vendredi 29 avril 2011

Campagne 2012

Et sinon, y a un plan prévu pour fuir le pays dès le début de la campagne présidentielle ?

Je veux dire, un truc bien organisé, par le Ministère de la Santé par exemple, je ne sais pas, entre deux caisses de brumisateurs dans les maisons de retraite avant l'été (plan Canicule), et la commande de 2 milliards de vaccins contre la peste bubonique (plan Sauvetage des labos) ?

Il ne faudrait pas sous-estimer le risque, là, il s'agit bien d'un problème de santé publique quand même.

Je ne crois en effet pas être la seule à garder un goût amer de la précédente présidentielle (et des autres qui ont suivi).

Sincèrement, entre le matraquage médiatique, la bérézina annoncée des uns et des autres, la montée de Celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom-parce-que-putain-les-chocottes-quoi, les attaques personnelles, les annonces gouvernementales opportunistes et populistes, la chasse à la voix d'extrême droite des ministres, et maintenant, cerise sur le gâteau, la rumeur d'un bébé présidentiel, non, sincèrement, ça ne va pas être possible.

Je ne suis pas prête psychologiquement.

J'ai des symptômes de gastro qui me viennent à la simple idée de voir ces mauvais journalistes s'extasier sur la forme de la femme enceinte, servir la soupe aux uns et s'acharner contre les autres.

Si je reste, c'est l'ulcère assuré, et jusqu'à preuve du contraire, le plan de sauvetage de la sécu consiste principalement à dérembourser. Or, je viens de me coller un emprunt sur le dos, non non, tout ceci n'est pas raisonnable.

Je suis volontaire pour l'exil temporaire (grotte, pays estranger, planète mars,...).
Tout mais pas ça, pitié.

Alors, bordel, quelqu'un a un plan ou va t'on tous mourir de dégoût?

jeudi 28 avril 2011

Du plaisir de faire des travaux en famille

Mon père est un bricoleur-né.
Un bricoleur-né méticuleux, pour être plus juste.
OK, en vérité, c'est un bricoleur-né dont la maniaquerie touche au pathologique sur ce sujet.

Il a construit la plus grosse partie de sa maison lui-même, et d'une manière générale, dans la vie, son plus gros hobby est de tout casser pour construire autre chose, n'importe quoi, on s'en fout, ce qui compte c'est les 4 mois de préparation mentale qui vont l'occuper nuit et jour, et les 4 mois de chantier qui suivront.


Dis comme ça, ça peut paraître un atout dans une famille.
Notamment quand on achète un appartement dans lequel on prévoit quelques menus travaux.

Moi je le voyais bien en chef de chantier, genre à coacher les ouvriers (= les emmerder jusqu'à la lie pour qu'ils refassent tout parce que c'est pas assez bien fait).

Mais non, lui, il se voyait les mains dans l'enduit, plutôt.

Soit. Je suis une fille concilliante (surtout si ça me fait économiser un ou deux mois de salaires).

De mon côté je suis à peu près aussi douée pour le bricolage qu'un parcmètre pour la séduction.

En revanche, je suis forte en plans.
(A l'occasion je vous parlerai de mes plans pour sauver le monde, l'environnement, et le cerveau de Frédéric Lefè*bvre (ma confiance en moi n'a aucune limite)).

En l'occurence, le plan était donc :
  • lessiver
  • pleurer sur ses courbatures
  • détapisser
  • pleurer sa manucure
  • faire les sous-couches là où c'était strictement nécessaire
  • pleurer la mort de toute sensation physique
  • une petite couche de blanc sur 90% des murs
  • pleurer la fin des petites surfaces parisiennes (franchement, autant de mètres carrés, autant de murs, est ce bien utile ?)
  • des pointes de couleurs (2 couches)
Le tout en 15 jours, dont 5 jours en solo pour le fou du pinceau qui me sert de père.

Au début, j'étais confiante.

Et puis, tout s'est rapidement dégradé pendant les fameux 5 jours.

Ça a commencé par un appel raté, et un message sur mon répondeur, à 9h du matin:
"Dis, c'est papa,  j'me souviens plus, dans votre chambre, le radiateur qui est sur le mur rouge, je le peints ou vous le laissez en blanc ?"

