La preuve, je ris encore :
(Quand on se rend compte à 100 mètres de son immeuble que le truc bizarre qu'on sent sur ses fesses à l'intérieur du pantalon c'est la culotte de la veille et qu'on la sort de sa cachette avec un air dégouté en plein milieu de la rue, c'est le signe qu'on est très fatigué, non ? Oui, je me disais aussi... Allez, je vais dormir, moi)
vendredi 26 septembre 2008
jeudi 11 septembre 2008
Ironic Fiction
J'ai commencé à travailler à l'usine à 16 ans.
On fabriquait des chaudières industrielles.
Entre nous, pour ce qu'on me demandait je peux vous dire que ça aurait aussi bien pu être des jouets en plastique.
Les collègues, la pause café, le train train, quoi.
Un jour, je crois que c'était en 1997, j'ai entendu Chirac dire à la télévision que l'amiante serait interdit, vu qu'on savait depuis des dizaines d'année que c'était dangereux pour la santé.
Ça m'a fait drôle, parce que de l'amiante, il y en a plein à l'usine.
On en a parlé un peu ensemble, avec les gars de l'équipe, et puis on a continué à bosser parce que le boulot n'attendait pas, ni le chèque en fin de mois, évidemment.
Les cancers et les décès ont commencé pas longtemps après. On avait beau se plaindre et demander des explications, les patrons ils s'en foutaient un peu.
On nous a même fait casser un vieux four bourré d'amiante à la masse, sans protection.
Faut dire que quand l'inspectrice du travail était passée, la direction avait affirmé qu'il n'y avait plus d'amiante, alors...
Ça a duré longtemps parce que je me souviens que c'est en 2002 que le désamiantage du site a été fait.
40 tonnes de poussières amiantées ont été déblayées.
Putain, 40 tonnes.
Là, ça m'a fait bizarre quand même. On s'est rendu compte qu'on devait tous avoir les poumons pleins de cette saloperie-là, et que les cancers, c'était que le début.
Ça fout les boules, mais la vérité, c'est que les patrons, ils n'en ont rien eu à foutre de nous.
Le procès, ils l'ont bien mérité.
On a réclamé 10 000 euros de préjudice moral. Ça rend pas la santé mais c'est mieux que rien.
Quand je vois que des collègues malades ont eu droit à 1 500 euros à Nantes, je me dis que j'ai de la chance.
En même temps il y en a qui ont touché 200 000. Avec l'option cancer. Alors je sais pas trop. Si 10 000 euros, c'est le prix de ma vie, c'est clair que ça fait pas lourd.
J'ai joué. Beaucoup.
Triché. Souvent.
Gagné. Enormément.
Et perdu. Tout.
Mais je ne suis pas du genre à me laisser abattre. Dans la vie on est un winner ou pas. Et crois moi, le mec qui va m'enterrer, il n'est pas né. Pourtant, ça n'a pas été tous les jours faciles.
La vie de golden boy, le fric, c'est peut être pas chic, mais on s'en fout, j'étais bien habitué. Des potes, t'en manques pas quand t'es pété de thunes. Et puis les journaux people, ils ne se lassent pas de raconter ta success story sous tous les angles.
Le jour où tu te fais piquer la main dans le sac, putain, là, tu les comptes sur la main, tes amis. On te file en pâture aux médias, et tu payes cher. Tu oublies le yatch, tu oublies les nanas, tu oublies la tournée des grands ducs.
Y en a qui vont me le payer, crois moi, la vengeance est un plat qui se mange froid.
Parce que j'ai trouvé la faille dans leur système.
Eux non plus ils n'ont pas été très clean avec moi.
Et moi tu vois, quand je trouve une faille, je m'engouffre.
Et voilà.
Ca a pris du temps, mais je les ai fait cracher.
Ils m'ont remboursé le manque a gagner. 240 millions d'euros.
Et puis le préjudice moral aussi. 45 millions d'euros.
C'est le prix de ma blessure. De mon honneur déchu.
Alors elle est où l'ironie de ma fiction tellement fictionnelle ? Ben l'ironie, c'est que le genre de type qui se ramasse 45 millions, c'est le même genre de type qui décide que d'autres n'ont qu'à crever de l'amiante parce que cette putain d'usine, elle va bien tourner encore 5 ans avant qu'on désamiante.
Vous je ne sais pas, mais moi à l'idée de vivre dans un monde où l'orgueil des riches vaut mille fois plus cher que la vie ou la mort des pauvres ça me donne des envies sévères de révolution.
