lundi 30 mai 2011

Oooops I did it again

Si c'est pas pitié d'avoir autant d'idées de posts et de passer des week ends sympatoches loin de l'ordi...



Bon, ben, bisous hein.

mardi 24 mai 2011

Plaisir d'offrir, joie de recevoir

Pour remercier ma famille de leurs épuisantes contributions à l'emménagement à Lyon (peinture et travaux, babysitting du Crampon, etc.), nous avons donc décidé de les inviter pour un déjeuner chic à la maison, dimanche.
Certes, on est loin d'une rétribution juste, mais leur offrir un tour du monde - remerciement plus adapté à la hauteur de leur implication - n'est pas franchement dans nos moyens.

Ne dit-on pas que c'est l'intention qui compte ?
Le temps consacré à choisir le menu et le confectionner de mes blanches mains (gauches) ne sera-t-il pas aussi gratifiant qu'un cadeau finalement pompeux et facile ?
Non.
Ok, on est d'accord, mais n'empêche, c'est un repas ou rien.

Lundi, donc, je suis amour, je sors notre collection de bouquins de cuisine, et j'interroge le grand internet mondial à la recherche de recettes sophistiquées, compliquées, et raffinées. A la hauteur de ma reconnaissance, donc.

Mardi, je suis amour toujours, je dresse la liste des ingrédients à acheter.
Non mais c'est quoi du tamarin ? Ou est ce que je vais trouver de la pâte de crevettes ? Ok, ok, donc on oublie le PrixFran du coin, et on envisage un plan d'attaque à base de tournée des épiceries asiatiques,  du marché, et du plus grand supermarché possible (celui accessible en voiture uniquement). Bon. C'est pas comme si j'avais quelque chose d'autre de prévu samedi.

Mercredi, je suis amour mais perplexe. Ma famille m'aime, n'est ce pas ? Pourquoi voudrait elle que je renonce à ma grasse matinée du samedi, et à ce rendez-vous en terrasse avec une copine ?
Nouveau plan d'attaque. Le menu sera sophistiqué, mais à base d'ingrédients du PrixFran. La créativité, que dis-je, l'art, naît de la contrainte après tout.

Jeudi, je suis amour mais inquiète. Est ce que je vais avoir le temps de cuisiner tout ça dimanche matin? Je veux dire, sans me lever à 5h. Non parce que si c'est pour somnoler à table au milieu du repas, quel intérêt je vous le demande ?
Un déjeuner réussi, c'est surtout un déjeuner convivial, d'échanges et de plaisir.
Je revois à la baisse mes ambitions culinaires. Le menu sera simple, mais fait maison, et avec amour, bien sûr.

Vendredi, je suis amour mais fatiguée. Franchement, je ne me vois pas prendre plaisir au déjeuner si je n'ai pas eu ma grasse matinée. Les nuits sont courtes par ici (cf. billets précédents).
Nouveau menu, avec le maximum de préparation la veille, et plat vite fait le dimanche. Non parce qu'il y a un sacré ménage à prévoir aussi, il ne faudrait pas l'oublier. Pour sûr, ma famille préfère manger simple dans un appartement propre, plutôt que bling-bling en marchant sur des coquillettes écrasées.
On se rattrapera sur l'alcool. Beaucoup d'alcool à l'apéritif, et tout le monde trouvera le repas succulent. (ou ne s'en souviendra plus le lendemain).

Samedi, je suis amour mais lucide. Je ne sais pas cuisiner. Je ne cuisine d'ailleurs quasiment jamais. Même pas des œufs au plat. Je fais bien un gâteau une fois par siècle, mais reconnaissons qu'il est souvent raté. Au choix : brûlé ou incomplet. Tout le monde n'a pas la capacité à rester suffisamment concentré pour se souvenir que les proportions de la recettes avaient été doublées au début.
Triste constat, mais en même temps, c'est bien mes parents qui m'ont fait comme je suis, ils doivent bien l'assumer un jour ou l'autre.
Le menu sera donc alcoolisé, raffiné, sophistiqué, et fraîchement décongelé du jour.

(ceci est une ode à CardPi l'ami des handicapés de la cuisine).

(message personnel à ma soeurette : tout ceci n'est que fiction bien sûr. J'ai déjà commencé les marinades. Bisous)

lundi 23 mai 2011

Oups

Alors hier, j'ai eu le choix entre croupir chez moi par une chaleur étouffante, et passer ma journée à rédiger les billets de la semaine en soupirant, ou allez squatter une maison à la campagne en faisant la naïade dans la piscine.

Je suis au regret de vous informer que les bonnes résolutions bloguesques sont bien peu de choses face à l'envie de barboter.

Du coup, cette semaine, le blog sera sans doute mis à jour de manière... épisodique. (comprendre : il est probable que rien ne bouge)

Du bisou, avec toutes mes confuses.

vendredi 20 mai 2011

A night with Fyfe – 2 ans plus tard (3)

Nous avions donc laissé le Crampon dans son lit, en pyjama, dents vaguement brossées, et histoire lue. Et une Fyfe déjà épuisée par les efforts déployés pour en arriver là.

