Ahum.
(eum, eum, eum)
(ouh la y a de l'écho ici)
Euh donc, je disais... Ah je ne disais rien ? Depuis presque un mois ? Ah oui quand même.
En bref que s'est il passé durant un mois :
- ma boîte à fusionné avec une autre (oui oui ça arrive AUSSI au fonctionnaire), donnant lieu à des négociations serrées de contenu et de soussous
- du coup j'ai changé de chef (mon karma s'améliore semble t'il). Mais il faudrait juste penser à prévenir mon ancien chef qui n'est plus chef que de lui-même (une bonne période karmique en ce moment je trouve) histoire qu'il arrête de m'envoyer des mails qui contiennent de l'impératif associé à tout un tas de tâches aussi gratifiantes et plaisantes que ramasser ses rognures d'ongle ou lécher ses aisselles une journée de grande chaleur.
- du coup, mon retour de congé mat' est assez... sportif. Deux chefs à gérer (un qui croit l'être et l'autre qui l'est), une quantité de taf, hinhin, je peux même pas le décrire, tiens. Bref, je bosse le week-end, et je fais 2 heures sup' tous les jours. Voiiiiiilà.
- Arrivée à la maison, la journée number two commence : Crampon affamé ou en train de manger (M. Petitegraine est un saint)(un saint qui s'arrange pour partir tous les jours du boulot à 17h30 alors qu'il est cadre avec moult responsabilités). Il faut lui donner un bain, un dernier biberon avant le dodo, le convaincre que le dodo c'est bien, et le faire tarder ça craint (amis des années 80...)(sauf que là en abuser c'est très très très bien), ensuite, ben il faut chercher quelque chose à manger dans le frigo, le cuisiner (ou au moins le chauffer au micro onde), manger, mettre le bazar dans le lave-vaisselle, et oh my God il est 22h30.
- Ca laisse une heure pour laisser comater mon cerveau, ensuite mon corps rend les armes et s'endort à l'insu de mon plein gré.
- A 6heures le matin, le Crampon se fout complètement de l'insu de mon plein gré et réveille joyeusement la maisonnée (et sans doute l'immeublée vu l'étonnante puissance sonore de ses petits poumons).
Je précise, qu'il n'y a pas de trève le week end, les tâches ménagères et les relations sociales (si, si, il nous en reste) remplaçant la journée au bureau.
Voili voilà.
Sinon, je pars 8 jours en Chine tout bientôt.
J'ai beau savoir que ça va être crevant (on bosse 12 heures par jour week end compris et je mets en général 7 jours et demi à me remettre du décalage horaire), que le soir je vais hululer à la mort parce que la Crampon va me manquer, ben quand même, j'ai une pensée émue pour M. Petite Graine qui va devoir gérer la bête tout seul. Et franchement, je n'échangerais pas nos places...
Tout ça pour dire que bon, on se reparle mi-juillet, hein (quand vous serez tous partis en vacances donc).
La bise, les gens !
(et merci pour les messages de soutien)(Bidi, avoue tout, tu as loué les services d'une nanny ? Comment tu fais pour bloguer encore ??)
lundi 29 juin 2009
mercredi 3 juin 2009
Les longs week end, c'est reposant
Le Crampon est malade.
Depuis deux semaines.
Deux loooooongues semaines.
Ça a commencé avec un réveil en pleine nuit un jour férié avec des hurlements que Hitchcock il l'embaucherait direct, mon fils, s'il n'était pas mort (Hitchcock, pas mon fils).
Un truc qui l'empêchait de respirer, une toux d'outre-tombe, toussa toussa.
Nous en tant que parents parfaits, on s'est regardé avec un air affolé, tu penses bien. Enfin aussi affolé qu'on puisse être à cette heure ci.
Affolé entre deux paupières gonflées en fait, essaye d'imaginer.
Mais comme on n'est pas nés de la dernière connerie à $arko, on a d'abord téléphoné aux urgences pédiatriques, histoire de tâter un peu le terrain. Savoir si la fille nous envoyait le SAMU tout de suite, ou si elle se mettait à ricaner, en somme.