Le fatalisme ambiant des pauvres destinés à rester pauvres toute leur vie (ou à gagner la star academy), résolus à regarder de loin ces riches de plus en plus riches et de plus en plus protégés, ça me donne envie de foutre le feu, tout simplement.
'tain je vais accoucher d'un pyromane à cause de ces conneries.
Evidemment toute ressemblance avec des faits réels ou ayant existés ne serait que fortuite et blablabla. Mais mate un peu ici quand même. Et là. Et viens révolutionner avec moi un peu.
On fabriquait des chaudières industrielles.
Entre nous, pour ce qu'on me demandait je peux vous dire que ça aurait aussi bien pu être des jouets en plastique.
Les collègues, la pause café, le train train, quoi.
Un jour, je crois que c'était en 1997, j'ai entendu Chirac dire à la télévision que l'amiante serait interdit, vu qu'on savait depuis des dizaines d'année que c'était dangereux pour la santé.
Ça m'a fait drôle, parce que de l'amiante, il y en a plein à l'usine.
On en a parlé un peu ensemble, avec les gars de l'équipe, et puis on a continué à bosser parce que le boulot n'attendait pas, ni le chèque en fin de mois, évidemment.
Les cancers et les décès ont commencé pas longtemps après. On avait beau se plaindre et demander des explications, les patrons ils s'en foutaient un peu.
On nous a même fait casser un vieux four bourré d'amiante à la masse, sans protection.
Faut dire que quand l'inspectrice du travail était passée, la direction avait affirmé qu'il n'y avait plus d'amiante, alors...
Ça a duré longtemps parce que je me souviens que c'est en 2002 que le désamiantage du site a été fait.
40 tonnes de poussières amiantées ont été déblayées.
Putain, 40 tonnes.
Là, ça m'a fait bizarre quand même. On s'est rendu compte qu'on devait tous avoir les poumons pleins de cette saloperie-là, et que les cancers, c'était que le début.
Ça fout les boules, mais la vérité, c'est que les patrons, ils n'en ont rien eu à foutre de nous.
Le procès, ils l'ont bien mérité.
On a réclamé 10 000 euros de préjudice moral. Ça rend pas la santé mais c'est mieux que rien.
Quand je vois que des collègues malades ont eu droit à 1 500 euros à Nantes, je me dis que j'ai de la chance.
En même temps il y en a qui ont touché 200 000. Avec l'option cancer. Alors je sais pas trop. Si 10 000 euros, c'est le prix de ma vie, c'est clair que ça fait pas lourd.
J'ai joué. Beaucoup.
Triché. Souvent.
Gagné. Enormément.
Et perdu. Tout.
Mais je ne suis pas du genre à me laisser abattre. Dans la vie on est un winner ou pas. Et crois moi, le mec qui va m'enterrer, il n'est pas né. Pourtant, ça n'a pas été tous les jours faciles.
La vie de golden boy, le fric, c'est peut être pas chic, mais on s'en fout, j'étais bien habitué. Des potes, t'en manques pas quand t'es pété de thunes. Et puis les journaux people, ils ne se lassent pas de raconter ta success story sous tous les angles.
Le jour où tu te fais piquer la main dans le sac, putain, là, tu les comptes sur la main, tes amis. On te file en pâture aux médias, et tu payes cher. Tu oublies le yatch, tu oublies les nanas, tu oublies la tournée des grands ducs.
Y en a qui vont me le payer, crois moi, la vengeance est un plat qui se mange froid.
Parce que j'ai trouvé la faille dans leur système.
Eux non plus ils n'ont pas été très clean avec moi.
Et moi tu vois, quand je trouve une faille, je m'engouffre.
Et voilà.
Ca a pris du temps, mais je les ai fait cracher.
Ils m'ont remboursé le manque a gagner. 240 millions d'euros.
Et puis le préjudice moral aussi. 45 millions d'euros.
C'est le prix de ma blessure. De mon honneur déchu.
Alors elle est où l'ironie de ma fiction tellement fictionnelle ? Ben l'ironie, c'est que le genre de type qui se ramasse 45 millions, c'est le même genre de type qui décide que d'autres n'ont qu'à crever de l'amiante parce que cette putain d'usine, elle va bien tourner encore 5 ans avant qu'on désamiante.
Vous je ne sais pas, mais moi à l'idée de vivre dans un monde où l'orgueil des riches vaut mille fois plus cher que la vie ou la mort des pauvres ça me donne des envies sévères de révolution.
