Jeune Famille rech. appartement

Cela fait déjà 4 ans que M. PetiteGraine et moi faisons l'offrande mensuelle de nos augustes personnes à un appartement parisien, en échange d'un modique loyer représentant environ un smic (sauf que notre loyer, lui, il augmente drôlement plus vite que le smic dis donc).

Voilà un montant qui, je vous prie de le croire, fait très mal aux augustes popotins de nos augustes personnes.

N'allons pas non plus faire pleurer dans les chaumières (les chaumièreuses ont déjà bien trop à faire à pleurer sur les difficultés inhérentes à la filiation présidentielle, rendez vous compte, de la discrimination contre ceux qui n'ont pas la chance d'être bien nés du côté des pauvres, et ce, dans le pays même de l'égalité (liberté fraternité royauté tout ça tout ça) si c'est pas malheureux ma brave dame), n'allons pas faire pleurer dans les chaumières, disais je donc, il n'y a bien que les riches qui puissent se plaindre de payer les choses trop chères, les pauvres, eux, aimeraient bien se les payer, les choses trop chères.

Bref.
Je disais quoi ?
Pour en arriver où ?
Ah oui c'est ce que tout le monde aimerait bien savoir. Et bien moi aussi, tient. Je m'étais pourtant promis que j'arrêterais le crack à la pause dej, ça me flingue les neurones.

Breeeef.
A ce stade tout le monde aura compris que c'est pas drôle tous les jours d'être dans ma tête, et que parfois, j'ai de bonnes raisons de délaisser mon blog.
(je vous laisse méditer une petite minute sur toutes les inepties dans queue ni tête que je vous ai épargnées ces dernières semaines.

Ayé ?

Voilà. De rien, donc.)

L'appartement, donc.

Qui, à ce prix-là, n'a même pas le bon goût d'être un 150 m² dans le quartier du Marais avec terrasse panoramique et vue sur la Tour Effeil (mais si, ça existe).

Déjà, soyons honnête, rien que ça, c'est un peu l'arnaque.

Mais passons, M. PetiteGraine et moi sommes de nature clémente : 66 m² dans un quartier sympathique, ça va.

Ce qui passe un peu moins bien, ce sont :
- les 6 dégâts des eaux (moitié en tant que fuiteurs et moitié en tant que fuités, pas de jaloux),
- les 2 interventions de notre assurance pour repeindre des murs et/ou des plafonds (opération aussi appelée "cache-misère", ou "recouvrons les cloques et peut être ne s'apercevront ils pas qu'on n'a pas réparé la fuite" et aussi "mon propriétaire nous prend pour des cons"),
- et les 5 interventions de plombiers, toutes plus amusantes les unes que les autres.

Ces derniers méritent qu'on s'y attarde un peu.
Si,si.

Alors il y a celui qui non non non ne voit pas de fuite, ça doit venir d'infiltrations extérieures. NB : le voisin du dessous est en mesure de prendre une douche dans sa cuisine et ça lui coûte pas un rond en consommation d'eau car ça vient de chez nous. Ou plutôt des infiltrations. Mais oui bien sûr. Et l'eau qui gicle du tuyau sous notre évier, c'est exprès pour arroser la poubelle ?

Il y a aussi celui qui bosse dans l'immeuble et à qui on demande de vérifier que notre intervention d'urgence (changement de joint), qui jette un oeil, dit que c'est bon, (reprend son oeil), retourne chez les voisins, et nous fait parvenir une facture de 120 €.

Il y a tous ceux qui sont intervenus à la demande du proprio promis juré craché, et ont tout réparé promis juré craché (non mais on n'est pas maniaques mais quand même ça serait sympa de ne pas cracher sur le carrelage de la salle de bain merci), sauf que personne ne les a vus, et qu'une fois tout repeint, tout recloque dis donc.

