dimanche 27 juillet 2008

Google est mon ami

Après cette nouvelle à haut pouvoir boulversifiant pour nos vies, le Chéri de la maison et moi avons eu deux réactions assez différentes.

Pour ma part, je me suis jetée sur internet et j'ai, je pense, fait le bonheur des analyseurs de mots clefs.
Croyez moi, grâce à mes "enceinte To do list", "grossesse 10 trucs à savoir", et, plus désespéré : "la grossesse pour les nuls" (et encore, je me suis retenue de taper "enceinte S.O.S"), y en a qui vont se marrer en regardant leurs statistiques....

Quant à M. PetiteGraine, il n'a pas eu besoin de parler, ni de bouger.
Son regard disait tout.
J'ai baissé les yeux, pour vérifier si j'avais une tâche sur mon t-shirt.
Pas de tâche, non.
Haaaaaaaaaan, mais, tu crois que.... déjà ? C'est vrai que depuis ce matin, ma poitrine me semblait.... différente (comprendre : hypersensible, prête à exploser).
Vérification devant le miroir.
Ok, on arrête tout de suite les grosses blagues, la déconnade, tout ça tout ça et ON ME REND MES SEINS IMMEDIATEMENT.
J'insiste, ces trucs énormes avec des aréoles de vache laitière ne m'appartiennent pas.
C'est possible qu'on m'ait transplanté les seins de Loana dans la nuit ? Non, hein?
Bon, alors elle est où la caméra cachée mmmh ?

Ok, ce sont donc mes nouveaux seins pour au moins... tout ça de temps.....
Bien.
Inspire, expire.
Retourne sur internet : "grossesse gros seins durée" - "grossesse gros seins ça continue à grossir ?"
(et voilà élucidé le mystère des gens qui tapent des questions entières dans google. Pardonnez leur ils sont désespérés)

"grossesse - et maintenant je fais quoi ?"

(et le pire c'est qu'il y a des réponses)(des tonnes de réponse)(y a des gens qui passent leur temps à faire des bébés et à le raconter sur le net)(qui a dit "comme toi maintenant" ??)

Bref, c'est comme ça qu'on peut apprendre quelques heures après avoir fait pipi positif qu'on est déjà en retard pour s'inscrire dans un endroit parisien qui voudra bien nous laisser accoucher (hôpital, maternité, pont, bordure de boulevard périphérique....).

Meuh non c'est pas anxiogène la grossesse....

(je vous rassure, maintenant je vais résumer, hein, je vais pas vous faire les 3 mois heure par heure)(et oui, je me rends bien compte que ça commence à ressembler à la saga de l'été version sans dolmen mais avec tour eiffel)(mais j'ai teeeeeeeellement de truc à dire)(avis aux blogeurs-blogueuses en mal d'inspiration : faites des bébés y a de la matière j'vous jure)

mardi 22 juillet 2008

Crache-la ta valda

Suite de l'Alien story et... pas tout à fait fin

Après quelques mois à ce rythme, les hormones ne se sont pas calmées.

Je me suis habituée à ma tronche de calculette, et le Chéri ah non, on me signale que le chéri ne s'est pas tout a fait habitué à la violence de ma bipolarité et que limite il se demande s'il a bien fait d'insister pour cette histoire de bébé.

Je ne vous cache pas que chaque 28 jours m'envahissait un mélange d'angoisse et d'excitation.
M'enfin au 12ème test de grossesse en 5 mois, j'ai décidé d'arrêter de dépenser l'argent des études du futur bébé à la pharmacie, et de tout miser sur la fameuse puissance de mon inconscient.
Je serais enceinte le jour ou je serais prête dans ma tête, peut être dans 6 mois, peut être jamais, la nature est vraiment bien faite.

Je saoulais donc joyeusement l'homme reproducteur et ma sœurette avec mes odes à la gloire de mon inconscient et les discours prétentieux de la fille qui a tout compris à la vie et à son cycle, au long de soirées ensoleillées (c'était en mai, souvenez vous) et copieusement arrosées de daïquiri fraise.

