lundi 3 août 2009

Atelier découpage - collage

Quand les enfants sont désoeuvrés, ce qui arrive souvent en période de grandes vacances, les parents leur filent un papier, un crayon, et une paire de ciseaux, et font appel à leur sens créatif.
C'est pas nouveau, mes parents faisaient déjà ça avec moi quand j'étais petite.

Au gouvernement, c'est le secrétariat d'état aux collectivités locales qui a dû se plaindre (Nicolaaaaas, je m'ennuiiiiiiiiiiie, on fait un jeu ? Alleeeeeez, steuplaîîîîîîit), et à qui on a refilé l'atelier découpage -collage.

Bien sûr, à leur âge, on leur confie un peu plus de responsabilités que la simple redécoration de la cuisine familiale, c'est donc le découpage de la carte électorale pour les législatives de 2012 qui leur a été confié.

Si, si.

Va voir : et .
(allez, va lire, n'essaye pas de me faire croire que t'as pas le temps, on est le 3 août)

En toute objectivité, bien sûr.
Il faudrait être un peu pervers pour imaginer un seul instant que cet innocent loisir d'été puisse porter à conséquence, n'est ce pas ?

D'ailleurs, puisque moi aussi je m'ennuie (ou plutôt, parce que je n'ai pas très envie de travailler et que si je réponds pas à mes mails spa grave tout le monde croira que c'est parce que je suis en vacances), moi aussi j'ai eu envie de faire du découpage - collage.

Plutôt qu'à des parcelles électorales incompréhensibles, je me suis attaquées aux frontières de la France.
Je sais.
Non mais en même temps, on est ambitieux ou pas, hein ?

J'ai donc une proposition à vous soumettre, élaborée selon des critères toutafé objectifs, absolument secrets, et néanmoins validés par moi-même.

L'enjeu est de taille, j'espère ne pas avoir fait de trop grosse boulette, le cas échéant, je suis prête à négocier un département ou une région à la marge.

Attttttttttention mesdames zet messieurs, sous vos yeux ébahis, voici la nouvelle France !

Tadaaaaaaaam :





Bon, alors je sens quelques désappointements decidelà parmis mes 2 lecteurs et demi qui ne sont pas en vacances.
Permettez moi de vous dire avant toute chose que j'ai moi-même sacrifié mes racines familiales, ainsi que celles de Mr PetiteGraine.

Et oui, la méditerrannée va nous manquer.

En même temps, n'est ce pas le comble du chic et de l'exotisme de dire : "Cette année, on part à l'étranger, on va en Provence" ?

Bon, j'ai gardé Paris, mais c'est parce que sinon je me retrouvais chez les étrangers, et bon, ben là, je me serais sentie un peu dépressive tendance jetage par la fenêtre vous voyez.
Et j'ai fait quelques exceptions pour conserver une certaine fluidité de circulation sur le littoral atlantique (non parce que malgré les apparences, je me préoccupe beaucoup du bien-être de mes nouveaux concitoyens, hein).
Et puis les dom-tom aussi. Parce que j'aime bien les îles et que j'en connais aucune, alors voilà.


Alors, en-toute-objectivité-bien-sûr, ça vous plaît ?
(j'offre sur simple demande la citoyenneté d'honneur, la double nationalité, ou la création d'enclave française. Elle est pas belle la vie ?)

jeudi 23 juillet 2009

Early Crampon

Je vous l’ai dit que le Crampon n’avait jamais aussi bien dormi que pendant ma longue absence ?

Et bien ça se confirme.

Avant mon départ, le charmant bambin avait pris l’agréable habitude de s’endormir vers 21 – 22 heures et se réveiller à 6 heures du matin.