Allumage de veilleuse, lancement de la musique spéciale dodo en sourdine, bisous, et tentative de sortie de chambre de Fyfe (qui ne tente rien n'a rien).

Le Crampon est debout sur son lit et hurle « MAMAAAAAN » avec l'air outré de l'enfant qui se fait abandonner sur le bord de l'autoroute un samedi de chassé -croisé estival.

Fyfe revient, explique au Crampon que tout va bien, papa-et-maman-sont-là-ils-veillent-sur-toi-blablabla.
Le Crampon a l'air aussi convaincu que sa mère devant un discours de $arkozy.
Bon bon bon.

Fyfe s'allonge sur le sol au pied du lit du Crampon.
Il s’apaise, et semble chercher le sommeil.

Au bout de 5 minutes, le Crampon ne bouge plus.
Fyfe tente une sortie, mais doit s'immobiliser à mi-parcours car le Crampon est à nouveau debout sur son lit, tremblant de rage (sa propre mère a OSE SORTIR REPRENDRE LE COURS DE SA VIE).

Cette haute trahison rend le Crampon méfiant. Il accepte de se recoucher mais relève la tête toutes les 2 minutes pour vérifier que son indigne mère n'a pas bougé du parquet.

Discrètement, Fyfe a dégainé son téléphone. En conditions de survie l'être humain sait en effet développer d'étonnantes stratégies d'adaptation (à base de Twitter et Facebook).

30 minutes plus tard, Fyfe pense que l'affaire est gagnée. Et surtout, elle est super  à jour sur les réseaux sociaux, commence à se faire royalement ch..., son dos lui fait mal et put*£$ de b$£§ de m$£*d, le premier épisode de Dr House doit déjà être fini.

Elle entame un roulé-boulé sur le tapis en direction de la sortie, en alternance avec une technique de déplacement en rampant qu'elle a vu dans un reportage sur les commandos.

Sa concentration est au maximum, il s'agit d'éviter légos, voitures, et divers objets de nature bruyante ou contondante.
Une pensée sur l'opportunité d'inclure le coucher du Crampon aux stages commandos l'effleure, Fyfe se promet d'y repenser plus tard, une fois la zone libre atteinte.

Il est 22h, Fyfe a passé avec succès la ligne de démarcation. Après une cigarette bien méritée sur le balcon, elle s'affale dans le canapé.

Dr House propose un diagnostic, mais Fyfe ne sait pas si c'est le début ou la fin de l'épisode, donc impossible de savoir si c'est sa première erreur, sa seconde, ou si c'est le bon.

Alors qu'elle se tourne vers M. PG pour lui demander un résumé, Fyfe voit que le doudou du Crampon dépasse de la porte du salon.

Gnééé ?

Le doudou bouge.

Haussage du sourcil droit. (Je ne sais toujours pas hausser le gauche de manière isolée).

Fyfe en appelle aux forces supérieures de la maternitude, à l'amour (supposé) inconditionnel d'une mère pour son enfant, et aux techniques les plus pointues de respiration par le ventre pour ne pas hurler à la mort en découvrant que le Crampon s'est installé sur le parquet, dans le couloir, pour continuer sa nuit plus près de ses parents.

« Crampon qu'est ce que tu fais là ? Retourne au lit immédiatement ! »

Le Crampon sanglote : « Non pas dodo, pas dodoooooooooo, siteuplaît mamaaaaaaaan »

Comme quoi le Crampon sait être poli quand il veut.
Cette pensée ne suffit pas à réjouir Fyfe, qui raccompagne le Crampon dans son lit.

Cette fois, Fyfe s'endort sur le parquet avant le Crampon.
C'est une douleur aigüe dans le dos qui la réveille. (Fyfe s'est toujours refusé à installer un matelas aux pieds du lit du Crampon. Question de symbole. Mais à ce moment précis, Fyfe emmerde les symboles et se trouve bien conne avec ses principes).

Fyfe a perdu la notion de l'heure, mais le Crampon a l'air de dormir. Elle en profite pour sortir, et rejoindre M. PG déjà couché, en pensant que décidément, ses soirées sont formidables, sa vie est formidable, et ses compétences de mère sont formidables. Mais Fyfe est trop fatiguée pour s'apitoyer sur son sort, elle s'endort dans les 5 secondes.

Un cri déchire la nuit.
Fyfe trouve que la nuit a été bien courte. Elle essaye d'ouvrir suffisamment les yeux pour vérifier l'heure.
Ah.
Il est minuit.
Ceci explique cela.

Fyfe SAIT que pour que le Crampon se rendorme vite, il faut aller le rassurer vite, avant qu'il ne se réveille complètement et réclame de jouer avec la pâte à modeler.

En même temps, M. PG le sait aussi, alors qu'il se démerde, chacun son tour.

