mercredi 21 mai 2008

Provocation

Je crois qu'on me provoque.

Quand j'ai lu dans ma boîte mail qu'on voulait me souhaiter ma fête, j'ai une un instant d'hésitation (Cékan, au fait, la Saint Fyfe ?).
Et puis non, non, non, je me suis souvenue que c'était pas du tout maintenant.
Alors pourquoi ils voulaient me la souhaiter, mmmh ?

Ben pardi.
Parce que leur &$%£ de base de données doit leur dire qu'à 31 ans, je suis statistiquement une maman.
Déjà, avouez que c'est crétin et statistiquement fortement agaçant.

Mais le pire, c'est que la maman, elle est sensée s'offrir elle-même son cadeau j'imagine.
Au rabais.
A 65% de réduc', moi, si j'étais mère, je me contenterais de 35 % d'allaitement, et de changeage de couche.
Ben quoi, à prix cassé, service à l'avenant et puis c'est tout.

Zieutez moi ça (mail perdu au milieu de quelques anodins message reçus par ailleurs et tout à fait véridiques).


lundi 19 mai 2008

Indiana Jane

Sur un tag créé par Fleur2Palmier refilé par une certaine personne qui ferait bien de se dénoncer dans les commentaires parce que si je commence à parler de la blogueuse mystère, ça risque de se répandre comme une traînée de tags dans blogo :

"Si la patate t'arrive dans les mains (ou sur l'écran on va pas chipoter) à toi de nous raconter :
- ta pire expérience dans les transports,
- celle qui t'a fait sourire, parce qu'il vaut mieux rire que pleurer dans certains cas!
- le mode de transport le plus original que tu aies pratiqué, celui dont tu souviendras longtemps par sa particularité, son originalité.
Bien entendu à la fin tu relances la patate à qui tu veux, je suis pas bien méchante je n'impose pas de nombre de victimes."


Ma pire expérience dans les transports :

Sur un coup de tête (aïe)(brutal le coup de tête)(depuis j'ai fait un blog, c'est dire comme j'ai été perturbée), j'ai acheté un jour mon aller-retour pour l'Indonésie. Toute seule comme une grande, en tête à tête avec mon sac à dos (pas bavard, le bougre).

Après le coup de tête, j'ai eu 3 mois pour angoisser sévèrement, mais c'était trop tard, j'avais fait exprès de refuser toutes les assurances annulation.

Environ une semaine avant de partir, j'ai réalisé que mon escale à Londres ne consistait pas seulement à changer d'avion, mais également à changement d'aéroport.
2h pour récupérer mes bagages, et changer d'aéroport, enregistrer et embarquer.

Pour une maniaque des horaires et des transports comme moi, cela signifie une semaine de cauchemars à base de métro en panne, taxi bloqué dans les embouteillages, détournement d'avion, tsunami de la Tamise, etc.

Le jour J, j'arrive donc à Charles de Gaulle dans un état second, à la fois sur-excitée par l'idée de mon voyage, et rongée par une liste d'angoisses qu'il serait trop long d'énumérer ici (je suis trop trop forte en angoisse, croyez moi sur parole).

Dans la salle d'embarquement, l'avion se fait attendre.
Mes nerfs sont au supplice, j'ai creusé une tranchée à force de faire les cent pas (plutôt deux millions de pas selon mon estimation personnelle).

Une demi-heure de retard est annoncée.
Oh my God. Je n'aurai qu'une heure et demie pour mon transfert. Ça me semble tout bonnement impossible. Je tergiverse : qu'est ce qui sera le plus rapide, le taxi ou le métro ?
Je file changer des francs en livres (ben oui elle est vieille mon histoire), c'est toujours ça de gagné.
Je suis tellement stressée que les autres passagers commencent à me jeter des regards haineux. Peut être parce que je passe entre leurs sièges pour la 258ème fois ?