En mon absence, hop, l’air de rien, il s’était mis à s’endormir une heure plus tôt, et à se réveiller après 8h le matin, obligeant son père à le réveiller pour l’emmener chez la nounou. (et entre nous, 8h pour de jeunes parents, c’est purement et simplement une grasse matinée)

J’avais mis ce curieux contraste sur le compte de l’évolution naturelle du Crampon vers plus d’autonomie (l’objectif affiché étant que d’ici aux débuts de nos vacances le 7 août, il se lève tout seul à l’heure qu’il veut, prenne son petit déjeuner, et nous apporte les croissants au lit sur les coups de 11h)(car sinon, à quoi bon faire des enfants je vous le demande ?). Et puis éventuellement - car en mère parfaite je sais me remettre en question - j’avais envisagé la possibilité que mon stress à l’approche de mon départ ait déteint sur le Crampon, et que par cette sombre manœuvre de réveil aux aurores, il souhaitât (toujours pas remis la main sur mon bescherelle vous aurez remarquassioné) tout simplement profiter au maximum de sa môman (ou, le cas échéant, laisser sa môman profiter de lui en ces heures matinales)(éventuellement).
Je n’exclue pas non plus l’hypothèse selon laquelle le Crampon aurait eu pitié de son père, qui abordait pour sa part ces 8 jours en solo avec joie et détermination (imaginez : réveil 6 heures – nounou à 9h – boulot à 9h30 – fin boulot à 17h00 – expliquer au boss que non, on n’a pas pris une demi-journée de congé – récup du Crampon chez la nounou - séance de torture aka « kiné respiratoire » - retour maison à 19h30 – gestion du Crampon sifflant – pleurant jusqu’à 22h – dîner – rangement – dodo)(ça donne presque envie d’aller se reposer en Chine dites donc).

Breeeef.

A mon retour, exténuée mais ravie de retrouver les hommes de ma vie (surtout s’ils me laissent dormir le matin) quelle ne fût pas ma surprise de découvrir que le Crampon me réservait un de ses réveils tonitruants avant même le lever du soleil.
Bon. C’est sans doute le plaisir de me revoir, n’est ce pas ?

Et plus d’une semaine plus tard alors, c’est quoi ?

Non parce que ça y est, on s’est bien retrouvés, câlinés, papouillés, môman est reviendue, tout va bien tout ça tout ça, alors pourquoi, non mais POURQUOI il continue à se réveiller à 6h du mat’ je vous le demande ?

Il m’en veut c’est ça ?
C’est ma punition pour être partie à l’autre bout de la planète, gagner de quoi lui acheter son Modi*lac 2ème âge à la sueur de mon front, mmh ?
Parce que le coup de « il veut profiter de toi » ça va hein maintenant, si vous croyez que le mot « profiter » peut être associé à ma personne entre 6h et 8h du mat’, vous vous fourrez le doigt dans la pam*pers jusqu’au coude, laissez moi vous le dire.

Alors si c’est la guerre, c’est la guerre, va falloir assumer, jeune bébé.
On verra qui fera moins le malin d’être en promo sur ibai.
Non mais.
(non mais c’est vrai, quoi, rendez moi mes grasses mat’ de jusqu’à 8h, je demande pas la lune, merde)



(en vrai à 6h, c’est l’heure du bougonnage et des menaces sur ibai, mais à 6h05, c'est-à-dire l’heure du premier éclat de rire du Crampon, je ne lui en veux déjà plus. Pfff, c’est pathétique d’être mère).

jeudi 16 juillet 2009

De retour (quelqu'un aurait un bescherelle ?)

Je suis bien contente d'être de retour à Paris et sur les blogs.
Il faut dire que c'était loin d'être gagné.
J'ai tout de même risqué ma vie à maintes reprises, et ne dois mon retour saine et sauve qu'à ma vaillance naturelle.