Fyfe referme les yeux, non sans avoir donné un grand coup de coude à M. PG pour l'aider à se réveiller.

5 minutes plus tard, le Crampon ne crie plus. Fyfe s'étonne de ne pas avoir entendu M. PG se lever.
Normal, il est toujours là.

Il n'échappe pas au cerveau engourdi de Fyfe que c'est une équation impossible.
En tendant l'oreille, elle en a la confirmation. Le Crampon est manifestement occupé à jouer à jeter des légos par terre.

Très bien. Excellente idée. Tant qu'il reste dans sa chambre et se tait, c'est une activité qui convient parfaitement aux principes éducationnels de Fyfe.

Malheureusement, le Crampon se fatigue vite de son entraînement olympique au lancer de jouets.

Fyfe tend à nouveau l'oreille :
Petit pas – petit pas – petit pas
Bruissement de couette
« TU VIENS MAMAN ON VA JOUER »

Le Crampon est assis sur la tête de Fyfe.
Fyfe a perdu 5 dixièmes d'acuité auditive.
M. PG grogne et se retourne.
Fyfe se demande combien elle prendrait de prison pour une éviscération de conjoint. Tout dépend de la probabilité que le jury ait des enfants dormeurs ou pas, c'est clair.

Fyfe essaye d'arrêter d'imaginer les tortures qu'elle voudrait infliger à M. PG (tranquillement occupé à ronfloter) et essaye de se rendormir en ignorant le Crampon (tranquillement occupé à escalader ses parents et à raconter sa vie), non sans avoir violemment relevé son genou sur le côté, en espérant frapper au passage une partie – si possible sensible – de l'anatomie de M. PG.

Quand Fyfe rouvre les yeux, il est 4h.
M. PG est debout, et semble embarrassé.
Il semblerait qu'en se levant pour aller aux toilettes, il ait buté sur un Crampon endormi sur le parquet, au pied du lit parental.

Deux options s'offrent à lui.
Assumer être un père indigne, contourner le Crampon, et revenir se coucher discretos Carlos, ou tenter un transfert de Crampon dans son lit, au risque de réveiller la bête.
Alors qu'il tourne un regard interrogatif vers Fyfe, le regard qui lui parvient en retour l'incite sans équivoque à garder sa question pour lui et à gérer tout seul the situation. (à comprendre dans le sens utilisé par Jack Bauer quand il appelle le président pour lui dire « we have a situation here », un peu avant le lancement d'une WWIII, quoi).

M. PG est étonné de constater qu'après 7 ans d'amour, leur complicité est telle qu'un seul regard leur suffit pour se comprendre. C'est beau l'amour.
Bien sûr, le fait que le message à comprendre consiste peu ou prou en une menace de mort vient un peu atténuer ce sentiment nuitamment romantique.

Audacieux, M. PG choisit de ramener délicatement le Crampon dans son lit.
Dans le noir.
Cela fonctionne bien, jusqu'à ce qu'il l'assomme contre un encadrement de porte.
Grave erreur de jugement. C'était soit trop fort, soit pas assez. Là, le Crampon est réveillé à point pour repartir pour un tour.

Pour Fyfe, le reste de la nuit est rythmé par les entrées de M. PG dans la chambre, suivies de peu par les cris du Crampon, et le départ précipité de M. PG.

Quand les réveils sonnent, le matin, l'ambiance n'est pas franchement à la Ricorée dans le camp des parents.
Côté Crampon en revanche, c'est un festival de mignonerie.
A croire qu'il aurait quelque chose à se faire pardonner.

jeudi 19 mai 2011

A night with Fyfe – 2 ans plus tard (2)

Billet toujours autant garanti 100% sans seske, toujours autant merci le Crampon.

Pour les besoins de ce billet, la soirée commence donc à 20h, après le repas familial.

Fyfe et Mr Petite Graine décrochent les morceaux de haricots verts coincés dans leurs cheveux (le Crampon a un très léger rejet alimentaire de tout ce qui n'est pas une patate, une pâte, du riz, ou du pain, et une manière de le manifester assez expressive), et nettoient le riz collé sur le carrelage sous la chaise du Crampon, dans les interstices du réhausseur, dans les verres, dans la carafe, etc.

C'est un moment stratégique. Fyfe et Mr PG se jaugent du regard. Une guerre des nerfs se déroule sous le regard innocent du Crampon.

Mr PG est vicieux, il annonce qu'il va finir de ranger tout seul. Fyfe sait reconnaître sa défaite, c'est donc à elle que revient le plaisir de préparer le Crampon au coucher.

Elle ignore la sueur froide qui perle dans son dos, et prononce la phrase fatidique :
« Tu viens, Crampon, on va mettre le pyjama ? »

La réponse ne tarde pas : le Crampon file en courant, en hurlant sans discontinuer « Non pas pyjama, non, veux pas, veux pas, nooooooooooooon ». Pour bien visualiser, il faut s'imaginer qu'on vient de lui proposer de manger de la mort-aux-rats par les trous de nez.