Ok ok.
Alors petit tour sur eux mêmes de mes neurones : il est 19h quand j'écoute le message, je n'ai aucun souvenir d'avoir choisi du rouge, et le mur à peindre en couleur n'a pas de radiateur.

Ouaip. Méticuleux le papa, mais très légèrement étourdi (et daltonien).

Puis, je ne sais pas, le démon de la peinture s'est emparé de lui, les petites couches de blanc juste pour rafraîchir se sont transformées en sous - couches + double-couches, les tuyaux, huisseries, plafonds, et extérieurs de fenêtres y sont passés, les aller-retours au magasin se sont succédés pour acheter encore et encore de la peinture, et quand je suis rentrée 5 jours plus tard, et bien je n'avais plus qu'à constater :
  • à quel point mon appartement serait le plusse mieux peint de la terre
  • la perte de volume de mon gai logis (estimée à 10%) du fait de la sur-épaisseur de peinture
  • le léger problème de timing auquel nous avions à faire face (doux euphémisme pour évoquer le gigantesque retard, et la perspective de continuer à peindre pendant de longues journées au milieu des cartons pas défaits)
Croyez moi ou pas, mais quand j'ai dit à mon père que s'il voulait être payé il allait falloir mettre les bouchées doubles, ça ne l'a pas fait rire.

mercredi 27 avril 2011

Partir

Quitter Paris, voilà le challenge 2011 de la famille Fyfienne.

Pour une nostalgique pour moi, ça fait beaucoup d'émotion de dire adieu à la ville qui m'a adoptée pendant 11 ans.

Je suis arrivée célibataire dans un petit studio et je me suis enivrée d'indécentes sorties avec ma bande de copains, j'ai rencontré l'amour et je me suis lancée dans l'aventure de la vie à deux, puis j'ai été célibataire dans un petit studio et je me suis enivrées d'indécentes rencontres sorties, puis j'ai rencontré l'amour, puis j'ai été célibataire et je.... euh bon, passons en accéléré, j'ai une réputation à tenir.
Finalement, j'ai rencontré M. PetiteGraine, qui a réussi la gageure de me convaincre d'emménager avec lui (chat échaudé... bref), et qui, ce fou, m'a également convaincue de faire un bébé avec lui.

Quitter Paris, donc.

Dire au-revoir, à bientôt, à très vite, à ces amis avec qui on a tant partagé (et qui ont été témoins de toutes mes expérimentations de vie, ahum).

Le seul fait de l'écrire ici fait remonter une boule dans ma gorge.

Mais, pas d'inquiétude, je sais comment évacuer ce trop plein d'émotion.
C'est très simple.

Il me suffit de penser à notre dépendaison de crémaillère, pas plus tard que samedi dernier.
Très belle fête, pour sûr, mais avec quelques détails crispants.

Par exemple, ce couple de copains, qui ont une petite fille un peu plus jeune que le Crampon, et qui s'agaçaient parce qu'à 21h30, ils n'avaient pas encore réussi à la coucher (à 21h50, elle dormait).
HAHA.
Non mais HAHAHAHA.

(à ce stade, merci d'accorder une petite pensée à notre dernière fête de Saint Sylvestre, et au Crampon qui, à 5 heures du matin, frais comme un gardon - contrairement à ses parents-, courrait comme un fou sur le trottoir en attendant le taxi, sous le regard ébahi des passants, tout aussi peu frais que nous, rentrant chez eux avec leurs petits et grands enfants sur le dos)

(Il est bon de savoir que le Crampon a pour principe fondateur de sa personnalité de ne JAMAIS, mais alors JAMAIS dormir hors de SON lit et de SA chambre).

Quand les mêmes amis ont cru bon de préciser que du coup, elle dormirait peut-être jusqu'à midi le lendemain, là, je n'ai pas ri, j'ai manqué de m'évanouir.

(ici, merci pour votre petite pensée pour le réveil le plus tardif du Crampon, en ce lendemain jour de l'An, après donc avoir été couché sur les coups de 6 heures du mat', qui nous a donné l'immense bonheur de profiter d'une grasse matinée jusqu'à 9h. Waouh, quoi. Parce que la moyenne de réveil du Crampon, elle est plutôt à 6h30 - 7h, hein, avec des pics à 5h30, mais jamais à 10h, voyez vous)

Alors que j'éliminais mentalement ce couple de la liste de mes amis à recontacter, c'est un autre couple de jeunes parents qui a cru bon m'achever avec son :

"oh la la nous elle se lève toujours quasiment à la même heure quelle que soit son heure de coucher"

(soupir de soulagement chez les Fyfe - voilà des gens qui gagnent à être connus !)