Tout a commencé avant de partir, quand j'ai amené le Crampon chez la nounou, non sans lui avoir bien expliqué que maman-devait-s'absenter-huit-jours-mais-non-non-non-maman-ne-l'abandonnait-pas.
Je dois confesser ici que si l'idée m'effleurât que ces huit jours de boulot au pays du Milieu allassent me permettre de me reposer en cette période si sympathique de bronchiolite du Crampon, je faisassâs bien moinsse la maline au moment de confier à la nounou le Crampon et sa respiration sifflante avant de filer prendre l'avion.
Il faut dire que le regard suppliant de mon fils me laissait présager le pire : nuits blanches et pleurs sans fin, appelant sa mère sans relâche avec l'énergie du désespoir.
Je me promettus alors de béatifier M. PetiteGraine dès mon retour pour avoir enduré tout ça tout seul, et survivis avec bravoure à l'arrachage de mon coeur sur le pas de la porte de la nounou.
(nb : en fait, il s'est avéré que le Crampon n'a jamais aussi bien dormi qu'en mon absence, et n'a signifié en aucune manière qu'il avait remarqué un quelconque changement dans sa vie en mon absence)(6 mois, et déjà ingrat)
.

Il n'est pas aisé de continuer à vivre avec un coeur déchiqueté, mais je me dirigis vaillement vers l'aéroport.
C'est dans l'avion qui m'emmenait à Pékin que je devais mener les deux prochains combats contre la mort.
Tout d'abord, il fallut en effet survivre aux nombreuses, trèèèèèèès nombreuses turbulences durant le vol, ne pas égorger la passagère en pleine crise de panique ("on va tous mourriiiiiiiiiir"), et profiter de cet excellent exercice de remusculation des fessiers qui consiste à serrer les fesses pendant 10 heures de vol.

L'atterrissage terminé, les autorités du Milieu sont entrées dans l'avion pour vérifier qu'aucun des passagers n'était fiévreux. Des espèces de cosmonautes sont donc passés dans les rangs afin de pointer un genre de pistolet sur le front de tous les passagers.
L'air menaçant des cosmonautes, l'ambiance radioactive qui planait, tout portait à inciter l'avion entier à retenir son souffle, et je priais pour ne pas avoir à tousser ou éternuer, et pour que ma température soit de moins 12 environ, histoire d'avoir un peu de marge.

Deux rangs derrière moi, alors que je me félicitais d'avoir réussi le test de la température haut la main, les choses ont commencé à s'agiter. Un, deux, trois, quatre cosmonautes autour d'une fille qui n'avait manifestement pas eu la présence d'esprit de gober deux dol*iprane avant d'arriver.

Une demi-heure plus tard, personne n'avait bougé, et les cosmonautes s'agitaient encore. A ce moment là, je commençais sérieusement à imaginer mon prochain mois en quarantaine dans un hôpital chinois et étudiais les options de fuite (mais je suis malheureusement trop grosse pour passer par un hublot).
Finalement, après une heure de tergiversations, c'est munie d'un pass prioritaire pour se rendre à n'importe quel hôpital du Milieu si un des symptômes du H1N1 se manifestait, que je sortais de l'avion (bien décidée à éviter tout hôpital de ma province rurale, est ce la peine de le préciser ?).

Après avoir survécu à une ablation du coeur, un crash d'avion, et le H1N1, c'est au climat pékinois que je m'attaquais.
39°C, et la sensation étrange que mes fringues sont une papillote à l'intérieur de laquelle mon corps cuit à l'étouffée, doucement mais sûrement.

Mais la cuisson en papillote n'eut pas ma peau, et je reprenais sans peur et sans reproche un avion pour les terres rurales qui m'accueilleraient toute la semaine.
32°C, 800% d'humidité (estimation personnelle).
Pas de cuisson en papillote ici, mais une étonnante sensation d'être dans la salle chaude du hammam et de respirer de l'eau.
Etre dehors 10 heures par jour avec ce climat permet de bien amusantes distractions que je vous recommande chaleureusement (et humidement), comme regarder le ruisseau de transpiration qui coule sur ses bras, admirer la trace de sel laissée sur le pantalon par la transpiration du jour, dresser la liste exhaustive de toutes les parties du corps qui suent vraisemblablement pour la première fois (les paupières, le crâne, le nombril), se laver et constater que la sueur remplace progressivement l'eau de la douche permettant ainsi de ne jamais être sec.
ô joie.