Oui, le Crampon est intelligent, il a compris que pyjama = dodo. La joie du coucher commence donc de plus en plus tôt pour le plaisir de tout l'immeuble.

Commence un rituel de course – poursuite, d'essuyage de baffes (« Crampon, on ne tape pas ! Réponse : baffe »), et de gesticulations dignes d'un asticot haltérophile.

Une bonne demi-heure plus tard, le Crampon a été mis au coin, câliné, rassuré (peu importe l'ordre) mais il n'est toujours pas vraiment disposé mettre son pyjama.

Avec une pensée désolée pour tous les principes d'éducation en vigueur, Fyfe sort donc son argument secret. « Crampon, vient mettre le pyjama, je te donnerai un gâteau ».

Le Crampon retrouve le sourire  « Ouiiiiiii ! Gâteau ! Gâteau ! Moi je veux gâteau ! », et accourt en sautillant de joie vers la table à langer.

A ce stade, Fyfe emmerde déjà cordialement les bouquins de conseils en éducation, et soupire de soulagement.

Pendant que le Crampon boulotte sa madeleine avec enthousiasme, Fyfe le change.
Quelques miettes resteront coincées dans la couche ou dans le pyjama, mais franchement, on s'en fout.

Au moment de le reposer par terre, la deuxième phrase à potentiel atomique est prononcée :
 « Crampon, tu viens te laver les dents ? »
Même réponse que précédemment (à visualiser en imaginant que l'on vient de lui annoncer l'imminent arrachage de ses ongles à la pince à épiler).

Sauf que le coup du gâteau paraît un peu moins pertinent tout d'un coup.

Fyfe se croit maline. Elle tente de faire diversion en faisant voler Buzz l'Eclair jusqu'à la salle de bain.
Le Crampon suit en riant.
Fyfe fait mine de brosser les dents de Buzz. Le Crampon se bidonne.
« Et toi Crampon, tu te brosses les dents aussi ? »
Le Crampon tend les mains vers la brosse à dents. Fyfe manque de se faire pipi dessus de fierté et se félicite de sa créativité qui n'a d'égale que son machiavélisme.

Le Crampon essaye de brosser les dents de Buzz.

Chute vertigineuse et brutale de la fierté Fyfienne.

Le Crampon refuse de laisser Fyfe reprendre la brosse à dent.

30 minutes plus tard, les dents du Crampon ont frôlé par deux fois la brosse.

Fyfe abandonne, et note pour plus tard de commencer à constituer la cagnotte « dentiste » du Crampon.

« Bon, Crampon, on va lire l'histoire ? »

Je vous la refais pas, hein, vous avez compris le principe de la réaction du Crampon, mort-aux-rats, pince à épiler, tout ça tout ça. 

Fyfe s'enferme avec le Crampon dans sa chambre. Elle attend patiemment que le Crampon accepte de monter dans son lit pour commencer à lui lire une histoire de son choix, en ponctuant son attente de paroles douces et de menaces.

Le Crampon fait mine de céder. Mais sa sournoiserie n'a pas de limite.
Chaque livre proposé par Fyfe est rejeté par le Crampon. « Non, je veux un autre ! ».

L'étagère qui fait office de bibliothèque du Crampon est vide.
Fyfe n'est qu'amour et patience, mais menace tout de même de zapper l'histoire (et de se casser au Guatemala).

Le Crampon choisit alors le premier livre qui lui avait été proposé. Fyfe ne relève même pas l'affront et s'empresse de lire, avec le ton s'il vous plaît, et sans sauter des phrases sous peine de se voir engueuler par le Crampon (qui connaît tout ses bouquins par coeur)(élever une graine de génie n'est pas une sinécure).

A suivre

mercredi 18 mai 2011

A night with Fyfe – 2 ans plus tard (1)

Billet toujours autant garanti 100% sans seske, toujours merci le Crampon.
(suite de ça et ça)

Quand, pris d'une folie douce, on se lance dans la grande aventure de la procréation (y a des retraites à payer, je vous rappelle), on est plus ou moins préparé psychologiquement à passer quelques mois un peu sportifs à base de nuits blanches, angoisses, et questionnements.
Ok, plutôt moins que plus en ce qui me concerne, puisque j'avais une confiance aveugle en la fabrique de bébé, société d'arnaqueurs s'il en est (que fait 60 millions de consommateurs je vous le demande).

En tout cas, jamais, jamais, on ne m'avait dit que deux ans plus tard, l'enfant peu enclin au sommeil (la fameuse erreur dans le modèle livré) serait toujours aussi peu enclin au sommeil.

Concrètement, cela signifie que quand tout va bien (conditions atmosphériques et climatiques idéales, paix dans le monde et dans le foyer, chocolat et gâteaux illimités, parents, Barbapapa, et Toy Story disponibles à toute heure), le Crampon dort.
Enfin, il s'endort seul, vers 21h, et se lève seul, vers 6-7h (aïe).

