jeudi 24 septembre 2009

Non mais je parlais de quoi avant le Crampon ??

Les gens, ça craint.
Si, si, ça craint.

Non parce que je m'étais promis à moi-même que je serais capable de poster trois fois de suite ici sans parler du Crampon.
Le truc incroyable, quoi.
Vous ricanez ?
Et bien vous ne devriez pas.
J'ai toujours eu pour ambition de ne pas devenir une de ces nanas incapable de parler d'autre chose que de sa progéniture, qui est malade, qui a bien dormi, qui a mal dormi, qui a eu une grosse diarrhée, qui fait des sourires adorables, qui est siiiiii photogénique, qui a appris à se tenir assis, et blablabla et blablabla.
En fait je m'étais promis d'éviter de saouler la terre entière avec mes histoires de mouflet.

Sauf que.
Sauf que je me suis amusée avec ces trucs de nuages de tags qui font ressortir les mots les plus employés sur le blog :

Et là, bon, c'est peut être pas la peine que je commente, si ?

Non, hein.

Donc voilà, j'étais bien décidée à prouver à la terre entière (et au nuage de tags) que oh eh ça va hein, je suis encore une femme libre et indépendante dans sa tête. Non mais.

Voilà voilà.

Et puis le Crampon a fait une bronchiolite.
Le genre à vous envoyer aux urgences à 3 heures du matin.
Le genre à se doubler d'une infection pulmonaire et d'un début d'otite.
Le genre à vous renvoyer aux urgences la deuxième nuit, parce que quand même, DIS, IL N'ARRIVE PLUS A RESPIRER LA ?????
Le genre à vous faire enchaîner deux nuits blanches, 10 jours de traitement de choc, de séances de kiné respiratoires, etc etc.

Mais bon, tout va bien, hein. Le monsieur des urgences il nous a dit qu'on allait apprendre à se connaître cet hiver, ce qui nous a fort réjouit. On n'a pas eu trop le temps de lui dire vu qu'il a sans doute filé pour aller dormir après sa garde de 143 heures et avant sa garde de 632 heures (si j'en crois ses cernes). A moins qu'il soit allé regarder les dessins animés du matin chez sa môman (si j'en crois son âge).

Et puis le Crampon, il ne se laisse pas abattre, c'est pas le genre de la maison, voyez vous. Alors que tout le personnel de l'hôpital nous demandait avec un air anxieux si il mangeait quand même un peu, on s'est dit qu'on allait leur faire une démonstration pour qu'ils nous croient. Sous leurs yeux ébahis, donc, le Crampon a avalé ses 250g de purée et de viande. Et son petit suisse. Et sa compote. Et, comme d'habitude, il a grogné quand ça s'est terminé. Pas franchement perturbé par sa détresse respiratoire, donc.
Tant mieux, parce que sinon sinon on avait droit à l'hospitalisation, hahaha (gloups).

Breeeef.
Ces 7 dernières semaines, j'ai donc passé 4 jours au bureau. Et l'hiver n'a pas commencé.

Re-breeeef, vous voyez bien que j'arrive pas à poster sans parler du Crampon. (et puis là c'est un peu le grand chelem : sa santé & son manger, youhou !)

Tout ça pour dire, que si j'ai cédé, c'est bien pour Tobette, dont le désarroi m'a touché droit au coeur et dont je n'ai pu refuser la requête (lire les commentaires du billet précédent)(non, Tobette n'écrit pas en chinois)(en revanche si quelqu'un veut bien se dévouer pour expliquer Netvibes à Tobette, et lui éviter de lire 157 fois les histoires de bronchiolites du Crampon....)

La bise.

vendredi 11 septembre 2009

Fais tourner

Vu chez Caro.
L'intégralité de la séquence, qui laisse peu de place au doute, n'en déplaise aux professionnels gouvernementaux de l'invocation de cabale.

Merci de ne pas vomir sur mon blog j'ai pas envie de nettoyer.




jeudi 10 septembre 2009

Dream Vs Reality

Nous en étions donc à mes vacances avec l'ami Ricoré.

