Après cette nouvelle à haut pouvoir boulversifiant pour nos vies, le Chéri de la maison et moi avons eu deux réactions assez différentes.
Pour ma part, je me suis jetée sur internet et j'ai, je pense, fait le bonheur des analyseurs de mots clefs.
Croyez moi, grâce à mes "enceinte To do list", "grossesse 10 trucs à savoir", et, plus désespéré : "la grossesse pour les nuls" (et encore, je me suis retenue de taper "enceinte S.O.S"), y en a qui vont se marrer en regardant leurs statistiques....
Quant à M. PetiteGraine, il n'a pas eu besoin de parler, ni de bouger.
Son regard disait tout.
J'ai baissé les yeux, pour vérifier si j'avais une tâche sur mon t-shirt.
Pas de tâche, non.
Haaaaaaaaaan, mais, tu crois que.... déjà ? C'est vrai que depuis ce matin, ma poitrine me semblait.... différente (comprendre : hypersensible, prête à exploser).
Vérification devant le miroir.
Ok, on arrête tout de suite les grosses blagues, la déconnade, tout ça tout ça et ON ME REND MES SEINS IMMEDIATEMENT.
J'insiste, ces trucs énormes avec des aréoles de vache laitière ne m'appartiennent pas.
C'est possible qu'on m'ait transplanté les seins de Loana dans la nuit ? Non, hein?
Bon, alors elle est où la caméra cachée mmmh ?
Ok, ce sont donc mes nouveaux seins pour au moins... tout ça de temps.....
Bien.
Inspire, expire.
Retourne sur internet : "grossesse gros seins durée" - "grossesse gros seins ça continue à grossir ?"
(et voilà élucidé le mystère des gens qui tapent des questions entières dans google. Pardonnez leur ils sont désespérés)
"grossesse - et maintenant je fais quoi ?"
(et le pire c'est qu'il y a des réponses)(des tonnes de réponse)(y a des gens qui passent leur temps à faire des bébés et à le raconter sur le net)(qui a dit "comme toi maintenant" ??)
Bref, c'est comme ça qu'on peut apprendre quelques heures après avoir fait pipi positif qu'on est déjà en retard pour s'inscrire dans un endroit parisien qui voudra bien nous laisser accoucher (hôpital, maternité, pont, bordure de boulevard périphérique....).
Meuh non c'est pas anxiogène la grossesse....
(je vous rassure, maintenant je vais résumer, hein, je vais pas vous faire les 3 mois heure par heure)(et oui, je me rends bien compte que ça commence à ressembler à la saga de l'été version sans dolmen mais avec tour eiffel)(mais j'ai teeeeeeeellement de truc à dire)(avis aux blogeurs-blogueuses en mal d'inspiration : faites des bébés y a de la matière j'vous jure)
dimanche 27 juillet 2008
mardi 22 juillet 2008
Crache-la ta valda
Suite de l'Alien story et... pas tout à fait fin
Après quelques mois à ce rythme, les hormones ne se sont pas calmées.
Je me suis habituée à ma tronche de calculette, et le Chéri ah non, on me signale que le chéri ne s'est pas tout a fait habitué à la violence de ma bipolarité et que limite il se demande s'il a bien fait d'insister pour cette histoire de bébé.
Je ne vous cache pas que chaque 28 jours m'envahissait un mélange d'angoisse et d'excitation.
M'enfin au 12ème test de grossesse en 5 mois, j'ai décidé d'arrêter de dépenser l'argent des études du futur bébé à la pharmacie, et de tout miser sur la fameuse puissance de mon inconscient.
Je serais enceinte le jour ou je serais prête dans ma tête, peut être dans 6 mois, peut être jamais, la nature est vraiment bien faite.
Je saoulais donc joyeusement l'homme reproducteur et ma sœurette avec mes odes à la gloire de mon inconscient et les discours prétentieux de la fille qui a tout compris à la vie et à son cycle, au long de soirées ensoleillées (c'était en mai, souvenez vous) et copieusement arrosées de daïquiri fraise.
Et puis un samedi, en ballade parisienne en amoureux, le doute m'a assailli.
Cette sensation désagréable, depuis le lever.... ce mal de mer permanent... cette fatigue.... ces malaises...