Quand tout va un peu moins bien (fin du stock de madeleines, parents rétifs à obéir ou en overdose de Dora, sens du vent défavorable), le Crampon dort un peu moins bien.
Il faut alors accompagner son endormissement (couché sur le parquet, au pied de son lit, dans le noir, pour le plus grand bonheur de l'ostéo familial), qui peut durer jusqu'à 1 heure.
(= tu oublies pouvoir mater Dr House en live, ou avoir un quelconque semblant de soirée dédié à une égoïste détente bien méritée).

Quand les conditions deviennent extrêmes (changement de ville, de crèche, de maison, vacances chez les grand parents ou avec la tata-marraine),  le Crampon s'adapte. Il nous fait du GRAND Crampon.

Petit exemple dans les posts à venir (sinon c'est trop long).
(ça s'annonce comme une saga en 72 épisodes, je préfère prévenir...)

mardi 17 mai 2011

La marmote est insomniaque

Une fois tous les siècles environ, je perds le sommeil.

En règle générale, je suis pourtant de la famille de la marmotte.
Du genre à être capable d'ignorer les hurlements de mon fils la nuit (tout en poussant du coude Mr PetiteGraine pour que lui se lève)(non mais sinon il n'entend pas), à être prête à vendre ma mère pour 1 heure de sommeil de plus la semaine, ou tout simplement à aller me recoucher 2 heures après m'être levée quand le Crampon fait son matinal le week-end.

La couette est ma meilleure amie, mon lit un amant de longue date,  et m'en tenir éloignée trop longtemps s'apparente à de la torture.

Sauf une fois tous les siècles, donc.

Quand le niveau de stress est en alerte rouge, quand mon cerveau ne parvient plus à estimer la liste des choses à faire, c'est le gros bug.

C'est le drame de mon profil particulier (traduction : de psychopathe), mélangeant joyeusement  "control freak", une impatience pathologique, et une fâcheuse tendance au perfectionnisme.

Le résultat est détonnant et pourrait se résumer un rejet farouche des périodes transitoires.
Je hais les aéroports, les halls de gare, et l'attente qui précède un grand événement. Je veux tout et tout de suite, dès que la décision est prise.
Je voudrais déjà être arrivée à l'autre bout du monde avant de quitter mon appartement, je voudrais être déjà en train de faire cet exposé devant 200 personnes, plutôt qu'attendre mon tour, et surtout, surtout, je voudrais en avoir fini avec ce déménagement avant d'avoir fait le premier carton.

Or, la vie est mal faite, je n'ai pas cette fabuleuse aptitude à remuer le bout de mon nez (ni un mari stupide, ni une mère acariâtre, tout n'est pas si noir) pour obtenir instantanément ce que je veux.

Conclusion : cartons non déballés, pas de rideaux, pas de plafonniers, balcon à aménager, chasse d'eau qui fuit, multitude de petites choses de cet ordre à réparer, etc etc, représentent ma torture quotidienne depuis maintenant 15 jours.

Il y a des personnes (Mr PetiteGraine en est) qui savent apprécier le moment présent, les petits progrès quotidiens, le plaisir du bricolage, de la tâche en cours.

Je l'envie sincèrement.

Moi je ne rêve que de fuite dans le bush Australien, au Guatemala, ou à Saint Pierre et Miquelon.

Au point ou j'en suis, je prends même la lobotomie si elle me permet de reposer mon cerveau malade.


Je vous laisse imaginer le résultat combiné de la fatigue due à mes insomnies, et de mon mal être dans cette période transitoire de mes fesses.


En fait je pense que Mr PetiteGraine n'est pas loin de souhaiter tout autant que moi que je disparaisse à l'autre bout du monde (voire, que je me fasse lobotomiser...).

Dans un mois ça ira mieux.

A moins que je me lance dans une nouvelle aventure, qui génèrera tout autant de transitions.

Je me fatigue d'avance.

C'est possible de partir au Guatemala sans mon cerveau ?

lundi 16 mai 2011

La politique, c'est simple finalement

Président, ça va mal, les sondages sont catastrophiques, le FN est en position de force, même le PS s'en sort mieux que nous, il faut rapidement remonter la pente si on veut garder une chance pour 2012.

Que donne le plan A ?

Le plan A n'est pas très concluant, Président, les sympathisants du FN n'adhèrent pas, ce qui est un comble quand on pense qu'on y est allé plus fort qu'eux. En revanche on perd du terrain au centre, et certains de notre propre camp commencent à grogner.

 Ok, ok, et le plan B ?

Le plan B, Président, il portera peut être ses fruits dans quelques mois, quand Carla fera la Une de Match avec des photos glamour de son ventre arrondi. Et puis ce sera très efficace pour couvrir le terrain quand les temps de parole seront décomptés, mais pour l'instant, ça ricane quand même un peu.