Et puis surtout, surtout, il y a celui qui a cassé notre baignoire, nous a coupé l'eau toute la journée et l'accès à la salle de bain pendant une semaine complète alors que j'étais enceinte de 7 mois. Celui là, il est au panthéon des gros connards de plombiers pour qui l'enfer est trop beau, non non non monsieur, pour vous on a plutôt prévu une réincarnation en bonsaï.
Celui là, aussi surnommé, "oups, j'ai aussi cassé vos toilettes ce vendredi soir, allez à lundi, hein", n'avait sans doute pas été prévenu qu'on ne rigole pas avec la vessie d'une femme enceinte. (ni qu'on ne cache pas ses mégots sous la baignoire, ni qu'on ne fume pas chez les gens, et encore moins sous le nez d'une femme enceinte, qu'on ne laisse pas le plastique poussiéreux en place le soir si ça empêche le passage, et qu'on en vole pas la balayette des gens. Etc etc)

Tout ça en 4 ans, donc.

Ajoutez à ça, une épisode court (1 an et demi) mais intense, avec un voisin du dessous caractériel à tendance jeanne d'arquesque dont je n'ai jamais vu le visage ou entendu la voix, mais qui nous a bombardé de courriers recommandés avec accusé de réception pour nous menacer de moults procès et autres sanctions si nous continuions à faire le ménage après 21h (non il y a erreur monsieur, nous ne faisons jamais le ménage et nous pouvons le prouver) et à marcher avec des talons toute la journée (chéri je t'ai déjà dit d'arrêter de faire venir ta maîtresse en talons aiguilles la journée quand je ne suis pas là), etc etc.
Celui là aussi m'est avis qu'il a une belle carrière de réincarnation devant lui. Je lui prédis une prochaine vie de magazine quelconque arrivé inexplicablement dans les mains de mon Crampon (je vous ai dit que le Crampon était papivore ?).

Bon.

Avouez qu'on a quelque légitimité à avoir les dents qui grincent à l'évocation de notre propriétaire (qui n'est autre que la très charitable église catholique, rappelons le, également surnommée "aime ton prochain, mais laisse le se démerder avec sa chaudière qui ne marche plus").

Ce qui est bien avec les appartements, c'est que quand tu penses avoir touché le fond, tu découvres qu'il est toujours possible de faire pire.

Je vous le donne en mille, suite au décret d'application de je ne sais quelle loi qui implique de payer à plein temps la gardienne et blablabla, blablabla, le loyer est augmenté de 150 € par mois et ce à partir de dans 15 jours, tiens.

Euuuuh.

Encore sonnés par la nouvelle, nous n'avons pas vu venir l'estocade.

Hier matin, alors que l'agence administrant notre immeuble organisait un grand audit de plomberie (annoncé depuis 2 ans), j'ai donc reçu le super méga grand chef des plombiers de toute la terre (80 ans et demi environ), accompagné d'un des types de l'agence.

Je me suis fait grand plaisir en leur listant de manière exhaustive et détaillée tous les problèmes passés et présents, leur montrant tous les joins menaçants, les cloques de peinture en formation, etc etc.

Ça a duré une grosse demi heure, même que j'en avais mal à la gorge et presque plus de salive à la fin.

Quand, haletant presque, je me suis enfin arrêtée de parler, et me tournant vers le grand manitou de la plomberie avec un air interrogatif, je m'attendais à tout : à ce qu'il se pende avec le conduit de son sonotone, essaye de se trancher la jugulaire avec une clé de 10, ou demande expressément à l'agence de faire raser l'immeuble.

Au lieu de ça, il a dit :"Aaaah la condensation, c'est sûr, c'est un problème, quand il fait chaud à l'intérieur, et froid dehors".

Je suis restée coite un moment, et puis voyant que le grand sage en avait manifestement terminé, j'ai tenté un : " Mais euh, et quand ça goutte sur nous ? Y compris l'été ? Y compris dans le salon ? "

Sur ce, il m'a ré-expliqué le mécanisme de la condensation (je devais avoir l'air un peu perplexe)(ou con).

Le gars de l'agence a ajouté un truc du style : "Il faut aérer un peu plus longtemps après vos douches le matin !".

