouge (teint guacamolé dû à l'abus d'avocat + piqûres de moustiques = le glamour à l'état pur).
Vous savez tout, vous êtes parés pour de futures vacances messicaines !
Libellés :
Messiiiiiiico
samedi 13 octobre 2007
mardi 9 octobre 2007
Fyfelita la Mexicana - Part. 1
Alors il faut bien commencer par le commencement, et cet épisode mexicain là, ben il n'est pas tout à fait mexicain (ça sent la tortilla frelatée, je sais, mais restez, hein).
D'abord, ben pour arriver au Mexique, il faut prendre l'avion.
J'ai horreur de prendre l'avion.
J'ai peur au décollage, j'ai peur quand il y a des turbulences, l'idée qu'un machin qui pèse autant de tonnes puisse tenir dans les airs dépasse mon entendement. L'enfonçage d'ongles dans la main du Chéri est mon occupation favorite en avion (il est ravi).
Mais il y a un truc que je déteste encore plus que les avions, c'est les aéroports.
Ces machins-là s'écroulent sans prévenir, ils sont en général hyper mal foutus, on y passe son temps à attendre, marcher des kilomètres et se perdre, ça me fout les nerfs en pelote.
Au passage, notez que les consignes de sécurité vont bientôt être renforcées dans les aéroports, ce qui me plonge dans la plus grande perplexitude. J'avais déjà du mal à imaginer qu'on puisse détourner un avion avec une pince à épiler ou avec un Rêve de mi*el de Nu*xe (si si je vous assure qu'une fois on a voulu me le confisquer si je ne le mettais pas dans un sac plastique transparent) (alors qu'une fois dans le sac transparent, la dangerosité du beaume à lèvre disparaît, c'est bien connu) (trop magique), là j'avoue que la perspective de contrôles encore plus poussés m'interroge.
Peut être qu'on va devoir passer en chambre de décontamination.
Ou venir la veille à l'aéroport pour entamer un processus de 24 de contrôles psychologiques en cellule isolée.
Je ne sais pas, mais j'ai un peu peur. Et je m'égare.
Quoi qu'il en soit, l'aéroport, c'est quand même un passage obligé pour les vacances lointaines, tant qu'on a pas inventé la téléportation (à ce propos, mais que font les chercheurs je vous le demande ?? En même temps, quand on sait qu'il y a des chercheuses qui ont le toupet de ne pas travailler sur les cellules souche alors que c'est télégéniquement jouli et que ça permettrait d'inventer la téléportation, plus rien ne m'étonne).
Et mes vacances, elles ont failli se résumer à l'aéroport voyez vous.
J'essplique.
Les looooongues heures de vol ont été, comme d'habitude, ponctuées de nourriture fine, de films intelligents, et de remplissage de formulaire d'immigration.
Bien.
L'arrivée à l'aéroport de Mexico a été, comme d'habitude, un grand moment de sautillement, frétillement, rigoulades excitées quasi hystérique.


Sur le chemin entre l'avion et la douane, huhu, c'est rigoulo t'as vu chéri, les policiers ils ressemblent moitié à Chips, moitié au Sergent Garcia, huhu, t'as vu chéri, les gens ils parlent espagnol partout, j'adooooooore, huhu, t'as vu chéri, zont pas l'air de rigoler les agents de l'immigration, huhu, attends deux secondes chéri, je ne trouve pas mon passeport.
Euh, là, je ne comprends pas, mon sac il est vide, tout son contenu est sur la moquette, et pas de trace de passeport.
Gloups.
D'un coup, j'ai la désagréable impression que mon sang a décidé de déserter mon cerveau malade pour aller vivre une nouvelle vie dans mes joyeux et inconscients orteils.
En courant dans les couloirs vers l'avion, j'essaye de ne pas trop penser, de maintenir le plus possible mon cerveau dans un état abasourdi, presque léthargique. Mais en courant quand même, parce que si l'avion repart, ooooooh mon dieu, non, ne pas penser, surtout, ne pas penser...