Le fatalisme ambiant des pauvres destinés à rester pauvres toute leur vie (ou à gagner la star academy), résolus à regarder de loin ces riches de plus en plus riches et de plus en plus protégés, ça me donne envie de foutre le feu, tout simplement.
'tain je vais accoucher d'un pyromane à cause de ces conneries.
Evidemment toute ressemblance avec des faits réels ou ayant existés ne serait que fortuite et blablabla. Mais mate un peu ici quand même. Et là. Et viens révolutionner avec moi un peu.
Libellés :
On n'est pas chez les bisounours
vendredi 29 août 2008
I've got the power
(mais pas la même coupe de cheveux que le monsieur)(ouf)
En ce 5ème mois de cohabitation avec l'alien, je me sens mieux que bien. En réalité, je me sens toute puissante. Divine, si vous préférez.
(qui a dit "comme d'habitude" ? Personne ? Bande de jaloux)
Grâce soit rendue à mes hormones, qui m'ont propulsé un peu au delà du 7ème ciel, et me permettent chaque jour de garder un moral indestructible malgré mes chutes de tension, digestion difficile, fatigue chronique, migraines récurrentes, etc etc.
Grâce soit également rendue à M. PetiteGraine, dont le dévouement n'a d'égal que la culpabilité vis-à-vis de mon si piteux état physique.
Soyons clairs, le futur papa est une proie facile.
Il est là, tente de participer comme il peut à ces grands chamboulements hormonaux et physiques sans bien les comprendre. Impuissant à soulager sa douce, à suivre ses sautes d'humeur, il semble parfois un peu dépassé par les événements.
Malgré tout, il se sent toujours un peu responsable de tout ça.
Nous ne sommes pas en train de faire de la politique, alors de responsable à coupable, il n'y a qu'un pas.
Voilà posées les bases de la tyrannie qui peut vite s'imposer au futur papa.
Pas par moi bien sûr. Je ne suis qu'amour et douceur.
Ainsi, la grossesse devient mon amie. Qui l'eut cru ? (Pas moi en tout cas).
Mais tout bien réfléchi, je trouve ça assez pratique d'être bien trop fatiguée pour participer au ménage, au rangement, aux courses au supermarché, et à la cuisine.
C'est pas de ma faute, c'est le bébé qui veut pas. Siiiiiiii j't'assure, il fait rien qu'à bouger jusqu'à m'envoyer 18 fois d'affilée aux toilettes, comprimer mon estomac, et tirer sur mes ligaments.
En revanche, le bébé n'a absolument rien contre le fait que je sorte voir des amis jusqu'à des heures indues ou que je parte en voyage.
Ce bébé est déjà intelligent. Il sait bien qui va le nourrir et qui il doit se mettre dans la poche en priorité.
Libellés :
Alien
vendredi 22 août 2008
Une fessée pour Harry
Harry Roselmack est mon plaisir des yeux à moi.
Je suis prête à presque tout entendre venant d'une si jolie bouche et de si jolis yeux, et d'un si joli sourire, et d'un si joli... breeeeef.
Mais quand même, Harry, je dois te dire, mardi, pendant le journal de 20h, tu m'as énormément déçue.
Non, pas à cause de ce sujet déjà mille fois traité, après tout, un bon vieux marronnier, je n'ai rien contre, quand il s'agit de sombrer dans une torpeur amoureuse en te regardant.
En l'occurrence, il s'agissait d'un reportage sur l'évolution du prix des achats de rentrée.
Passionnant n'est ce pas ? Tais toi et bave, va.
Concentre toi, Fyfe, concentre toi.
Ce reportage nous apprenait donc que le prix du "panier moyen de la rentrée" avait baissé de quelques euros par rapport à l'année passée, grâce aux efforts consentis par les enseignes de supermarché et les petits commerçants, papeteries, etc, etc.
Alléluia, gloire à $arko, le pouvoir d'achat augmente, alors, me demandais - je en mon for intérieur à moi que j'ai.
Que nenni ! Dans un impromptu accès d'honnêteté journalistique, Harry et sa si jolie bouche (oh Harry, ta bouche, ta bouche....) précise alors que les associations de consommateurs (ou de parents d'élève, je ne sais plus), estiment en revanche que les coûts de transport et de cantine pour les élèves subissent une augmentation de 50%.
Ah.
Et c'est là que Harry dérape (pourquoi Harry, pourquoi toi ?) : "On ne peut pas gagner sur tous les tableaux".
Et voilà comment notre idylle s'est violemment terminée.
Pour commencer, Harry, c'est quoi ce verbe : "gagner", mmh ?