En pratique, ça a donné quoi ?
(âmes sensibles - ou enceintes s'abstenir)
(pour ces dernières c'est trop tard de toutes façons le MAL est fait)
(désolée)
(nooooon ne pleurez pas, rhââââ saleté d'hormones)

Semaine 1 - Où le doute s'installe

L'arrivée se fait en fanfare dans les terres fyfiennes. Il fait chaud, très chaud.
Mais la piscine est bonne. Très bonne.
Les grands-parents gagatent.
Tout se passe comme prévu, donc.
Ou presque.
Le changement de lieu et de lit, c'est toujours un peu compliqué à gérer pour un bébé hyper curieux qui refuse de fermer ses yeux alors qu'il y a teeeeellement de choses nouvelles à voir.
Il devient un peu difficile d'endormir le Crampon. De plus en plus difficile.
Disons qu'il est difficile de dîner entre deux salves de pleurs.
Bon.
Et puis le Crampon se réveille tôt. De plus en plus tôt. 5h. Rude pour des vacances. Même pour des grands parents gâteux. (ah j'avais prévenue que je déléguais, hein)

A ce moment là, j'aurais dû faire une croix sur mon fantasme avec l'autre couillon de ricoré.
Mais je n'ai rien vu.
Peut être parce que moi je faisais des grasses matinées chaque matin pendant que mes parents, les yeux bouffis de fatigue, essayaient désespérément de rendormir un Crampon hilare et bien décidé à jouer à attraper tout ce qui est à portée de main (cheveux - couteau - yeux - oreille).
Ahem.
Non je ne suis pas une fille (et une mère) indigne, ça leur fait plaisir.
Double ahem.


Semaine 2 - Où il n'y a plus l'ombre d'un doute (aka Les vacances de l'enfer)

La semaine 2 se déroule dans le cadre idyllique du Lubéron, dans un centre de vacances offrant pour principal (pour ne pas dire unique) avantage une halte garderie acceptant aussi les tout-petits (une intuition, sans doute).
La découverte de notre "mas familial" (traduction : un studio avec un lit parapluie et sans coin cuisine) pour lequel nous avons hypothéqué l'appartement que nous ne possédons pas est un peu moins idyllique.
Au moment de la réservation, j'avais cru comprendre (disons que le site web m'avait bien aidé à m'illusionner) que nous aurions une pièce à part pour le Crampon. Ou au moins un coin. Ou un rideau ?
Non mais, il faut qu'on m'explique.
C'est un centre de vacances FAMILIALES.
D'ailleurs il n'y a QUE des familles avec des enfants en bas âge ici.
Alors QUI est l'architecte sadique qui a pensé que vacances pouvaient rimer avec "je partage ma chambre avec mon petit de 7 mois" ????

Petit rappel des faits :
Le Crampon n'a jamais vraiment eu de facilité avec le sommeil (doux euphémisme).
Il était déjà bien perturbé en semaine 1.
En semaine 2, il a tout simplement refusé de dormir dans son lit. Ni la nuit, ni le jour.
Bon.
Il a aussi refusé de rester ne serait-ce qu'une minute éveillé dans son lit.
Ha ha. Drôle, n'est ce pas ?
Nos voisins aussi, ont dû trouver ça très drôle, d'entendre le Crampon pleurer de fatigue le jour, et hurler de terreur la nuit.
Quelque chose me dit qu'une pétition a dû circuler au restaurant pour notre renvoi immédiat.

Ajoutez à cela une semaine de canicule (dans un appartement avec pour seule ouverture une porte-fenêtre obligatoirement fermée le soir par des volets pour éviter l'effet "regardez nous nous sommes une famille exhibitionniste"), et une poussée dentaire douloureuse.

Vous avez donc tous les ingrédients d'une semaine explosive, avec, en vrac, au programme :
- un bébé transpirant et refusant de boire autre chose que du lait (c'est possible d'être boulimique à 7 mois ?)
- un bébé ayant épuisé toutes les options médicales et para-médicales pour calmer son mal de dents
- des ballades en poussette sur les coups de 3 heures du matin
- des transferts ratés dans le lit
- des dodos le cou cassé dans la poussette canne
- quelques dodos dans le lit parental
- et des soirées fantastiques passées à essayer d'endormir un bébé surexcité, dans l'obscurité et le silence. Dans un studio donc. A partir de 21 heures. Monacales, les vacances.

A un moment on a beaucoup, beaucoup eu envie de crier "Sortez moi de là je suis une célébrité". Sauf qu'on n'est pas des célébrités et que ce n'était pas un jeu cruel, mais bien la réalité de nos vacances.

Pour éviter le suicide collectif, il y avait heureusement la garderie (eux avaient de super poussettes dans lesquelles le Crampon dormait)(paraît il)(mais à ce stade on se foutait bien de la véracité de l'affirmation de la jeune allemande stagiaire de 13 ans et demi à qui nous avons confié le Crampon)("jeté" serait plus juste que "confié", en fait).
Et puis la piscine, moment de fraîcheur très apprécié.
Et bien sûr, un grand classique : la voiture.
Il faut nous imaginer en train de chercher dans notre guide touristique les sites les plus lointains à aller visiter pour permettre au Crampon de dormir plus longtemps...