La demi-heure de retard se transforme en 1 heure.
J'ai l'impression que mon cœur va lâcher.
Une heure pour faire le transfert, c'est juste n'importe quoi, non ?
Est ce qu'il vaut mieux que j'aille directement négocier un autre vol au comptoir en arrivant ou que je change d'aéroport pour prouver que j'ai essayé mais pas pu ?
Aaaaaaaaaaaaaaaaah, non mais il FAUT que ça s'arrête sinon je vais manger mon bagage à main pour m'occuper les dents, là.
J'hésite à rentrer chez moi.
C'est peut-être un signe du destin ?
Peut-être qu'il ne faut pas que je parte toute seule au bout du monde avec mon sac à dos ?
Et merde, j'ai des livres sterling dans ma poche alors on part et on verra bien (oui, moi aussi j'ai du mal à suivre mes raisonnements des fois)(n'empêche).

L'heure de retard se transforme en 2 heures, et au moment on finalement nous décollons pour Londres, je visualise en pensée mon vol pour l'Indonésie qui décolle au même moment d'Heathrow.
J'ai envie de pleurer. Et pas forcément que l'envie.

Arrivée à Londres, je me rends au comptoir de la compagnie fautive, et je raconte ma life in english (version courte, du coup).
La madame passe quelques coups de fils, puis m'explique que le prochain vol sur ma compagnie est dans trois jours.
Mais que malheureusement il est plein.
Donc qu'elle va me rerouter sur le suivant.
Dans une semaine.
Mais bien sûr, elle va prendre en charge mon hébergement à Londres en attendant.

Une pensée furtive pour ma valise, pleine de paréos, maillots de bains, tongs et débardeurs.
On est en novembre...

Je n'ai même pas pleuré.
Enfin presque pas.
Je crois que j'avais quand même un peu les larmes aux yeux quand je suis partie dans mon fou rire nerveux.

Cadeau bonusque, je vous donne gratuit Charlie une super astuce pour arriver à vos fins avec un interlocuteur récalcitrant : le fou rire avec les yeux prêts à jouer aux chutes du Niagara (le roulage d'yeux et les murmures en araméens peuvent être un plus)

La madame, elle est repartie illico presto à son téléphone, et elle n'est revenue que pour me hurler :
"Voilà un billet sur le prochain vol, fermeture de l'enregistrement dans 15 minutes, courrez au fond à droite, allez y COURREZ !!"

Finalement j'ai voyagé sur une des plus top compagnies, et je suis arrivée plus tôt que ce qui était prévu (rapport aux escales bien pourrites prévues un peu partout dans le monde sur mon vol raté).

Et non, je vous arrête tout de suite je n'ai pas voyagé sereinement finalement. Mes angoisses concernant la suite du voyage ont pris le relais, of course (j'ai une vie formidable, n'est ce pas ?).

Voilà mon pire souvenir de voyage.
(mais la suite était....mmmmh.... juste parfaite à tout point de vue)
(allez en Indonésie, allez y)
(et emmenez moi siouplaît)
(sinon je vous fais le coup du fou rire en araméen).


Celle qui m'a fait sourire, parce qu'il vaut mieux rire que pleurer

J'hésite, y a compèt' dans ma tête :