A qui essayes tu de faire croire que les parents ont gagné quelque chose avec cette baisse de quelques euros ? Ils ont juste un peu moins dépensé, pas gagné.
Ben oui, c'est con mais la nuance est de taille.
"On ne peut pas gagner sur tous les tableaux".
Dit comme ça, on comprend que le consommateur a donc gagné sur les achats de rentrée, mais pas sur les transports ni la cantine.
Au mieux, on peut imaginer que pour les transports et la cantine, on ne gagnera rien.
Au pire, on se dit qu'on va perdre de l'argent sur les transports et la cantine, mais bon, comme on a gagné sur les achats de rentrée, ben ça va s'équilibrer.
Mais Harry, est ce bien raisonnable ?
Je ne connais pas les montants exacts, mais ça m'étonnerait que quelques euros gagnés en septembre compensent 50% d'augmentation des dépenses des transports d'élève et de la cantine pendant trois trimestres...
Comment te dire, Harry ? Ça me fout la gerbe les idées qui sont cachées derrière cette phrase anodine.
C'est vrai quoi, qui sont ces pénibles qui passent leur temps à se plaindre de leur pouvoir d'achat alors qu'ils ont économisé quelques euros sur leurs achats de rentrée, mmh ? Ils ne voudraient pas EN PLUS économiser sur les autres frais, si ??
Je caricature ? Peut être, peut être.
Allez, Harry, dis moi : ta langue a fourché ? (ta langue, Harry,.... non rien, je vais me reprendre)
Ce que tu voulais dire c'était plutôt : "Il reste du chemin à faire pour l'augmentation du pouvoir d'achat des parents d'élèves", c'est ça ?
Allez, ne recommence plus, fais moi des d'excuses, un bisou mouillé, demande moi en mariage, et je te pardonne.

Je suis prête à presque tout entendre venant d'une si jolie bouche et de si jolis yeux, et d'un si joli sourire, et d'un si joli... breeeeef.
Mais quand même, Harry, je dois te dire, mardi, pendant le journal de 20h, tu m'as énormément déçue.
Non, pas à cause de ce sujet déjà mille fois traité, après tout, un bon vieux marronnier, je n'ai rien contre, quand il s'agit de sombrer dans une torpeur amoureuse en te regardant.
En l'occurrence, il s'agissait d'un reportage sur l'évolution du prix des achats de rentrée.
Passionnant n'est ce pas ? Tais toi et bave, va.
Concentre toi, Fyfe, concentre toi.
Ce reportage nous apprenait donc que le prix du "panier moyen de la rentrée" avait baissé de quelques euros par rapport à l'année passée, grâce aux efforts consentis par les enseignes de supermarché et les petits commerçants, papeteries, etc, etc.
Alléluia, gloire à $arko, le pouvoir d'achat augmente, alors, me demandais - je en mon for intérieur à moi que j'ai.
Que nenni ! Dans un impromptu accès d'honnêteté journalistique, Harry et sa si jolie bouche (oh Harry, ta bouche, ta bouche....) précise alors que les associations de consommateurs (ou de parents d'élève, je ne sais plus), estiment en revanche que les coûts de transport et de cantine pour les élèves subissent une augmentation de 50%.
Ah.
Et c'est là que Harry dérape (pourquoi Harry, pourquoi toi ?) : "On ne peut pas gagner sur tous les tableaux".
Et voilà comment notre idylle s'est violemment terminée.
Pour commencer, Harry, c'est quoi ce verbe : "gagner", mmh ?
A qui essayes tu de faire croire que les parents ont gagné quelque chose avec cette baisse de quelques euros ? Ils ont juste un peu moins dépensé, pas gagné.
Ben oui, c'est con mais la nuance est de taille.
"On ne peut pas gagner sur tous les tableaux".
Dit comme ça, on comprend que le consommateur a donc gagné sur les achats de rentrée, mais pas sur les transports ni la cantine.
Au mieux, on peut imaginer que pour les transports et la cantine, on ne gagnera rien.
Au pire, on se dit qu'on va perdre de l'argent sur les transports et la cantine, mais bon, comme on a gagné sur les achats de rentrée, ben ça va s'équilibrer.
Mais Harry, est ce bien raisonnable ?
Je ne connais pas les montants exacts, mais ça m'étonnerait que quelques euros gagnés en septembre compensent 50% d'augmentation des dépenses des transports d'élève et de la cantine pendant trois trimestres...
Comment te dire, Harry ? Ça me fout la gerbe les idées qui sont cachées derrière cette phrase anodine.