Oh mon dieu. Faites que ça soit une gastro.
Parce que si c'est "ça", ça veut dire que cet état là ne va pas me lâcher de si tôt, et p$*%§ on est dans la merde !
(oui je dis "on" quand je parle au chéri, car lui et moi savons bien qu'il sera mon souffre douleur officiel)
Voilà.
Tout s'est fait très vite après ça. Un retour à la maison précipité (non sans avoir manqué de retapisser le métro parisien de mon petit déjeuner, miam miam), le passage à la pharmacie, la fébrilité, la lecture du test.... Positif...
Non mais attends, ça veut rien dire, je me suis loupée un peu en visant (oui je sais, aucun détail ne vous sera épargné).
Deuxième passage à la pharmacie (sourire narquois du pharmacien), deuxième test.... Positif.
Rythme cardiaque : 195
Niveau de stress : 18 sur un échelle de 1 à 10
Compréhension de la situation et de ses implications : -12 environ
Sourire niais : scotché au visage (ouf)
Bon. C'était il y a trois mois.
Jusqu'ici tout va bien...
Après quelques mois à ce rythme, les hormones ne se sont pas calmées.
Je me suis habituée à ma tronche de calculette, et le Chéri ah non, on me signale que le chéri ne s'est pas tout a fait habitué à la violence de ma bipolarité et que limite il se demande s'il a bien fait d'insister pour cette histoire de bébé.
Je ne vous cache pas que chaque 28 jours m'envahissait un mélange d'angoisse et d'excitation.
M'enfin au 12ème test de grossesse en 5 mois, j'ai décidé d'arrêter de dépenser l'argent des études du futur bébé à la pharmacie, et de tout miser sur la fameuse puissance de mon inconscient.
Je serais enceinte le jour ou je serais prête dans ma tête, peut être dans 6 mois, peut être jamais, la nature est vraiment bien faite.
Je saoulais donc joyeusement l'homme reproducteur et ma sœurette avec mes odes à la gloire de mon inconscient et les discours prétentieux de la fille qui a tout compris à la vie et à son cycle, au long de soirées ensoleillées (c'était en mai, souvenez vous) et copieusement arrosées de daïquiri fraise.
Et puis un samedi, en ballade parisienne en amoureux, le doute m'a assailli.
Cette sensation désagréable, depuis le lever.... ce mal de mer permanent... cette fatigue.... ces malaises...
Oh mon dieu. Faites que ça soit une gastro.
Parce que si c'est "ça", ça veut dire que cet état là ne va pas me lâcher de si tôt, et p$*%§ on est dans la merde !
(oui je dis "on" quand je parle au chéri, car lui et moi savons bien qu'il sera mon souffre douleur officiel)
Voilà.
Tout s'est fait très vite après ça. Un retour à la maison précipité (non sans avoir manqué de retapisser le métro parisien de mon petit déjeuner, miam miam), le passage à la pharmacie, la fébrilité, la lecture du test.... Positif...
Non mais attends, ça veut rien dire, je me suis loupée un peu en visant (oui je sais, aucun détail ne vous sera épargné).
Deuxième passage à la pharmacie (sourire narquois du pharmacien), deuxième test.... Positif.
Rythme cardiaque : 195
Niveau de stress : 18 sur un échelle de 1 à 10
Compréhension de la situation et de ses implications : -12 environ
Sourire niais : scotché au visage (ouf)
Bon. C'était il y a trois mois.
Jusqu'ici tout va bien...
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lundi 21 juillet 2008
Et finalement ?
Et alors ? Et alors ?
(et non, zorro n'est pas arrivé)
Je sens que ce suspens vous tue.... Rhâ que de cruauté envers les pauvres lecteurs même pas en vacances !
Pardon, pardon, pardon.
Et pardon d'avance aussi, car ce n'est pas fini (je suis résolument machiavélique).
Après toutes ces tergiversations, j'étais prête.
Pas à avoir un bébé, hein. Mais à arrêter la pilule.
Si, si, j'insiste, il y a une énorme nuance.
D'abord parce que je suis le genre de fille capable de faire confiance à son inconscient.