  • 4 heures de mini-bus péruvien, un huitième de fesse posé sur un banc, coincée entre les cages à poules, les péruviennes et leurs énormes jupes multicolores, et le plafond. Bas le plafond. Trèèèèèès bas. Du genre qui t'assomme à chaque aspérité de la route. Et Quetzacoatl sait qu'en matière d'aspérité, on est plus près du nid d'autruche que du nid de poule dans le coin...
  • Une journée à l'arrière d'une mobylette balinaise. Genre le balinais et ses 45 kilos tout habillé qui t'explique que pas de problème, on peut monter à quatre dessus. Quatre balinais peut être. Moi et mes 45 kilo et quelques (un gros quelques), c'est un peu différent. Je crois que c'est ce jour là que j'ai découvert que je pouvais avoir de la compassion, voire de la pitié pour une mobylette.
  • Le métro taiwanais, parce que c'est trop rigolo de se ranger sagement en rang d'oignons avant de monter, puis de s'entasser dedans tout aussi sagement, puis de donner libre court à ses instincts les plus tribaux et renverser la mémé pour choper le siège à sa place (si, si, je l'ai vu). Et aussi pour le grand moment de solitude au moment d'acheter son ticket, face à un mur rempli de distributeurs différents, tous surchargés d'inscriptions qui en ce qui me concerne pourraient tout aussi bien être des hiéroglyphes.

Ben en fait je les ai tous cités.
Fuck the system, j'ai la rebelle attitude.


Le mode de transport le plus original que tu aies pratiqué, celui dont tu souviendras longtemps par sa particularité, son originalité

Euh.... Original ?
Genre comme quand j'ai traversé l'Australie à dos de kangourou ?
Nan je déconne, hein. Je suis contre l'écrasage de kangourou par principe.

Je refuse de répondre à cette question tant qu'une certaine Sofiso ne m'aura pas fait faire un tour d'éléphant...



Voilà vous le saurez maintenant qu'il ne faut JAMAIS me lancer sur mes histoires d'Indiana Jane sous peine de subir ma logorrhée.

Par contre je peux refiler la patate :
G., je suis sûre que tu as plein de voyages épiques à raconter,
Marie à tout prix, idem,
Pirskila, itou.

Au boulot mesdemoiselles :)

mardi 13 mai 2008

Retour (sobrement)

Quand le boulot déborde, comme c'est le cas ces derniers mois, je me retrouve à faire le zéro pour sortir en appelant ma soeurette de la maison, et je demande à l'ascenseur de mon immeuble de m'amener à l'étage de mon bureau (et ça colle pas).

Inversement, après deux semaines de congés (dont une semaine au paradis de la plage, certes), j'ai fait un retour en fanfare ce matin au bureau.

Pour commencer j'avais oublié que j'accueillais une stagiaire ce matin. A 9 heures.

En fait je m'en suis rappelé quand, arrivant à 9h10 et 20 minutes avec force guillerettitude et joie de vivre (telle une condamnée se dirigeant vers l'échafaud pour vous donner une idée), je l'ai vue, toute gênée et timide, plantée debout devant mon bureau.

J'ai dit un truc genre "Oups", aussitôt rattrapé devant sa mine gênée par un "Ouh la mais vous êtes en avance, non ?" .
(Règle n°1 : repérer la faiblesse de l'interlocuteur, Règle n°2 : s'en servir contre lui, Règle n°3 : l'usage de la mauvaise foi est sans limite)
(à ce stade, j'étais donc déjà convaincue de mon potentiel de pire responsable de stage de l'année).

S'en suit la traditionnelle tournée des bureaux pour présenter la nouvelle stagiaire aux collègues. Un truc bien basique, pas trop fatiguant pour le cerveau : Machin, voici Machine, elle va faire un stage ici, Machine, voici Machin, il s'occupe de la machine à café et des classeurs à spirales.
Bien.
Sauf qu'en vrai faut remplacer "Machin" et "Machine" par les vrais noms.

Ouais ben ne rigolez pas, c'est n'est pas si évident, hein.

...

Ben si, je l'ai fait.

"Euh je te présente..... euh.... la nouvelle stagiaire...."
"oui voilà présente toi seule, c'est mieux"

Mais c'est pas le pire.

Si, si, c'est possible d'oublier le nom de ses collègues après deux semaines de vacances.