C'est vrai quoi, qui sont ces pénibles qui passent leur temps à se plaindre de leur pouvoir d'achat alors qu'ils ont économisé quelques euros sur leurs achats de rentrée, mmh ? Ils ne voudraient pas EN PLUS économiser sur les autres frais, si ??
Je caricature ? Peut être, peut être.
Allez, Harry, dis moi : ta langue a fourché ? (ta langue, Harry,.... non rien, je vais me reprendre)
Ce que tu voulais dire c'était plutôt : "Il reste du chemin à faire pour l'augmentation du pouvoir d'achat des parents d'élèves", c'est ça ?
Allez, ne recommence plus, fais moi des d'excuses, un bisou mouillé, demande moi en mariage, et je te pardonne.
Libellés :
On n'est pas chez les bisounours
mardi 19 août 2008
Condensé
Il y aurait tant à dire de ces trois premiers mois de cohabitation intérieure entre l'alien et moi.
Même si la tentation est grande de raconter ici tout le sel cette nouvelle aventure (si, si, c'est une vraie aventure, et d'ailleurs je me sens comme Sigourney Weaver quand elle découvre les mignons noeufs des moins mignons aliens), je sais que je dois fuir comme la peste mes tendances naturelles à l'exhaustivité (c'est mon côté psychopathe inquiétante, cette manie de ne rien vouloir oublier, de tout écrire).
Donc non, vous ne saurez pas tout et je ne dirai pas tout.
Parce qu'il me faudrait trop de temps (je n'envisage pas de pouvoir finir de TOUT raconter avant 2018), parce que ça serait inutile et chiant comme la mort, parce que je dois lutter contre mes manies psychotiques.
Voilà.
Alors voici un condensé de ce fameux "premier trimestre".
J'ai déjà évoqué les joies des hormones en folie à l'occasion de l'arrêt de la pilule.
Comme le faisaient si justement remarquer Ma'cha et Ophise dans les commentaires, le coup des hormones, comment dire, mouhahahahahahaha.
En fait, si on en entend peu parler, c'est tout simplement parce que le boulersement hormonal lié à l'arrêt de pilule, ce fameux état de furie de l'amour et du seske, est à peu près du niveau de l'importance du dernier cassage d'ongle de Miss France, si on le compare au cyclone + tsunami + tremblement de terre engendré par la grossesse.
Avec la grossesse, la notion d'alien qui prend possession de ton corps prend tout son sens.
Pendant ces trois mois, donc, il y a eu quelqu'un - ou quelque chose, allez savoir avec les aliens - qui a pris plaisir :
- à tenter de me lyophiliser. J'ai pleuré pour tout je pense. Les réveils difficiles, les victoires sportives, les défaites sportives, la fatigue, le chat qui ne veut pas monter sur mes genoux, le chat qui veut tout le temps monter sur mes genoux, Frédéric François, mon incroyable susceptibilité, la faim dans le monde et les guerres qui sont vraiment mais alors vraiment pas bien quand même meeeeeerde, etc etc etc...
- à tenter de me faire faire des abdos de force en me refilant des fou rire intempestifs au sujet de tout. Les réveils difficiles, les victoires sportives, les défaites sportives,la fatigue, le chat qui ne veut pas monter sur mes genoux, le chat qui veut... bref z'avez compris.
- à faire de moi une esclave de l'amour (on ne revient pas sur le sujet, je pense à m'inscrire aux seske-addict anonymes, tout-va-bien)
- à faire de moi une esclave de mon oreiller : j'ai dû exploser quelques records olympiques de dodo le plus long
- mais surtout, surtout, à provoquer ce dawa incroyable dans mon système digestif, me permettant tout à la fois de stocker plusieurs semaines de caca (on a frôlé l'explosion je pense) (mioum, ne me remerciez pas pour ces détails), d'expérimenter ce concept de "remontées acides" jusqu'ici inconnu de moi (et ça manquait teeeeeellement à ma culture), et bien sûr, de profiter de cet état nauséeux permanent. Non, j'exagère. En fait la sensation de mal de mer s'arrêtait parfois. Quand je dormais par exemple. Et quand je mangeais aussi (ben ouais, ça laisse bien 14 heures par jour d'état beuuuuuurk).