QUI ricane ?

Twitter, la blogosphère, les gens, Président. C'était une stratégie risquée, vous le saviez. Et puis, certains pourraient voir d'un mauvais œil l'instrumentation d'un bébé à des fins politiques... On vous avait déjà reproché d'avoir mis en scène le petit Louis dans votre spot de campagne la dernière fois, alors...

Les gens sont des mauvais coucheurs. On leur donne tout, on leur offre du rêve, une descendance royale, et voilà comment ils nous remercient. Bon, c'est quoi déjà le plan C ?

Le plan C, Président, c'est d'acheter les électeurs.

... Quand vous dites "acheter", vous pensez à ce que je pense ?

Non, Président, ça c'est le plan J. Le plan C se déroulerait en 2 étapes.
D'abord on fait mine de supprimer le bouclier fiscal, ce qui plaira aux pauvres, mais la suppression n'interviendra que dans 1 an, et dès maintenant, on propose des mesures pour baisser les impôts sur les hauts revenus, comme ça, pendant un an, les riches s'en mettront plein les poches. Ils ne pourront que vous en être très reconnaissants.
Et puis parallèlement, on distribue de l'argent aux gens, sous la forme d'une prime.

... Malin. Mais... Avec quel argent ? Sauf erreur, on n'en n'a plus depuis que je me suis payé mon avion en or massif ?
Oui, c'est le point de détail qui pose un peu problème. On pensait faire payer les entreprises.

Vous voulez dire que nous, les partisans du système libéral, de l'auto-régulation du marché, on forcerait les entreprises à payer des primes ? On peut faire ça ?

Techniquement... non. Mais on peut le faire croire.

Vous êtes génial.

Je sais.
J'ai fait l'ENA quand même.

vendredi 13 mai 2011

Chez les Bisounours

Pour ceux à qui cela aurait échappé, je suis fonctionnaire.

Je suis entrée dans la fonction publique un peu par hasard (il y avait de la lumière, enfin, surtout du boulot), et je me suis fait titulariser après 4 ans et demi de CDD, en ayant la conviction de faire le bon choix.

Il faut dire que ma première affectation avait du panache : établissement public de renom, équipes hyper compétentes, thématiques pointues, collègues souvent référents internationaux dans leurs domaines, ambiance studieuse et rieuse, motivation à tous les étages.

Bien sûr, dans cette grosse machine, obtenir une quelconque reconnaissance pour le travail accompli relevait d'une utopie (entre l'existence des licornes et celle d'un monde sans FN).

Les effectifs comptaient évidemment quelques cas sociaux, des absentéistes chroniques, des débiles profonds, des dépressifs complètement shootés et hallucinés, errant autour de la machine à café. Mais comme disait le directeur, la fonction publique, c'est aussi ça, gérer les inadaptés sociaux, ceux qui ne trouveraient pas de travail ailleurs, ceux qui sont mieux là qu'en hôpital de jour.
Tout est question de relativité, et ma foi, ceux-ci représentaient moins de 1% de l'effectif.


Pour ma seconde affectation, j'ai fait une incursion dans un de ces organismes satellites dont je parlais hier. Des équipes mixtes fonctionnaires - privés garantissant un environnement multiculturel riche, un positionnement façon start up, petites équipes motivées, structure souple, épargnée par les lourdeurs administratives, mues par l'excitation, l'adrénaline du challenge quotidien,... et le revers de la médaille : une charge de travail démente, des employés très responsabilisés subissant beaucoup de pression, des horaires à rallonge, des congés un poil moins nombreux mais que de toutes façons on n'arrivait pas à prendre.


Pour ma troisième affectation, j'ai eu peur.
Peur de mon retour dans une fonction publique touchée de plein fouet par des réformes pas franchement tendres, peur de me retrouver dans un service de stéréotypes, rongé par les luttes de pouvoir intestines ou dédié à pondre des notes s'auto-alimentant en commande de nouvelles notes.

Il est un peu tôt pour me faire une opinion sur mon nouvel environnement de travail.

Dans mon équipe en tout cas, les gens sont intelligents, compétents, aimables, et drôles, ce qui, en soi, suffirait à mon bonheur.

J'ai définitivement compris que j'étais tombée chez les bisounours quand l'autre soir, à 18h, mon chef a passé sa tête dans l'encadrement de ma porte pour m'inciter à rentrer chez moi puisque je n'avais rien de si urgent à faire (ce qui était vrai)(mais inattendu)(genre j'ai failli tomber de ma chaise).


Alors, au delà de mon envie de me faire pipi dessus de bonheur, deux constats :

1. Ça existe, donc, des gens convaincus que ce n'est pas la durée de la journée qui fait la qualité d'un employé, et qui concilient boulot intéressant + responsabilités + horaires décents.

2. 3ème affectation et toujours pas la trace des hordes de mikado (le premier qui bouge a perdu) qu'on veut bien nous vendre.