Mais là encore, je survécus à la lyophilisation.

J'eus plus de mal à m'adapter au rythme du Milieu, déjà testé auparavant, mais tout à fait intéressant à cumuler avec 6 mois de sommeil approximatif (merci le Crampon). En effet, il est de bon ton dans cette belle contrée du milieu du Milieu, de travailler dehors de 8 heures à 19 heures, puis de travailler à analyser le travail du dehors jusqu'à 23h30, puis de commencer une réunion de négociation avec les gens du Milieu qui nous payent, puis de refaire une session de travail jusqu'à 2h30 du matin environ.
Il faut reconnaître que c'est un rythme qui laisse tout le loisir d'être jetlagé la nuit.

Le retour se fit sans H1N1, sans crash, mais avec deux heures de retard sur chaque vol.
Et même à ça, j'ai survécu.

De retour à la maison, j'ai subitement arrêté de survivre, pour m'effondrer à 20h30, avant le Crampon.

Je pense me remettre d'ici septembre 2010.
Je vous tiens au courant.


PS : Sauras tu retrouver combien de temps différents se cachent dans ce post ? (les conjugaisons inventées comptent pour un)(désolée, je sais pas pourquoi, aujourd'hui ça ne voulait pas parler français dans mon cerveau)(et demain je n'aurai pas le temps donc c'était ça ou rien)

PPS : le design du blog me sort pas les yeux. Ca va changer je vous préviens.

lundi 29 juin 2009

Bonjour et à bientôt, hein !

Ahum.
(eum, eum, eum)
(ouh la y a de l'écho ici)

Euh donc, je disais... Ah je ne disais rien ? Depuis presque un mois ? Ah oui quand même.

En bref que s'est il passé durant un mois :

- ma boîte à fusionné avec une autre (oui oui ça arrive AUSSI au fonctionnaire), donnant lieu à des négociations serrées de contenu et de soussous

- du coup j'ai changé de chef (mon karma s'améliore semble t'il). Mais il faudrait juste penser à prévenir mon ancien chef qui n'est plus chef que de lui-même (une bonne période karmique en ce moment je trouve) histoire qu'il arrête de m'envoyer des mails qui contiennent de l'impératif associé à tout un tas de tâches aussi gratifiantes et plaisantes que ramasser ses rognures d'ongle ou lécher ses aisselles une journée de grande chaleur.

- du coup, mon retour de congé mat' est assez... sportif. Deux chefs à gérer (un qui croit l'être et l'autre qui l'est), une quantité de taf, hinhin, je peux même pas le décrire, tiens. Bref, je bosse le week-end, et je fais 2 heures sup' tous les jours. Voiiiiiilà.

- Arrivée à la maison, la journée number two commence : Crampon affamé ou en train de manger (M. Petitegraine est un saint)(un saint qui s'arrange pour partir tous les jours du boulot à 17h30 alors qu'il est cadre avec moult responsabilités). Il faut lui donner un bain, un dernier biberon avant le dodo, le convaincre que le dodo c'est bien, et le faire tarder ça craint (amis des années 80...)(sauf que là en abuser c'est très très très bien), ensuite, ben il faut chercher quelque chose à manger dans le frigo, le cuisiner (ou au moins le chauffer au micro onde), manger, mettre le bazar dans le lave-vaisselle, et oh my God il est 22h30.

- Ca laisse une heure pour laisser comater mon cerveau, ensuite mon corps rend les armes et s'endort à l'insu de mon plein gré.

- A 6heures le matin, le Crampon se fout complètement de l'insu de mon plein gré et réveille joyeusement la maisonnée (et sans doute l'immeublée vu l'étonnante puissance sonore de ses petits poumons).