Et puis un samedi, en ballade parisienne en amoureux, le doute m'a assailli.
Cette sensation désagréable, depuis le lever.... ce mal de mer permanent... cette fatigue.... ces malaises...
Oh mon dieu. Faites que ça soit une gastro.
Parce que si c'est "ça", ça veut dire que cet état là ne va pas me lâcher de si tôt, et p$*%§ on est dans la merde !
(oui je dis "on" quand je parle au chéri, car lui et moi savons bien qu'il sera mon souffre douleur officiel)

Voilà.
Tout s'est fait très vite après ça. Un retour à la maison précipité (non sans avoir manqué de retapisser le métro parisien de mon petit déjeuner, miam miam), le passage à la pharmacie, la fébrilité, la lecture du test.... Positif...
Non mais attends, ça veut rien dire, je me suis loupée un peu en visant (oui je sais, aucun détail ne vous sera épargné).
Deuxième passage à la pharmacie (sourire narquois du pharmacien), deuxième test.... Positif.

Rythme cardiaque : 195
Niveau de stress : 18 sur un échelle de 1 à 10
Compréhension de la situation et de ses implications : -12 environ
Sourire niais : scotché au visage (ouf)

Bon. C'était il y a trois mois.
Jusqu'ici tout va bien...

lundi 21 juillet 2008

Et finalement ?

Et alors ? Et alors ?
(et non, zorro n'est pas arrivé)

Je sens que ce suspens vous tue.... Rhâ que de cruauté envers les pauvres lecteurs même pas en vacances !
Pardon, pardon, pardon.
Et pardon d'avance aussi, car ce n'est pas fini (je suis résolument machiavélique).

Après toutes ces tergiversations, j'étais prête.
Pas à avoir un bébé, hein. Mais à arrêter la pilule.
Si, si, j'insiste, il y a une énorme nuance.

D'abord parce que je suis le genre de fille capable de faire confiance à son inconscient.
Ça a l'air gravement con dit comme ça, mais je vous rassure, ça l'est.
L'idée, c'est que l'inconscient, il est drôlement balèze, vu qu'il est capable de te filer des maladies de peau psychosomatiques, de te guérir par homéopathie alors que bon sang il y a une pauvre molécule perdue dans une boîte de mini gélules (paraît il), etc etc. Alors venez pas m'expliquer que mon inconscient il sera pas foutu de bloquer le bazar reproducteur s'il sent que je ne suis pas prête.
Haha, on fait moins les malins devant ce raisonnement imparable, hein ? Non mais.
Bon d'accord, je fais toujours aussi peur. Oubliez le truc sur l'inconscient, je vais garder ça pour moi.

Alors parlons du conscient. Parce que le conscient, il a un sacré rôle aussi, hein.
Sans vouloir dévoiler ici quelque secret concernant la reproduction chez les mammifères - c'est vrai, je ne voudrais pas froisser de chastes oreilles - même sans pilule, on reste à peu près maître du bazar, hein.
Il suffit de ne pas faire de seske aux moments dangereux, pardi (oups on dirait que j'ai lâché l'info concernant le seske qui serait soi disant à l'origine des bébés).

Et voilà comment une fille un peu débile tente de calmer ses angoisses existencielles.
Auto-persuasion mon amie.

Parce que la réalité était bien loin de ces considérations naïves.

L'arrêt de la pilule après 10 ans (et quelques)(et beaucoup de quelques) de régulation hormonale chimique, il faut savoir que ça te fout un tel chantier dans le dedans de ton corps qu'un neurone n'y reconnaît plus sa synapse.
La plus grosse rave du monde à côté, ça ressemble à une veillée funèbre.

Ah c'est sûr, la méga fiesta ça a l'air cool comme ça.
Sauf que.

Sauf que tu te retrouves avec une poussée d'acné plus agressive que celle de tes 15 ans.
Ambiance "Découvre un nouveau bouton chaque jour avec ton chéri ! Oh, trois dans le dos ! Oh, deux sur le front ! Oh ben tiens, une bonne dizaine de petits sur le décolleté aussi !"

Ah ça rajeunit, certes.
Et là, tu te dis que ça a l'air très bon pour le contrôle de la seskualité dangereuse cette histoire. Parce que vu ta touche de boutonneuse en pleine puberté, à priori, le chéri il va moyennement avoir envie de semer sa petite graine vois tu.

Sauf que.
Sauf que la tawa hormonale, elle fait de toi une esclave de l'amour psychopathe bipolaire.
Oui ça fait beaucoup, je trouve aussi. Le chéri aussi d'ailleurs, il trouve que ça fait beaucoup.