Et voilà.

J'évalue à une bonne demi-journée le temps nécessaire à dieu-le-père des plombiers pour finir l'audit de l'immeuble et en déduire qu'il faudrait peut être démonter toutes les fenêtres pour que l'air circule mieux. Ou alors ne rien faire c'est bien aussi, puisque tout va bien.

Remember tag

Hortense a très envie de nous emmener tous prendre une louche de nostalgie fluo-kitsch made in France (et un gros coup de vieux aussi).

Comme je n'arrive jamais à respecter les consignes, vous n'aurez pas droit à UNE mais à DEUX de mes chansons françaises favorites - spécial revival...

La première manque beaucoup de fluo, mais je ne pouvais pas la mettre de côté car c'est la PREMIERE chanson dont je me souvienne avoir été fan. Ma maman m'avait offert le 45 tours, et ça devait être mon premier disque après le livre-disque de la Belle et le Clochard, c'est tout dire.
(Après vérification de la date de sortie de ce single, j'avais donc 6 ans).

Voici donc, tadaaaam, Philippe Lavil qui tape sur des bambous !!



Quelques années plus tard, mes goûts s'étaient déjà bien affirmés en matière de chanson française. J'avais donc 10 ans, et je vivais comme une boule de flipper qui roule (qui roule roule oule oule oule) avec CORINNE CHARBY !!! (Yeaaaah)



Là ça ne rigole plus, je dois faire partie des 10 personnes qui avaient acheté non pas le single, mais l'ALBUM de Coco. En cassette, of course.
Héhé.


Je refile le tag à Ashley (qui avec ses 16 ans va à tous les coups nous parler de ce qu'elle écoutait il y a 6 ans, donc ...), Phoebe, Marie à tout prix, et Londoncam (je vous file gratos du post à moindre frais les filles, de rien !)

Excessive, moi ?

Hier soir, je suis rentrée du boulot en poussant un grand soupir, et quand M. PetiteGraine m'a demandé comment s'était passée ma journée, j'ai dit : "Tu vois atroce ? Ben pire. C'était un journée au delà du delà."
"Et toi ?" j'ai ajouté.
Là, M. PetiteGraine m'a fait sa petite moue de contrariété, et a dit :"Ça vaaaaaa."

Je pense qu'on a eu le même genre de journée.
La faute à une perception assez différente des humeurs, chez lui et chez moi.

Voilà comment un émotionnomètre mesurerait une journée moyenne, chez M. PetiteGraine et moi. (attention, ce blog devient scientifique)

(clic dessus pour voir en grand)

Voilà.
C'est un peu l'histoire de notre couple.
Ça ne veut pas dire que M. PetiteGraine a un coeur de pierre, juste qu'il est un homme de tempérance, on va dire. Alors que moi je suis plutôt une fille d'hystérisme.

Du coup, quand je commence à courir partout en hululant que jamais, jamais, jamais, on arrivera à faire tout le dîner avant l'arrivée des invités (par exemple), lui reste tout calme et me fait remarquer qu'on s'en fout si on mange tard, parce que personne n'a un train à prendre, et qu'on n'est pas à un dîner presque parfait.

Ça veut dire aussi qu'à la fin du dit dîner (toujours par exemple), quand je referme la porte sur les invités et que me retourne vers M. PetiteGraine pour lui dire à quel point cette soirée était géniale et que mes yeux interrogent ma moitié pour confirmation, le mieux que je puisse obtenir, c'est "oui c'était pas mal !". Ce qui est vraiment une super appréciation sur l'échelle petitegrainienne.

Je dois dire que malgré une certaine frustration parfois, cette caractéristique de l'homme de ma maison n'en finit pas de me réjouir. Un des objectifs de ma vie était de l'entendre "adorer" quelque chose de "génial -merveilleux - parfait" (ce qui correspond en échelle fyfienne environ à un "je vais mourir de bonheur là tout de suite"). Merci le Crampon, ça, c'est fait.
Maintenant mon objectif est de parvenir à lui arracher ces qualificatifs sans l'aide d'une petite chose tremblotante tout juste sortie de mon ventre.

