Alors que j'essaye tant bien que mal d'élargir mes centres d'intérêt un peu plus loin que la recherche de nounou, le harcèlement de directrice de crèche, et l'analyse colorifique des couches du Crampon, je tiens à me plaindre publiquement :
1/ Le pape. Pffffff. Non mais pffffff, quoi.
(je sais, c'est fou la force de l'argumentation, hein ?)
2/ D'après Laurence Parisot, c'est très très mal de faire grève. D'ailleurs la CGT est un peu responsable de la crise.
Bouuuuuuh, les grévistes, bouuuuuuuh.
PFFFFFFF.
(notez la pertinence de mon analyse, là)
(non mais ça date aussi, hein, alors c'est un peu tard pour en faire 20 lignes, non ?)
3/ Les "Y a bon Awards", qui récompensent les personnalités ayant le plus contribué à la banalisation du racisme.
Consternant.
PFFFFFFFRRRRÂÂÂÂÂ.
(Ayé, je vire au vert. Le Crampon me regarde bizarrement)
4/ Ce cher Jean-Marie Lepen en remet une couche sur le détail de l'histoire, et va vraisemblablement présider une prochaine session du parlement européen.
RÔÔÔAAAAAAR.
(Ça y est, j'ai pété le chemisier, et je suis Hulk)
(Hulk qui allaite tout en tapotant sur un clavier, certes, mais Hulk, quand même)
(le Crampon a l'air de s'en foutre finalement, tant qu'il a de quoi bouffer, hein...)
Franchement, ça donne envie de retourner se préoccuper du jaune du caca de mon fils qui tire un peu sur le vert en ce moment, tu trouves pas, dis ?
Faites des bébés, ça repose.
Si, si.
Y a des jours comme ça
Publié par
Fyfe
le mercredi 25 mars 2009
Libellés :
On n'est pas chez les bisounours
/
Commentaires: (22), c est bien peu
A night with Fyfe (2)
Nous en étions donc à :
"A 3h, un cri affamé déchire le silence de la nuit."
Fyfe se précipite au-dessus du berceau avant d'avoir à déplorer le décès de ses deux tympans.
Ah, trop tard pour les tympans.
Le Crampon se jette sur ce qui fut un attribut de séduction féminine il y a environ deux siècles et demi.
Fyfe pose un regard attendri sur le Crampon.
Quand elle arrive à entrouvrir les yeux en tout cas, ils sont attendris, on dirait.
Le Crampon fait mine de s'endormir, Fyfe fait mine de le reposer dans son lit, mais il y a un problème de taille : une partie de l'anatomie fyfienne est toujours aspirée dans la bouche du Crampon qui refuse de lâcher prise.
Après trois caresses sur les joues, et deux tentatives d'introduction de doigts dans la bouche du Crampon, Fyfe décide qu'elle peut finalement très bien vive avec un seul sein et tire un coup sec, tant pis pour ce qui sera arraché au passage.
Mauvais calcul. Le Crampon hurle.
Il est 4 heures.
Le Crampon est blagueur, il passe son temps à faire semblant de s'endormir, pour mieux hurler quand on le pose dans son lit.
Il est 4h30, Fyfe a parcouru 245 kilomètres dans l'appartement et se sent un peu nauséeuse à force de tourner autour de la table.
A 5 heures, Fyfe réalise que M. PetiteGraine, sans doute atteint d'une surdité précoce, dort toujours du sommeil du juste, ce qui est proprement intolérable.
Fyfe réveille délicatement M. PetiteGraine avc un grand coup de coude et s'excuse de lui refiler le bébé.
Avant que M. PetiteGraine ait bien compris ce qui gigotait joyeusement dans ses bras, Fyfe a enfoui sa tête sous son oreiller, et s'endort brutalement, non sans avoir encouragé M. PetiteGraine à aller faire pleurer le Crampon ailleurs, si possible loin, pourquoi pas sur Mars.
A 5h30, le Crampon s'est endormi, Fyfe et M. PetiteGraine sont dans un état comateux avancé.
A 6 heures, un cri affamé déchire le silence de la nuit.