Comment t'expliquer ?

Imagine que tu as du chocolat devant toi. Du genre au amandes caramélisées avec une pointe de sel (ou ce que tu veux, mais ça c'est ma tuerie personnelle).

Maintenant, imagine que dans les heures précédentes, on t'a forcé à ingurgiter un cassoulet, une choucroute, une raclette, une tartiflette, et en dessert une fondue au chocolat.
Bon ben là tu comprends bien que la seule vue du chocolat sur la table est juste insupportable. Virez moi ce chocolat immédiatement, il n'a pas le droit d'exister, non mais comment ce chocolat peut il seulement imaginer que je vais le manger, non mais je rêve ou quoi ?

Bon.

Et maintenant, imagine que tu as été enfermée dans une grotte pendant 6 ans (ou au régime si ça te parle, mais moi le concept m'est assez étranger), nourrie exclusivement au bouillon de légume. Pof, tu sors de ta grotte, et devant toi, THE tablette de chocolat. Ben crois moi que tu vas pas te demander si le chocolat a envie d'être mangé, si c'est le bon moment du mois ou que sais je, tu te jettes sur le chocolat et qui vivra verra.

Bien.

Maintenant tu fais un pitit effort d'imagination, et tu fais comme si je n'avais pas parlé de chocolat mais de seske.
Voilààààà, t'as bien compris.

Le contrôle de la seskualité, tu oublies tout de suite, les hormones ont pris le pouvoir, et t'es même pas enceinte, ça promet.

(la suite demain)
(ouh que je suis bavarde)
(je balance 6 mois de non-post, mais après on va reparler d'autres trucs, hein)

vendredi 18 juillet 2008

Nouage de neurones

A la base, moi, avoir des enfants, je suis ni pour, ni contre, bien au contraire.
Reposez moi la question quand je serai adulte, vous voyez.

Il y a des gens qui savent depuis toujours qu'ils sont faits pour avoir des enfants, d'autres qui savent depuis toujours qu'ils ne sont pas fait pour être parents, et ma foi, grand bien leur fasse.
Il doit bien y avoir deux trois paumés comme moi à ne pas avoir d'idée sur la question, non ? (Non ?)(Non mais vraiment ?)

Bon, en tout cas, ces 8 petits mots-là tournaient un peu dans ma tête de temps en temps.
Suffisamment pour dresser une liste de Pour / Contre.
Ben ouais, comme s'il s'agissait de décider si oui ou non on achète un écran plasma.
Pas la peine de me jeter des tomates je fais ce que je peux, hein.

Par exemple :

CONTRE : Encore un truc qui fait grossir

POUR : Ouais mais je suis DEJA grosse

CONTRE : Oui mais là encore plus

POUR : Ça serait l'occasion de commencer à manger sainement, pour le bébé à défaut de le faire pour moi
(à ce moment là, normalement, je clos le sujet parce que je pars dans un fou rire dû à la mauvaise foi du dernier argument)

********************

CONTRE : Si j'arrête la pilule, je ne pourrai plus contrôler mes cycles ni enchaîner les plaquettes pendant les vacances pour être tranquille

POUR : Yes baby, retour à la wild attitude, pas de pilule, c'est s'imaginer à chaque fois que c'est peut être le jour de la conception, trop bon pour l'adrénaline, sans compter qu'il paraît que la libido s'endort avec la pilule, alors retrouve un peu l'intériorité de ton désir, babe.

********************

CONTRE : Le boulot, la vie à Paris, l'appart' trop petit, putain c'est tellement pas le moment.

POUR : Ah parce qu'il y a un bon moment ? En vrai de vrai, tu penses vraiment qu'un de ces jours (une de ces années), tu vas te réveiller en te disant à ben tiens, ça tombe bien, j'ai rien de prévu ces 18 prochaines années, faisons un bébé ?

********************

CONTRE : Adieu tour du monde en amoureux, adieu voyages à la roots, adieu le concept de voyager léger, adieu les sorties improvisées avec les potes, adieu la vie sociale.

POUR : Bonjour la nouvelle aventure. Légèrement plus excitant qu'un nième resto entre potes, soyons honnêtes. Et adieu les remarques désobligeantes de la famille, collègues, amis sur le temps qui passe et la nécessité de se reproduire. Voilà, quoi, ça sera fait.