Je ne me sens pas pressée pour ce challenge, je pense que ça peut m'occuper une vie.

Je pense m'orienter vers un combiné gâteau au chocolat - gratouilles dans le dos.
Un peu acrobatique, mais efficace à mon avis.

Wild attitioude

J'ai tout foutu le dawa dans le bloug.

Ca va se calmer sous peu.

Normalement.

Enfin, peut être...

(un vrai post en cours d'écriture, hein, à finir quand j'aurai fi ni de bouger les meubles)

Non mais je parlais de quoi avant le Crampon ??

Les gens, ça craint.
Si, si, ça craint.

Non parce que je m'étais promis à moi-même que je serais capable de poster trois fois de suite ici sans parler du Crampon.
Le truc incroyable, quoi.
Vous ricanez ?
Et bien vous ne devriez pas.
J'ai toujours eu pour ambition de ne pas devenir une de ces nanas incapable de parler d'autre chose que de sa progéniture, qui est malade, qui a bien dormi, qui a mal dormi, qui a eu une grosse diarrhée, qui fait des sourires adorables, qui est siiiiii photogénique, qui a appris à se tenir assis, et blablabla et blablabla.
En fait je m'étais promis d'éviter de saouler la terre entière avec mes histoires de mouflet.

Sauf que.
Sauf que je me suis amusée avec ces trucs de nuages de tags qui font ressortir les mots les plus employés sur le blog :

Et là, bon, c'est peut être pas la peine que je commente, si ?

Non, hein.

Donc voilà, j'étais bien décidée à prouver à la terre entière (et au nuage de tags) que oh eh ça va hein, je suis encore une femme libre et indépendante dans sa tête. Non mais.

Voilà voilà.

Et puis le Crampon a fait une bronchiolite.
Le genre à vous envoyer aux urgences à 3 heures du matin.
Le genre à se doubler d'une infection pulmonaire et d'un début d'otite.
Le genre à vous renvoyer aux urgences la deuxième nuit, parce que quand même, DIS, IL N'ARRIVE PLUS A RESPIRER LA ?????
Le genre à vous faire enchaîner deux nuits blanches, 10 jours de traitement de choc, de séances de kiné respiratoires, etc etc.

Mais bon, tout va bien, hein. Le monsieur des urgences il nous a dit qu'on allait apprendre à se connaître cet hiver, ce qui nous a fort réjouit. On n'a pas eu trop le temps de lui dire vu qu'il a sans doute filé pour aller dormir après sa garde de 143 heures et avant sa garde de 632 heures (si j'en crois ses cernes). A moins qu'il soit allé regarder les dessins animés du matin chez sa môman (si j'en crois son âge).

Et puis le Crampon, il ne se laisse pas abattre, c'est pas le genre de la maison, voyez vous. Alors que tout le personnel de l'hôpital nous demandait avec un air anxieux si il mangeait quand même un peu, on s'est dit qu'on allait leur faire une démonstration pour qu'ils nous croient. Sous leurs yeux ébahis, donc, le Crampon a avalé ses 250g de purée et de viande. Et son petit suisse. Et sa compote. Et, comme d'habitude, il a grogné quand ça s'est terminé. Pas franchement perturbé par sa détresse respiratoire, donc.
Tant mieux, parce que sinon sinon on avait droit à l'hospitalisation, hahaha (gloups).

Breeeef.
Ces 7 dernières semaines, j'ai donc passé 4 jours au bureau. Et l'hiver n'a pas commencé.

Re-breeeef, vous voyez bien que j'arrive pas à poster sans parler du Crampon. (et puis là c'est un peu le grand chelem : sa santé & son manger, youhou !)