"9h30, on n'arrive pas à en déroger, c'est dingue, non ?"


Alors je vous le demande franchement, que valent 15 ans d'amitié et 11 ans de souvenirs parisiens ?

Réponse : rien comparé à la cruauté de ceux qui dorment par rapport à ceux qui ne dorment pas.

Bye Bye Paris.

mardi 26 avril 2011

Du bonheur d'avoir des enfants

Le Crampon a désormais 2 ans presque et demi.

Un âge fort sympathique, fait de colères, crises de nerfs, opposition frontale, et, certes, de mignonneries compensatoires (l'enfant est un animal malin, il en va de sa survie).

Pendant une période, de quelques jours, semaines ou mois, je ne sais plus (l'enfant est un animal qui fait perdre la notion du temps), il aurait mérité de voir son surnom changé.

En effet, avide d'indépendance et de découverte, le Crampon semblait trouver que les parents étaient une engeance exclusivement dévouée à le priver de plaisirs simples, comme jouer avec les couteaux de cuisine, tabasser les autres enfants du parc, ou organiser une rave dans son lit all over the night.

Aussi, le Crampon a appris à marcher non pas comme tous ces émouvants enfants que l'on peut voir chez les autres, sur youtube ou à la télévision, en faisant ses premiers pas depuis les bras de papa vers ceux de maman (et vice-versa), non non non, mais plutôt depuis les bras de papa/maman, vers... tout le reste (au choix : le tiroir à couteaux, la route, le métro, etc.).

Bon. A ce stade tu as déjà bien compris, en tant que parents, que l'éducation des enfants relevait d'une scandaleuse légende urbaine laissant penser les naïfs procréateurs qu'ils pouvaient avoir une quelconque influence sur leur progéniture. La vérité est tout autre, et nous l'avons appris à la manière dure (façon 38 tonnes lancé sur l'autoroute pris en pleine face).

Ce sont les enfants qui nous éduquent. Depuis le jour de leur naissance, ils n'ont de cesse de nous apprendre à nous adapter à eux, à cohabiter avec eux, à subvenir à leurs besoin (principalement basés sur le chocolat et Cars, en ce qui nous concerne), et à faire le deuil d'un enfant qui serait la projection de nous mêmes.

Pour résumer, ils sont déterminés à nous montrer qu'ils ont une personnalité à eux, et à faire rentrer ça dans nos petites têtes de malcomprenants à grands coups de latte s'il le faut.
(je sais, ça peut paraître violent, mais c'est le style du Crampon tout craché).

Bref.
(on reprend vite les mauvaises habitudes, hein ? Parenthèses, digressions sauvages, divagations...)

Tout ça pour dire que là, le Crampon, il fait honneur à son surnom.

Changement de crèche, changement d'appartement, changement de ville, villégiature chez les grands parents pendant que les parents se battent avec travaux et cartons, j'ai retrouvé le Crampon il y a deux jours, et depuis... comment décrire la situation ?

Disons que je ne peux pas aller aux toilettes seule, ni me doucher, ou simplement sortir de la pièce.

Même Dora l'exploratrice de mes deux ne peut rien pour moi (une stratégie somme toute assez simple, qui a fait ses preuves, et qui consiste à coller l'enfant devant l'écran, et, pendant sa séance d'hypnose, vaquer à ses occupations en paix, si possible en se tenant isolé de la bande son à haut pouvoir crispant).

J'ai tenté le coup hier, mal m'en a pris, je n'ai pas pu arrêter le dessin animé sous peine de crise sonore grave, et j'ai DÛ RESTER.

Ceux qui connaissent Dora savent ce que cela veut dire.
Le 212ème visionnage de Dora et le camion de pompier peut engendrer des dommages neuronaux sévères et irréversibles aux plus de 4 ans (et peut être aux autres ? On en reparle dans 10 ans).

Misère si j'entends encore cette $*`&# de carte chanter "j'suis la carte, j'suis la carte", je ne réponds plus de rien.