Je précise, qu'il n'y a pas de trève le week end, les tâches ménagères et les relations sociales (si, si, il nous en reste) remplaçant la journée au bureau.

Voili voilà.
Sinon, je pars 8 jours en Chine tout bientôt.
J'ai beau savoir que ça va être crevant (on bosse 12 heures par jour week end compris et je mets en général 7 jours et demi à me remettre du décalage horaire), que le soir je vais hululer à la mort parce que la Crampon va me manquer, ben quand même, j'ai une pensée émue pour M. Petite Graine qui va devoir gérer la bête tout seul. Et franchement, je n'échangerais pas nos places...

Tout ça pour dire que bon, on se reparle mi-juillet, hein (quand vous serez tous partis en vacances donc).

La bise, les gens !
(et merci pour les messages de soutien)(Bidi, avoue tout, tu as loué les services d'une nanny ? Comment tu fais pour bloguer encore ??)

mercredi 3 juin 2009

Les longs week end, c'est reposant

Le Crampon est malade.
Depuis deux semaines.
Deux loooooongues semaines.

Ça a commencé avec un réveil en pleine nuit un jour férié avec des hurlements que Hitchcock il l'embaucherait direct, mon fils, s'il n'était pas mort (Hitchcock, pas mon fils).
Un truc qui l'empêchait de respirer, une toux d'outre-tombe, toussa toussa.

Nous en tant que parents parfaits, on s'est regardé avec un air affolé, tu penses bien. Enfin aussi affolé qu'on puisse être à cette heure ci.
Affolé entre deux paupières gonflées en fait, essaye d'imaginer.

Mais comme on n'est pas nés de la dernière connerie à $arko, on a d'abord téléphoné aux urgences pédiatriques, histoire de tâter un peu le terrain. Savoir si la fille nous envoyait le SAMU tout de suite, ou si elle se mettait à ricaner, en somme.
Mais il paraît qu'on ne peut pas faire de diagnostic par téléphone. Si c'est pas malheureux à l'ère d'internet, j'vous jure. C'est ça de refuser tout le temps les réformes sous prétexte qu'elles empirent la situation. Faudrait voir à entrer dans la modernité, hein, parce que là, le système de santé a un peu raté le coche du web 2.0 je trouve. Alors qu'en partenariat avec les forums maxi-flippant de doctissimo y avait moyen de faire quelque chose quand même, en plus ça fait des économies de personnel, un stagiaire modérateur et zou.
Breeeef.
Nous voilà partis aux urgences pédiatriques. En même temps c'est pas loin, c'est là où j'étais allée accoucher du Crampon, à pied, sur le verglas et avec un col à 6. On est des warriors ou pas, hein.
Du coup ça faisait un peu pélerinage.
Mais breeeeef j'ai dit.

On a ensuite eu droit à notre moment de solitude. Je pense que c'est un bizutage pour les jeunes parents. Un truc initiatique à faire une fois dans sa vie.
Nous nous sommes donc retrouvés à décrire à une urgentiste de 12 ans et demi qui abordait manifestement sa 49ème heure de garde dans la joie et la bonne humeur, les symptômes affolant qui nous amenaient. C'est à ce moment qu'on s'est aperçus que le Crampon s'était endormi profondément.
Tout de suite, on a senti que ça allait être difficile de convaincre le bébé-médecin que notre fils souffrait atrocement.

Elle l'a quand même examiné.
Et puis, avec un petit soupir discret et poli, elle nous a expliqué que la maladie grave du Crampon, c'était en fait un rhume.
Bon.
Et même pas un petit mal de gorge ?, on a tenté.
Ok, je vous marque une rhinopharyngite.
Ça nous a soulagé un peu, "rhinopharyngite" ça fait quand même moins con que "rhume" quand on est aux urgences.