CONTRE : Oh mon dieu, on ne peut pas décemment faire un bébé parce que "voilà ça sera fait".

POUR : Non mais c'est parce que même dans ma tête je fais du 3ème degré hein.

********************

Bon, je vous la fait courte, les questions, elles se sont posées régulièrement pendant un an.
Je n'ai pas trouvé de réponse.
Mais je me suis familiarisée avec l'idée, ce qui était un début.
(je sais, je reviens de loin)

La suite lundi.....

(Je répète car je sais que le sujet est sensible : merci de ne pas me lancer des tomates, ni parce que je serais une atroce personne pour envisager de faire un bébé sans être totalement convaincue d'en avoir envie, ni parce que je serais une horrible égoïste de ne pas vouloir en faire un pour des raisons aussi futiles. On fait ce qu'on peut avec ce qu'on est et c'est tout)

jeudi 17 juillet 2008

Ca commence quand ?

Ça commence il y a un peu plus d'un an, quand le Chéri a posé la question fatidique qui allait me plonger dans un abîme de perplexité.

"Quand est ce qu'on fait des bébés ?"

Oh my God.

Des bébés ? Les trucs qui t'empêchent de dormir la nuit (le sommeil c'est sacré dans ma religion) ? Qui t'occupent pour les 18 prochaines années dans le meilleur des cas ?

Je suis flattée, mais franchement, je suis bien trop jeune pour ça, ai-je pensé.
La preuve, j'ai - attends je compte - ah ouais quand même.
J'ai compté : trente ans. Recompté : Ok, trente et un presque. (l'âge, c'est comme mon poids, à force de mentir, je ne sais plus où est la vérité).


Alors je dis quoi ?
Merci d'avoir pensé à moi ?
On en reparle dans 10 ans ?

En vérité ce jour là j'ai fondu d'amour pour cet inconscient qui imaginerait me confier la responsabilité d'un être humain sans défense.
Et puis je lui en ai voulu un peu, aussi, de me rappeler que l'horloge biologique avait pris pas mal d'avance sur moi.

Après ma réponse pour le moins déconcertante : "Mais on est pas bien comme ça ?", on n'en a plus reparlé pendant de longs mois.

Mais la mécanique implacable de l'auto-nouage de neurones dans mon cerveau était en marche.

On en reparle dans un prochain post (teasing, teasing, yeaaaaaah).

lundi 14 juillet 2008

I send a S.O.S to the blog

Reviendue je suis.
Pays du milieu toujours aussi épuisant.
Construction des phrases trop fatigante désolée.
Intégrité physique perdue là bas.
Horaires de travail locaux : 7 heures du matin à minuit (voire 1h du mat voire 2 h du mat soyons fous)
Rythme tenu pendant 9 jours.
Total d'heures de sommeil en 9 jours : moins de 30 (merci le décalage horaire, merci mon corps qui met trois à quatre jours à s'adapter, merci la quantité de travail, merci la vie quoi)

Depuis retour, Fyfe monotâche avec dodo pour activité unique.
Nuits de 12 heures.
Et siestes. De 4 heures.
Et micro-siestes de 2 heures aussi.
Le reste du temps je baille.
Et je compte les heures avant le prochain dodo.

Voilà.
Mais quand j'aurai fini ma cure de sommeil, je reviendrai.
D'ici un an ou deux quoi.
Nan je blague. D'ici à la fin de la semaine je vous promets du billet époustouriffant.

vendredi 27 juin 2008

Je suis vieille

Si, si.
(comment ça, personne n'avait dit "non" ?)

L'année dernière encore, je discutais avec les stagiaires, on rigolait ensemble, et elles me disaient : "quoââââaâ ? naaaaaan c'est pas vrai, j'te crois pas, t'as pas 30 ans ! Mais t'as l'air d'avoir 25 ans, c'est dingue !"
(elles étaient mignonnes, hein ?)

Cette année, les stagiaires elles rigolent entre elles, moi ça me fait pas rire, je les trouve un peu débiles, et quand elles s'adressent à moi, c'est limite si elles me disent pas madame.
(les garces).

Voilà, un an c'est écoulé, mais c'est toute la vieillesse du monde qui est tombée sur mes épaules et mes ridules.
Et dire que Jeanne Calment n'est même plus là pour faire la papote avec moi, si c'est pas malheureux.