Ça doit faire partie de l'éducation délivrée par nos enfants, l'apprentissage de l'endurance et de la patience.

lundi 25 avril 2011

Joies et bonheur de l'acquisition immobilière

Mr Petite Graine, le Crampon, et moi, sommes donc entrés dans le club très sélect des "propriétaires".
Pour être plus juste, nous sommes propriétaires de la surface de l'appartement actuellement recouverte du paillasson dans l'entrée. Le reste appartient plutôt à la banque.

Depuis quelques mois, nous avons donc pu bénéficier avec bonheur des nombreux avantages de ce statut : paperasses, notaires, banquiers, courtiers, vendeurs de chez Ca*sto, entrepreneurs, déménageurs.

Rappelez moi déjà pourquoi on a envie d'être propriétaire ?

Ah oui, parce que le statut de locataire avait fini par nous donner des envies de meurtre de proprio.

Mmmmh.

Ce qui est sûr, c'est que je tiens là un filon bloguesque.

Sans rire, si je tiens le type qui s'est dit un jour en se réveillant :
  • tiens, on va inventer une profession spéciale, avec un langage spécial, et on dirait que les gens seraient obliger de passer par eux, de les payer, mais que personne ne comprendrait jamais rien à ce qu'ils disent, écrivent, et à quoi ils servent, et qué s'appelorio Notaire.
  • et puis, tiens, on va dire que les banquiers, ces gens charmants qui te font payer pour avoir le droit d'utiliser ton argent avec lequel ils s'amusent bien à faire n'importe quoi, et ben on dirait qu'ils pourraient te prêter des sous, beaucoup de sous, mais que ça coûterait cher, très cher, et que pour avoir ces sous, il faudrait en passer par des étapes qui feraient abandonner le warrior des warriors de Koh Lantah.
  • en fait, on ajouterait plein d'étapes à la con dans le but ultime de rendre fous les accédants à la propriété, à base de samedi en grande surface de bricolage et de consultations de déménageurs.
  • A la fin, hagards, épuisés, les propriétaires croiraient qu'ils en ont fini, mais pas du tout, le coup de grâce les attendraient : les CARTONS. L'emballage de 6, 10, ou 20 ans de vie. (rire démoniaque)

Après je ne sais pas (encore) ce qu'il s'est dit, le type, car je n'en suis que là.

Mais d'ores et déjà, j'ai quelques propositions de remerciements pour lui et sa fabuleuse créativité sadique. Si je le croise.
Mais je soupçonne qu'un autre bienheureux propriétaire lui a déjà fait manger ses tripes.
Ou qu'il est protégé par un bodyguard du genre Jack Bauer. Au moins.

dimanche 24 avril 2011

Voilà voilà

Disons que les 140 caractères de twitter ne me suffisaient plus, que mes amis vont me renier de Facebook si je continue à les flooder, je ne sais pas, mais en tout cas, j'ai très envie d'écrire ici.

Ouaip.

Après un an de silence.

Bon, compte tenu de la durée de vie de mes envies, on ne va pas s'emballer, on va voir ce que ça donne, on n'a toujours pas inventé le transcripteur cerveau - html, ce qui est bien dommage, car des posts, j'en ai écrit des centaines pendant cette année de silence.

Allez zou.

mercredi 3 mars 2010

Ca déménage

Je profite d'une accalmie au bureau (doux euphémisme pour dire que j'en fous pas une rame cette semaine car tous les chefs sont en vacances et le travail potentiel s'accumule sur leurs boîtes aux lettres, ce qui promet un lâcher d'urgences imminent m'enfin pour l'instant c'est Waterloo morne plaine), pour ramener ce blog à la vie (disons que c'est un spasme).

Il est bien triste, je vous l'accorde, de constater que la seule marge de manœuvre dont je dispose au niveau temporellistique - agendesque, se situe au bureau.

Et dire que je fais ça avec l'argent de vos impôts, je vous jure, y'a plus qu'à voter pour la famille Lepen pour mettre de l'ordre chez ces feignasses de fonctionnaires... (on peut aussi aller moins loin sur la droite pour emmerder les fonctionnaires, mais pfff, non j'ai pas le cœur à vous le recommander).