"Je te présente Gertrude la stagiaire, bienvenue voilà voilà, et voici.... celui qui s'occupe de l'approvisionnement en trombones, .... (trou noir trou noir trou noir)...... euh... (mine inquiète du collègue).... euh.... (sueur qui perle)..... euh.... (AAAAAH ! Eclair de génie !) GERARD ! (ouais ben pour le nom de famille on verra demain)"

Je retourne en vacances, non ?

dimanche 11 mai 2008

Chez Maurice

(Clic sur l'image pour voir en grand de quel genre d'enfer je me suis heureusement échappée)

dimanche 27 avril 2008

Hiiiiiiiiiiiiiii !

(Ben quoi, c'est tout à fait mesuré comme titre je trouve)

Je disais donc :

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

C'est confirmé, je pars en voyage de noces (sans l'option noces).

Au programme: activités culturelles et seskuelles (ben on a dit voyage de noce, hein).

Et là, je vous demande toute votre compassion, parce que j'ai un VRAI problème (comment ça "va mourir, salope, moi je taffe pendant que tu fais la conne sous les cocotiers" ?).

D'habitude, je voyage "sac-à-dos", et quand tu dois porter ta maison sur ton dos, ben tu évites d'emmener le botin, tu choisis plutôt un truc du type : la bible en araméen, de quoi t'occuper pendant les 3 semaines de séjours. En passant beaucoup de temps dans l'avion. Le train. Et le bus. Et en faisant des insomnies.

Là, je découvre la joie de la valise qui roule et de son remplissage maximal.

Du coup, je me tâte : je prends tout ou je choisis ? Et si je choisis, je choisis quoi ?



Encore un ptit coup pour la route :
Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
:)

(ah oui au fait, pour ceux que ça interroge, je vais chez Maurice. Pas mon oncle Maurice, non. L'autre Maurice)

vendredi 25 avril 2008

Hulk - le retour de la vengeance

Ça faisait longtemps que je n'avais pas laissé s'exprimer ici la Hulkette en moi.
On répare ça dès tout de suite, asseyez vous confortablement je sens que je vais faire long (et vert).

Déjà le sujet, à la base, il est méga-sensible, genre le conflit israëlo-palestinien à côté, c'est diplomatiquement parlant easy, voyez vous.
Il s'agit en effet de mes vacances.
Un truc rare, improbable, tant le croisement des agendas est un inextricable casse-tête, et donc forcément tout à fait sacré.
Par exemple, là, il est question de vacances qui commencent dans quatre jours et qui ont été bloquées il y a deux semaines, tout simplement parce que c'était le seul créneau possible depuis janvier et avant septembre.

A ce sujet ultra sensible, on ajoute une particularité fyfienne.
Les décisions impulsives et un peu folles, j'adore, c'est roots, c'est tout moi.
Ce que j'appelle impulsif, c'est décider un matin d'aller seule 3 semaines en Indonésie, passer deux heures sur internet pour trouver un billet d'avion et bingo, à midi emballé c'est pesé, mon billet électronique est dans ma boîte aux lettres.
Sauf que le voyage en question il est pour dans 6 mois.
Au moins, sinon je panique total.
Je suis tellement psychorigide avec mon agenda que la seule perspective de ne pas savoir si la semaine prochaine je vais au ciné ou pas peut me stresser au point de faire des cauchemars tout le ouikend.
Ben oui, je suis un modèle de non coolitude (à ajouter à la non-glamouritude et la non-classitude, youhou je sens que ce blog va m'attirer une foule de lecteurs remplis de non-admiration)(alors que l'intérêt du blog c'est JUSTEMENT qu'on peut tricher facilement pour donner une meilleure image de soi)(je suis un cas désespéré donc).

Bref.
Ces deux constats étant faits, passons au sujet de ce post (oui jusqu'ici on était dans les éléments de contexte)(en même temps j'avais prévenu que ça serait long).

Il y a deux semaines, donc, le Chéri et moi, perdus dans un abîme de perplexité agendesque, réalisions que les vacances c'était pendant les ponts de mai ou jamais (parce qu'on aime bien dramatiser un peu avec le Chéri)(ok, ok, surtout moi).