Hagarde, je m'engouffre sur la passerelle, bien décidée à retourner à mon siège d'avion.
Hum. Il semblerait que la sécurité mexicaine ne soit pas de cet avis.
Une vague vision de geôle mexicaine me revient.
Pas sûre de pouvoir vous faire confiance pour la rançon (bande de radins, je vous connais, va), je tente plutôt d'expliquer ma situation à une madame RFrance.
Ok, en vrai, je me jette à ses pieds en la suppliant d'une voie larmoyante de m'aider.
Nous entrons dans l'avion, où les femmes de ménage s'affairent.
Mon siège a déjà été nettoyé.
Elles n'ont pas trouvé de passeport.
Après quelques minutes de rampage sous les sièges, je dois admettre que mon passeport n'est pas là, et sortir à regret de l'avion.
Commence alors une fouille en règle : sac à moi, sac du chéri, poches à moi, poches du chéri, ma culotte, son caleçon. Rien, nada, wallou.
Je psalmodie nerveusement des "spa possible", entrecoupés de "j'suis trop conne, spa vrai".
Pourtant c'est possible, et même bien vrai.
Je lance un regard éploré à madame RFrance : "Si je n'ai plus de passeport, je ne vais pas pouvoir rentrer dans le pays, si ?"
Sa gêne ne laisse aucun doute sur la réponse.
Franchement, c'est bien la peine d'avoir une réputation de pays corrompu si on ne peut même pas acheter un agent de l'immigration pour passer en douce.
Ouaip, ça me rend un poil aigrie la panique.
"Euh, et alors, on fait comment dans ces cas là ?"
"Ben... Il faudrait que vous preniez le prochain avion pour la France"
Gloups.
Je veux ma maman.
En même temps, je ne suis pas le genre de fille qui se laisse abattre.
Dès que madame RFrance a le dos tourné, je tente une nouvelle percée dans l'avion. La policière mexicaine qui encadre les femmes de ménage m'arrête. J'insiste. J'avais mon passeport dans l'avion, je ne l'ai plus, il est là, forcément. Dans les poubelles peut être. Laissez moi les fouiller, s'il vous plaît, laissez moi les fouiller !
Elle me raccompagne vers la sortie de la passerelle avec un sourire contrit en m'expliquant qu'elle s'en occupe.
Je dois avoir l'air d'être bonne à enfermer.
Au bout d'une demi heure, j'ai mangé mes ongles, mes doigts, et la moitié de mes mains, et personne ne sort de l'avion.
Tant pis pour la geôle mexicaine, j'y retourne.
Cette fois, elle me raccompagne plus fermement.
Je suis tout simplement désespérée.
Madame RFrance prend mon bras, et m'explique que maintenant, il va falloir aller voir le chef d'escale.
"Et qu'est ce qui va se passer ? "
"...."
Cette fois, le calme et les mots rassurants du chéri ne peuvent plus retenir mes larmes.
Je suis une truffe. Je suis THE truffe. La classe internationale de la trufferie.
Une truffe française, qui va rentrer en France, sans papiers. Rhââââââ, achevez moi !
A ce moment là, la policière mexicaine nous rattrape en courant, brandissant mon passeport chéri....
Je sens les effets de la chute d'adrénaline dans mon corps, je ne sais pas si je vais tomber dans les vap', lui rouler une galoche, ou lui décerner le titre de zorrote officielle.
Ainsi ce termine le cauchemars, j'ai mon passeport en main, et tout le monde rigole nerveusement en français, en espagnol, en pleurant, en multipliant les "muchas gracias".
Viva Mexico, longue vie aux policières mexicaines, aux madames RFrance, je me sens même prête à assumer les 10 années de moqueries qui ne manqueront pas de suivre cet épisode... Oui, car on ne peut pas impunément angoisser tout le monde avec des dizaines de listes et de vérifications en tout genre ET laisser négligemment son passeport dans un avion après avoir rempli un formulaire d'immigration. Ça se paye en moqueries sonnantes et trébuchantes. Je suis prête.