Bref. Tout ça pour dire qu'on n'est pas dans le caca (là c'est une figure de style, parce qu'en réalité, le Crampon se traîne une diarrhée fabuleuse depuis deux bonnes semaines. Un vestige de la gastro. Je recommande le doublé couches qui débordent - caca à décoller du body et du pantalon avant mise en machine + vomi partout tapis-canapé-pantalon des parents, ça te forge une résistance olfactive de folie, après tu peux manger des choux de Bruxelles sans sourciller tellement t'as pris l'habitude de ne pas respirer par le nez).

Je disais donc que l'horizon ne s'éclaircit pas beaucoup, car figurez vous que dans le siouper projet de fusion que j'ai dans mon travail et qui illumine mes jours et mes nuits, il y a aussi un siouper projet de déménagement. Ooooolé !

Alors comme ces messieurs du gouvernement ont décidé que les fonctionnaires prenaient trop de place d'une manière générale (mais pourquoiiiiiii ils existent ???), ils ont choisi de traiter le problème par un angle euh... pratico-pratique.

"Un fonctionnaire, ça doit tenir dans 12 m²"

Bon.

Personne n'arrive à savoir si on parle de la surface du bureau, ou de la surface moyenne par fonctionnaire dans un bâtiment, incluant les salles de réunion, toilettes, couloirs etc. Déjà, ça, c'est marrant.

Non parce que si mon bureau actuel il faisait 12m², franchement, j'organiserais des soirées new wave dedans hein (ouais, ça me tente bien de réhabiliter le new wave tiens, ça nous changera du disco).

Dans la société de champions qui est la mienne, on a décidé que 12 m² par personne, ça voulait dire open space pour le commun des mortels (40% de la boîte), et bureau avec terrasse panoramique pour les chefs (ouaip, ça fait 60% de la boîte. On a eu comme un raté au moment du jeu de l'organigramme qui devait réduire le nombre de chefs. Le côté positif, c'est qu'au rythme où vont les choses, on se dit qu'avec encore un petit effort, on sera bientôt tous chefs, et là, ça va être la super fête un peu, même si on ne sais pas encore qui va bosser dans cette histoire, puisqu'il est bien connu qu'un chef ça doit déléguer).

Vous imaginez la joie qui s'est emparée des gens-pas-(encore)-chefs. Sachant que dans nos boulots, on travaille souvent en équipe, donc on se parle souvent et on échange beaucoup. (un truc dingue quand on bosse, je sais)

Sachant aussi qu'en raison des terrasses panoramiques sans doute, on n'aura pas de salles de réunion. Mais c'est pas grave car on travaillera avec un centre d'affaire à qui on louera des salles quand on en aura besoin.
(l'histoire ne dit pas qui va louer les salle puisqu'on sera tous chefs)
(ni si l'affaire sera bien rentable si on doit réserver - payer - se rendre à la salle de réunion chaque fois qu'on doit discuter d'un sujet de première importance du type : est ce que Roland mange trop de frites à la cantine ?)

Non, vraiment, on va bien rire.

Enfin, quand je dis "on", je ne parle pas vraiment de moi, hein. Non parce que moi je vais surtout pleurer.

Petit rappel de la situation actuelle : je vais travailler à pieds. En 10 minutes.

Or, il est question de changer radicalement d'implantation. Je vais peut être devoir prendre le métro, et me lever plus tôt. Je ne sais pas si je vais y survivre.

Bon, pour l'instant, je ne cède pas aux crises d'angoisse car on n'a pas encore trouvé de nouveaux bureaux (faut dire que 150 terrasses panoramiques et une localisation à 5 minutes de l'appart' de la nana qui cherche, c'est pas simple comme cahier des charges) alors que le déménagement est annoncé pour septembre.

Du coup, je n'arrive pas à me décider pour ma prémonition : est ce qu'on va nous annoncer le 15 août qu'on a 5 jours pour faire nos cartons, ou est ce qu'en 2014 on cherchera encore ?

Vraiment, j'hésite.

mardi 26 janvier 2010

E=mCrampon2

N'engendre pas un petit génie qui veut.

Ce n'est pas pour me vanter, mais Albert Einstein peut aller se rhabiller, the Crampon iz in da place.