Mais il paraît qu'on ne peut pas faire de diagnostic par téléphone. Si c'est pas malheureux à l'ère d'internet, j'vous jure. C'est ça de refuser tout le temps les réformes sous prétexte qu'elles empirent la situation. Faudrait voir à entrer dans la modernité, hein, parce que là, le système de santé a un peu raté le coche du web 2.0 je trouve. Alors qu'en partenariat avec les forums maxi-flippant de doctissimo y avait moyen de faire quelque chose quand même, en plus ça fait des économies de personnel, un stagiaire modérateur et zou.
Breeeef.
Nous voilà partis aux urgences pédiatriques. En même temps c'est pas loin, c'est là où j'étais allée accoucher du Crampon, à pied, sur le verglas et avec un col à 6. On est des warriors ou pas, hein.
Du coup ça faisait un peu pélerinage.
Mais breeeeef j'ai dit.
On a ensuite eu droit à notre moment de solitude. Je pense que c'est un bizutage pour les jeunes parents. Un truc initiatique à faire une fois dans sa vie.
Nous nous sommes donc retrouvés à décrire à une urgentiste de 12 ans et demi qui abordait manifestement sa 49ème heure de garde dans la joie et la bonne humeur, les symptômes affolant qui nous amenaient. C'est à ce moment qu'on s'est aperçus que le Crampon s'était endormi profondément.
Tout de suite, on a senti que ça allait être difficile de convaincre le bébé-médecin que notre fils souffrait atrocement.
Elle l'a quand même examiné.
Et puis, avec un petit soupir discret et poli, elle nous a expliqué que la maladie grave du Crampon, c'était en fait un rhume.
Bon.
Et même pas un petit mal de gorge ?, on a tenté.
Ok, je vous marque une rhinopharyngite.
Ça nous a soulagé un peu, "rhinopharyngite" ça fait quand même moins con que "rhume" quand on est aux urgences.
Et comme traitement ?
Le moucher ?
Ah oui.
Pfiou, ben merci de lui avoir sauvé la vie, hein docteur.
Ahum.
Après tout ça, avec le Géniteur, on a bien rigolé de nous même.
Et puis on a recouché le Crampon tranquilos Carlos, pour reprendre le cours de nos vies, présentement situé au fond de la couette.
On a encore une fois rigolé avant d'éteindre la lumière, parce que quand même, c'est pas tous les jours qu'on se stresse avec des images de torture à base de kiné respiratoire, alors qu'en fait, ben RIEN.
HA HA.
Ha ha.
5 minutes plus tard, on a cru que le Crampon égorgeait un cochon, et on a drôlement moins rigolé.
Quand 4 heures plus tard, on en était encore a essayer de faire passer du sérum phy dans une narine pas plus grande qu'un dé à coudre tout en chantant pour couvrir les hurlements du Crampon, on n'était plus du tout du tout d'humeur à la rigolade tu vois.
Et le rhume-à-la-con, il nous a semblé vachement moins anodin.
2 semaines plus tard, le Crampon fait sa première nuit complète malgré son nez toujours bouché. A croire qu'il a pris l'habitude de sucer son pouce en apnée.
Et moi je suis tellement habituée à être réveillée entre 2 heures et 5h30 du matin que je me suis réveillée TOUTE SEULE. Et que je n'ai pas réussi à me rendormir.
Pour illustrer mon état de fatigue, je te dirai juste que je profite de mes pauses pipi au boulot pour piquer des roupillons super réparateur de 2 minutes. Et que je suis tellement fatiguée que ça me donne la nausée.
Donc en gros, le premier qui rigole du "rhume-à-la-con", je lui arrache les yeux avec les dents.
Depuis deux semaines.
Deux loooooongues semaines.
Ça a commencé avec un réveil en pleine nuit un jour férié avec des hurlements que Hitchcock il l'embaucherait direct, mon fils, s'il n'était pas mort (Hitchcock, pas mon fils).
Un truc qui l'empêchait de respirer, une toux d'outre-tombe, toussa toussa.