(en plus c'est over blogable)
(oui j'y ai pensé quand ça a été fini)
(non je n'ai pas honte)
(j'essaye de faire plus court pour la suite, promis)
D'abord, ben pour arriver au Mexique, il faut prendre l'avion.
J'ai horreur de prendre l'avion.
J'ai peur au décollage, j'ai peur quand il y a des turbulences, l'idée qu'un machin qui pèse autant de tonnes puisse tenir dans les airs dépasse mon entendement. L'enfonçage d'ongles dans la main du Chéri est mon occupation favorite en avion (il est ravi).
Mais il y a un truc que je déteste encore plus que les avions, c'est les aéroports.
Ces machins-là s'écroulent sans prévenir, ils sont en général hyper mal foutus, on y passe son temps à attendre, marcher des kilomètres et se perdre, ça me fout les nerfs en pelote.
Au passage, notez que les consignes de sécurité vont bientôt être renforcées dans les aéroports, ce qui me plonge dans la plus grande perplexitude. J'avais déjà du mal à imaginer qu'on puisse détourner un avion avec une pince à épiler ou avec un Rêve de mi*el de Nu*xe (si si je vous assure qu'une fois on a voulu me le confisquer si je ne le mettais pas dans un sac plastique transparent) (alors qu'une fois dans le sac transparent, la dangerosité du beaume à lèvre disparaît, c'est bien connu) (trop magique), là j'avoue que la perspective de contrôles encore plus poussés m'interroge.
Peut être qu'on va devoir passer en chambre de décontamination.
Ou venir la veille à l'aéroport pour entamer un processus de 24 de contrôles psychologiques en cellule isolée.
Je ne sais pas, mais j'ai un peu peur. Et je m'égare.
Quoi qu'il en soit, l'aéroport, c'est quand même un passage obligé pour les vacances lointaines, tant qu'on a pas inventé la téléportation (à ce propos, mais que font les chercheurs je vous le demande ?? En même temps, quand on sait qu'il y a des chercheuses qui ont le toupet de ne pas travailler sur les cellules souche alors que c'est télégéniquement jouli et que ça permettrait d'inventer la téléportation, plus rien ne m'étonne).
Et mes vacances, elles ont failli se résumer à l'aéroport voyez vous.
J'essplique.
Les looooongues heures de vol ont été, comme d'habitude, ponctuées de nourriture fine, de films intelligents, et de remplissage de formulaire d'immigration.
Bien.
L'arrivée à l'aéroport de Mexico a été, comme d'habitude, un grand moment de sautillement, frétillement, rigoulades excitées quasi hystérique.


Sur le chemin entre l'avion et la douane, huhu, c'est rigoulo t'as vu chéri, les policiers ils ressemblent moitié à Chips, moitié au Sergent Garcia, huhu, t'as vu chéri, les gens ils parlent espagnol partout, j'adooooooore, huhu, t'as vu chéri, zont pas l'air de rigoler les agents de l'immigration, huhu, attends deux secondes chéri, je ne trouve pas mon passeport.
Euh, là, je ne comprends pas, mon sac il est vide, tout son contenu est sur la moquette, et pas de trace de passeport.
Gloups.
D'un coup, j'ai la désagréable impression que mon sang a décidé de déserter mon cerveau malade pour aller vivre une nouvelle vie dans mes joyeux et inconscients orteils.
En courant dans les couloirs vers l'avion, j'essaye de ne pas trop penser, de maintenir le plus possible mon cerveau dans un état abasourdi, presque léthargique. Mais en courant quand même, parce que si l'avion repart, ooooooh mon dieu, non, ne pas penser, surtout, ne pas penser...
Hagarde, je m'engouffre sur la passerelle, bien décidée à retourner à mon siège d'avion.
Hum. Il semblerait que la sécurité mexicaine ne soit pas de cet avis.
Une vague vision de geôle mexicaine me revient.