Du haut de ses 1 an, mon petit génie de fils parle donc couramment.
En patois nord- araméen, certes, mais quand même. Et croyez moi, il en a des choses à dire. Sans doute quelques prédictions pré-apocalyptiques.
Bien sûr, on n'en attendait pas moins d'un enfant dont le premier mot a été le prénom de sa nounou. Oui, "papa" et "maman", c'était un peu trivial comme prononciation, on verra ça plus tard.

Et que dire de ses nombreuses prédispositions à de futurs métiers plus variés les uns que les autres ?
J'hésite entre homme de ménage, si j'en crois sa passion pour le lustrage de parquet (avec les fesses) ; dentiste, eu égard à sa propension à examiner et tripoter tous nos plombages (il est TROP TÔT pour lui offrir une fraise)(j'INSISTE) ; ou bien facteur compte tenu de son irrépressible attirance pour le tiroir à enveloppes ("je le vide.... et je le remplis.... et je le re-vide.... et je le re-remplis.... et je le...." etc etc).

En revanche, je préfère omettre de mentionner son talent inné pour la manipulation ("Comment ça Non je ne peux pas jouer avec les couteaux ? Même si je fais le clown pour te faire rire ? Même si je te fais mon sourire N°54 ? Même si je fais mine d'abandonner et que j'y reviens dès que tu regardes ailleurs ?").
Non parce qu'on sait jamais, des fois qu'il fasse $arko, plus tard, comme métier. Brrrr.

mercredi 13 janvier 2010

Blog revival

(bon on fait comme comme si ça faisait pas 2 mois que j'avais rien écrit ici, ok, parce que sinon ça me stresse, je ne sais pas comment commencer, et du coup j'écris rien, et en moins de temps qu'il ne faut pour écrire cette saleté de parenthèse, hop, j'ai déjà un mois de plus de retard. Bref)

Au boulot, c'est la super teuf en ce moment. On fusionne, comme je l'avais déjà dit ici.

Fusionner, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un jeu super marrant, je vous le recommande.

Pour jouer il faut prendre deux boîtes, si possible qui n'ont rien à voir, éventuellement de taille très différentes, et de préférence avec des gens qui se connaissent depuis longtemps mais qui se méprisent cordialement.

Voilà.

Ensuite, ben on fait une seule boîte, dans laquelle on jette un peu en vrac tous les gens qui étaient dans les deux précédentes. On secoue un peu.
Si besoin, on organise quelques événements corporate (bowling, pots, karting, toute activité bienvenue, mais c'est mieux de choisir un truc qui fera bien chier tout le monde, et si possible genre 2 jours loin de la maison pour que les employés ne puissent pas aller se reposer dans leurs familles respectives le soir)(ah oui, et évitez le paint ball aussi, un accident est si vite arrivé, et les armes réelles ressemblent tellement aux pistolets à peinture, pfiou, mince, on a perdu le RH dis donc. Ah oui, 157 balles dans la tête, quand même, hein).

Ensuite, c'est le grand jeu dit "de l'organigramme".

C'est mathématique, parmi les gens, y a plein de chefs, mais dans l'organigramme, y a achte moin de cases pour les chefs.
Ça, c'est une phase du jeu intéressante, dans laquelle la créativité la plus folle est bienvenue : on peut faire la roue comme un paon, lécher des chaussures ou des fesses c'est au choix, et surtout, dire beaucoup de mal des autres pour montrer qu'on est soi même le meilleur. Et même si on est pas le meilleur, il est de bon ton de dire beaucoup de mal des autres, soit parce qu'ils font la roue sans aucune classe, soit parce qu'ils ne méritent vraiment pas d'être arrivés premier à la course de kart.
Bref, on finit toujours par trouver une bonne raison de haïr son prochain, pas d'inquiétude de ce côté-là.

Pour corser un peu l'intrigue, si vous trouvez que les insultes ne fusent pas suffisamment dans les couloirs, il est également possible de faire diriger les opérations par une personne raciste qui doit manager des employés moldaves. Cela marche aussi avec une ultra-libérale qui doit encadrer des fonctionnaires.

A ce stade, la distribution d'arrêts maladie a dû commencer, ce qui permettra d'engager la phase finale du jeu, dite du "nettoyage".

Voilà voilà.