- L'alimentation est un sujet en soi. Depuis 31 ans que je me connais, je m'étais habituée à quelques rituels rassurants, du type avoir faim 3 fois par jours environ, être rassasiée après avoir fini mon dessert, ou faire un peu de place pour une deuxième part de gâteau au chocolat trop trop bon. Et je dois avouer qu'il n'est pas aisé de faire table rase de ce genre d'habitude. La cohabitation avec l'alien implique en effet une certaine écoute de ses sensations. Par exemple : "beeeeeeeeeeeu, j'me sens maaaaaaal" "ptêtre que j'ai faim en fait ?" "ok, bon, je vais tenter un peu de chocolat" "ah oui, tient, ça va mieux après un demi-carré" "rhâââââââ j'aurais jamais dû finir la deuxième moitié du carré de chocolat, j'ai troooooop mangé, j'me sens maaaaaaal". Déstabilisant, hein ? Pensez bien que jamais une malheureuse tablette de chocolat ne m'avait résisté jusqu'ici. Ça fait un choc, j'vous jure.
Pemettez moi de passer vite sur le ventre qui grossit, pas suffisamment pour être reconnaissable comme un ventre de femme enceinte, nooooooooon, mais juste assez pour être clairement identifié comme purement graisseux. C'est un traumatisme qui n'est pas encore tout à fait guéri.
Pathétique, oui, c'est le mot qui m'est souvent venu à l'esprit.
Et puis d'autres moins polis aussi. Ou plus désespérés :
"Chériiiiiiiiiiiiii, appelle un exorciste, j'en peux plus de l'alien"
Voire, je ne chercherai pas à le nier, légèrement énervés :
"P$*&@ de B@/ù£$ de M*$^`#, là, si je crie "sortez moi de là je suis une célébrité" le jeu il est sensé s'ARRETER, naméo !"
Je précise que oui, j'ai invoqué régulièrement par la pensée les milliards de femmes qui sont passées par là avant moi, et que non, ça ne m'a pas aidée.
J'ai beau savoir que certaines ont fait une pause de 10minutes dans leur vie pour déposer le bébé au milieu d'un champ, que d'autres ne connaissent même pas la définition d'une remontée acide ou d'une échographie, le malheur des autres, s'il me révolte, n'a jamais soulagé le mien.
Alors j'accepte d'être considérée comme la femme la plus douillette du monde et je vous merde.
(ah oui, je vous ai déjà parlé des hormones et de ma susceptibilité je crois).
(le dalai lama devrait prendre quelques cours de zenitude avec mon chéri à moi que j'ai).
Voilà.
Et pour couronner le tout, ces trois mois là sont l'occasion de réaliser qu'on est perçue comme une alcoolique notoire, puisque malgré tous les efforts déployés pour garder cette grossesse secrète, toutes vos amies vous grillent au premier cocktail sans alcool commandé.
Pas la peine d'essayer de les détromper ou de leur mentir, leurs regards en disent long : vous êtes Sue Ellen et vous avez commandé une menthe à l'eau, pas la peine de la leur raconter.
Je ne parle pas que de vous, les blogueuses qui allez vous dénoncer dans les commentaires - n'est ce pas ? - mais je parle de vous AUSSI, surtout que vous, vous m'avez grillées alors que le test de grossesse était encore frais, 'spèces d'espionnes ;-)
Bref.
3 mois qui ne seront certainement pas les meilleurs de ma vie.
Aucun sentiment de "maternité" à l'horizon, juste une furieuse envie de sortir de cet état tellement beurk, et une question lancinante : "mais comment est il possible que les gens fassent parfois un deuxième ?"
(et bien sûr, l'énoooorme sentiment de culpabilité pour oser avoir ce genre de pensée alors que, je vis la plus belle chose du monde (je cite))(citation qui appelait généralement une réponse très fort dans ma tête du type : "Ta gueule")(ahum).
Un élément de réponse pour expliquer ce phénomène étonnant qui amène certaines à recommencer : le quatrième mois.
Disons d'une manière générale, la suite de l'aventure entre Sigourney et son alien, les règles de cohabitation qui se mettent en place, et toutes ces nouveautés curieuses et excitantes qui font oublier ce qui est déjà passé.
Bon ben, à suivre comme on dit...
Même si la tentation est grande de raconter ici tout le sel cette nouvelle aventure (si, si, c'est une vraie aventure, et d'ailleurs je me sens comme Sigourney Weaver quand elle découvre les mignons noeufs des moins mignons aliens), je sais que je dois fuir comme la peste mes tendances naturelles à l'exhaustivité (c'est mon côté psychopathe inquiétante, cette manie de ne rien vouloir oublier, de tout écrire).
Donc non, vous ne saurez pas tout et je ne dirai pas tout.
Parce qu'il me faudrait trop de temps (je n'envisage pas de pouvoir finir de TOUT raconter avant 2018), parce que ça serait inutile et chiant comme la mort, parce que je dois lutter contre mes manies psychotiques.