Ça a l'air gravement con dit comme ça, mais je vous rassure, ça l'est.
L'idée, c'est que l'inconscient, il est drôlement balèze, vu qu'il est capable de te filer des maladies de peau psychosomatiques, de te guérir par homéopathie alors que bon sang il y a une pauvre molécule perdue dans une boîte de mini gélules (paraît il), etc etc. Alors venez pas m'expliquer que mon inconscient il sera pas foutu de bloquer le bazar reproducteur s'il sent que je ne suis pas prête.
Haha, on fait moins les malins devant ce raisonnement imparable, hein ? Non mais.
Bon d'accord, je fais toujours aussi peur. Oubliez le truc sur l'inconscient, je vais garder ça pour moi.
Alors parlons du conscient. Parce que le conscient, il a un sacré rôle aussi, hein.
Sans vouloir dévoiler ici quelque secret concernant la reproduction chez les mammifères - c'est vrai, je ne voudrais pas froisser de chastes oreilles - même sans pilule, on reste à peu près maître du bazar, hein.
Il suffit de ne pas faire de seske aux moments dangereux, pardi (oups on dirait que j'ai lâché l'info concernant le seske qui serait soi disant à l'origine des bébés).
Et voilà comment une fille un peu débile tente de calmer ses angoisses existencielles.
Auto-persuasion mon amie.
Parce que la réalité était bien loin de ces considérations naïves.
L'arrêt de la pilule après 10 ans (et quelques)(et beaucoup de quelques) de régulation hormonale chimique, il faut savoir que ça te fout un tel chantier dans le dedans de ton corps qu'un neurone n'y reconnaît plus sa synapse.
La plus grosse rave du monde à côté, ça ressemble à une veillée funèbre.
Ah c'est sûr, la méga fiesta ça a l'air cool comme ça.
Sauf que.
Sauf que tu te retrouves avec une poussée d'acné plus agressive que celle de tes 15 ans.
Ambiance "Découvre un nouveau bouton chaque jour avec ton chéri ! Oh, trois dans le dos ! Oh, deux sur le front ! Oh ben tiens, une bonne dizaine de petits sur le décolleté aussi !"
Ah ça rajeunit, certes.
Et là, tu te dis que ça a l'air très bon pour le contrôle de la seskualité dangereuse cette histoire. Parce que vu ta touche de boutonneuse en pleine puberté, à priori, le chéri il va moyennement avoir envie de semer sa petite graine vois tu.
Sauf que.
Sauf que la tawa hormonale, elle fait de toi une esclave de l'amour psychopathe bipolaire.
Oui ça fait beaucoup, je trouve aussi. Le chéri aussi d'ailleurs, il trouve que ça fait beaucoup.
Comment t'expliquer ?
Imagine que tu as du chocolat devant toi. Du genre au amandes caramélisées avec une pointe de sel (ou ce que tu veux, mais ça c'est ma tuerie personnelle).
Maintenant, imagine que dans les heures précédentes, on t'a forcé à ingurgiter un cassoulet, une choucroute, une raclette, une tartiflette, et en dessert une fondue au chocolat.
Bon ben là tu comprends bien que la seule vue du chocolat sur la table est juste insupportable. Virez moi ce chocolat immédiatement, il n'a pas le droit d'exister, non mais comment ce chocolat peut il seulement imaginer que je vais le manger, non mais je rêve ou quoi ?
Bon.
Et maintenant, imagine que tu as été enfermée dans une grotte pendant 6 ans (ou au régime si ça te parle, mais moi le concept m'est assez étranger), nourrie exclusivement au bouillon de légume. Pof, tu sors de ta grotte, et devant toi, THE tablette de chocolat. Ben crois moi que tu vas pas te demander si le chocolat a envie d'être mangé, si c'est le bon moment du mois ou que sais je, tu te jettes sur le chocolat et qui vivra verra.
Bien.
Maintenant tu fais un pitit effort d'imagination, et tu fais comme si je n'avais pas parlé de chocolat mais de seske.
Voilààààà, t'as bien compris.
Le contrôle de la seskualité, tu oublies tout de suite, les hormones ont pris le pouvoir, et t'es même pas enceinte, ça promet.