Mais positivons.
Franchement il y a 10 ans, qu'est ce que j'avais de plus, mmmh ?
Bon, j'étais jeune, sans ridule, sans cerne, et je pesais 15kg de moins. Certes.
Bouhouhouhouhou
(Et je n'avais même pas mal à la tête après avoir passée une nuit blanche arrosée, rendez vous compte)
BOUHOUHOUHOU

Je disais quoi ?
Ah oui, positiver.

Bon.

Je crois qu'à l'instar de Musclor qui fait appel au pouvoir du crâne ancestral, il est temps pour moi de faire appel au pouvoir de toute ma mauvaise foi pour prouver comment c'est positif d'être vieille.
(là je suis devant la grotte et je tends un bras armé de mon glaive vers le ciel en criant fort que je détiens la mauvaise foi toute puissante, mais ça se voit pas c'est derrière votre écran. Faites un effort d'imagination)
(putain et ouais, j'ai des références de vieille, pas la peine de me parler de dragon ball, hein)


Ayé, mauvaise foi is in me.

Il y a 10 ans
Je me trouvais énorme, moche et conne.

Maintenant
Je préfère dire que je suis un peu trop voluptueuse, que parfois j'ai mauvaise mine, et que mon cerveau n'est pas toujours au top de ses possibilités.
Et je donnerais bien quelques claques à mon moi d'il y a 10 ans qui était un putain de canon capable en prime d'imprimer deux - trois trucs dans ses cases mémoires (mais j'peux pas, bonjour les failles spatio - temporelles sinon) (ben quoi, "retour vers le futur" aussi, c'est trop vieux, comme référence ?).


Il y a 10 ans
Je pensais que le top de la cool attitude consistait à imiter les gens cools autour de moi.
Sauf que je trouvais tout le monde cool.
Je pense que je faisais un peu peur, dans le genre schizo - personnalité multiple.

Maintenant
Ce que je trouve cool, c'est ce qui me repose.
Et faire semblant me fatigue, alors on peut dire que je laisse mieux s'exprimer le vrai moi qui est à l'intérieur de mon corps.
Même si je devrais arrêter d'utiliser le mot "cool", c'est quand même super ringard, non ?


Il y a 10 ans
J'étais prête à me lancer dans d'infinies joutes verbales pour convaincre le monde entier d'adopter mes opinions politiques.

Maintenant
Je me contente d'essayer d'oublier que $arko existe et j'économise de la salive.
Ok, j'essaye, j'ai dit.
Ok, c'est un échec total, c'est vrai, je suis encore prête à me lancer dans un débat politique avec le monde entier.
Et bien pour ça, au moins, je suis encore très jeune dans ma tête.


Il y a 10 ans
J'avais la vie devant moi.
Je serais peut être une solitaire passant sa vie à faire le tour du monde, une éternelle célibataire avec moult amants tous plus passionés les uns que les autres, ou à la tête d'une famille nombreuse.
La vérité, c'est que ça me filait des angoisses pas possible de ne pas savoir ce que je voulais.

Maintenant
Ma vie ne ressemble à rien de ce qui me faisait fantasmer.
J'ai parfois l'impression qu'il est trop tard pour continuer à rêver des toutes mes futures aventures. Mais seulement parfois.
Et puis j'aime bien celle que j'ai, de vie, alors je ne l'échangerais pas pour deux barils d'une autre, merci.
Ou alors plus tard.
On verra dans 10 ans. Finalement, j'ai encore plein de vies devant moi.



Voilà.
Maintenant, comme je suis vraiment trop la reine de la mauvaise foi, je me suis auto-convaincue que c'était vraiment chouette d'être vieille.
Merci à moi.


(L'air de rien, retour sur le bloug après 11 jours de silence. Meuh non il est pas mourru le bloug. Il va revivre a donf cet été. Quand personne ne sera là pour le lire. Yeaaaah. Ne suis je pas la pire marketeuse de la terre ?)

lundi 16 juin 2008

Faites appeler Obispo

Aujourd'hui je vous propose de faire un peu de diplomatie française, parce que merde, y'a pas que le Quai d'Orsay qui a le droit de se marrer après tout.