Fyfe réveille M. PetiteGraine pour lui demander à quel âge les enfants sont capables d'aller se faire un sandwich avec se qui traîne dans le frigo.
Pendant que M. PetiteGraine tente d'apprendre au Crampon à manger sa main ("Si t'as faim, mange ta main"), Fyfe compulse frénétiquement la Convention de Genève à la recherche du paragraphe relatif à la torture par privation de sommeil.
Grosse déception dans le camp parental, le Crampon ne semble pas reconnaître les traités internationaux.
A 6h30, le Crampon est repu. Il proute de joie sur sa mère, lui faisant l'offrande d'un caca atomique.
Fyfe fait semblant de ne rien avoir entendu, zappe l'étape du rot, et discretos Carlos, jette le bébé dans son lit plus vite que son ombre.
Évidemment, le Crampon hurle.
A cette heure-ci, la mauvaise foi fyfienne n'a plus de limite, elle réveille M. PetiteGraine et affirme avec aplomb qu'elle a bercé le petit 1 heure sans succès, à ton tour maintenant, merde.
M.PetiteGraine change la couche du Crampon, et achève la tranchée autour de la table. Si tout va bien, demain ils atteindront la cuisine du voisin. Et pourront essayer de lui refiler le Crampon.
Il est 7 heures, M. PetiteGraine doit aller prendre sa douche et commencer sa journée de travail. Il ramène le petit paquet hurlant à Fyfe.
Fyfe se demande si faire semblant d'être morte est une option crédible.
Sans doute pas, étant donné que M. PetiteGraine lui abandonne le bébé quand même.
Dans un geste désespéré, Fyfe cède son petit doigt au Crampon pour le faire taire.
Fyfe s'étonne de son incroyable capacité à continuer à dormir avec un bras en l'air et un doigt dans la bouche de son fils.
Il est 7h30, le Crampon réalise qu'aucun lait ne sort de ce petit doigt. Ça craint. Et il compte bien le faire savoir.
Il est 8 heures, le Crampon rassasié gazouille, c'est une belle journée qui commence.
NB : C'était une nuit parmis tant d'autres. Il y en a eu des bien meilleures. Et des pires. Si, si, c'est possible. Pas fréquent, mais possible.
Vive les RGO.
(Que ceux qui ne connaissent pas ce sigle barbare restent dans l'ignorance, il en va de la pérennité de l'espèce humaine).
"A 3h, un cri affamé déchire le silence de la nuit."
Fyfe se précipite au-dessus du berceau avant d'avoir à déplorer le décès de ses deux tympans.
Ah, trop tard pour les tympans.
Le Crampon se jette sur ce qui fut un attribut de séduction féminine il y a environ deux siècles et demi.
Fyfe pose un regard attendri sur le Crampon.
Quand elle arrive à entrouvrir les yeux en tout cas, ils sont attendris, on dirait.
Le Crampon fait mine de s'endormir, Fyfe fait mine de le reposer dans son lit, mais il y a un problème de taille : une partie de l'anatomie fyfienne est toujours aspirée dans la bouche du Crampon qui refuse de lâcher prise.
Après trois caresses sur les joues, et deux tentatives d'introduction de doigts dans la bouche du Crampon, Fyfe décide qu'elle peut finalement très bien vive avec un seul sein et tire un coup sec, tant pis pour ce qui sera arraché au passage.
Mauvais calcul. Le Crampon hurle.
Il est 4 heures.
Le Crampon est blagueur, il passe son temps à faire semblant de s'endormir, pour mieux hurler quand on le pose dans son lit.
Il est 4h30, Fyfe a parcouru 245 kilomètres dans l'appartement et se sent un peu nauséeuse à force de tourner autour de la table.
A 5 heures, Fyfe réalise que M. PetiteGraine, sans doute atteint d'une surdité précoce, dort toujours du sommeil du juste, ce qui est proprement intolérable.
Fyfe réveille délicatement M. PetiteGraine avc un grand coup de coude et s'excuse de lui refiler le bébé.
Avant que M. PetiteGraine ait bien compris ce qui gigotait joyeusement dans ses bras, Fyfe a enfoui sa tête sous son oreiller, et s'endort brutalement, non sans avoir encouragé M. PetiteGraine à aller faire pleurer le Crampon ailleurs, si possible loin, pourquoi pas sur Mars.