(la suite demain)
(ouh que je suis bavarde)
(je balance 6 mois de non-post, mais après on va reparler d'autres trucs, hein)
(et non, zorro n'est pas arrivé)
Je sens que ce suspens vous tue.... Rhâ que de cruauté envers les pauvres lecteurs même pas en vacances !
Pardon, pardon, pardon.
Et pardon d'avance aussi, car ce n'est pas fini (je suis résolument machiavélique).
Après toutes ces tergiversations, j'étais prête.
Pas à avoir un bébé, hein. Mais à arrêter la pilule.
Si, si, j'insiste, il y a une énorme nuance.
D'abord parce que je suis le genre de fille capable de faire confiance à son inconscient.
Ça a l'air gravement con dit comme ça, mais je vous rassure, ça l'est.
L'idée, c'est que l'inconscient, il est drôlement balèze, vu qu'il est capable de te filer des maladies de peau psychosomatiques, de te guérir par homéopathie alors que bon sang il y a une pauvre molécule perdue dans une boîte de mini gélules (paraît il), etc etc. Alors venez pas m'expliquer que mon inconscient il sera pas foutu de bloquer le bazar reproducteur s'il sent que je ne suis pas prête.
Haha, on fait moins les malins devant ce raisonnement imparable, hein ? Non mais.
Bon d'accord, je fais toujours aussi peur. Oubliez le truc sur l'inconscient, je vais garder ça pour moi.
Alors parlons du conscient. Parce que le conscient, il a un sacré rôle aussi, hein.
Sans vouloir dévoiler ici quelque secret concernant la reproduction chez les mammifères - c'est vrai, je ne voudrais pas froisser de chastes oreilles - même sans pilule, on reste à peu près maître du bazar, hein.
Il suffit de ne pas faire de seske aux moments dangereux, pardi (oups on dirait que j'ai lâché l'info concernant le seske qui serait soi disant à l'origine des bébés).
Et voilà comment une fille un peu débile tente de calmer ses angoisses existencielles.
Auto-persuasion mon amie.
Parce que la réalité était bien loin de ces considérations naïves.
L'arrêt de la pilule après 10 ans (et quelques)(et beaucoup de quelques) de régulation hormonale chimique, il faut savoir que ça te fout un tel chantier dans le dedans de ton corps qu'un neurone n'y reconnaît plus sa synapse.
La plus grosse rave du monde à côté, ça ressemble à une veillée funèbre.
Ah c'est sûr, la méga fiesta ça a l'air cool comme ça.
Sauf que.
Sauf que tu te retrouves avec une poussée d'acné plus agressive que celle de tes 15 ans.
Ambiance "Découvre un nouveau bouton chaque jour avec ton chéri ! Oh, trois dans le dos ! Oh, deux sur le front ! Oh ben tiens, une bonne dizaine de petits sur le décolleté aussi !"
Ah ça rajeunit, certes.
Et là, tu te dis que ça a l'air très bon pour le contrôle de la seskualité dangereuse cette histoire. Parce que vu ta touche de boutonneuse en pleine puberté, à priori, le chéri il va moyennement avoir envie de semer sa petite graine vois tu.
Sauf que.
Sauf que la tawa hormonale, elle fait de toi une esclave de l'amour psychopathe bipolaire.
Oui ça fait beaucoup, je trouve aussi. Le chéri aussi d'ailleurs, il trouve que ça fait beaucoup.
Comment t'expliquer ?
Imagine que tu as du chocolat devant toi. Du genre au amandes caramélisées avec une pointe de sel (ou ce que tu veux, mais ça c'est ma tuerie personnelle).
Maintenant, imagine que dans les heures précédentes, on t'a forcé à ingurgiter un cassoulet, une choucroute, une raclette, une tartiflette, et en dessert une fondue au chocolat.
Bon ben là tu comprends bien que la seule vue du chocolat sur la table est juste insupportable. Virez moi ce chocolat immédiatement, il n'a pas le droit d'exister, non mais comment ce chocolat peut il seulement imaginer que je vais le manger, non mais je rêve ou quoi ?
Bon.
