jeudi 18 janvier 2007

Post de fayote

En cette période électorale, nous avons tous pris l'habitude d'être brossés dans le sens du poil (et pris pour des cons aussi mais c'est un autre sujet).

Permettez moi d'en rajouter une couche avec ce post dans lequel je compte vous faire part de mon addiction à vous, les commentateurs.
J'assume d'ores et déjà les accusations de démagogie (pensez d'ailleurs à voter pour moi, je suis achement forte en néologismes et en idées simplistes moi aussi. Sans compter qu'un salaire de présidente de la république ne me ferait pas de mal en ce moment).

Le blog, on lance ça un peu comme ça, un jour où on s'ennuye, et on écrit quelques bêtises en se demandant bien ce que ça va donner.
Et puis c'est l'engrenage. On a un commentaire, et on se met à sautiller de joie.
Avec deux lecteurs, c'est trop la folie, on commence à se sentir obligé de tenir un rythme à peu près régulier, parce que bon, on a quand même un "lectorat", merde (oui, parfaitement, 2 lecteurs, c'est un lectorat)(oui, je sais, cet excès d'orgueil risque de me coûter plus qu'une graine de pavot).

Au fil du temps on se demande à quoi ça sert d'écrire quelques trucs sur un blog, et franchement, on n'a pas la réponse.
Le cerveau est déjà bien attaqué, on vit sa vie même pas sur TF1 en pensant "bloguable ou pas bloguable ?".
Et on se dit que c'est chouette, cette manière de voir les choses. Les évenements négatifs deviennent des sujets en puissance, si on porte sur eux un regard plein d'auto-dérision. Finalement, le blog, ça apprend à prendre la vie du bon côté, et c'est pas rien pour une pessimiste invétérée comme moi.

Et puis un jour, on s'aperçoit que cet aspect-là est anecdotique, et que le principal, c'est l'échange de blagues, de jeux de mots pourris, d'anecdotes, ou de confessions qu'on a avec des vrais gens, certes cachés derrière un ordinateur et plus ou moins mystérieux, mais des gens quand même, des gens qu'on apprécie par leurs commentaires ou leur blog, avec qui on se découvre des affinités, des similitudes, des différences. Finalement, je trouve que c'est une relation très humaine qui se développe par un biais pourtant impersonnel et virtuel.

Bref, on devient accro aux lecteurs, et à leurs commentaires, que je trouve souvent bien meilleurs que le post d'ailleurs. Accro genre drogue dure.

Il y a les commentateurs qui passent pour la première fois, qu'on accueille un peu comme à la maison, en espérant qu'ils se sentiront bien ici et qu'ils auront envie de revenir.

Il y a les commentateurs qui passent de temps en temps (oui toi, là, et toi aussi là bas) : Chaque visite est un plaisir. Comme des amis qui vivent dans une autre ville, ils passent faire un coucou de temps en temps, c'est chaque fois une surprise, et on est bien content de les voir.

Il y a aussi les habitués (voui voui, toi, ici et toi aussi, là) : on a l'impression de les connaître, ou au moins, de connaître quelqu'unes de leurs facettes.
Certains n'ont pourtant pas de blog (tu t'es reconnu, hein ?), ô frustration, mais j'avoue, le mystère, j'aime bien aussi, ça fait fonctionner l'imagination.
Avec les habitués, c'est parfois limite private joke, on se répond par comm' chez l'un, chez l'autre, comme des complices de toujours.
En même temps, les habitués, c'est aussi ceux qui vous filent des sueurs froides. Putain pas de comm' de lui/elle depuis 3 jours. Il lui est arrivé quelque chose ? Une panne d'internet ? Une mauvaise nouvelle ? Ah merde, non, c'est évidemment parce que finalement, il/elle a choisi de commenter ailleurs et de faire le bonheur d'autres blogeurs, mon dieu je suis seule et abandonnée, personne ne m'aime et il/elle m'a même pas dit ce qui ne lui plaisait plus ici mais qu'est ce que je vais deveniiiiir.
Oui je sais, j'ai une tendance naturelle à l'angoisse et la dramatisation.
Oui, je sais, je vous fous un peu la pression là (hé hé, je suis machiavélique, je tente de vous faire commenter par la culpabilisation).