Bref.
Au bout d'un temps infini, cette semaine s'est enfin terminée.

Semaine 3 - Où l'on comprend qu'en fait, on a envie de revenir à Paris et au bureau

La semaine 3 se passe chez mes beaux-parents.
Avec un bébé au moins aussi épuisé que nous.
Un endroit légèrement plus familier (traduction : le Crampon ne met QUE 3 ou 4 heures à s'endormir).
Et beaucoup moins chaud (merci la Normandie).
Mais des poussées dentaires qui empêchent d'aligner plus de 4 heures de sommeil (le temps de l'effet d'une dose de doliprane).
S.O.S parents en détresse.

Semaine 4 - Où les parents réalisent qu'ils ont le pire karma de la Création

Le retour tant attendu à Paris.
LE lit retrouvé.
Au moment où l'on s'apprête à pousser un grand ouf de soulagement, le Crampon décide qu'il va lui falloir une bonne semaine pour reprendre ses habitudes.
Et qu'en attendant on garde le rythme des réveils en fanfare à toute heure et des dents douloureuses.
Et pour la peine, vous me mettrez en plus une petite bronchite avec kiné respiratoire, s'il vous plaît merci.

Voilàààààààà. Et NON, on ne REVIENT PAS en dernière semaine.

Maintenant qui ose dire que c'est bizarre d'avoir envie de retourner me reposer au boulot en refilant le Crampon à sa nounou, mmmh ?

Dream 0 - Reality 1

Je ne suis pas sûre d'avoir à nouveau envie de partir en vacances un jour.
Salaud de ricoré.

NB : Croyez le ou pas, depuis qu'on a repris le boulot, le Crampon est si adorable et mignon qu'on se reprend à regretter le temps où on pouvait passer toute la journée avec lui. Non mais frappez nous, hein.

mercredi 9 septembre 2009

I had a dream

Au commencement, était un rêve, donc. (et un post aussi)
Enfin, un rêve, n'exagérons rien. Une idée de ce que seraient ces premières vacances en famille. Une idée optimiste, parce que bon, on est plutôt heureux d'être les parents du plus mignon Crampon du monde.

En plus, avant la naissance du Crampon, déjà, on aimait bien être en vacances, M. PetiteGraine et moi. Si, si, je vous jure.

Aussi, après des mois de course effrénée entre le bureau, la nounou, les courses et autres joies du quotidien, on envisageait la perspective de ce break estival de 4 semaines avec un enthousiasme non feint.
Traduction : on se faisait pipi dessus de plaisir et on se roulait dedans en comptant les minutes nous séparant de la quille.

Aaaaaah, que les vacances seraient belles...

Attention, cher lecteur, je ne suis pas née de la dernière bronchiolite.
Je le sais bien, que rien n'est plus pareil, que l'espace temps a été intégralement avancé de 3 heures (comptez un réveil à 9 heures pour une exceptionnelle grasse matinée, et un coucher vers 1 heure du matin pour une soirée folle dont vous mettrez 2 semaines à vous remettre), que l'improvisation et la liberté qui caractérisaient mes habituelles vacances sont désormais ponctuées de repas à heures fixes, de siestes, de couches à changer et tu penseras bien à prendre le doudou la tût le bavoir les lingettes le bib d'eau la purée la compote le bib de lait au cas où quelques couches et un change complet tu comprends une fuite est si vite arrivée.
Qu'est ce que je disais ? Ah oui, et pour ce qui est de voyager léger, ben, voir plus haut.

Bref, tout ça je le sais.

Mais je sais aussi qu'après un réveil très matinal, le Crampon se rendort parfois dans notre lit, nous permettant d'allonger un peu la nuit (oui, à plus de 1768 heures de sommeil en retard, je fais fi des principes, je suis comme ça moi, rebelle avant tout).

Je sais aussi que la partie imposée des vacances chez les parents zet beaux parents prend une toute autre tournure depuis la naissance du Crampon.
Pour être claire et peut être un peu abrupte : les parents et beaux-parents nous lâchent la grappe pour se consacrer quasiment exclusivement à leur petit-fils, que l'on peut d'ailleurs leur refiler le matin pour dormir plus tard, le soir pour sortir en amoureux, la journée pour aller se ballader. Le tout sans aucun scrupule puisque ça leur fait plaisir.

Quand à la semaine de vacances à 3, elle nous permettra de prendre le temps de vivre et d'apprécier notre bonheur familial. (et le matin l'ami ricoré nous apportera des croissants)

Voilà la théorie.
Dans la pratique, le Crampon fait des cocotes en papier avec la théorie.
Il s'en sert pour se nettoyer le body après un débordement de couche, de la théorie.
Il la prend, il la mastique, et il la régurgite la théorie.
Il la..
Bon, vous avez compris l'idée je pense.