Et comme traitement ?
Le moucher ?
Ah oui.
Pfiou, ben merci de lui avoir sauvé la vie, hein docteur.

Ahum.

Après tout ça, avec le Géniteur, on a bien rigolé de nous même.
Et puis on a recouché le Crampon tranquilos Carlos, pour reprendre le cours de nos vies, présentement situé au fond de la couette.
On a encore une fois rigolé avant d'éteindre la lumière, parce que quand même, c'est pas tous les jours qu'on se stresse avec des images de torture à base de kiné respiratoire, alors qu'en fait, ben RIEN.
HA HA.
Ha ha.

5 minutes plus tard, on a cru que le Crampon égorgeait un cochon, et on a drôlement moins rigolé.
Quand 4 heures plus tard, on en était encore a essayer de faire passer du sérum phy dans une narine pas plus grande qu'un dé à coudre tout en chantant pour couvrir les hurlements du Crampon, on n'était plus du tout du tout d'humeur à la rigolade tu vois.
Et le rhume-à-la-con, il nous a semblé vachement moins anodin.

2 semaines plus tard, le Crampon fait sa première nuit complète malgré son nez toujours bouché. A croire qu'il a pris l'habitude de sucer son pouce en apnée.
Et moi je suis tellement habituée à être réveillée entre 2 heures et 5h30 du matin que je me suis réveillée TOUTE SEULE. Et que je n'ai pas réussi à me rendormir.

Pour illustrer mon état de fatigue, je te dirai juste que je profite de mes pauses pipi au boulot pour piquer des roupillons super réparateur de 2 minutes. Et que je suis tellement fatiguée que ça me donne la nausée.

Donc en gros, le premier qui rigole du "rhume-à-la-con", je lui arrache les yeux avec les dents.

vendredi 15 mai 2009

Le jeu du vendredi

Elisabeth Guigou s'est exprimée dans la presse au sujet de Rachida Dati. Morceaux choisis :
"J'avais beaucoup de sympathie et d'estime pour elle, c'est fini"
"C'est quelqu'un qui, malheureusement, a gâché toutes ses chances, qui étaient grandes au départ. Par désinvolture, par autoritarisme mal placé, par incompétence aussi"
"Elle n'a pas assez travaillé. Elle n'est plus à son ministère, ou quasiment plus"

Les pro-Dati (si, si ça doit bien exister) parleront d'attaque politicienne, les autres ne prendront même pas la peine de soulever un sourcil. C'est la politique, quoi.

Là où ça devient drôle, c'est que Rachida Dati a choisi de répondre par communiqué de presse officiel sur le site du ministère, en deux fois :

"L’arrogance d’Elisabeth Guigou est révélatrice de l’attitude hautaine de certains socialistes vis-à-vis des souffrances de nos concitoyens dans leur vie quotidienne.
Je renvoie les Français au bilan d’Elisabeth Guigou en tant que Garde des Sceaux : un taux record de délinquance +17%; des taux records de suicide en détention (125 suicides en 1999), et de mineurs incarcérés (975 en juillet 1999 contre 698 en avril 2009), un taux inacceptable de détention provisoire (40% des personnes en prison en 1998 contre 26% aujourd’hui), le taux record de fermetures de places de prison sans nouvelles ouvertures (497 places fermées contre près de 9 000 places créées entre mai 2007 et 2009).
Je laisse le soin aux Français de juger de la grandeur d’Elisabeth Guigou en tant que ministre de la justice." (source ici)

Puis, un peu plus tard :
"
Compte tenu de l’intelligence de Mme Guigou, celle-ci devrait déroger au principe archaïque selon lequel tout prédécesseur mésestime ses successeurs." (source ici)

Je ne sais pas comment vous dire à quel point ça me rend hystérique de rigolitude.

Comme c'est vendredi, et que franchement, qui a envie de bosser un vendredi, hein, je vous propose un petit jeu de rachidattitude, et vous offre ici et aujourd'hui une tribune toutafé officielle pour régler vos comptes. Mais en deux fois, hein, sinon ça ne marche pas.