Tout ça pour dire, que si j'ai cédé, c'est bien pour Tobette, dont le désarroi m'a touché droit au coeur et dont je n'ai pu refuser la requête (lire les commentaires du billet précédent)(non, Tobette n'écrit pas en chinois)(en revanche si quelqu'un veut bien se dévouer pour expliquer Netvibes à Tobette, et lui éviter de lire 157 fois les histoires de bronchiolites du Crampon....)

La bise.

Fais tourner

Vu chez Caro.
L'intégralité de la séquence, qui laisse peu de place au doute, n'en déplaise aux professionnels gouvernementaux de l'invocation de cabale.

Merci de ne pas vomir sur mon blog j'ai pas envie de nettoyer.




Dream Vs Reality

Nous en étions donc à mes vacances avec l'ami Ricoré.

En pratique, ça a donné quoi ?
(âmes sensibles - ou enceintes s'abstenir)
(pour ces dernières c'est trop tard de toutes façons le MAL est fait)
(désolée)
(nooooon ne pleurez pas, rhââââ saleté d'hormones)

Semaine 1 - Où le doute s'installe

L'arrivée se fait en fanfare dans les terres fyfiennes. Il fait chaud, très chaud.
Mais la piscine est bonne. Très bonne.
Les grands-parents gagatent.
Tout se passe comme prévu, donc.
Ou presque.
Le changement de lieu et de lit, c'est toujours un peu compliqué à gérer pour un bébé hyper curieux qui refuse de fermer ses yeux alors qu'il y a teeeeellement de choses nouvelles à voir.
Il devient un peu difficile d'endormir le Crampon. De plus en plus difficile.
Disons qu'il est difficile de dîner entre deux salves de pleurs.
Bon.
Et puis le Crampon se réveille tôt. De plus en plus tôt. 5h. Rude pour des vacances. Même pour des grands parents gâteux. (ah j'avais prévenue que je déléguais, hein)

A ce moment là, j'aurais dû faire une croix sur mon fantasme avec l'autre couillon de ricoré.
Mais je n'ai rien vu.
Peut être parce que moi je faisais des grasses matinées chaque matin pendant que mes parents, les yeux bouffis de fatigue, essayaient désespérément de rendormir un Crampon hilare et bien décidé à jouer à attraper tout ce qui est à portée de main (cheveux - couteau - yeux - oreille).
Ahem.
Non je ne suis pas une fille (et une mère) indigne, ça leur fait plaisir.
Double ahem.


Semaine 2 - Où il n'y a plus l'ombre d'un doute (aka Les vacances de l'enfer)

La semaine 2 se déroule dans le cadre idyllique du Lubéron, dans un centre de vacances offrant pour principal (pour ne pas dire unique) avantage une halte garderie acceptant aussi les tout-petits (une intuition, sans doute).
La découverte de notre "mas familial" (traduction : un studio avec un lit parapluie et sans coin cuisine) pour lequel nous avons hypothéqué l'appartement que nous ne possédons pas est un peu moins idyllique.
Au moment de la réservation, j'avais cru comprendre (disons que le site web m'avait bien aidé à m'illusionner) que nous aurions une pièce à part pour le Crampon. Ou au moins un coin. Ou un rideau ?
Non mais, il faut qu'on m'explique.
C'est un centre de vacances FAMILIALES.
D'ailleurs il n'y a QUE des familles avec des enfants en bas âge ici.
Alors QUI est l'architecte sadique qui a pensé que vacances pouvaient rimer avec "je partage ma chambre avec mon petit de 7 mois" ????

Petit rappel des faits :
Le Crampon n'a jamais vraiment eu de facilité avec le sommeil (doux euphémisme).
Il était déjà bien perturbé en semaine 1.
En semaine 2, il a tout simplement refusé de dormir dans son lit. Ni la nuit, ni le jour.
Bon.
Il a aussi refusé de rester ne serait-ce qu'une minute éveillé dans son lit.
Ha ha. Drôle, n'est ce pas ?
Nos voisins aussi, ont dû trouver ça très drôle, d'entendre le Crampon pleurer de fatigue le jour, et hurler de terreur la nuit.
Quelque chose me dit qu'une pétition a dû circuler au restaurant pour notre renvoi immédiat.