Et maintenant, imagine que tu as été enfermée dans une grotte pendant 6 ans (ou au régime si ça te parle, mais moi le concept m'est assez étranger), nourrie exclusivement au bouillon de légume. Pof, tu sors de ta grotte, et devant toi, THE tablette de chocolat. Ben crois moi que tu vas pas te demander si le chocolat a envie d'être mangé, si c'est le bon moment du mois ou que sais je, tu te jettes sur le chocolat et qui vivra verra.
Bien.
Maintenant tu fais un pitit effort d'imagination, et tu fais comme si je n'avais pas parlé de chocolat mais de seske.
Voilààààà, t'as bien compris.
Le contrôle de la seskualité, tu oublies tout de suite, les hormones ont pris le pouvoir, et t'es même pas enceinte, ça promet.
(la suite demain)
(ouh que je suis bavarde)
(je balance 6 mois de non-post, mais après on va reparler d'autres trucs, hein)
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vendredi 18 juillet 2008
Nouage de neurones
A la base, moi, avoir des enfants, je suis ni pour, ni contre, bien au contraire.
Reposez moi la question quand je serai adulte, vous voyez.
Il y a des gens qui savent depuis toujours qu'ils sont faits pour avoir des enfants, d'autres qui savent depuis toujours qu'ils ne sont pas fait pour être parents, et ma foi, grand bien leur fasse.
Il doit bien y avoir deux trois paumés comme moi à ne pas avoir d'idée sur la question, non ? (Non ?)(Non mais vraiment ?)
Bon, en tout cas, ces 8 petits mots-là tournaient un peu dans ma tête de temps en temps.
Suffisamment pour dresser une liste de Pour / Contre.
Ben ouais, comme s'il s'agissait de décider si oui ou non on achète un écran plasma.
Pas la peine de me jeter des tomates je fais ce que je peux, hein.
Par exemple :
CONTRE : Encore un truc qui fait grossir
POUR : Ouais mais je suis DEJA grosse
CONTRE : Oui mais là encore plus
POUR : Ça serait l'occasion de commencer à manger sainement, pour le bébé à défaut de le faire pour moi
(à ce moment là, normalement, je clos le sujet parce que je pars dans un fou rire dû à la mauvaise foi du dernier argument)
********************
CONTRE : Si j'arrête la pilule, je ne pourrai plus contrôler mes cycles ni enchaîner les plaquettes pendant les vacances pour être tranquille
POUR : Yes baby, retour à la wild attitude, pas de pilule, c'est s'imaginer à chaque fois que c'est peut être le jour de la conception, trop bon pour l'adrénaline, sans compter qu'il paraît que la libido s'endort avec la pilule, alors retrouve un peu l'intériorité de ton désir, babe.
********************
CONTRE : Le boulot, la vie à Paris, l'appart' trop petit, putain c'est tellement pas le moment.
POUR : Ah parce qu'il y a un bon moment ? En vrai de vrai, tu penses vraiment qu'un de ces jours (une de ces années), tu vas te réveiller en te disant à ben tiens, ça tombe bien, j'ai rien de prévu ces 18 prochaines années, faisons un bébé ?
********************
CONTRE : Adieu tour du monde en amoureux, adieu voyages à la roots, adieu le concept de voyager léger, adieu les sorties improvisées avec les potes, adieu la vie sociale.
POUR : Bonjour la nouvelle aventure. Légèrement plus excitant qu'un nième resto entre potes, soyons honnêtes. Et adieu les remarques désobligeantes de la famille, collègues, amis sur le temps qui passe et la nécessité de se reproduire. Voilà, quoi, ça sera fait.
CONTRE : Oh mon dieu, on ne peut pas décemment faire un bébé parce que "voilà ça sera fait".
POUR : Non mais c'est parce que même dans ma tête je fais du 3ème degré hein.
********************
Bon, je vous la fait courte, les questions, elles se sont posées régulièrement pendant un an.
Je n'ai pas trouvé de réponse.
Mais je me suis familiarisée avec l'idée, ce qui était un début.
(je sais, je reviens de loin)
La suite lundi.....
(Je répète car je sais que le sujet est sensible : merci de ne pas me lancer des tomates, ni parce que je serais une atroce personne pour envisager de faire un bébé sans être totalement convaincue d'en avoir envie, ni parce que je serais une horrible égoïste de ne pas vouloir en faire un pour des raisons aussi futiles. On fait ce qu'on peut avec ce qu'on est et c'est tout)
Reposez moi la question quand je serai adulte, vous voyez.