Voilà.
Alors voici un condensé de ce fameux "premier trimestre".
J'ai déjà évoqué les joies des hormones en folie à l'occasion de l'arrêt de la pilule.
Comme le faisaient si justement remarquer Ma'cha et Ophise dans les commentaires, le coup des hormones, comment dire, mouhahahahahahaha.
En fait, si on en entend peu parler, c'est tout simplement parce que le boulersement hormonal lié à l'arrêt de pilule, ce fameux état de furie de l'amour et du seske, est à peu près du niveau de l'importance du dernier cassage d'ongle de Miss France, si on le compare au cyclone + tsunami + tremblement de terre engendré par la grossesse.
Avec la grossesse, la notion d'alien qui prend possession de ton corps prend tout son sens.
Pendant ces trois mois, donc, il y a eu quelqu'un - ou quelque chose, allez savoir avec les aliens - qui a pris plaisir :
- à tenter de me lyophiliser. J'ai pleuré pour tout je pense. Les réveils difficiles, les victoires sportives, les défaites sportives, la fatigue, le chat qui ne veut pas monter sur mes genoux, le chat qui veut tout le temps monter sur mes genoux, Frédéric François, mon incroyable susceptibilité, la faim dans le monde et les guerres qui sont vraiment mais alors vraiment pas bien quand même meeeeeerde, etc etc etc...
- à tenter de me faire faire des abdos de force en me refilant des fou rire intempestifs au sujet de tout. Les réveils difficiles, les victoires sportives, les défaites sportives,la fatigue, le chat qui ne veut pas monter sur mes genoux, le chat qui veut... bref z'avez compris.
- à faire de moi une esclave de l'amour (on ne revient pas sur le sujet, je pense à m'inscrire aux seske-addict anonymes, tout-va-bien)
- à faire de moi une esclave de mon oreiller : j'ai dû exploser quelques records olympiques de dodo le plus long
- mais surtout, surtout, à provoquer ce dawa incroyable dans mon système digestif, me permettant tout à la fois de stocker plusieurs semaines de caca (on a frôlé l'explosion je pense) (mioum, ne me remerciez pas pour ces détails), d'expérimenter ce concept de "remontées acides" jusqu'ici inconnu de moi (et ça manquait teeeeeellement à ma culture), et bien sûr, de profiter de cet état nauséeux permanent. Non, j'exagère. En fait la sensation de mal de mer s'arrêtait parfois. Quand je dormais par exemple. Et quand je mangeais aussi (ben ouais, ça laisse bien 14 heures par jour d'état beuuuuuurk).
- L'alimentation est un sujet en soi. Depuis 31 ans que je me connais, je m'étais habituée à quelques rituels rassurants, du type avoir faim 3 fois par jours environ, être rassasiée après avoir fini mon dessert, ou faire un peu de place pour une deuxième part de gâteau au chocolat trop trop bon. Et je dois avouer qu'il n'est pas aisé de faire table rase de ce genre d'habitude. La cohabitation avec l'alien implique en effet une certaine écoute de ses sensations. Par exemple : "beeeeeeeeeeeu, j'me sens maaaaaaal" "ptêtre que j'ai faim en fait ?" "ok, bon, je vais tenter un peu de chocolat" "ah oui, tient, ça va mieux après un demi-carré" "rhâââââââ j'aurais jamais dû finir la deuxième moitié du carré de chocolat, j'ai troooooop mangé, j'me sens maaaaaaal". Déstabilisant, hein ? Pensez bien que jamais une malheureuse tablette de chocolat ne m'avait résisté jusqu'ici. Ça fait un choc, j'vous jure.
Pemettez moi de passer vite sur le ventre qui grossit, pas suffisamment pour être reconnaissable comme un ventre de femme enceinte, nooooooooon, mais juste assez pour être clairement identifié comme purement graisseux. C'est un traumatisme qui n'est pas encore tout à fait guéri.
Pathétique, oui, c'est le mot qui m'est souvent venu à l'esprit.
Et puis d'autres moins polis aussi. Ou plus désespérés :
"Chériiiiiiiiiiiiii, appelle un exorciste, j'en peux plus de l'alien"
Voire, je ne chercherai pas à le nier, légèrement énervés :
"P$*&@ de B@/ù£$ de M*$^`#, là, si je crie "sortez moi de là je suis une célébrité" le jeu il est sensé s'ARRETER, naméo !"
Je précise que oui, j'ai invoqué régulièrement par la pensée les milliards de femmes qui sont passées par là avant moi, et que non, ça ne m'a pas aidée.