La suite demain. (non mais quel indécent suspens !)

mardi 8 septembre 2009

Le loup et la rentrée

Aaaaaaaaaaaah.
Ça y est. EN - FIN.
Enfin quoi ?
Enfin la rentrée !!!!
Siiiiiiii, enfin le retour au bureau, la course chez la nounou, les histoires de cantine, de collègues, de dossiers foireux, de chef pourri.
Vous n'imaginez pas ma joie.

Non, non, ce n'est pas du deuxième degré.
Il est tout à fait véridique que la semaine dernière, quand M. PetiteGraine a repris son boulot un peu avant moi, je l'ai regardé avec le regard chargé d'une rancoeur jalouse, lui lançant même une supplique désespérée pour qu'il me laisse aller travailler avec lui.
Mais sachez le, chers gens du ternet mondial, l'Homme avec un grand H est un loup pour l'Homme (comme disait le petit Chaperon Rouge) (ou la chèvre de Monsieur Seguin, je ne sais plus).
Pire que dans les fables, l'Homme se fait agneau pour séduire sa proie, puis, une fois le louveteau conçu, sa vraie nature se dévoile et c'est chacun pour son museau, parfaitement ma bonne dame ! Les instincts de survie se réveillent, et dans ce monde pathétique régit par la loi du plus fort, le père du Crampon m'a lâchement abandonnée à mon reste de congés. Avec le Crampon. Oui, c'est moche. Mais la nature est cruelle, que voulez vous.

Dieu-Allah-Bouddha-et-qui-n'en-veut-merci, j'ai à mon tour repris le chemin du bureau hier. Ouf.

Mais pourquoi tant de haine se demandent mes lecteurs ébahis par l'incompréhension et le souvenir ému de leurs vacances ensoleillées, les doigts de pieds en éventail sur la plage de Palavas.
Je sais, cette simple évocation fait monter à certains quelques larmes nostalgiques.
Pas moi.

Demain je raconte (sinon c'est trop long)(mais c'est un vrai demain, pas un demain de dans 5 semaines, promis- juré - programmé).

lundi 3 août 2009

Atelier découpage - collage

Quand les enfants sont désoeuvrés, ce qui arrive souvent en période de grandes vacances, les parents leur filent un papier, un crayon, et une paire de ciseaux, et font appel à leur sens créatif.
C'est pas nouveau, mes parents faisaient déjà ça avec moi quand j'étais petite.

Au gouvernement, c'est le secrétariat d'état aux collectivités locales qui a dû se plaindre (Nicolaaaaas, je m'ennuiiiiiiiiiiie, on fait un jeu ? Alleeeeeez, steuplaîîîîîîit), et à qui on a refilé l'atelier découpage -collage.

Bien sûr, à leur âge, on leur confie un peu plus de responsabilités que la simple redécoration de la cuisine familiale, c'est donc le découpage de la carte électorale pour les législatives de 2012 qui leur a été confié.

Si, si.

Va voir : et .
(allez, va lire, n'essaye pas de me faire croire que t'as pas le temps, on est le 3 août)

En toute objectivité, bien sûr.
Il faudrait être un peu pervers pour imaginer un seul instant que cet innocent loisir d'été puisse porter à conséquence, n'est ce pas ?

D'ailleurs, puisque moi aussi je m'ennuie (ou plutôt, parce que je n'ai pas très envie de travailler et que si je réponds pas à mes mails spa grave tout le monde croira que c'est parce que je suis en vacances), moi aussi j'ai eu envie de faire du découpage - collage.

Plutôt qu'à des parcelles électorales incompréhensibles, je me suis attaquées aux frontières de la France.
Je sais.
Non mais en même temps, on est ambitieux ou pas, hein ?

J'ai donc une proposition à vous soumettre, élaborée selon des critères toutafé objectifs, absolument secrets, et néanmoins validés par moi-même.

L'enjeu est de taille, j'espère ne pas avoir fait de trop grosse boulette, le cas échéant, je suis prête à négocier un département ou une région à la marge.

Attttttttttention mesdames zet messieurs, sous vos yeux ébahis, voici la nouvelle France !

Tadaaaaaaaam :





Bon, alors je sens quelques désappointements decidelà parmis mes 2 lecteurs et demi qui ne sont pas en vacances.
Permettez moi de vous dire avant toute chose que j'ai moi-même sacrifié mes racines familiales, ainsi que celles de Mr PetiteGraine.

Et oui, la méditerrannée va nous manquer.

En même temps, n'est ce pas le comble du chic et de l'exotisme de dire : "Cette année, on part à l'étranger, on va en Provence" ?