Sur ce, moi je me prépare à un petit événement corporate avec tirage au sort des équipes, qu'avec ma chance à tous les coups je vais tomber sur cette connasse de Jocelyne et ce débile de Jean Paul.
Corporate de mes fesses, ouais.

(Et bonne année chez vous aussi, hein !)

vendredi 6 novembre 2009

Jeune Famille rech. appartement

Cela fait déjà 4 ans que M. PetiteGraine et moi faisons l'offrande mensuelle de nos augustes personnes à un appartement parisien, en échange d'un modique loyer représentant environ un smic (sauf que notre loyer, lui, il augmente drôlement plus vite que le smic dis donc).

Voilà un montant qui, je vous prie de le croire, fait très mal aux augustes popotins de nos augustes personnes.

N'allons pas non plus faire pleurer dans les chaumières (les chaumièreuses ont déjà bien trop à faire à pleurer sur les difficultés inhérentes à la filiation présidentielle, rendez vous compte, de la discrimination contre ceux qui n'ont pas la chance d'être bien nés du côté des pauvres, et ce, dans le pays même de l'égalité (liberté fraternité royauté tout ça tout ça) si c'est pas malheureux ma brave dame), n'allons pas faire pleurer dans les chaumières, disais je donc, il n'y a bien que les riches qui puissent se plaindre de payer les choses trop chères, les pauvres, eux, aimeraient bien se les payer, les choses trop chères.

Bref.
Je disais quoi ?
Pour en arriver où ?
Ah oui c'est ce que tout le monde aimerait bien savoir. Et bien moi aussi, tient. Je m'étais pourtant promis que j'arrêterais le crack à la pause dej, ça me flingue les neurones.

Breeeef.
A ce stade tout le monde aura compris que c'est pas drôle tous les jours d'être dans ma tête, et que parfois, j'ai de bonnes raisons de délaisser mon blog.
(je vous laisse méditer une petite minute sur toutes les inepties dans queue ni tête que je vous ai épargnées ces dernières semaines.

Ayé ?

Voilà. De rien, donc.)

L'appartement, donc.

Qui, à ce prix-là, n'a même pas le bon goût d'être un 150 m² dans le quartier du Marais avec terrasse panoramique et vue sur la Tour Effeil (mais si, ça existe).

Déjà, soyons honnête, rien que ça, c'est un peu l'arnaque.

Mais passons, M. PetiteGraine et moi sommes de nature clémente : 66 m² dans un quartier sympathique, ça va.

Ce qui passe un peu moins bien, ce sont :
- les 6 dégâts des eaux (moitié en tant que fuiteurs et moitié en tant que fuités, pas de jaloux),
- les 2 interventions de notre assurance pour repeindre des murs et/ou des plafonds (opération aussi appelée "cache-misère", ou "recouvrons les cloques et peut être ne s'apercevront ils pas qu'on n'a pas réparé la fuite" et aussi "mon propriétaire nous prend pour des cons"),
- et les 5 interventions de plombiers, toutes plus amusantes les unes que les autres.

Ces derniers méritent qu'on s'y attarde un peu.
Si,si.

Alors il y a celui qui non non non ne voit pas de fuite, ça doit venir d'infiltrations extérieures. NB : le voisin du dessous est en mesure de prendre une douche dans sa cuisine et ça lui coûte pas un rond en consommation d'eau car ça vient de chez nous. Ou plutôt des infiltrations. Mais oui bien sûr. Et l'eau qui gicle du tuyau sous notre évier, c'est exprès pour arroser la poubelle ?

Il y a aussi celui qui bosse dans l'immeuble et à qui on demande de vérifier que notre intervention d'urgence (changement de joint), qui jette un oeil, dit que c'est bon, (reprend son oeil), retourne chez les voisins, et nous fait parvenir une facture de 120 €.

Il y a tous ceux qui sont intervenus à la demande du proprio promis juré craché, et ont tout réparé promis juré craché (non mais on n'est pas maniaques mais quand même ça serait sympa de ne pas cracher sur le carrelage de la salle de bain merci), sauf que personne ne les a vus, et qu'une fois tout repeint, tout recloque dis donc.