Au même moment, le Chéri et moi, noyés sous des montagnes de boulot, exténués par les heures supplémentaires du soir, de la nuit et des week end, décidions que %*@#$ de *&#ù£
de #°ù% , cette seule et unique semaine de vacances, on la voulait parfaite, exceptionnelle, et ensoleillée parce qu'on la méritait.
Ainsi fut fait :

Cher, mais bien. Mais cher. Mais bien. Mais,.... Bref.

Acheté chez *pub* Promovacances *pub* (retenez bien ce nom) (Promovacances)(Promo comme "promo")(et vacances comme "vacances")(vous vous souviendrez ?).

Alors bien sûr, je mentirais si je disais que ce chamboulement d'agenda immédiat ne m'avait pas rendue légèrement nerveuse (le Chéri dit "hystérique", mais tout est relatif, n'est ce pas ?).

Quatre jours plus tard, quand j'ai écouté le message sur mon portable m'annonçant que malheureusement, ma réservation ne pouvait être confirmée car l'hôtel était complet, mais que pas grave, il était possible de repousser de trois semaines le voyage, j'ai cru défaillir.
D'où qu'on m'enlève mes vacances à moi que j'ai réservées et payées, mmmh ?

Alors que je m'apprêtais à délivrer le fond de ma pensée à mon interlocuteur téléphonique de chez *pub* PROMOVACANCES *pub*, à savoir : "Nan mais ça va pas bien dans votre tête de m'annuler mes vacances à une semaine du départ ? Rends les moi tout de suite ou compte tes dents, je te préviens" (on sent ici la montée de verdeur caractéristique de la Hulkisation), je découvrais au bas de l'e-mail de "confirmation", les fameuses petites lignes qui tuent.
Celles qui précisent que le voyage n'est confirmé que sous 48h et en fonction de la disponibilité de l'hôtel.

Partir dans 3 semaines n'est pas possible ? Qu'à cela ne tienne, pour seulement 200 euros de plus, il est possible de décaler le voyage d'un jour.
C'est fou l'inflation, non ?
Nooooooooon, je ne suis pas du tout du tout du tout dégoûtée d'avoir choisi PROMOVACANCES alors que pour 100 euros de plus, j'avais un hôtel vachement plus mieux chouette chez les concurrents.
Plus disponible, l'hôtel, bien sûr.
Alors que maintenant j'ai la même chose mais bien plus cher.
L'est pas belle la vie ?

Dans un cas comme celui-là, la panique à l'intérieur de moi m'interdit de faire la seule chose qui s'impose, à savoir gronder, grogner, cracher, raccrocher, et trouver une autre solution. Parce que ça voudrait dire mettre un énorme point d'interrogation dans mon agenda, pour une durée illimitée.
Et ça, c'est pas possible.
Alors j'ai grondé, grogné, craché, mais j'ai dit oui. Parce que je les veux ces vacances parfaites.

Comme il me restait quand même quelques neurones, j'ai pensé à demander si cette fois-ci c'était vraiment confirmé, pour de vrai promis juré.
Et le monsieur, il m'a répondu que croix de bois- croix de fer, il fallait certes attendre 48h avant la confirmation finale, mais que cette fois-ci serait la bonne vu que c'est l'hôtel lui même qui formulait cette contre-proposition suite au premier refus.
Respire, Fyfe, respire.

48 heures plus tard et quelques coups de fil à 8 millions de dollars la minute (comme d'hab'), rien n'était confirmé.

72 heures plus tard et quelques promesses de réponses très très bientôt sur la tête de ma mère, rien n'était confirmé.