Bon, j'ai gardé Paris, mais c'est parce que sinon je me retrouvais chez les étrangers, et bon, ben là, je me serais sentie un peu dépressive tendance jetage par la fenêtre vous voyez.
Et j'ai fait quelques exceptions pour conserver une certaine fluidité de circulation sur le littoral atlantique (non parce que malgré les apparences, je me préoccupe beaucoup du bien-être de mes nouveaux concitoyens, hein).
Et puis les dom-tom aussi. Parce que j'aime bien les îles et que j'en connais aucune, alors voilà.


Alors, en-toute-objectivité-bien-sûr, ça vous plaît ?
(j'offre sur simple demande la citoyenneté d'honneur, la double nationalité, ou la création d'enclave française. Elle est pas belle la vie ?)

jeudi 23 juillet 2009

Early Crampon

Je vous l’ai dit que le Crampon n’avait jamais aussi bien dormi que pendant ma longue absence ?

Et bien ça se confirme.

Avant mon départ, le charmant bambin avait pris l’agréable habitude de s’endormir vers 21 – 22 heures et se réveiller à 6 heures du matin.

En mon absence, hop, l’air de rien, il s’était mis à s’endormir une heure plus tôt, et à se réveiller après 8h le matin, obligeant son père à le réveiller pour l’emmener chez la nounou. (et entre nous, 8h pour de jeunes parents, c’est purement et simplement une grasse matinée)

J’avais mis ce curieux contraste sur le compte de l’évolution naturelle du Crampon vers plus d’autonomie (l’objectif affiché étant que d’ici aux débuts de nos vacances le 7 août, il se lève tout seul à l’heure qu’il veut, prenne son petit déjeuner, et nous apporte les croissants au lit sur les coups de 11h)(car sinon, à quoi bon faire des enfants je vous le demande ?). Et puis éventuellement - car en mère parfaite je sais me remettre en question - j’avais envisagé la possibilité que mon stress à l’approche de mon départ ait déteint sur le Crampon, et que par cette sombre manœuvre de réveil aux aurores, il souhaitât (toujours pas remis la main sur mon bescherelle vous aurez remarquassioné) tout simplement profiter au maximum de sa môman (ou, le cas échéant, laisser sa môman profiter de lui en ces heures matinales)(éventuellement).
Je n’exclue pas non plus l’hypothèse selon laquelle le Crampon aurait eu pitié de son père, qui abordait pour sa part ces 8 jours en solo avec joie et détermination (imaginez : réveil 6 heures – nounou à 9h – boulot à 9h30 – fin boulot à 17h00 – expliquer au boss que non, on n’a pas pris une demi-journée de congé – récup du Crampon chez la nounou - séance de torture aka « kiné respiratoire » - retour maison à 19h30 – gestion du Crampon sifflant – pleurant jusqu’à 22h – dîner – rangement – dodo)(ça donne presque envie d’aller se reposer en Chine dites donc).

Breeeef.

A mon retour, exténuée mais ravie de retrouver les hommes de ma vie (surtout s’ils me laissent dormir le matin) quelle ne fût pas ma surprise de découvrir que le Crampon me réservait un de ses réveils tonitruants avant même le lever du soleil.
Bon. C’est sans doute le plaisir de me revoir, n’est ce pas ?

Et plus d’une semaine plus tard alors, c’est quoi ?

Non parce que ça y est, on s’est bien retrouvés, câlinés, papouillés, môman est reviendue, tout va bien tout ça tout ça, alors pourquoi, non mais POURQUOI il continue à se réveiller à 6h du mat’ je vous le demande ?

Il m’en veut c’est ça ?
C’est ma punition pour être partie à l’autre bout de la planète, gagner de quoi lui acheter son Modi*lac 2ème âge à la sueur de mon front, mmh ?
Parce que le coup de « il veut profiter de toi » ça va hein maintenant, si vous croyez que le mot « profiter » peut être associé à ma personne entre 6h et 8h du mat’, vous vous fourrez le doigt dans la pam*pers jusqu’au coude, laissez moi vous le dire.

Alors si c’est la guerre, c’est la guerre, va falloir assumer, jeune bébé.
On verra qui fera moins le malin d’être en promo sur ibai.
Non mais.
(non mais c’est vrai, quoi, rendez moi mes grasses mat’ de jusqu’à 8h, je demande pas la lune, merde)



(en vrai à 6h, c’est l’heure du bougonnage et des menaces sur ibai, mais à 6h05, c'est-à-dire l’heure du premier éclat de rire du Crampon, je ne lui en veux déjà plus. Pfff, c’est pathétique d’être mère).

jeudi 16 juillet 2009

De retour (quelqu'un aurait un bescherelle ?)