Ajoutez à cela une semaine de canicule (dans un appartement avec pour seule ouverture une porte-fenêtre obligatoirement fermée le soir par des volets pour éviter l'effet "regardez nous nous sommes une famille exhibitionniste"), et une poussée dentaire douloureuse.

Vous avez donc tous les ingrédients d'une semaine explosive, avec, en vrac, au programme :
- un bébé transpirant et refusant de boire autre chose que du lait (c'est possible d'être boulimique à 7 mois ?)
- un bébé ayant épuisé toutes les options médicales et para-médicales pour calmer son mal de dents
- des ballades en poussette sur les coups de 3 heures du matin
- des transferts ratés dans le lit
- des dodos le cou cassé dans la poussette canne
- quelques dodos dans le lit parental
- et des soirées fantastiques passées à essayer d'endormir un bébé surexcité, dans l'obscurité et le silence. Dans un studio donc. A partir de 21 heures. Monacales, les vacances.

A un moment on a beaucoup, beaucoup eu envie de crier "Sortez moi de là je suis une célébrité". Sauf qu'on n'est pas des célébrités et que ce n'était pas un jeu cruel, mais bien la réalité de nos vacances.

Pour éviter le suicide collectif, il y avait heureusement la garderie (eux avaient de super poussettes dans lesquelles le Crampon dormait)(paraît il)(mais à ce stade on se foutait bien de la véracité de l'affirmation de la jeune allemande stagiaire de 13 ans et demi à qui nous avons confié le Crampon)("jeté" serait plus juste que "confié", en fait).
Et puis la piscine, moment de fraîcheur très apprécié.
Et bien sûr, un grand classique : la voiture.
Il faut nous imaginer en train de chercher dans notre guide touristique les sites les plus lointains à aller visiter pour permettre au Crampon de dormir plus longtemps...

Bref.
Au bout d'un temps infini, cette semaine s'est enfin terminée.

Semaine 3 - Où l'on comprend qu'en fait, on a envie de revenir à Paris et au bureau

La semaine 3 se passe chez mes beaux-parents.
Avec un bébé au moins aussi épuisé que nous.
Un endroit légèrement plus familier (traduction : le Crampon ne met QUE 3 ou 4 heures à s'endormir).
Et beaucoup moins chaud (merci la Normandie).
Mais des poussées dentaires qui empêchent d'aligner plus de 4 heures de sommeil (le temps de l'effet d'une dose de doliprane).
S.O.S parents en détresse.

Semaine 4 - Où les parents réalisent qu'ils ont le pire karma de la Création

Le retour tant attendu à Paris.
LE lit retrouvé.
Au moment où l'on s'apprête à pousser un grand ouf de soulagement, le Crampon décide qu'il va lui falloir une bonne semaine pour reprendre ses habitudes.
Et qu'en attendant on garde le rythme des réveils en fanfare à toute heure et des dents douloureuses.
Et pour la peine, vous me mettrez en plus une petite bronchite avec kiné respiratoire, s'il vous plaît merci.

Voilàààààààà. Et NON, on ne REVIENT PAS en dernière semaine.

Maintenant qui ose dire que c'est bizarre d'avoir envie de retourner me reposer au boulot en refilant le Crampon à sa nounou, mmmh ?

Dream 0 - Reality 1

Je ne suis pas sûre d'avoir à nouveau envie de partir en vacances un jour.
Salaud de ricoré.

NB : Croyez le ou pas, depuis qu'on a repris le boulot, le Crampon est si adorable et mignon qu'on se reprend à regretter le temps où on pouvait passer toute la journée avec lui. Non mais frappez nous, hein.

I had a dream

Au commencement, était un rêve, donc. (et un post aussi)
Enfin, un rêve, n'exagérons rien. Une idée de ce que seraient ces premières vacances en famille. Une idée optimiste, parce que bon, on est plutôt heureux d'être les parents du plus mignon Crampon du monde.