96 heures plus tard et quelques défibrillations pour me réanimer plus tard, PROMOVACANCES (promettez moi que vous n'oublierez pas ce nom) m'annonçait qu'en fait non, ça n'allait pas être possible, à moins d'allonger le séjour d'une semaine.
C'est à dire, que oui, vous comprenez bien, l'hôtel était complet pour notre séjour d'une semaine, mais il restait de la place si on restait une semaine de plus (et si on payait encore 100 euros de plus)(l'histoire ne dit pas si pour 50 euros supplémentaires on aurait pu rester 3 semaines)(ou si on nous payait si on acceptait d'y rester un an).

A ce stade, voyez vous, mon coeur oscille entre l'envie soudaine de se briser en mille morceaux à l'idée de ces vacances parfaites que je n'aurai jamais plus jamais, et celle de s'arrêter, en toute simplicité.

Mes vacances, qui débutent dans exactement 4 jours, sont donc toujours sans destination fixe.
Ou sans destination du tout pour ce que j'en sais.
C'est un test de cardiologie gracieusement offert par *pub* Promovacances *pub*.
Qui ne me vendront pas ces vacances (ni les prochaines)(ni les vôtres j'espère).
Mais qui me permettent d'atteindre les limites de ma résistance au stress.

A l'heure où je poste, j'attends la réponse pour ça :

(trèèèèès cher)(mais qui a l'énorme avantage de ne pas être vendu par Promovacances)(et puis je le mérite, j'ai un coeur fragilisé à soigner)(ça devrait être interdit de faire des conneries avec les vacances des zonnêtes gens)(c'est sacré les vacances).

Et si ça marche pas je crois que ça sera plutôt ça :


S.O.S

mercredi 23 avril 2008

De la lunditude du lundi

Je déteste les lundis.

Mais je ne suis pas la seule (n'est ce pas ?), alors j'aimerais bien savoir pourquoi la
shkoumoune s'acharne sur mon cas, ajoutant la lunditude au lundi, mmh ?

Non parce que le réveil difficile, passons.

L'arrivée en retard au bureau, passons.

L'oubli du badge, déjà on ne passe plus.

Attention, flashback : Mais à quoi t'est ce que ça sert donc un badge, mmh ?

1. A manger la cantine
2. A compter ses heures
3. A prendre l'ascenseur

(oui on numérote aujourd'hui. C'est de causer boulot, ça me réveille des habitudes de rapports en 3 points vous voyez)

Là tout de suite vous entrevoyez un peu la bonne journée qui se prépare :

1. le sandwich devant l'ordi à midi, ô joie

2. les paperasses en 8 exemplaires signées par le chef le surchef le secrétaire général le secrétaire pas général la dame pipi et le gardien de nuit, en toute simplicité, histoire de prouver que tu étais bien au bureau en somme (nota bene : le fait que la dite journée soit du coup consacrée aux dites paperasses peut éventuellement générer un peu d'amertume - regret de couette - bave au lèvre - envie de meurtres (rayez la mention inutile)(ou pas)(sauras tu reconstituer les paires de parenthèses cachées dans ce texte ?))

3. les nombreux changements d'étages avec recherche systématique, frénétique, et infructueuse du badge, au moins jusqu'à ce que les portes se referment et que la lumière s'éteigne, les appels éplorés : "Euuuuh, y a quelqu'un pour m'emmener au 3ème ?" "S'il vous plaîîîîîîîît !" "Sinon je chante
Etoile des neiges, je vous aurais prévenus !"

Ça y est vous avez bien entrevu ?

Alors on finit la journée en beauté, à la 3ème et dernière pause pipi de la journée (oui car le remplissage de paperasses laisse peu de temps pour boire du thé et fait donc drastiquement diminuer la fréquence journalière du pipi)(je sens que je vous passionne).
La scène se déroule donc aux toilettes.
Un drôle de lieu pour la révélation de la journée.
ENFIN, la réponse à la question qui bien que non formulée, a accompagné cette journée.
Bon, quand je dis "la" question, je simplifie, hein. En réalité, il s'agit plutôt d'une série de questions :
"Mais pourquoi ça me gratouille, LA"
"Mais qu'est ce qu'il a ce stringe, normalement il est tout confort, c'est quoi le problème aujourd'hui ?"
"Non mais faut arrêter les conneries, hein, on ne peut pas grossir de LA, donc aucune raison que cet élastique m'irrite ICI."