A 5h30, le Crampon s'est endormi, Fyfe et M. PetiteGraine sont dans un état comateux avancé.
A 6 heures, un cri affamé déchire le silence de la nuit.
Fyfe réveille M. PetiteGraine pour lui demander à quel âge les enfants sont capables d'aller se faire un sandwich avec se qui traîne dans le frigo.
Pendant que M. PetiteGraine tente d'apprendre au Crampon à manger sa main ("Si t'as faim, mange ta main"), Fyfe compulse frénétiquement la Convention de Genève à la recherche du paragraphe relatif à la torture par privation de sommeil.
Grosse déception dans le camp parental, le Crampon ne semble pas reconnaître les traités internationaux.
A 6h30, le Crampon est repu. Il proute de joie sur sa mère, lui faisant l'offrande d'un caca atomique.
Fyfe fait semblant de ne rien avoir entendu, zappe l'étape du rot, et discretos Carlos, jette le bébé dans son lit plus vite que son ombre.
Évidemment, le Crampon hurle.
A cette heure-ci, la mauvaise foi fyfienne n'a plus de limite, elle réveille M. PetiteGraine et affirme avec aplomb qu'elle a bercé le petit 1 heure sans succès, à ton tour maintenant, merde.
M.PetiteGraine change la couche du Crampon, et achève la tranchée autour de la table. Si tout va bien, demain ils atteindront la cuisine du voisin. Et pourront essayer de lui refiler le Crampon.
Il est 7 heures, M. PetiteGraine doit aller prendre sa douche et commencer sa journée de travail. Il ramène le petit paquet hurlant à Fyfe.
Fyfe se demande si faire semblant d'être morte est une option crédible.
Sans doute pas, étant donné que M. PetiteGraine lui abandonne le bébé quand même.
Dans un geste désespéré, Fyfe cède son petit doigt au Crampon pour le faire taire.
Fyfe s'étonne de son incroyable capacité à continuer à dormir avec un bras en l'air et un doigt dans la bouche de son fils.
Il est 7h30, le Crampon réalise qu'aucun lait ne sort de ce petit doigt. Ça craint. Et il compte bien le faire savoir.
Il est 8 heures, le Crampon rassasié gazouille, c'est une belle journée qui commence.
NB : C'était une nuit parmis tant d'autres. Il y en a eu des bien meilleures. Et des pires. Si, si, c'est possible. Pas fréquent, mais possible.
Vive les RGO.
(Que ceux qui ne connaissent pas ce sigle barbare restent dans l'ignorance, il en va de la pérennité de l'espèce humaine).
A night with Fyfe (1)
(billet garanti 100% sans seske)
(merci le Crampon)
Alors pour les besoins de ce billet, on va dire que la night commence vers 20h.
A cette heure-ci, le Crampon ne dort pas du tout du tout. Il est dans des bras. N'importe quels bras. (mais le Chat ça marche pas, on a essayé).
Du coup, c'est sympa, c'est fun, on s'éclate, M. PetiteGraine boulotte son dîner pendant que Fyfe secoue berce le Crampon. (M. PetiteGraine a intérêt à se dépêcher car Fyfe a faim et bave dangereusement sur son assiette).
La dernière bouchée engouffrée, M. PetiteGraine se fait refiler le Crampon en moins de temps qu'il faut pour dire miam et Fyfe peut enfin manger son plat.
L'estomac fyfien apaisé, elle peut récupérer le Crampon pour permettre à M. PetiteGraine de prendre un dessert.
Etc, etc.
Vous avez compris le principe des repas.
C'est génial de pouvoir dîner froid, vite, seul, et avec un fond sonore de cris. Très bon pour perdre les kilos de la grossesse.
Une fois le dîner terminé (vers 20h16), commencent les négociations avec le Crampon, à base principalement de "Tu vas dormir, maintenant" du côté parental et de "Ben non j'ai pas très envie, là" du côté Crampon. Oui, désormais, chacun a son côté, c'est un peu la guerre, là.