Je suis bien contente d'être de retour à Paris et sur les blogs.
Il faut dire que c'était loin d'être gagné.
J'ai tout de même risqué ma vie à maintes reprises, et ne dois mon retour saine et sauve qu'à ma vaillance naturelle.

Tout a commencé avant de partir, quand j'ai amené le Crampon chez la nounou, non sans lui avoir bien expliqué que maman-devait-s'absenter-huit-jours-mais-non-non-non-maman-ne-l'abandonnait-pas.
Je dois confesser ici que si l'idée m'effleurât que ces huit jours de boulot au pays du Milieu allassent me permettre de me reposer en cette période si sympathique de bronchiolite du Crampon, je faisassâs bien moinsse la maline au moment de confier à la nounou le Crampon et sa respiration sifflante avant de filer prendre l'avion.
Il faut dire que le regard suppliant de mon fils me laissait présager le pire : nuits blanches et pleurs sans fin, appelant sa mère sans relâche avec l'énergie du désespoir.
Je me promettus alors de béatifier M. PetiteGraine dès mon retour pour avoir enduré tout ça tout seul, et survivis avec bravoure à l'arrachage de mon coeur sur le pas de la porte de la nounou.
(nb : en fait, il s'est avéré que le Crampon n'a jamais aussi bien dormi qu'en mon absence, et n'a signifié en aucune manière qu'il avait remarqué un quelconque changement dans sa vie en mon absence)(6 mois, et déjà ingrat)
.

Il n'est pas aisé de continuer à vivre avec un coeur déchiqueté, mais je me dirigis vaillement vers l'aéroport.
C'est dans l'avion qui m'emmenait à Pékin que je devais mener les deux prochains combats contre la mort.
Tout d'abord, il fallut en effet survivre aux nombreuses, trèèèèèèès nombreuses turbulences durant le vol, ne pas égorger la passagère en pleine crise de panique ("on va tous mourriiiiiiiiiir"), et profiter de cet excellent exercice de remusculation des fessiers qui consiste à serrer les fesses pendant 10 heures de vol.

L'atterrissage terminé, les autorités du Milieu sont entrées dans l'avion pour vérifier qu'aucun des passagers n'était fiévreux. Des espèces de cosmonautes sont donc passés dans les rangs afin de pointer un genre de pistolet sur le front de tous les passagers.
L'air menaçant des cosmonautes, l'ambiance radioactive qui planait, tout portait à inciter l'avion entier à retenir son souffle, et je priais pour ne pas avoir à tousser ou éternuer, et pour que ma température soit de moins 12 environ, histoire d'avoir un peu de marge.

Deux rangs derrière moi, alors que je me félicitais d'avoir réussi le test de la température haut la main, les choses ont commencé à s'agiter. Un, deux, trois, quatre cosmonautes autour d'une fille qui n'avait manifestement pas eu la présence d'esprit de gober deux dol*iprane avant d'arriver.

Une demi-heure plus tard, personne n'avait bougé, et les cosmonautes s'agitaient encore. A ce moment là, je commençais sérieusement à imaginer mon prochain mois en quarantaine dans un hôpital chinois et étudiais les options de fuite (mais je suis malheureusement trop grosse pour passer par un hublot).
Finalement, après une heure de tergiversations, c'est munie d'un pass prioritaire pour se rendre à n'importe quel hôpital du Milieu si un des symptômes du H1N1 se manifestait, que je sortais de l'avion (bien décidée à éviter tout hôpital de ma province rurale, est ce la peine de le préciser ?).

Après avoir survécu à une ablation du coeur, un crash d'avion, et le H1N1, c'est au climat pékinois que je m'attaquais.
39°C, et la sensation étrange que mes fringues sont une papillote à l'intérieur de laquelle mon corps cuit à l'étouffée, doucement mais sûrement.

Mais la cuisson en papillote n'eut pas ma peau, et je reprenais sans peur et sans reproche un avion pour les terres rurales qui m'accueilleraient toute la semaine.
32°C, 800% d'humidité (estimation personnelle).
Pas de cuisson en papillote ici, mais une étonnante sensation d'être dans la salle chaude du hammam et de respirer de l'eau.
Etre dehors 10 heures par jour avec ce climat permet de bien amusantes distractions que je vous recommande chaleureusement (et humidement), comme regarder le ruisseau de transpiration qui coule sur ses bras, admirer la trace de sel laissée sur le pantalon par la transpiration du jour, dresser la liste exhaustive de toutes les parties du corps qui suent vraisemblablement pour la première fois (les paupières, le crâne, le nombril), se laver et constater que la sueur remplace progressivement l'eau de la douche permettant ainsi de ne jamais être sec.
ô joie.