(là normalement vous devez être préparés à la non classitude de la chute de ce post, ne venez pas faire les choqués après)

Ben effectivement, non, on ne s'engraisse pas à cet endroit là.
Et c'est plutôt tant mieux, certes.
M'enfin ça implique une autre bonne raison.

Comme l'enfilage de stringe à l'envers par exemple.

Si, si, devant-derrière, c'est possible.

(Que le dieu du glamour, quel qu'il soit, me pardonne ma mécréantitude et me vienne en aide)
(Pitiiiiiiiiié)

jeudi 17 avril 2008

Serial coiffeuse

Début de l'histoire ici.
(comment ça, ça se voit que j'essaye de pallier à un rythme bloguesque affligeant en refourgant de la vieille came ?)

J'ai donc, enfoui tout au dedans de moi, un inquiétant potentiel de serial coiffeuse.

Figurez vous qu'en un an de pratique sur mon cobaye favori et unique, je n'avais pas eu à déplorer de drame capillaire supplémentaire.

Insidieusement, la confiance, cette fourbe, a pris possession de mon corps, et surtout de mon cerveau un peu malade ou pour le moins pas très en forme.

Insidieusement, le cobaye officiel a lui aussi été victime de sa mère la garce la confiance.

Et c'est ainsi que, tout dégoulinassionant de trop plein de confiance, nous nous lançâmes, le cobaye et moi, dans une session d'improvisation capillaire.
Un soir.
Sur les coups de 23h30.
Après une semaine, que dis je, des semaines, de stress intense.
Le genre de stress qui fait qu'on a sans arrêt 4 ou 5 idées qui tournent en boucle dans la tête.

Ce soir là, dans ma tête, il me semble qu'il y avait :
- Putain j'ai encore oublié d'envoyer le mail à Truc pour lui dire que la réunion de lundi est annulée
- Putain ça fait 3 mois - mon dieu, 3 mois - que j'ai dit à Machine que je la rappelais dans la semaine.
- Putain on est en avril ? Mais hier on était en octobre, non ? Rendez moi ce semestre. Tout de suite.
- Putain mais c'est quoi ce truc graisseux, là, me dites pas que les bourrelets ça pousse comme ça en deux jours, si ? Putain mais RENDEZ MOI CE SEMESTRE ET JE VOUS REND LE GRAS.

Je sais, je me parle très mal à l'intérieur de moi même.

Ensuite, je me souviens que le Chéri de la maison m'a montré le sabot qu'il avait choisi.
9 mm.
Il m'a tendu la tondeuse et s'est installé.
A ce stade, la boucle dans ma tête devait en être au "truc graisseux", car c'est presque rageusement que ma main droite, d'un geste sûr, est remontée de sa nuque au sommet de son crâne.

Il y a eu comme une étincelle intra-neuronale.

Un instant j'ai même été soulagée d'avoir enfin interrompu la boucle infernale des putains.

Le soulagement fut vite remplacé par une pensée saisissante et néanmoins peu élégante : ben oukilé le sabot ?

Pas sur la tondeuse en tout cas si j'en juge par la magnifique bande blanche que je viens de dessiner sur le crâne de mon doux.

Ahem.

Euh, chéri, dans les trois semaines qui viennent, tu as moyen de ne rencontrer des gens que de trois quart gauche ou pas ?

Non parce que sinon on a un problème.

Je crois.

En même temps la mode est au déstructuré.

Et l'apparence n'est que superficialité.

Ok, si tu insistes, je te laisse aller jusqu'aux miroirs de la salle de bain.