PS : Chaque poste présente TOUJOURS au moins UN inconvénient. Je viens de découvrir LE point noir de celui-ci : non seulement on bosse sur Open Office ce qui est une torture en soi, mais en plus les accès internet sont ultra sécurisés : pas de Twitter, pas de sites marchands, pas de blogs, pas de Facebook. Certes dans mon ancien boulot je n'avais jamais le temps d'y aller. Mais c'était rassurant de savoir que, au cas où, le monde restait à portée de main. Là je me sens un peu comme au fond d'une grotte.  Dieu merci j'ai mon téléphone et la 3G est nickel. *soupir de soulagement*

jeudi 12 mai 2011

Recette : Comment démanteler un service public ?

1. Rappeler à la population durement touchée par le chômage et la crise que les fonctionnaires sont des privilégiés (congés, garantie de l'emploi, système de retraite spécifique)

2. Négliger d'évoquer les inconvénients du statut (salaires, reconnaissance quasiment inexistante, promotion à l'ancienneté plutôt qu'à la compétence ou l'investissement personnel)

3. Évacuer l'idée que les fonctionnaires sont des personnes comme les autres, a priori compétentes puisque passés par des concours ou des écoles assez sélectifs.

4. Bien insister sur la notion de planqués. En aucun cas les fonctionnaires ne peuvent avoir fait le choix du service public, ils ont fait le choix de la GLANDE. Ils sont différents (nez crochus, mangent leurs enfants, etc.)

5. Mettre en place une réforme de diminution massive du nombre de fonctionnaires

6. Bannir les indicateurs suivants pour l'application de la réforme : intérêt du service rendu, gestion des ressources humaines en adéquation avec la charge de travail, rationalisation du fonctionnement.

7. Appliquer aveuglément les règles de non-remplacement des fonctionnaires partant en retraite, quelle que soit la charge de travail et l'effectif en place. Souhaiter bon courage aux services composés principalement de soixantenaires.

8. Mettre en place une réforme organisationnelle lourde.

9. Refondre les organigrammes selon un modèle physico-mathématique basé sur les fractales, l'armée mexicaine, et la multiplication des petits pains

10. Ne surtout pas clarifier les missions des différentes cellules, services, bureaux, départements

11. Observer les cases de l'organigramme se livrer à des guerres de territoire sans merci. Ne surtout pas arbitrer.

12. Externaliser les missions régaliennes par petits bouts, vers des structures satellites à la gestion RH et financière plus souple (sous-traitants, établissements publics, groupements d'intérêts publics, groupements d'intérêt privés)

13. Couper les budgets des services de l'Etat et des structures satellites

14. Regarder le bateau Etat couler et apprécier la capacité de réaction des satellites (recrutement massif de stagiaires, de CDD sous-payés, commercialisation des services rendus)

15. Consulter les usagers des services publics pour leur demander s'ils sont satisfaits du service rendu par les fonctionnaires démotivés et en sous-effectifs, ou par les stagiaires des satellites

16. Constater dans un consensus général que le service public ne fonctionne pas malgré toutes les réformes engagées.

17. En conclure que la seule issue est la privatisation ?

mercredi 11 mai 2011

Alerte

Qui a conçu l'outil de conception 3D de cuisines Ik*ea ?

Cet homme doit être informé immédiatement que sa vie est en danger, et que des milliers de gens veulent sa peau.

Si quelqu'un a le contact du chef de la meute le pourchassant, je suis également preneuse.
Quand on arrive dans une ville, on a envie de se faire de nouveaux amis, si possible avec qui on partage quelques centres d'intérêt. Comme la vivisection, par exemple.

mardi 10 mai 2011

Crampon rules

Les enfants naissent pour empêcher de dormir leur parents, et leur mettre la honte.

Le Crampon est du genre difficile (doux euphémisme). Très mignon, mais très difficile.


Le Crampon ne fait que ce qu'il veut. Et si l'on ose contrarier sa Majesté, sa Majesté nous offre une scène de colère homérique nous laissant penser qu'une belle carrière hollywoodienne l'attend (ça tombe bien il y a la retraite de ses bienaimés parents à prévoir et j'aime le soleil et la mer turquoise des lointaines latitudes).

En ce moment, le Crampon ne veut pas :
- manger
- se faire changer la couche
- dormir
- prendre son bain
- sortir du bain
- sortir
- rentrer
- arrêter de taper
- arrêter de hurler

Oui, vivre avec le Crampon est un bonheur.

Je ne compte plus nos haussements de ton, nos sourcils froncés, ni ses punitions.

Jusqu'ici, je me rassurais en constatant que chez sa nounou parisienne, ses tentatives de résistance à l'autorité tournaient vite court, et qu'il était tout-à-fait capable de respecter des consignes, des règles, et les sourcils froncés d'un adulte (sauf les miens)(je suis peut être trop épilée ?)(ou pas assez ?).