Mais là encore, je survécus à la lyophilisation.

J'eus plus de mal à m'adapter au rythme du Milieu, déjà testé auparavant, mais tout à fait intéressant à cumuler avec 6 mois de sommeil approximatif (merci le Crampon). En effet, il est de bon ton dans cette belle contrée du milieu du Milieu, de travailler dehors de 8 heures à 19 heures, puis de travailler à analyser le travail du dehors jusqu'à 23h30, puis de commencer une réunion de négociation avec les gens du Milieu qui nous payent, puis de refaire une session de travail jusqu'à 2h30 du matin environ.
Il faut reconnaître que c'est un rythme qui laisse tout le loisir d'être jetlagé la nuit.

Le retour se fit sans H1N1, sans crash, mais avec deux heures de retard sur chaque vol.
Et même à ça, j'ai survécu.

De retour à la maison, j'ai subitement arrêté de survivre, pour m'effondrer à 20h30, avant le Crampon.

Je pense me remettre d'ici septembre 2010.
Je vous tiens au courant.


PS : Sauras tu retrouver combien de temps différents se cachent dans ce post ? (les conjugaisons inventées comptent pour un)(désolée, je sais pas pourquoi, aujourd'hui ça ne voulait pas parler français dans mon cerveau)(et demain je n'aurai pas le temps donc c'était ça ou rien)

PPS : le design du blog me sort pas les yeux. Ca va changer je vous préviens.

lundi 29 juin 2009

Bonjour et à bientôt, hein !

Ahum.
(eum, eum, eum)
(ouh la y a de l'écho ici)

Euh donc, je disais... Ah je ne disais rien ? Depuis presque un mois ? Ah oui quand même.

En bref que s'est il passé durant un mois :

- ma boîte à fusionné avec une autre (oui oui ça arrive AUSSI au fonctionnaire), donnant lieu à des négociations serrées de contenu et de soussous

- du coup j'ai changé de chef (mon karma s'améliore semble t'il). Mais il faudrait juste penser à prévenir mon ancien chef qui n'est plus chef que de lui-même (une bonne période karmique en ce moment je trouve) histoire qu'il arrête de m'envoyer des mails qui contiennent de l'impératif associé à tout un tas de tâches aussi gratifiantes et plaisantes que ramasser ses rognures d'ongle ou lécher ses aisselles une journée de grande chaleur.

- du coup, mon retour de congé mat' est assez... sportif. Deux chefs à gérer (un qui croit l'être et l'autre qui l'est), une quantité de taf, hinhin, je peux même pas le décrire, tiens. Bref, je bosse le week-end, et je fais 2 heures sup' tous les jours. Voiiiiiilà.

- Arrivée à la maison, la journée number two commence : Crampon affamé ou en train de manger (M. Petitegraine est un saint)(un saint qui s'arrange pour partir tous les jours du boulot à 17h30 alors qu'il est cadre avec moult responsabilités). Il faut lui donner un bain, un dernier biberon avant le dodo, le convaincre que le dodo c'est bien, et le faire tarder ça craint (amis des années 80...)(sauf que là en abuser c'est très très très bien), ensuite, ben il faut chercher quelque chose à manger dans le frigo, le cuisiner (ou au moins le chauffer au micro onde), manger, mettre le bazar dans le lave-vaisselle, et oh my God il est 22h30.

- Ca laisse une heure pour laisser comater mon cerveau, ensuite mon corps rend les armes et s'endort à l'insu de mon plein gré.

- A 6heures le matin, le Crampon se fout complètement de l'insu de mon plein gré et réveille joyeusement la maisonnée (et sans doute l'immeublée vu l'étonnante puissance sonore de ses petits poumons).

Je précise, qu'il n'y a pas de trève le week end, les tâches ménagères et les relations sociales (si, si, il nous en reste) remplaçant la journée au bureau.

Voili voilà.
Sinon, je pars 8 jours en Chine tout bientôt.
J'ai beau savoir que ça va être crevant (on bosse 12 heures par jour week end compris et je mets en général 7 jours et demi à me remettre du décalage horaire), que le soir je vais hululer à la mort parce que la Crampon va me manquer, ben quand même, j'ai une pensée émue pour M. Petite Graine qui va devoir gérer la bête tout seul. Et franchement, je n'échangerais pas nos places...

Tout ça pour dire que bon, on se reparle mi-juillet, hein (quand vous serez tous partis en vacances donc).