Pas sûre de pouvoir vous faire confiance pour la rançon (bande de radins, je vous connais, va), je tente plutôt d'expliquer ma situation à une madame RFrance.
Ok, en vrai, je me jette à ses pieds en la suppliant d'une voie larmoyante de m'aider.
Nous entrons dans l'avion, où les femmes de ménage s'affairent.
Mon siège a déjà été nettoyé.
Elles n'ont pas trouvé de passeport.
Après quelques minutes de rampage sous les sièges, je dois admettre que mon passeport n'est pas là, et sortir à regret de l'avion.
Commence alors une fouille en règle : sac à moi, sac du chéri, poches à moi, poches du chéri, ma culotte, son caleçon. Rien, nada, wallou.
Je psalmodie nerveusement des "spa possible", entrecoupés de "j'suis trop conne, spa vrai".
Pourtant c'est possible, et même bien vrai.
Je lance un regard éploré à madame RFrance : "Si je n'ai plus de passeport, je ne vais pas pouvoir rentrer dans le pays, si ?"
Sa gêne ne laisse aucun doute sur la réponse.
Franchement, c'est bien la peine d'avoir une réputation de pays corrompu si on ne peut même pas acheter un agent de l'immigration pour passer en douce.
Ouaip, ça me rend un poil aigrie la panique.
"Euh, et alors, on fait comment dans ces cas là ?"
"Ben... Il faudrait que vous preniez le prochain avion pour la France"
Gloups.
Je veux ma maman.
En même temps, je ne suis pas le genre de fille qui se laisse abattre.
Dès que madame RFrance a le dos tourné, je tente une nouvelle percée dans l'avion. La policière mexicaine qui encadre les femmes de ménage m'arrête. J'insiste. J'avais mon passeport dans l'avion, je ne l'ai plus, il est là, forcément. Dans les poubelles peut être. Laissez moi les fouiller, s'il vous plaît, laissez moi les fouiller !
Elle me raccompagne vers la sortie de la passerelle avec un sourire contrit en m'expliquant qu'elle s'en occupe.
Je dois avoir l'air d'être bonne à enfermer.
Au bout d'une demi heure, j'ai mangé mes ongles, mes doigts, et la moitié de mes mains, et personne ne sort de l'avion.
Tant pis pour la geôle mexicaine, j'y retourne.
Cette fois, elle me raccompagne plus fermement.
Je suis tout simplement désespérée.
Madame RFrance prend mon bras, et m'explique que maintenant, il va falloir aller voir le chef d'escale.
"Et qu'est ce qui va se passer ? "
"...."
Cette fois, le calme et les mots rassurants du chéri ne peuvent plus retenir mes larmes.
Je suis une truffe. Je suis THE truffe. La classe internationale de la trufferie.
Une truffe française, qui va rentrer en France, sans papiers. Rhââââââ, achevez moi !
A ce moment là, la policière mexicaine nous rattrape en courant, brandissant mon passeport chéri....
Je sens les effets de la chute d'adrénaline dans mon corps, je ne sais pas si je vais tomber dans les vap', lui rouler une galoche, ou lui décerner le titre de zorrote officielle.
Ainsi ce termine le cauchemars, j'ai mon passeport en main, et tout le monde rigole nerveusement en français, en espagnol, en pleurant, en multipliant les "muchas gracias".
Viva Mexico, longue vie aux policières mexicaines, aux madames RFrance, je me sens même prête à assumer les 10 années de moqueries qui ne manqueront pas de suivre cet épisode... Oui, car on ne peut pas impunément angoisser tout le monde avec des dizaines de listes et de vérifications en tout genre ET laisser négligemment son passeport dans un avion après avoir rempli un formulaire d'immigration. Ça se paye en moqueries sonnantes et trébuchantes. Je suis prête.
(en plus c'est over blogable)
(oui j'y ai pensé quand ça a été fini)
(non je n'ai pas honte)
(j'essaye de faire plus court pour la suite, promis)
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