Evidemment il y a aussi l'obscure masse des lecteurs non commentateurs. Vous existez je le sais, ne le niez pas, je connais mes stats, hein !
Les silencieux... Silencieux pourquoi ?
Parce qu'ils n'ont rien d'intéressant à dire ? (ils ont tort, on passe son temps à dire des trucs inintéressants ici, et ça ne chagrine personne jusqu'ici)
Parce qu'ils sont trop intéressants pour ce blog ? (je comprends. J'ai rien à dire pour ma défense)
Par timidité ? (mais pourtant, la virtualité aide à chasser la timidité, non ?)
Parce qu'ils sont arrivés là en cherchant "voir de la moure tout nu en video", "les fesses de Went" ou "operation du cerveau" et bon, un peu déçus, on les comprend, repartent.
Parce qu'ils trouvent le blog très nul mais que leur mauvais karma leur impose un quart d'heure de torture quasi quotidien (désolée).
Qu'elle que soit votre raison, sachez que vous m'intriguez, alors profitez en, si vous voulez commenter en expliquant pourquoi vous ne commentez pas, lâchez vous, c'est le moment ! (hé hé je suis vraiment machiavélique, même sans parler l'araméen).

Voilà, j'espère que vous n'êtes pas tout englués dans le miel de ma déclaration d'amûr, et n'oubliez pas de voter pour moi, Fyfe présidente, ça sonne bien je trouve !

mardi 16 janvier 2007

Glamour, quand tu nous tiens

J'ai fait la maline avec mon sourire.
L'épisode du jour démontre qu'il y a une justice sur cette terre, et que celles et ceux qui se la pètent subiront un juste retour de flammes, histoire de reposer un peu les pieds sur terre.

Ce matin, donc, me voilà fraîche et pimpante après ces quelques ReuTeuTeu, et prête à aborder une nouvelle semaine de travail avec toute l'énergie qui me caractérise en tant que jeune cadre dynamique et dévouée. (Faut en profiter, parce que dès que mon cerveau toujours en quête d'extension mémoire+neurones se rendra compte que non, non, non, tous les week ends ne durent pas 4 jours, ma pimpantitude risque d'en prendre un coup, et la jeune cadre dynamique va vite retourner à sa place, dans les films américains des années 80, et sûrement pas dans la vraie vie).

Ca commence bien, une petite réunion en extérieur qui me permet d'une part de frimer dans mon brand new pull en cachemire, mon brand new sac à main, et mes toutes aussi brand new ballerines grises argent (c'est un peu comme la rentrée des classes, sauf que c'est juste la rentrée après les soldes), et d'autre part de m'éviter le retour abrupt au bureau, genre vous avez 150 brand new mails (même pas en soldes).

Bon.
Après avoir fait 3 pas, je m'aperçois que cette journée est en soi un pré-purgatoire, rapport à mes pieds qui souffrent déjà le martyr dans mes nouvelles chaussures.
Mais il en faut plus pour me dépimpantitudiser.

Arrivée dans le métro, le pass navigo refuse de bipper au portique depuis l'intérieur de mon brand new sac à main.
Hum.
Ouverture du sac et recherche du pass (environ 25 personnes me maudissent ouvertement parce qu'ils ont perdu 2 secondes et trente centièmes avec ma tentative ratée d'ouverture du tourniquet).
La pochette du sac à main, qui n'était même pas soldé, est décousue. Tout ce qui était dedans est donc joyeusement passé dans la doublure du sac.
C'est chouette, la pêche aux clefs et au pass à 8h30 dans un couloir bondé.

Même pas mal. Toute pimpante encore et toujours.

S'en suit une réunion inutile (personne n'a remarqué mes nouveaux habits, alors à quoi bon, je vous le demande ?), un sandwich coppa-pavot (yum, c'est bon le pavot), et une après-midi assez chargée.

Les collègues, les boss, c'est un vrai défilé dans mon bureau. Pas pour me faire la causette, ni pour admirer mon cachemire, non, pour me donner du boulot.

J'étais assez fière de ma résistance à toutes ces agressions. Mon sourire ne m'a pas lâchée. Toute l'après midi, j'ai acueilli ce petit monde à grands renforts de sourires toutes dents dehors.