Sur les coups de 22h, Fyfe obtient à l'arrachée que le Crampon ferme les yeux dans ses bras. Pas le temps de se réjouir, c'était une feinte. Damned.
Fyfe abandonne etjette transfère le Crampon dans les bras du papa.
M. PetiteGraine use consciencieusement le parquet. (Nous serons bientôt les heureux propriétaires d'une tranchée domestique, youhou).
Le Crampon, lui, teste alternativement la résistance des muscles des bras de sa mère puis de son père, puis de samère, puis de son père, puis .... zzzzzzz..... jusqu'à environ 1 heure du matin.
Fyfe et M. PetiteGraine battent alors le record du monde du plus court temps de brossage de dents - déshabillage - endormissage, et bénéficient enfin d'un sommeil réparateur.
Jusqu'à environ 1h14.
Fyfe et M. PetiteGraine s'émeuvent des charmant bruits qui émanent de leur rejeton endormi. Mais c'est vraiment trop émouvant alors M. PetiteGraine met sa tête sous l'oreiller, espérant au choix s'isoler ou s'étouffer, alors que Fyfe s'inquiète de ces bruits qui rappellent quand même beaucoup l'Exorciste, et guette le moment où la tête du Crampon va faire un tour complet. Fyfe murmure quelques incantations préventives.
A 3h, un cri affamé déchire le silence de la nuit.
Suspens.....
A suivre........
(wé je sais je fais rien qu'à dire "à suivre" sans forcément qu'une suite suive. Ca craint.)
(merci le Crampon)
Alors pour les besoins de ce billet, on va dire que la night commence vers 20h.
A cette heure-ci, le Crampon ne dort pas du tout du tout. Il est dans des bras. N'importe quels bras. (mais le Chat ça marche pas, on a essayé).
Du coup, c'est sympa, c'est fun, on s'éclate, M. PetiteGraine boulotte son dîner pendant que Fyfe
La dernière bouchée engouffrée, M. PetiteGraine se fait refiler le Crampon en moins de temps qu'il faut pour dire miam et Fyfe peut enfin manger son plat.
L'estomac fyfien apaisé, elle peut récupérer le Crampon pour permettre à M. PetiteGraine de prendre un dessert.
Etc, etc.
Vous avez compris le principe des repas.
C'est génial de pouvoir dîner froid, vite, seul, et avec un fond sonore de cris. Très bon pour perdre les kilos de la grossesse.
Une fois le dîner terminé (vers 20h16), commencent les négociations avec le Crampon, à base principalement de "Tu vas dormir, maintenant" du côté parental et de "Ben non j'ai pas très envie, là" du côté Crampon. Oui, désormais, chacun a son côté, c'est un peu la guerre, là.
Sur les coups de 22h, Fyfe obtient à l'arrachée que le Crampon ferme les yeux dans ses bras. Pas le temps de se réjouir, c'était une feinte. Damned.
Fyfe abandonne et
M. PetiteGraine use consciencieusement le parquet. (Nous serons bientôt les heureux propriétaires d'une tranchée domestique, youhou).
Le Crampon, lui, teste alternativement la résistance des muscles des bras de sa mère puis de son père, puis de samère, puis de son père, puis .... zzzzzzz..... jusqu'à environ 1 heure du matin.
Fyfe et M. PetiteGraine battent alors le record du monde du plus court temps de brossage de dents - déshabillage - endormissage, et bénéficient enfin d'un sommeil réparateur.
Jusqu'à environ 1h14.

Fyfe et M. PetiteGraine s'émeuvent des charmant bruits qui émanent de leur rejeton endormi. Mais c'est vraiment trop émouvant alors M. PetiteGraine met sa tête sous l'oreiller, espérant au choix s'isoler ou s'étouffer, alors que Fyfe s'inquiète de ces bruits qui rappellent quand même beaucoup l'Exorciste, et guette le moment où la tête du Crampon va faire un tour complet. Fyfe murmure quelques incantations préventives.
A 3h, un cri affamé déchire le silence de la nuit.
Suspens.....
A suivre........
(wé je sais je fais rien qu'à dire "à suivre" sans forcément qu'une suite suive. Ca craint.)