Nous en tant que parents parfaits, on s'est regardé avec un air affolé, tu penses bien. Enfin aussi affolé qu'on puisse être à cette heure ci.
Affolé entre deux paupières gonflées en fait, essaye d'imaginer.
Mais comme on n'est pas nés de la dernière connerie à $arko, on a d'abord téléphoné aux urgences pédiatriques, histoire de tâter un peu le terrain. Savoir si la fille nous envoyait le SAMU tout de suite, ou si elle se mettait à ricaner, en somme.
Mais il paraît qu'on ne peut pas faire de diagnostic par téléphone. Si c'est pas malheureux à l'ère d'internet, j'vous jure. C'est ça de refuser tout le temps les réformes sous prétexte qu'elles empirent la situation. Faudrait voir à entrer dans la modernité, hein, parce que là, le système de santé a un peu raté le coche du web 2.0 je trouve. Alors qu'en partenariat avec les forums maxi-flippant de doctissimo y avait moyen de faire quelque chose quand même, en plus ça fait des économies de personnel, un stagiaire modérateur et zou.
Breeeef.
Nous voilà partis aux urgences pédiatriques. En même temps c'est pas loin, c'est là où j'étais allée accoucher du Crampon, à pied, sur le verglas et avec un col à 6. On est des warriors ou pas, hein.
Du coup ça faisait un peu pélerinage.
Mais breeeeef j'ai dit.
On a ensuite eu droit à notre moment de solitude. Je pense que c'est un bizutage pour les jeunes parents. Un truc initiatique à faire une fois dans sa vie.
Nous nous sommes donc retrouvés à décrire à une urgentiste de 12 ans et demi qui abordait manifestement sa 49ème heure de garde dans la joie et la bonne humeur, les symptômes affolant qui nous amenaient. C'est à ce moment qu'on s'est aperçus que le Crampon s'était endormi profondément.
Tout de suite, on a senti que ça allait être difficile de convaincre le bébé-médecin que notre fils souffrait atrocement.
Elle l'a quand même examiné.
Et puis, avec un petit soupir discret et poli, elle nous a expliqué que la maladie grave du Crampon, c'était en fait un rhume.
Bon.
Et même pas un petit mal de gorge ?, on a tenté.
Ok, je vous marque une rhinopharyngite.
Ça nous a soulagé un peu, "rhinopharyngite" ça fait quand même moins con que "rhume" quand on est aux urgences.
Et comme traitement ?
Le moucher ?
Ah oui.
Pfiou, ben merci de lui avoir sauvé la vie, hein docteur.
Ahum.
Après tout ça, avec le Géniteur, on a bien rigolé de nous même.
Et puis on a recouché le Crampon tranquilos Carlos, pour reprendre le cours de nos vies, présentement situé au fond de la couette.
On a encore une fois rigolé avant d'éteindre la lumière, parce que quand même, c'est pas tous les jours qu'on se stresse avec des images de torture à base de kiné respiratoire, alors qu'en fait, ben RIEN.
HA HA.
Ha ha.
5 minutes plus tard, on a cru que le Crampon égorgeait un cochon, et on a drôlement moins rigolé.
Quand 4 heures plus tard, on en était encore a essayer de faire passer du sérum phy dans une narine pas plus grande qu'un dé à coudre tout en chantant pour couvrir les hurlements du Crampon, on n'était plus du tout du tout d'humeur à la rigolade tu vois.
Et le rhume-à-la-con, il nous a semblé vachement moins anodin.
2 semaines plus tard, le Crampon fait sa première nuit complète malgré son nez toujours bouché. A croire qu'il a pris l'habitude de sucer son pouce en apnée.
Et moi je suis tellement habituée à être réveillée entre 2 heures et 5h30 du matin que je me suis réveillée TOUTE SEULE. Et que je n'ai pas réussi à me rendormir.
Pour illustrer mon état de fatigue, je te dirai juste que je profite de mes pauses pipi au boulot pour piquer des roupillons super réparateur de 2 minutes. Et que je suis tellement fatiguée que ça me donne la nausée.
Donc en gros, le premier qui rigole du "rhume-à-la-con", je lui arrache les yeux avec les dents.
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