Une fois ma contribution contre salaire terminée, j'ai pris l'ascenceur.
Un peu moins pimpante.
Les pieds en sang.
Les clefs de maison quelque part dans la doublure du sac.
Et puis quand même, j'ai levé le nez, et j'ai vu mon reflet dans le miroir de l'ascenceur.
J'ai repensé à mon post sur le sourire, et je me suis dit que j'en méritais bien un rien que pour moi, de sourire.
Je me suis placée bien en face de moi même, et j'ai tenté le plus large sourire de la journée.
Et là, je l'ai vue.
Entre mes deux dents de devant.
La graine de pavot.
Enorme.

Promis, j'arrête de me la péter, je ramasse mes dents, mon sourire et tout le tintouin.
Profil bas, la Fyfe, profil bas.

lundi 15 janvier 2007

N°100

100ème message aujourd'hui !

Happy birthday to youuuuu, mes messages
Happy birthday to youuuuu, mes messages
Happy biiiirthday to you mes messages !
Haaaappy biiiiirthday to youuuuu !

Ca, c'est fait ;-)

En ce week end prolongé (Vishnu bénisse les RTT), je dois déplorer une grande faiblesse personnelle côté soldes (Dieu banquier maudisse les 35 heures).
J'ai été prise à l'insu de mon plein gré dans la tourmente frénésique des achats compulsifs.
Honte à moi, honte à moi.
Ma carte bleue s'est limite enflammée dans mes mains.
Ca ne m'a évidemment pas arrêtée, emportée comme je l'étais dans le tourbillon de la bonne affaire.
Bonne affaire illusoire, cela va sans dire, sinon, c'est pas vraiment de l'arnaque et que deviendrait notre société capitaliste, je vous le demande ?
J'ai donc acheté des trucs pas soldés, des trucs que je n'ai pas essayés et qui bien sûr ne me vont pas, et des trucs qui nécessiteront de futurs achats parce qu'absolument rien dans mon armoire ne s'accorde avec.
Le tout, cela va sans dire, avec de l'argent que je n'ai pas vraiment (sinon, ce n'est pas drôle).

Ne suis je pas un excellent et discipliné petit pion du grand capital ?
Ne me remerciez pas, je ne fais que mon devoir de consommatrice.

N'allez pas croire que je suis aigrie, je nageote dans un bonheur dégoulinant, c'est limite écoeurant à voir, mais rien n'attaquera ma bonne humeur.

Je suis du genre à voire des signes partout (et à les oublier dès que ça m'arrange), et figurez vous que cette année a débuté avec cette excellente chanson qui je l'espère donnera le ton en 2007 : Be young, be foolish, be happy ;-)
Ca fout pas la pêche, ça ??

A écouter ici.

mercredi 10 janvier 2007

Smiling Fyfe

Depuis que je suis toute petite, on me parle de mon sourire.

De moi enfant, n'existent que des photos toutes dents dehors, du sourire étonné au fou rire, en passant par le sourire moqueur, le sourire idiot, le sourire séducteur (si, si, même à 6 ans je savais faire), etc etc.

A l'adolescence, j'avais appris à faire la gueule sur les photos pour être une fille cool, mais mon naturel me rattrapait. En témoignent mes bulletins scolaires, sur lesquels on peut trouver de nombreuses allusions à mon sourire qui illumine la salle de classe (sic) (si j'vous le dis !) (m'enfin mais bien sûr que c'est vé-ri-dique !!).

Adulte (ou presque, je n'ai QUE 30 ans, qu'on se le dise), je sais fuir les photos à tout prix (rien à voir avec le sourire, mais plutôt avec mes yeux fermés, ma bouche ouverte, mes fesses, mon menton là, l'assymétrie ici, et toutes ces choses anti-photogéniques qui me laissent passablement déprimée pour des jours).
Côté sourire, j'ai enfin compris qu'il s'agissait d'une arme redoutable.