Alors pour ceux qui auraient raté cette truculente information, parmi les textes du futur alboum de la première dame du Royaume de France, il y a :

"Tu es ma came
Plus mortel que l'héroïne afghane
Plus dangereux que la blanche colombienne"

Parce qu'à l'Elysée, on est comme ça, pas le genre à vouloir museler les artistes engagés tu vois.
Et tant pis pour les gens à qui ça donne la nausée d'imaginer que cette déclaration s'adresse au président-gloire-à-lui-tout-puissant, tant pis si cela froisse quelques afghans dont on sait qu'ils nous pardonneront (d'tes façons, sont trop occupés avec les talibans et la chasse à Oussama), ou quelques colombiens (ah ben tien, non, eux ils ont l'air un peu fâchés quand même)

Léger froid sur les relations franco-colombiennes donc (Ingrid Bétancourt appréciera).

En même temps on les comprend, si l'épouse de G.W. Bush chantait son immense amour pour son mari en le comparant à la hauteur des talonnettes de $arko, on n'aurait pas fini d'en entendre parler.

Bref, pour sauver la France et son rayonnement international, je vous propose de travailler à des paroles alternatives correspondant un peu mieux au discours diplomatique :

Tu es ma came

Ah ouais mais là non, déjà, ça va pas du tout.
Et pourquoi pas "Tu es mon chocolat" ?
Ben si c'est addictif le chocolat. Et plus politiquement correct quand même.
Mais faut pas que ce soit du chocolat suisse non plus, hein, après on va nous accuser le président de faire de l'évasion fiscale ou de colocation avec Johnny allez savoir.
Et pis pas belge non plus, hein, après on va croire que c'est pour faire blagues (ben si, quand on parle des belges, c'est toujours pour faire des blagues, on a l'humour très fin en France).

Bon alors "Tu es mon chocolat pas suisse ni belge mais bien de chez nous". Bon c'est plus lourd mais comme ça on est sûr.

Oups j'ai failli faire une faute gravissime en oubliant le B.A.BA de la nutrition : "Tu es mon chocolat pas suisse ni belge mais bien de chez nous (mangez 5 fruits et légumes par jour - www.mangerbouger.fr).

Voiiiiiilà.

Ensuite.

Plus mortel que l'héroïne afghane
Plus dangereux que la blanche colombienne

Han mais non hein. La drogue c'est mal, les afghans et les colombiens, ils n'ont rien demandé à personne et même pas voté pour $arko, eux, alors faut les laisser tranquille, et pour finir, la mort, c'est pas hyper vendeur comme concept.

Alors pourquoi pas un petit "plus mou que du nes*tlé dessert, plus dur que des bouchées fourrées au praliné" ?
Ah oui mais non, des esprits mal intentionnés pourraient y voir des allusions seskuelles et interdire la chanson aux moins de 18 ans et aux personnes sensibles de la nausée, c'est pas bien.

Bon ben à ce moment là, je propose un petit "Moins gras que des frites - mayo, plus écœurant qu'une salade sans sauce"


Voyons si ça sonne :

Tu es mon chocolat pas suisse ni belge mais bien de chez nous (mangez 5 fruits et légumes par jour - www.mangerbouger.fr)
Moins gras que des frites - mayo,
Plus écœurant qu'une salade sans sauce


Bon ben ça me semble diplomatiquement parfait. Il y aura peut être quelques mesures de guitare à reprendre, m'enfin que vaut une chansonnette face à la raison d'état, je vous le demande.

mercredi 4 juin 2008

Ma liberté de penser

Croyez vous vraiment que je n'ai pas remarqué le complot qui s'ourdit contre moi ?

Pensez vous sincèrement que je sois aveugle aux regards en coin qui s'échangent sur mon passage ?

Que nenni !

Je sais.

Ils sont là. Partout. Tous plus fourbes les uns que les autres.

Les ennemis jurés s'unissent dans le seul but de me nuire.

Leur pacte est scellé, ils travaillent déjà à leur sombre dessein.

Mais je ne me laisserai pas faire.

Tant que la vie m'habitera, le courage coulera dans mes veines et je crierai ici et ailleurs la Vérité.

Ce blog sera ma tribune, et le monde, s'il est sage, m'écoutera.

Puissent ceux qui veulent ma perte être punis.

A vous, assassins, je le dis bien haut : vos phrases débiles ne m'entraîneront pas à la Hulketation !

Je résisterai, et vous dénoncerai ! Jusqu'au bout...