En plus, avant la naissance du Crampon, déjà, on aimait bien être en vacances, M. PetiteGraine et moi. Si, si, je vous jure.

Aussi, après des mois de course effrénée entre le bureau, la nounou, les courses et autres joies du quotidien, on envisageait la perspective de ce break estival de 4 semaines avec un enthousiasme non feint.
Traduction : on se faisait pipi dessus de plaisir et on se roulait dedans en comptant les minutes nous séparant de la quille.

Aaaaaah, que les vacances seraient belles...

Attention, cher lecteur, je ne suis pas née de la dernière bronchiolite.
Je le sais bien, que rien n'est plus pareil, que l'espace temps a été intégralement avancé de 3 heures (comptez un réveil à 9 heures pour une exceptionnelle grasse matinée, et un coucher vers 1 heure du matin pour une soirée folle dont vous mettrez 2 semaines à vous remettre), que l'improvisation et la liberté qui caractérisaient mes habituelles vacances sont désormais ponctuées de repas à heures fixes, de siestes, de couches à changer et tu penseras bien à prendre le doudou la tût le bavoir les lingettes le bib d'eau la purée la compote le bib de lait au cas où quelques couches et un change complet tu comprends une fuite est si vite arrivée.
Qu'est ce que je disais ? Ah oui, et pour ce qui est de voyager léger, ben, voir plus haut.

Bref, tout ça je le sais.

Mais je sais aussi qu'après un réveil très matinal, le Crampon se rendort parfois dans notre lit, nous permettant d'allonger un peu la nuit (oui, à plus de 1768 heures de sommeil en retard, je fais fi des principes, je suis comme ça moi, rebelle avant tout).

Je sais aussi que la partie imposée des vacances chez les parents zet beaux parents prend une toute autre tournure depuis la naissance du Crampon.
Pour être claire et peut être un peu abrupte : les parents et beaux-parents nous lâchent la grappe pour se consacrer quasiment exclusivement à leur petit-fils, que l'on peut d'ailleurs leur refiler le matin pour dormir plus tard, le soir pour sortir en amoureux, la journée pour aller se ballader. Le tout sans aucun scrupule puisque ça leur fait plaisir.

Quand à la semaine de vacances à 3, elle nous permettra de prendre le temps de vivre et d'apprécier notre bonheur familial. (et le matin l'ami ricoré nous apportera des croissants)

Voilà la théorie.
Dans la pratique, le Crampon fait des cocotes en papier avec la théorie.
Il s'en sert pour se nettoyer le body après un débordement de couche, de la théorie.
Il la prend, il la mastique, et il la régurgite la théorie.
Il la..
Bon, vous avez compris l'idée je pense.

La suite demain. (non mais quel indécent suspens !)

Le loup et la rentrée

Aaaaaaaaaaaah.
Ça y est. EN - FIN.
Enfin quoi ?
Enfin la rentrée !!!!
Siiiiiiii, enfin le retour au bureau, la course chez la nounou, les histoires de cantine, de collègues, de dossiers foireux, de chef pourri.
Vous n'imaginez pas ma joie.

Non, non, ce n'est pas du deuxième degré.
Il est tout à fait véridique que la semaine dernière, quand M. PetiteGraine a repris son boulot un peu avant moi, je l'ai regardé avec le regard chargé d'une rancoeur jalouse, lui lançant même une supplique désespérée pour qu'il me laisse aller travailler avec lui.
Mais sachez le, chers gens du ternet mondial, l'Homme avec un grand H est un loup pour l'Homme (comme disait le petit Chaperon Rouge) (ou la chèvre de Monsieur Seguin, je ne sais plus).
Pire que dans les fables, l'Homme se fait agneau pour séduire sa proie, puis, une fois le louveteau conçu, sa vraie nature se dévoile et c'est chacun pour son museau, parfaitement ma bonne dame ! Les instincts de survie se réveillent, et dans ce monde pathétique régit par la loi du plus fort, le père du Crampon m'a lâchement abandonnée à mon reste de congés. Avec le Crampon. Oui, c'est moche. Mais la nature est cruelle, que voulez vous.