Et puis surtout, surtout, il y a celui qui a cassé notre baignoire, nous a coupé l'eau toute la journée et l'accès à la salle de bain pendant une semaine complète alors que j'étais enceinte de 7 mois. Celui là, il est au panthéon des gros connards de plombiers pour qui l'enfer est trop beau, non non non monsieur, pour vous on a plutôt prévu une réincarnation en bonsaï.
Celui là, aussi surnommé, "oups, j'ai aussi cassé vos toilettes ce vendredi soir, allez à lundi, hein", n'avait sans doute pas été prévenu qu'on ne rigole pas avec la vessie d'une femme enceinte. (ni qu'on ne cache pas ses mégots sous la baignoire, ni qu'on ne fume pas chez les gens, et encore moins sous le nez d'une femme enceinte, qu'on ne laisse pas le plastique poussiéreux en place le soir si ça empêche le passage, et qu'on en vole pas la balayette des gens. Etc etc)

Tout ça en 4 ans, donc.

Ajoutez à ça, une épisode court (1 an et demi) mais intense, avec un voisin du dessous caractériel à tendance jeanne d'arquesque dont je n'ai jamais vu le visage ou entendu la voix, mais qui nous a bombardé de courriers recommandés avec accusé de réception pour nous menacer de moults procès et autres sanctions si nous continuions à faire le ménage après 21h (non il y a erreur monsieur, nous ne faisons jamais le ménage et nous pouvons le prouver) et à marcher avec des talons toute la journée (chéri je t'ai déjà dit d'arrêter de faire venir ta maîtresse en talons aiguilles la journée quand je ne suis pas là), etc etc.
Celui là aussi m'est avis qu'il a une belle carrière de réincarnation devant lui. Je lui prédis une prochaine vie de magazine quelconque arrivé inexplicablement dans les mains de mon Crampon (je vous ai dit que le Crampon était papivore ?).

Bon.

Avouez qu'on a quelque légitimité à avoir les dents qui grincent à l'évocation de notre propriétaire (qui n'est autre que la très charitable église catholique, rappelons le, également surnommée "aime ton prochain, mais laisse le se démerder avec sa chaudière qui ne marche plus").

Ce qui est bien avec les appartements, c'est que quand tu penses avoir touché le fond, tu découvres qu'il est toujours possible de faire pire.

Je vous le donne en mille, suite au décret d'application de je ne sais quelle loi qui implique de payer à plein temps la gardienne et blablabla, blablabla, le loyer est augmenté de 150 € par mois et ce à partir de dans 15 jours, tiens.

Euuuuh.

Encore sonnés par la nouvelle, nous n'avons pas vu venir l'estocade.

Hier matin, alors que l'agence administrant notre immeuble organisait un grand audit de plomberie (annoncé depuis 2 ans), j'ai donc reçu le super méga grand chef des plombiers de toute la terre (80 ans et demi environ), accompagné d'un des types de l'agence.

Je me suis fait grand plaisir en leur listant de manière exhaustive et détaillée tous les problèmes passés et présents, leur montrant tous les joins menaçants, les cloques de peinture en formation, etc etc.

Ça a duré une grosse demi heure, même que j'en avais mal à la gorge et presque plus de salive à la fin.

Quand, haletant presque, je me suis enfin arrêtée de parler, et me tournant vers le grand manitou de la plomberie avec un air interrogatif, je m'attendais à tout : à ce qu'il se pende avec le conduit de son sonotone, essaye de se trancher la jugulaire avec une clé de 10, ou demande expressément à l'agence de faire raser l'immeuble.

Au lieu de ça, il a dit :"Aaaah la condensation, c'est sûr, c'est un problème, quand il fait chaud à l'intérieur, et froid dehors".

Je suis restée coite un moment, et puis voyant que le grand sage en avait manifestement terminé, j'ai tenté un : " Mais euh, et quand ça goutte sur nous ? Y compris l'été ? Y compris dans le salon ? "

Sur ce, il m'a ré-expliqué le mécanisme de la condensation (je devais avoir l'air un peu perplexe)(ou con).

Le gars de l'agence a ajouté un truc du style : "Il faut aérer un peu plus longtemps après vos douches le matin !".

Et voilà.

J'évalue à une bonne demi-journée le temps nécessaire à dieu-le-père des plombiers pour finir l'audit de l'immeuble et en déduire qu'il faudrait peut être démonter toutes les fenêtres pour que l'air circule mieux. Ou alors ne rien faire c'est bien aussi, puisque tout va bien.