Quand je parle d'arme redoutable, n'allez pas penser à 'Liaison fatale' ou je ne sais quoi de seskuel, hein. Enfin, si, mais pas seulement (hé hé ;-) ).
Le sourire est bien sûr mon atout séduction number one puisqu'il peut être coquin, mystérieux, ironique, bref, transmet mes émotions mieux que mes yeux, mes mots ou ma fesse droite (ben quoi, je suis sûre que certains arrivent à s'exprimer avec leur fesse droite).

Comme je m'en suis récemment aperçue, mon sourire est surtout un désamorçeur de conflit, un signe extérieur de la confiance que j'accorde à mon interlocuteur, et de ma bienveillance à son égard. Un genre de communication animale, quoi.
Quoi de plus utile au quotidien ou au boulot ?

Par exemple, en réponse aux aboiements d'un collègue méprisant, odieux et limite insultant, je dégaine mon sourire. Du genre, 'mais mon pauvre, je suis au-dessus de tout ça, je ne suis pas vexée, ni en colère, et j'ai la patience d'un ange'.

Evidemment, à l'intérieur, j'ai envie de distribuer des claques façon Obelix, je bouillonne de rage et je lui apprendrais bien la politesse.

Mais en vrai, ça ne marche pas trop, les claques.
En vrai, le sourire, c'est 10 fois plus efficace.

Là, c'est le moment d'enchaîner avec une pointe d'ironie, histoire de forcer un peu la main à son interlocuteur et à soi-même dans un rire commun et pacificateur.

Et hop, mission accomplie. Le message est passé : 'moi pas être ennemie de toi' ; 'moi amie' ; 'toi pas parler mal à moi parce que moi amie' ; 'toi parler bien à partir de maintenant sinon moi taper car moi sourire mais si toi recommencer, moi taper'.
Ne me demandez pas pourquoi l'inconscient subliminal s'exprime aussi bizarrement, je n'en ai aucune idée.

Le top du top, c'est que l'effet incroyable du sourire fonctionne aussi, voire plus, à l'étranger.
Autre culture, autre communication gestuelle, autres mouvements du visage.
Mais le sourire ne change pas.

Je réalise que c'est grâce à mes dents pas si blanches et ma bouche pas si pulpeuse que j'appartiens à la catégorie des personnes qu'on "apprécie" à priori.

Evidemment, ça ne dure pas forcément, il ne s'agit que de la première impression (bizarrement, après avoir assisté à une de mes transformations en Hulk, on peut noter une certaine diminution dans les effectifs de ceux qui ont un à priori positif sur moi).

Je trouve ça chouette.
Et puis un peu d'autosatisfaction ne fait pas de mal.
Si je pouvais, tiens, je l'embrasserais mon sourire.

EDIT : Je réalise que l'à priori positif ne fonctionne pas sur le blog vu que vous voyez pas le si joli sourire que je vous fais là maintenant tout de suite. Damned.
Le voilà :-)

EDIT2 : a pu la photo !

samedi 6 janvier 2007

SOS cerveau

Je voudrais pas dire, mais mon besoin de barettes mémoires et neurones neufs, ça commence sérieusement à urger...
Vous croyez que j'exagère ?

Ok, la preuve par les exemples (ouaip, j'suis comme ça, moi, faut pas me provoquer) :

Exemple 1
La scène se déroule à la fin des vacances de Noël.
La mission (oui, je l'ai acceptée) est simple, et consiste tout simplement à utiliser les billets de TGV (train à grand vide sur le compte en banque) réservés 3 mois auparavent, pour rentrer à Paris.
Sauf que.
Sauf que ma famille habite en pleine cambrousse.
Sauf qu'à 40 km au nord-est, nous avons la gare A, avec TGV directs pour Paris.
Sauf qu'à 40 km au sud-ouest, nous avons la gare B, avec TGV directs pour Paris itou.

Ca se complique, n'est ce pas ? (j'aime pas choisir)

Animée d'une flemmasse bien typique de Noël et de ses repas lourds, quand ma môman m'a demandé de quelle gare nous repartions, j'ai lancé un vague 'chéplu', et je n'ai pas bougé mes fesses du canapé.
Du coup, ma môman s'est sentie obligée de vérifier ce que je lui avais annoncé dans mon e-mail 3 mois avant, en annonçant notre visite.
Victorieuse, la voici fière de nous informer que nous repartions à 14h de la gare A.
Sujet clos.