Je commence :

"Mon voisin du dessous est un salaud qui écoute de la musique de merde hyper fort le week end. Alors franchement, ses remarques à la con concernant nos bruits de pas, c'est rien que de la méchanceté. Je laisse le soin à la gardienne de l'immeuble de juger qui est le plus sympa de nous deux."

"Et en plus il est moche".


Tain, c'est vrai que ça fait du bien !
Je continue, tiens.

"Mon chef est un connard demeuré disposant d'un QI d'huître. Ses capacités à créer de toute pièce des dossiers merdeux n'ont d'égales que ses dispositions naturelles à la branlette intellectuelle. La postérité jugera qui de nous deux usurpe son salaire."

"Et il fait même pas son boulot, alors, hein, merde."


Ouh la la, mais elle a raison Rachida, ça fait du bien, hein !
Non franchement, ne vous privez pas, c'est le moment de vider votre sac.
Je sens qu'on va passer un super week end après tout ça !

mercredi 13 mai 2009

Rendez moi mon cerveau immédiatement

C'est bon, parfois, de savoir que certaines choses ne changent pas. Et parfois ça serait bon de savoir qu'elles changent aussi.

Ainsi, je redécouvre cette chose étonnante qu'on a sans aucun doute inventée pour torturer l'être humain et qu'on appelle communément "le travail".


"Le travail" ne sert à rien.
La preuve, il n'empêche pas les bébés de se réveiller la nuit. Toutes les nuits.

"Le travail" essaye de te faire croire qu'il est nécessaire pour te permettre de gagner des sous.
Soit.
Mais "Le travail" pourrait tout aussi bien reverser les sous en question directement à la nounou des bébés qui se réveillent la nuit, aux impôts, aux propriétaires d'appartements parisiens, et au supermarché en bas de chez moi.
Vu de mon compte en banque ça ne changerait pas grand chose en fait.

"Le travail" tente de te convaincre que si tu ne t'occupes pas de lui, la terre va arrêter de tourner.
Au moins.
Sauf qu'après 5 mois d'absence, je constate que personne ne s'est occupé de mon "travail", et que mon "travail" est toujours bien vivant.
Il paraît même que la Terre tourne encore.
Et dans le bon sens.

"Le travail" est fourbe. Il te tombe dessus, évite sournoisement tes collègues, et te fait culpabiliser si tu l'abandonnes trop tôt le soir.

Or, un autre étonnant concept prénommé "le Crampon" tente, lui, de son côté, de te faire culpabiliser si tu ne rentres pas assez tôt le soir.

Ainsi, chaque jour, j'assiste au combat des titans : Travail Vs Crampon.

L'un lance des attaques frontales avec dossiers urgents, l'autre pare les coups armé de sa couche sale, pof prends cet l'e-mail intitulé TTU, tiens, qu'est ce que tu dis de mon vomis de bib de 4h, ouh la je vais sortir ma botte secrète du travail le week-end, haaaan tu l'auras cherché, je te fais mon cri qui fait saigner les oreilles, etc etc.

Au milieu du champ de bataille, un être fatigué, sans défense, se fait balloter : "la maman".
(NB : ça marche aussi avec "le papa")

Ne me demandez pas d'arbitrer, j'en suis bien incapable.
Je SUBIS.

Et constate, aussi, que parfois "le travail" prend le dessus (10 jours en Chine programmés).

Mais que ces victoires ne sont qu'apparentes, puisque "le Crampon" squatte habilement le cerveau parental, avec un bail à durée indéterminée.
Quand je dis "squatte", je dois préciser que le squatteur en question a une légère tendance à prendre toute la place.