Coupables du jour :


Rachida Dati, à l'assemblée, accusant le parti socialiste d'avoir tout fait, avec notamment une certaine politique des grands frères, pour "nous" réduire au silence.

Dans le nous : les femmes de banlieue, et Rachida Dati, of course.

Rappelons que Rachida Dati est née à Saint Rémy en Saône et Loire (5 961 habitants), et quelle a été scolarisée en partie dans une école privée catholique tenue par des Carmélites.
Gageons qu'elle a dû effectivement beaucoup souffrir de la politique du PS en banlieue.


Laurent Fabius, parlant de l'intervention de Rachida Dati à l'assemblée : "il faut qu'elle apprenne à se dominer".

Comme s'il n'y avait pas des tonnes de possibilités de reproches argumentés et incontestables à opposer au Garde des Sceaux. Nooooon, il faut qu'on se contente de cette attaque, insupportable à mes oreilles car rappelant trop les attaques du machisme ordinaire contre les femmes.

On ne reproche jamais à un homme d'être sanguin ou coléreux. Non, cela fait de lui quelqu'un d'autoritaire. Une vraie nécessité en politique, l'autorité. Mais une femme, aaaaaah, une femme. Elle doit se dominer. Dominer quoi ? Ses émotions, pardi, qui sont plus fortes que sa raison. Toujours les mêmes vieux clichés derrière tout ça : l'homme est raison quand la femme est émotion. Vous la voyez, la femme hystérique, perdant ses nerfs, qui sait, peut être au gré de son cycle ? A tenir éloignée du pouvoir à tout prix, trop dangereux...

Mon chef (on ne change pas une équipe qui gagne), fâché tout rouge : "Non mais rendez vous compte, tout ceci est purement scandaleux ! Il y a des priorités dans la vie ! Au lieu de s'occuper de la faim dans le monde, de la gestion de l'eau mondiale, ou que sais je, on ferait mieux de s'attaquer aux problèmes prioritaires chez nous ! Je vous signale que le service XZYI45 n'a toujours pas été supprimé ! La priorité c'est de les virer tous avant d'aller s'occuper des autres !"

Wé je sais, ça fait peur.
Je propose que le gouvernement stoppe toute action extérieure, voyage à l'étranger, diplomatie, coopération selon le modèle dit "de Pyongyang", jusqu'à avoir réglé les problèmes prioritaires du pays, à savoir : suppression de tout service connexe à celui du chef, suppression de tout collègue éventuellement rival du chef, envoi des voisins du chef en exil, tonte du gazon du chef, accord météorologique garantissant du soleil pendant les vacances du chef.

Je ne suis pas toute verte.
Fyfe 1 - comploteurs 0.
Je me battrai.
Vous n'aurez pas ma liberté de penser (merci Florent).

mardi 3 juin 2008

Faire part

Ça faisait longtemps que nous en parlions, l'Homme de la maison et moi.

Moi j'étais plutôt pour, et lui... moins.

Je ne connaîtrai sans doute jamais les raisons cachées de ses réticences (peur de perdre sa place ? Crainte de reproduire un modèle familial qu'il juge peu réussi ?).
En tout cas, sa réponse officielle se résumait souvent à un simple "Mais... pourquoi ? On n'est pas bien comme ça ?"

Inutile de préciser que cette réponse m'a brisé le coeur maintes et maintes fois.

Les mois ont passé, et la question est revenue régulièrement.
J'aurais tant aimé qu'il se sente prêt, qu'il change d'avis.

Malheureusement, rien n'a changé.
Il a continué à évoquer de mauvaises raisons : l'argent, le manque d'espace dans notre appartement parisien, etc.

Mais ma patience était à bout, alors je lui ai forcé la main.

L'ultimatum posé, j'ai tremblé.

A ma plus grande surprise, il n'a pas vraiment mal réagit.
L'idée avait dû faire son chemin dans son esprit, bon an, mal an, ces derniers mois.

J'étais folle de joie.

Ensuite, tout s'est passé très vite, nous n'avons plus eu le temps de réfléchir.

Ce que j'attendais depuis si longtemps est enfin arrivé :

Melle Fyfe et l'Homme de la maison ont accueilli le 25 mai avec beaucoup d'émotion leur premier Lave - Vaisselle.
Il mesure 85 x 59,7 x 59,6 cm, et pèse un âne mort.



(Les âmes sensibles me pardonneront cette mauvaise blague...)