Dieu-Allah-Bouddha-et-qui-n'en-veut-merci, j'ai à mon tour repris le chemin du bureau hier. Ouf.

Mais pourquoi tant de haine se demandent mes lecteurs ébahis par l'incompréhension et le souvenir ému de leurs vacances ensoleillées, les doigts de pieds en éventail sur la plage de Palavas.
Je sais, cette simple évocation fait monter à certains quelques larmes nostalgiques.
Pas moi.

Demain je raconte (sinon c'est trop long)(mais c'est un vrai demain, pas un demain de dans 5 semaines, promis- juré - programmé).

Atelier découpage - collage

Quand les enfants sont désoeuvrés, ce qui arrive souvent en période de grandes vacances, les parents leur filent un papier, un crayon, et une paire de ciseaux, et font appel à leur sens créatif.
C'est pas nouveau, mes parents faisaient déjà ça avec moi quand j'étais petite.

Au gouvernement, c'est le secrétariat d'état aux collectivités locales qui a dû se plaindre (Nicolaaaaas, je m'ennuiiiiiiiiiiie, on fait un jeu ? Alleeeeeez, steuplaîîîîîîit), et à qui on a refilé l'atelier découpage -collage.

Bien sûr, à leur âge, on leur confie un peu plus de responsabilités que la simple redécoration de la cuisine familiale, c'est donc le découpage de la carte électorale pour les législatives de 2012 qui leur a été confié.

Si, si.

Va voir : et .
(allez, va lire, n'essaye pas de me faire croire que t'as pas le temps, on est le 3 août)

En toute objectivité, bien sûr.
Il faudrait être un peu pervers pour imaginer un seul instant que cet innocent loisir d'été puisse porter à conséquence, n'est ce pas ?

D'ailleurs, puisque moi aussi je m'ennuie (ou plutôt, parce que je n'ai pas très envie de travailler et que si je réponds pas à mes mails spa grave tout le monde croira que c'est parce que je suis en vacances), moi aussi j'ai eu envie de faire du découpage - collage.

Plutôt qu'à des parcelles électorales incompréhensibles, je me suis attaquées aux frontières de la France.
Je sais.
Non mais en même temps, on est ambitieux ou pas, hein ?

J'ai donc une proposition à vous soumettre, élaborée selon des critères toutafé objectifs, absolument secrets, et néanmoins validés par moi-même.

L'enjeu est de taille, j'espère ne pas avoir fait de trop grosse boulette, le cas échéant, je suis prête à négocier un département ou une région à la marge.

Attttttttttention mesdames zet messieurs, sous vos yeux ébahis, voici la nouvelle France !

Tadaaaaaaaam :





Bon, alors je sens quelques désappointements decidelà parmis mes 2 lecteurs et demi qui ne sont pas en vacances.
Permettez moi de vous dire avant toute chose que j'ai moi-même sacrifié mes racines familiales, ainsi que celles de Mr PetiteGraine.

Et oui, la méditerrannée va nous manquer.

En même temps, n'est ce pas le comble du chic et de l'exotisme de dire : "Cette année, on part à l'étranger, on va en Provence" ?

Bon, j'ai gardé Paris, mais c'est parce que sinon je me retrouvais chez les étrangers, et bon, ben là, je me serais sentie un peu dépressive tendance jetage par la fenêtre vous voyez.
Et j'ai fait quelques exceptions pour conserver une certaine fluidité de circulation sur le littoral atlantique (non parce que malgré les apparences, je me préoccupe beaucoup du bien-être de mes nouveaux concitoyens, hein).
Et puis les dom-tom aussi. Parce que j'aime bien les îles et que j'en connais aucune, alors voilà.


Alors, en-toute-objectivité-bien-sûr, ça vous plaît ?
(j'offre sur simple demande la citoyenneté d'honneur, la double nationalité, ou la création d'enclave française. Elle est pas belle la vie ?)