Plus tard.

Arrivons lourdement chargés à la gare A. Mes parents repartent dans leur cambrousse, et je cherche fébrilement mes cigarettes dans mon sac (oui, je suis une vraie gosse, je ne fume pas devant mes parents, alors j'étais grave en manque).
Le Chéri, pragmatique avant tout, consulte le panneau des départs.
Pas de train à 14h.
Euh.... Képassa ? Kikoikomencépossible ?
Vérification des billets de train : ah ben oui, forcément, à 14h, le tgv, il partait de la gare B.

Cette gentille blague m'a coûté 130 euros (les joies des billets de trains non échangeables et non remboursables, avec même pas une exception pour les filles sans cerveau) et 2 heures d'attente au seul et unique café de la gare, avec un Chéri hilare (il est de bonne composition, mais pour le moins moqueur) et ne Fyfe avec les grosses bouboules, ruminante et maugréante.

Paraît-il qu'on a eu de la chance, parce que les billets qu'on a dû racheter étaient les deux derniers.

Moi je ne peux pas m'empêcher de constater que d'une part, il y a 3 mois, je n'avais déjà plus de cerveau et j'étais infoutue de donner des infos correctes à môman, et que d'autre part, pendant ces 4 jours de vacances, l'effort d'ouvrir mon sac pour consulter les billets de train m'a semblé démesuré et inutile.

Pour ceux qui ne seraient toujours pas convaincus de l'urgence à sensibiliser Médecins du Monde à ma cause, voici l'exemple 2.

Exemple 2
La, ça se passe au boulot. Je cours dans tous les sens, c'est le stress, le rush, pas de répit, youpi c'est la rentrée.
Ca fait 4 fois que je tente d'appeler une greluche à fortes responsabilités (comprendre : je lui donne obséquieusement du "Madame", en vrai, pas du "greluche", et pourtant elle le mériterait).
Ca répond jamais, il y a plein de problèmes sur la ligne.
Ca devient obsessionnel.
Je dois la joindre d'urgence, je ne pense plus qu'à ça, et je compulse son numéro de manière hystérique, tout en dépouillant quelques mails, en tournant les pages de mon agenda, et en faisant coucou aux collègues qui passent dans le couloir (ouais bonne année, hein !). Oui, je sais, j'ai 4 bras, et figurez vous que ça me cause bien du soucis quand il s'agit de m'acheter un pull.

La 5 ème fois, ça y est , ça décroche.
Et là, c'est le drame.
Trou noir.
Je ne sais plus qui j'ai au bout du fil, comment je m'appelle, et pourquoi j'essaye de la joindre depuis 3 heures.
- Allô ?
- ...
- Allô ???
- (Hum, soyons poli quand même) Oui bonjour !
- Bonjour
- ...
- ...
- Euh, ici Fyfe (ouf, ça y est, je me souviens comment je m'appelle)
- Oui
- ... (merde, elle me connaît pas)
- C'est à quel sujet ?
- (putain elle doit me prendre pour une dingue) euh... J'essaye de vous joindre depuis tout à l'heure
- Oui
- (allez, rassemble tes deux neurones, allez !!!) Ah oui, je me souviens, vous êtes Madame Trucmuche ! Je vous appelle parce que bla bla bla bla

Voilà.
Vous pouvez envoyez vos dons à Médecin du Monde 'Opération : un cerveau pour Fyfe en 2007'.
Merci.

mercredi 3 janvier 2007

8 mots

8 petits mots prononcés par mon amoureux, comme ça, innocemment, en rentrant un peu émêché de sa soirée.

Mon humeur de merde et moi on était restées à la maison pour bosser, et on avait annulé une autre soirée à laquelle on était pourtant promises.

Ambiance "putain de boulot ça sert à quoi de passer sa vie à bosser pour un salaire qui ne nous permet même pas de faire ce qu'on veut de notre maigre temps libre chépa moi passer Noël à Hanoï par exemple".

Ambiance "et mon chéri il est même pas là pour me plaindre et putain qu'est ce qui m'a pris de filer mon numéro de portable au boulot non mais j'vous jure des fois je suis conne à me taper la tête contre les murs".