C'est comme ça que peuvent se jouer des scènes d'anthologie au bureau :

"Allô, oui, bien sûr, je vais en parler à notre directeur général, monsieur.... , euh.... monsieur...., (frt frt)(<- bruit des pages qui se tournent dans un agenda), euh... à monsieur notre directeur général, quoi."

Notez que je n'oublie jamais le prénom du Crampon.

Crampon, one poïnt.

vendredi 24 avril 2009

Et si je me pourrissais la journée en allant chez le coiffeur ?

Le soleil brille, le Crampon a trouvé une nounou, avant-hier soir je suis sortie entre copines pour la première fois depuis.... ouh la, tout ça, et cette nuit le Crampon a dormi de 21h à 7h45.

Il y a des matins comme ça, je danserais bien pieds nus dans l'herbe en chantant mon bonheur avec des fleurs dans les cheveux (heureusement, il n'y a pas d'herbe à proximité de chez moi).

Sur cette joyeuse lancée, j'ai profité des quelques heures du Crampon chez la nounou pendant la période d'adaptation pour filer chez le coiffeur.

Le cœur pimpant à l'idée de ma nouvelle tête à l'image de ma nouvelle vie, je confiais ma chevelure au bogoss du salon du coin, qui a la délicatesse d'avoir l'habitude de me draguouiller, alors même que je ne laisse jamais de pourboire.

J'étais donc occupée à justifier ma non-coupe en arguant de ma grossesse, puis la naissance, tout ça tout ça, envie de changer, blablabla...

Le jeune homme, lui, était occupé à me regarder attentivement, avec un air pensif.

"Il a quel âge votre bébé ?"

"Euuuh trois mois ! Pourquoi ? Ça se mesure à la profondeur de mes cernes ?"

"Bon, alors, comme vous venez d'avoir un bébé, vous avez pris du poids, et les coupes courtes, ça accentue les rondeurs du visage, donc je vous recommande de garder de la longueur."

"..."

"Qu'est ce que vous en pensez ?"

Que t'es vraiment un sale petit con et que du haut de tes 25 ans, tu ne sais pas de quoi tu parles vu que des kilos de ma grossesse, il m'en reste un petit peu, certes, mais concentrés dans les seins vu que pour le reste, je ne suis pas peu fière de rentrer dans mes fringues d'avant. Maintenant si t'essayes de me dire que j'étais grosse AVANT, et que ma tête ressemble à un ballon de foot, je le SAIS, mais d'une manière générale, j'ai tendance à avoir envie d'éviscérer ceux qui me le font remarquer, alors mon petit père, mes rondeurs et moi, on te MERDE.

Mais en vrai j'ai répondu "ok".

Je suis sûre que les coiffeurs ont le pire karma de la création et qu'ils se réincarneront tous en bonsaï.

lundi 20 avril 2009

Interlude

Pas le temps de vous raconter ma vie pourtant tellement fascinante pour qui aime compter les cacas mous et les cacas durs et les comparer à la quantité de biberons ingurgités, mais je vous invite à aller voir des trucs de dingues qui prouvent que d'autres ont vraiment beaucoup de temps (et de l'imagination !)









(celle là elle me fait penser à l'excellent clip déniché par Renée).

Et pour finir, la photo infinie ICI.

Allez, c'est lundi, il fait beau dehors, je SAIS que vous n'avez pas envie de travailler !

jeudi 9 avril 2009

Question

Si je laisse le Crampon dans son couffin devant la porte de la concierge en partant bosser, est ce que je pourrai déduire de mes impôts la moitié de ses étrennes ?

Non, je sais pas, je m'interroge.

Et sinon, au niveau garde d'enfant à Paris, quand on s'est bien fait rire au nez par les crèches, par les assistantes maternelles agrées, et que les nounous regardent d'un sale oeil notre micro-ascenseur, comme solution, y a quoi ?

Moui, c'est ce que je pensais.
Donc, pour les étrennes de ma concierge : déductibles ou pas ?


(Oui, deux posts en un jour. C'est fou fou fou)