Il y a des gens qui savent depuis toujours qu'ils sont faits pour avoir des enfants, d'autres qui savent depuis toujours qu'ils ne sont pas fait pour être parents, et ma foi, grand bien leur fasse.
Il doit bien y avoir deux trois paumés comme moi à ne pas avoir d'idée sur la question, non ? (Non ?)(Non mais vraiment ?)
Bon, en tout cas, ces 8 petits mots-là tournaient un peu dans ma tête de temps en temps.
Suffisamment pour dresser une liste de Pour / Contre.
Ben ouais, comme s'il s'agissait de décider si oui ou non on achète un écran plasma.
Pas la peine de me jeter des tomates je fais ce que je peux, hein.
Par exemple :
CONTRE : Encore un truc qui fait grossir
POUR : Ouais mais je suis DEJA grosse
CONTRE : Oui mais là encore plus
POUR : Ça serait l'occasion de commencer à manger sainement, pour le bébé à défaut de le faire pour moi
(à ce moment là, normalement, je clos le sujet parce que je pars dans un fou rire dû à la mauvaise foi du dernier argument)
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CONTRE : Si j'arrête la pilule, je ne pourrai plus contrôler mes cycles ni enchaîner les plaquettes pendant les vacances pour être tranquille
POUR : Yes baby, retour à la wild attitude, pas de pilule, c'est s'imaginer à chaque fois que c'est peut être le jour de la conception, trop bon pour l'adrénaline, sans compter qu'il paraît que la libido s'endort avec la pilule, alors retrouve un peu l'intériorité de ton désir, babe.
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CONTRE : Le boulot, la vie à Paris, l'appart' trop petit, putain c'est tellement pas le moment.
POUR : Ah parce qu'il y a un bon moment ? En vrai de vrai, tu penses vraiment qu'un de ces jours (une de ces années), tu vas te réveiller en te disant à ben tiens, ça tombe bien, j'ai rien de prévu ces 18 prochaines années, faisons un bébé ?
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CONTRE : Adieu tour du monde en amoureux, adieu voyages à la roots, adieu le concept de voyager léger, adieu les sorties improvisées avec les potes, adieu la vie sociale.
POUR : Bonjour la nouvelle aventure. Légèrement plus excitant qu'un nième resto entre potes, soyons honnêtes. Et adieu les remarques désobligeantes de la famille, collègues, amis sur le temps qui passe et la nécessité de se reproduire. Voilà, quoi, ça sera fait.
CONTRE : Oh mon dieu, on ne peut pas décemment faire un bébé parce que "voilà ça sera fait".
POUR : Non mais c'est parce que même dans ma tête je fais du 3ème degré hein.
********************
Bon, je vous la fait courte, les questions, elles se sont posées régulièrement pendant un an.
Je n'ai pas trouvé de réponse.
Mais je me suis familiarisée avec l'idée, ce qui était un début.
(je sais, je reviens de loin)
La suite lundi.....
(Je répète car je sais que le sujet est sensible : merci de ne pas me lancer des tomates, ni parce que je serais une atroce personne pour envisager de faire un bébé sans être totalement convaincue d'en avoir envie, ni parce que je serais une horrible égoïste de ne pas vouloir en faire un pour des raisons aussi futiles. On fait ce qu'on peut avec ce qu'on est et c'est tout)
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jeudi 17 juillet 2008
Ca commence quand ?
Ça commence il y a un peu plus d'un an, quand le Chéri a posé la question fatidique qui allait me plonger dans un abîme de perplexité.
"Quand est ce qu'on fait des bébés ?"
Oh my God.
Des bébés ? Les trucs qui t'empêchent de dormir la nuit (le sommeil c'est sacré dans ma religion) ? Qui t'occupent pour les 18 prochaines années dans le meilleur des cas ?
Je suis flattée, mais franchement, je suis bien trop jeune pour ça, ai-je pensé.
La preuve, j'ai - attends je compte - ah ouais quand même.