Ambiance "Allez, bordel, il est où le bouton off des pensées noires, faut vraiment que je me concentre sinon je suis encore là à minuit et de toutes façons si ruminer servait à quelque chose, ça se saurait. Et si je me mettais à pleurer ? Mon inconscient pavlovien me dit que ma môman devrait arriver, trouver la solution à tous mes problèmes, et me faire un bisou guéritout. Putain, mais tu vas arrêter de divaguer et le boucler se dossier, bordel ? Et arrête d'être vulgaire en pensées aussi s'il te plaît, c'est pas des manières."

Ambiance "Ah t'es rentré mon coeur ? Mais il est quelle heure ? Déjà ?? Et merde, ben tant pis, ça sera pas fini et puis c'est tout. Le boulot, je l'emmerde. Oui, ben ça va super, comme tu le vois.

Quoi ? QUOI ???"

8 petits mots : "Quand est ce qu'on fait des bébés ?"

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit.

Pas plus.

Je vous dis pas les rêves de dingue que j'ai fait après ça. Des femmes enceintes, des marraines psychopathes, des enfants-shtroumpfs etc.

Ca me change de mes collègues qui se transforment en Jack Nicholson, de mes dossiers disparus, mangés par le chat, ou de moi à poil au taf.

Il est trop fort ce Chéri, y a pas mieux que lui pour me faire oublier mes soucis de boulot.

En huit mots.

Pas mieux, vraiment.

Le Père Noël ne m'a pas mangée,

Et si je suis de retour aussi tardivement, c'est parce que j'ai eu des vacances bien remplies et réparties aux quatre coins de la France (avec une prédilection pour les trous paumés, et sans internet).

De retour à Paris, et je suis bien plus fatiguée qu'avant de partir. Il paraît que c'est la loi du genre.
Gavée comme une oie, la Fyfe (je vous déconseille toutefois de goûter mon foie, il a un fort goût de champagne).
Couverte de cadals.
Même pas mordu ma belle mère.
Ni ma mère. Là, on touche au miraculeux.

Je dois toutefois préciser que je n'ai eu ni la barrette mémoire, ni le nouveau cerveau que j'avais commandé. Et ça, ça va être dur à gérer une année de plus.
Et ça m'a valu quelques mésaventures que je vous raconterai plus tard.

En attendant, et malgré, le flagrant manque d'originalité de la démarche, je vous souhaite une excellente année, pleine d'amûûûr, de gloire et de beauté.
Pleine de ce que vous voudrez en fait.

jeudi 21 décembre 2006

J-4

Wouala.
Dans 3 jours, petit Papa Noël descendra du ciel avec des jouets par milliers et n'oubliera pas nos petits souliers.
Enfin, les votres, je ne sais pas, mais les miens, il n'a pas intérêt.

Je préfère le prévenir ici et un peu en avance (non, ce n'est pas une menace, mais une simple mise en garde) que cette année encore, j'ai fait preuve de la plus grande des sagesses, et donc y a pas moyen de me zapper.

Père Noël, moi j'ai été sage, mais toi, est ce que tu as assuré cette année, niveau logistique ?

Non, parce que cette année, pour la deuxième fois de ma vie, je ne serai pas chez mes parents le 25 décembre.
La dernière fois, j'étais en Australie, et avec mes zamis, on se lançait à qui mieux mieux des 'joyeux noël' hystériques en nageant dans une cascade du parc naturel de Kakadu. 35 degrés. 200% d'humidité.
Alors certes, c'était pas facile de me retrouver après 3 jours de ballade dans le parc, mais laisse moi te dire que j'avais été profondément déçue de ne rien trouver à côté de mes chaussures, juste devant la tente (à part une grosse araignée mais ne me dis pas que c'était mon cadeau, c'est même pas drôle).