Si, si, c'est rassurant. Pas pour mon égo, certes, mais au moins, j'ai la preuve qu'il n'y a pas de fatalité à le voir se faire virer des écoles, se droguer, et raquetter des mémés, et ma foi ça n'a pas de prix.

C'est donc toute confiante que j'abordais les premiers jours de crèche du Crampon.

Oui, il est odieux à la maison et nous fait payer chèrement les perturbations du déménagement, mais là-bas, il saura se tenir, voyons, il a été très bien élevé par une nounou très qualifiée à Paris. (ahum)


Jour 1 : je reste à la crèche 1 heure avec lui.
Okéééé, il essaye un peu de tabasser les autres enfants, tous les jouets sont "A MOAAAAAAA", la collectivité c'est pas gagné, mais c'est le premier jour, et surtout, c'est parce que je suis là...

Jour 2 : il reste à la crèche 1 heure seul.
Les équipes de la crèche sont unanimes, ça s'est très bien passé. On entend mon ouf de soulagement jusqu'à Tombouctou.

Jour 3 : il passe 2 heures à la crèche, repas inclus.
Je suis l'insouciance personnifiée. 
11h10, mon téléphone sonne.

Mierda
Le Crampon ne veut pas manger.
Ah oui ne vous inquiétez pas il saute souvent des repas, ce n'est pas un problème, hein.
Il fait une grosse colère.
Oui c'est à dire qu'il est assez perturbé en ce moment, avec le déménagement tout ça tout ça, et puis c'est l'âge n'est ce pas ?
N'est ce pas ?
C'est à dire qu'il hurle tellement fort depuis 10 minutes que les autres enfants se plaignent et lui demandent d'arrêter.
....
Sans succès.
....
Ce serait bien si quelqu'un pouvait venir le prendre, là.
Mais... on devait venir dans une demi heure ?
Avant ça serait bien quand même.
....
Maintenant, en fait.

Voilà voilà.
Mon fils de 2 ans et demi s'est fait sortir de la crèche par ses petits camarades.
Pour le retour du Crampon tapez 1, pour ne plus jamais le revoir et qu'il déménage très loin tapez 2.

lundi 9 mai 2011

Devinette

Qu'est ce qui court partout en criant : " C'est pas fini et pas d'eau làààààà !"






Réponse :
Le Crampon avec son Buzz l'Eclair à la main.



(Je sais, si c'était pour poster ça j'aurais pu rester sur twitter)

vendredi 6 mai 2011

De la gestion des ressources humaines et du cancer

L'avantage, que dis-je, le luxe, quand tu es fonctionnaire d'Etat, et issu d'un corps technique, c'est que tu es encouragé pendant toute ta carrière à changer de métier régulièrement.

Ca te permet s'enchaîner les postes de comptage de petits pois, d'évaluation de la qualité des chaussettes présidentielles, et de surveillance des radiateurs, ou tout ce que tu pourras imaginer (tout existe, j'en suis sûre).

L'inconvénient, c'est qu'à chaque prise de poste, quels que soient ton âge et ton expérience, tu te sens comme pour ta rentrée en 6eme (pour mémoire : nul, moche et foutu).

Dans mon nouveau service, mon chef est un fumeur. Tous les autres sont des gens sains qui se contentent de café en intraveineuse.

Tu ne vois pas pourquoi je te raconte ca, mais fais moi confiance, c'est un élément de contexte nécessaire é la bonne compréhension de la suite.

Moi de mon cote, j'ai repris la clope depuis quelques mois (après 2 ans et demi d'arrêt quand même, donc merci de me féliciter de mon succès plutôt que me faire la morale sur ma faiblesse momentanée).

Voilà, c'est la fin du contexte.

Pour te dire a quel point je ne comprends rien à mon nouveau boulot, et combien mon profil n'a absolument rien à voir avec ce qu'on attend de moi ici, sache que 4 personnes - oui oui, 4- me croisant en pause clope ou sur la route de la dite pause, 4 personnes donc, se sont exclamées :" Aaaaaah mais c'est pour ca qu'il t'a recrutée, le chef! Depuis le temps que personne ne fume plus avec lui.."

Ah oui quand même...

Vous comprendrez que je ne peux résolument pas arrêter de fumer tout de suite, sous peine de perdre mon seul atout pour mon nouveau boulot...


(suis toujours suis iPhone, désolée)

mardi 3 mai 2011

Message de service

Non, non, ce blog ne va pas retomber dans le silence, j'ai encore plein de choses a raconter ici.
Petite contrainte technique : déménagement implique période a durée indéterminée sans accès a internet...
Et poster depuis le Telephone comme je le fais maintenant, ne convient pas vraiment a ma propension a m'étendre.
Pardon pour les accents et l'orthographe, je n'ai pas complètement la main que ce coup la.
L'iPhone semble parfois dote d'une vie propre et d'une conception de la grammaire toute particulière.
A très vite, avec des nouvelles (ou une invitation a mettre le feu a Free si Ca traine trop...)