J'ai compté : trente ans. Recompté : Ok, trente et un presque. (l'âge, c'est comme mon poids, à force de mentir, je ne sais plus où est la vérité).
Alors je dis quoi ?
Merci d'avoir pensé à moi ?
On en reparle dans 10 ans ?
En vérité ce jour là j'ai fondu d'amour pour cet inconscient qui imaginerait me confier la responsabilité d'un être humain sans défense.
Et puis je lui en ai voulu un peu, aussi, de me rappeler que l'horloge biologique avait pris pas mal d'avance sur moi.
Après ma réponse pour le moins déconcertante : "Mais on est pas bien comme ça ?", on n'en a plus reparlé pendant de longs mois.
Mais la mécanique implacable de l'auto-nouage de neurones dans mon cerveau était en marche.
On en reparle dans un prochain post (teasing, teasing, yeaaaaaah).
"Quand est ce qu'on fait des bébés ?"
Oh my God.
Des bébés ? Les trucs qui t'empêchent de dormir la nuit (le sommeil c'est sacré dans ma religion) ? Qui t'occupent pour les 18 prochaines années dans le meilleur des cas ?
Je suis flattée, mais franchement, je suis bien trop jeune pour ça, ai-je pensé.
La preuve, j'ai - attends je compte - ah ouais quand même.
J'ai compté : trente ans. Recompté : Ok, trente et un presque. (l'âge, c'est comme mon poids, à force de mentir, je ne sais plus où est la vérité).
Alors je dis quoi ?
Merci d'avoir pensé à moi ?
On en reparle dans 10 ans ?
En vérité ce jour là j'ai fondu d'amour pour cet inconscient qui imaginerait me confier la responsabilité d'un être humain sans défense.
Et puis je lui en ai voulu un peu, aussi, de me rappeler que l'horloge biologique avait pris pas mal d'avance sur moi.
Après ma réponse pour le moins déconcertante : "Mais on est pas bien comme ça ?", on n'en a plus reparlé pendant de longs mois.
Mais la mécanique implacable de l'auto-nouage de neurones dans mon cerveau était en marche.
On en reparle dans un prochain post (teasing, teasing, yeaaaaaah).
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lundi 14 juillet 2008
I send a S.O.S to the blog
Reviendue je suis.
Pays du milieu toujours aussi épuisant.
Construction des phrases trop fatigante désolée.
Intégrité physique perdue là bas.
Horaires de travail locaux : 7 heures du matin à minuit (voire 1h du mat voire 2 h du mat soyons fous)
Rythme tenu pendant 9 jours.
Total d'heures de sommeil en 9 jours : moins de 30 (merci le décalage horaire, merci mon corps qui met trois à quatre jours à s'adapter, merci la quantité de travail, merci la vie quoi)
Depuis retour, Fyfe monotâche avec dodo pour activité unique.
Nuits de 12 heures.
Et siestes. De 4 heures.
Et micro-siestes de 2 heures aussi.
Le reste du temps je baille.
Et je compte les heures avant le prochain dodo.
Voilà.
Mais quand j'aurai fini ma cure de sommeil, je reviendrai.
D'ici un an ou deux quoi.
Nan je blague. D'ici à la fin de la semaine je vous promets du billet époustouriffant.
Pays du milieu toujours aussi épuisant.
Construction des phrases trop fatigante désolée.
Intégrité physique perdue là bas.
Horaires de travail locaux : 7 heures du matin à minuit (voire 1h du mat voire 2 h du mat soyons fous)
Rythme tenu pendant 9 jours.
Total d'heures de sommeil en 9 jours : moins de 30 (merci le décalage horaire, merci mon corps qui met trois à quatre jours à s'adapter, merci la quantité de travail, merci la vie quoi)
Depuis retour, Fyfe monotâche avec dodo pour activité unique.
Nuits de 12 heures.
Et siestes. De 4 heures.
Et micro-siestes de 2 heures aussi.
Le reste du temps je baille.
Et je compte les heures avant le prochain dodo.
Voilà.
Mais quand j'aurai fini ma cure de sommeil, je reviendrai.
D'ici un an ou deux quoi.
Nan je blague. D'ici à la fin de la semaine je vous promets du billet époustouriffant.
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