En attendant moi je regarde à quelle heure part le prochain avion pour Saint Pierre et Miquelon.

mercredi 9 avril 2008

Grand concours

(rien à gagner, merci de ne pas compter sur moi pour l'augmentation de votre pouvoir d'achat)
(pour ça, continuez à croire en l'autre, tiens, ça vous fera les pieds)
(moi en attendant je me marre)
(jaune)
(trèèèèèèès jaune)
(hahahahahahahahhahahahahaahaha)
(ci-dessus un rire fou, à prononcer avec l'accent araméen, merci)

Sinon mon cerveau et moi ça va, on se soigne disons.
Ahem.

A part ça, et aussi improbable que cela puisse paraître, ce billet a un sens. Ok, disons une vague direction alors.

Là, c'est le moment où j'en appelle aux forces telluriques et au pouvoir du crâne ancestral (misère, quelle référence) pour rassembler mes neurones et me concentrer, pendant que vous, vous implorez dieu que cette note se termine.

En parlant de dieu, justement.

Je ne voudrais pas dénoncer, m'enfin quand même, l'école voisine, elle n'est pas la dernière quand il s'agit de s'en payer une tranche :


A l'instar de mon voisinage et de sa folle imagination, je vous propose que tous ensemble comme des gens désœuvrés qui n'auraient rien d'autre à foutre, on laisse libre cours à notre potentiel de slogantitude, car oui, c'est un blog créatif et participatif ici, et que merde, y avait des tas d'autres possibilités tout aussi convaincantes et éventuellement un peu drôles aussi (mais ça va être dur de les égaler quand même).

Alors spécialement pour la semaine auto-décrétée de la Fyfe, à la place de bonjour, vous direz :

"La Chine est une démocratie !"
Et l'autre répondra :
"La France aussi !"

Ou alors

"Sarko s'est présidentialisé !"
Et l'autre répondra :
"A poil Carla !"

Ou bien

"Travailler plus pour gagner plus !"
Et l'autre répondra :
"Dans l'cul lulu ! "

Bon, j'arrête avant que ça dégénère, ce blog a un standing à assurer.

A vous maintenant, et soyez bavards siouplaît, j'ai une terrible journée de boulot demain, et je compte bien ricaner de temps à autre devant mon ordi !

vendredi 4 avril 2008

La première fois que j'ai craqué

Je n'étais pas là pour ça.

Je n'aurais d'ailleurs jamais imaginé que ça aurait pu m'arriver.

Et pourtant, dès que je l'ai vu, j'ai su que pour lui, j'oublierais mes valeurs, mes principes, les limites de ma moralité.

Il était là, seul, et un peu perdu. Mes yeux se sont posés sur lui, et j'ai senti l'étincelle, là, au tréfonds de ma féminité, commencer à embraser mes entrailles.
Une chaleur douce qui rayonne, se diffuse et se fait plus vive, atteint ma peau, mes ongles et me consume.
Je sens ma peau, chaude et frissonnante, les battements de mon coeur, intenses et saccadés, le frisson qui me traverse le dos, le désir, puissant.

Ma tête tourne un peu.

Furtivement, j'entrevois la réalité crue, les désastreuses conséquences de ce que je m'apprête à faire.

J'essaye de faire appel à toute ma volonté pour me détourner.

Il faut se faire une raison, je n'ai aucune volonté.

Tant pis, je m'abandonne avec délice, il doit m'appartenir, qu'importe le prix à payer.







Mon premier sac cher.
En vrai c'est pas celui là.
Parce que le vrai je n'ai pas trouvé sa photo sur internet.
Et je ne peux pas le prendre en photo car il est en réparation depuis 4 semaines.

Après avoir été porté deux semaines.
Et réparé une première fois pendant 5 semaines.
Life is a bitch.
Et moi je suis sensuellement frustrée.

 

© 2007 Inspiré du modèle conçu et réalisé par Fannie