La bise, les gens !
(et merci pour les messages de soutien)(Bidi, avoue tout, tu as loué les services d'une nanny ? Comment tu fais pour bloguer encore ??)

mercredi 3 juin 2009

Les longs week end, c'est reposant

Le Crampon est malade.
Depuis deux semaines.
Deux loooooongues semaines.

Ça a commencé avec un réveil en pleine nuit un jour férié avec des hurlements que Hitchcock il l'embaucherait direct, mon fils, s'il n'était pas mort (Hitchcock, pas mon fils).
Un truc qui l'empêchait de respirer, une toux d'outre-tombe, toussa toussa.

Nous en tant que parents parfaits, on s'est regardé avec un air affolé, tu penses bien. Enfin aussi affolé qu'on puisse être à cette heure ci.
Affolé entre deux paupières gonflées en fait, essaye d'imaginer.

Mais comme on n'est pas nés de la dernière connerie à $arko, on a d'abord téléphoné aux urgences pédiatriques, histoire de tâter un peu le terrain. Savoir si la fille nous envoyait le SAMU tout de suite, ou si elle se mettait à ricaner, en somme.
Mais il paraît qu'on ne peut pas faire de diagnostic par téléphone. Si c'est pas malheureux à l'ère d'internet, j'vous jure. C'est ça de refuser tout le temps les réformes sous prétexte qu'elles empirent la situation. Faudrait voir à entrer dans la modernité, hein, parce que là, le système de santé a un peu raté le coche du web 2.0 je trouve. Alors qu'en partenariat avec les forums maxi-flippant de doctissimo y avait moyen de faire quelque chose quand même, en plus ça fait des économies de personnel, un stagiaire modérateur et zou.
Breeeef.
Nous voilà partis aux urgences pédiatriques. En même temps c'est pas loin, c'est là où j'étais allée accoucher du Crampon, à pied, sur le verglas et avec un col à 6. On est des warriors ou pas, hein.
Du coup ça faisait un peu pélerinage.
Mais breeeeef j'ai dit.

On a ensuite eu droit à notre moment de solitude. Je pense que c'est un bizutage pour les jeunes parents. Un truc initiatique à faire une fois dans sa vie.
Nous nous sommes donc retrouvés à décrire à une urgentiste de 12 ans et demi qui abordait manifestement sa 49ème heure de garde dans la joie et la bonne humeur, les symptômes affolant qui nous amenaient. C'est à ce moment qu'on s'est aperçus que le Crampon s'était endormi profondément.
Tout de suite, on a senti que ça allait être difficile de convaincre le bébé-médecin que notre fils souffrait atrocement.

Elle l'a quand même examiné.
Et puis, avec un petit soupir discret et poli, elle nous a expliqué que la maladie grave du Crampon, c'était en fait un rhume.
Bon.
Et même pas un petit mal de gorge ?, on a tenté.
Ok, je vous marque une rhinopharyngite.
Ça nous a soulagé un peu, "rhinopharyngite" ça fait quand même moins con que "rhume" quand on est aux urgences.

Et comme traitement ?
Le moucher ?
Ah oui.
Pfiou, ben merci de lui avoir sauvé la vie, hein docteur.

Ahum.

Après tout ça, avec le Géniteur, on a bien rigolé de nous même.
Et puis on a recouché le Crampon tranquilos Carlos, pour reprendre le cours de nos vies, présentement situé au fond de la couette.
On a encore une fois rigolé avant d'éteindre la lumière, parce que quand même, c'est pas tous les jours qu'on se stresse avec des images de torture à base de kiné respiratoire, alors qu'en fait, ben RIEN.
HA HA.
Ha ha.

5 minutes plus tard, on a cru que le Crampon égorgeait un cochon, et on a drôlement moins rigolé.
Quand 4 heures plus tard, on en était encore a essayer de faire passer du sérum phy dans une narine pas plus grande qu'un dé à coudre tout en chantant pour couvrir les hurlements du Crampon, on n'était plus du tout du tout d'humeur à la rigolade tu vois.
Et le rhume-à-la-con, il nous a semblé vachement moins anodin.

2 semaines plus tard, le Crampon fait sa première nuit complète malgré son nez toujours bouché. A croire qu'il a pris l'habitude de sucer son pouce en apnée.
Et moi je suis tellement habituée à être réveillée entre 2 heures et 5h30 du matin que je me suis réveillée TOUTE SEULE. Et que je n'ai pas réussi à me rendormir.

Pour illustrer mon état de fatigue, je te dirai juste que je profite de mes pauses pipi au boulot pour piquer des roupillons super réparateur de 2 minutes. Et que je suis tellement fatiguée que ça me donne la nausée.

Donc en gros, le premier qui rigole du "rhume-à-la-con", je lui arrache les yeux avec les dents.