Cette année, je serai chez mes beaux parents, c'est moins exotique.
Note bien que si c'est plus simple pour toi, c'est beaucoup moins agréable pour moi.
D'une part, je subis les chouineries de ma môman depuis quelques mois. Ne pas avoir une de ses filles avec elle le 25, ça lui fait aussi mal qu'une ablation du coeur.
D'autre part, ben je ne me sentirai ni à l'aise comme chez mes parents, ni excitée à un niveau qui frôle la démence, comme en Australie.
Sans compter que je risque l'infarctus par excès de gras ingurgité (on cuisine au beurre chez mes beaux-parents. Au kilo de beurre. En week-end normal je prends 3 kilos chez eux. Là, j'ai peur).
Je précise avec ma langue de vipère que si je ne laisse jamais mes parents choisir un cadeau pour mon Amoureux sans me consulter, la réciproque n'est pas tout à fait vraie.
Mes expériences cadalistiques avec ma belle famille m'ont laissé quelques séquelles à la vue de boîtes en bois peintes avec les pieds.
Bref, tout ça pour dire que ça mérite une compensation en cadeaux, Père Noël, tu ne crois pas ?

Je compte sur toi pour une livraison au bon endroit, et CONFORME à ma liste.
Celle que j'ai pas écrite, certes, mais que j'ai dans la tête, et si t'es pas foutu de lire dans ma tête, n'essaye même pas de me faire croire que tu vas me trouver chez mes grands-parents.

Allez, merci, et bon courage, hein !

mardi 19 décembre 2006

Perte de mémoire compulsive

Hier j'ai eu une super idée de post.

Un truc super drôle, que j'avais déjà à moitié rédigé dans ma tête, et franchement, ça s'annonçait trop bien, j'avais une inspiration d'enfer.

Et puis j'ai tiré la chasse d'eau, je me suis lavé les mains (oui, je suis assez propre comme fille. Surtout des mains, que je lave très souvent. Parce que j'ai souvent l'impression qu'elles sont sales. Il paraît que c'est un trouble obsessionnel compulsif et que c'est lié à un sentiment de culpabilité. Moi je vois pas de quoi je pourrais être coupable, m'enfin, si Freud le dit)(non, avoir mangé tout le chocolat sans en laisser à mon chéri n'est pas un motif acceptable. Y a des gens qui sont responsables de génocides, et vous voudriez que je sois traumatisée pour un ridicule kilogramme de chocolat ?).

Bref, je suis sortie des toilettes, j'ai croisé mon chef, qui m'a filé deux dossiers, puis j'ai croisé la secrétaire, qui m'a transmis 4 messages (putain mais comment c'est possible d'avoir 4 messages le temps d'un pipi ??? Ok, le temps d'un pipi ET d'une légère rêvasserie. Rêvasserie liée à l'idée de post, justement. Vous voyez bien, que je ne m'égare pas du tout, ce post est maî-tri-sé).

J'en étais où ?

Ah oui, je me souviens : impossible de me rappeler de l'idée une heure plus tard.
Pourtant je suis retournée aux toilettes depuis (les mêmes, je fais gaffe), mais l'idée n'est pas revenue. Et franchement, à force de me concentrer sur ces toilettes, il devenait évident que les idées que je risquais d'avoir auraient un relent... ben de toilette, justement.

J'ai abandonné.


Avant de m'endormir, j'ai eu une idée génialissime. Percutante et intelligente.
Alors que mes neurones s'agitaient et assemblaient les mots dans de féériques rondes littéraires, le Chéri a exigé sa dose quotidienne de gratouilles dans le dos.

Une chose entraînant l'autre, nous avons conçu quelques enfants et paf, l'idée s'est envolée. J'ai à nouveau fait appel à mon étonnante capacité de concentration pour retrouver les fils de ma mémoire. Reset all. Mon cerveau n'était plus occupé que par des images toutes plus seskuelles les unes que les autres.

J'ai abandonné (et pourtant, comment ça aurait fait grimper mes stats, hin hin).


A vrai dire, c'est un vrai miracle que je me sois souvenue de ces anecdotes suffisamment longtemps pour rédiger ce post.

Pour Noyel, je pense faire une commande tardive mais primordiale : une nouvelle barrette de mémoire vive pour cerveau humain modèle féminin de 76, peu servi.

vendredi 15 décembre 2006

Qu'est ce que tu feras quand tu seras grand ?

Quand j'étais petite, et qu'on me demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais 'visiter tous les pays du monde'.

Comme qui dirait, il me reste du boulot...
(NB : ça peut aussi aider à chercher sa prochaine destination d'exil...)