J'ai beau savoir que certaines ont fait une pause de 10minutes dans leur vie pour déposer le bébé au milieu d'un champ, que d'autres ne connaissent même pas la définition d'une remontée acide ou d'une échographie, le malheur des autres, s'il me révolte, n'a jamais soulagé le mien.
Alors j'accepte d'être considérée comme la femme la plus douillette du monde et je vous merde.
(ah oui, je vous ai déjà parlé des hormones et de ma susceptibilité je crois).
(le dalai lama devrait prendre quelques cours de zenitude avec mon chéri à moi que j'ai).
Voilà.
Et pour couronner le tout, ces trois mois là sont l'occasion de réaliser qu'on est perçue comme une alcoolique notoire, puisque malgré tous les efforts déployés pour garder cette grossesse secrète, toutes vos amies vous grillent au premier cocktail sans alcool commandé.
Pas la peine d'essayer de les détromper ou de leur mentir, leurs regards en disent long : vous êtes Sue Ellen et vous avez commandé une menthe à l'eau, pas la peine de la leur raconter.
Je ne parle pas que de vous, les blogueuses qui allez vous dénoncer dans les commentaires - n'est ce pas ? - mais je parle de vous AUSSI, surtout que vous, vous m'avez grillées alors que le test de grossesse était encore frais, 'spèces d'espionnes ;-)
Bref.
3 mois qui ne seront certainement pas les meilleurs de ma vie.
Aucun sentiment de "maternité" à l'horizon, juste une furieuse envie de sortir de cet état tellement beurk, et une question lancinante : "mais comment est il possible que les gens fassent parfois un deuxième ?"
(et bien sûr, l'énoooorme sentiment de culpabilité pour oser avoir ce genre de pensée alors que, je vis la plus belle chose du monde (je cite))(citation qui appelait généralement une réponse très fort dans ma tête du type : "Ta gueule")(ahum).
Un élément de réponse pour expliquer ce phénomène étonnant qui amène certaines à recommencer : le quatrième mois.
Disons d'une manière générale, la suite de l'aventure entre Sigourney et son alien, les règles de cohabitation qui se mettent en place, et toutes ces nouveautés curieuses et excitantes qui font oublier ce qui est déjà passé.
Bon ben, à suivre comme on dit...
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Alien
jeudi 14 août 2008
Seske machine
Bon bon bon.
Ça s'est à peine vue que j'ai disparu du blog un moment, mmh ?
C'pas de ma faute, j'avais vacances. Du cerveau et du reste.
Pour un retour en douceur, voici le tag de l'été, grâce à ma copine Bykyss qui a sans doute voulu me rappeler que je n'étais pas qu'un ventre et un placenta, et que je devais aussi montrer la bombe seskuelle en moi (non, on ne rit pas, merci).
Si j'étais un slip
Je ne rentrerais jamais dans les fesses. JAMAIS. C'est le mal de rentrer dans les fesses, ça oblige d'élégantes jeunes filles à se contorsionner en tripotant des élastiques mal placés.
Si j'étais un sextoy
Ça voudrait dire que j'ai été très punie d'avoir été très très méchante dans ma vie précédente.
Si j'étais un fantasme
Mais enfin, je SUIS un fantasme. Pour beaucoup d'hommes. Et de femmes. Et d'aveugles.
Non mais.
Si je devais faire l'amour avec un animal
Je me dis souvent que l'homme de ma maison est un animal RRRRRRRRrrrrrr.
Si je devais te dire quelque chose à l'oreille pendant qu'on fait l'amour
Ben t'aurais plutôt pas intérêt à le répéter sur le oueb.

Si j'étais Clara Morgane mais avec mon cerveau actuel
Je réaliserais que mon soutien gorge est à l'extérieur de ma robe et non pas à l'intérieur comme il se doit, et je me sentirais un peu mal pour aller bosser.
Si j'étais une zone érogène
Mon estomac.
Si j'étais un détail absolument irrésistible
Le regard moqueur du chéri de ma maison.
Si j'avais une morale sexuelle
Jamais les lundis, jamais sur la table de la cuisine, jamais avec le facteur, jamais avant le mariage.
(oups je ne suis pas mariée)
(on dirait que depuis la 6ème question, j'ai récupéré le cerveau de Clara Morgane dans mon corps)(c't'arnaque)
Si je me réveillais demain sans pénis ni vagin
Je pourrais passer sur TF1.
Prend le tag qui n'en veut exprimer sur le ternet du monde sa seskualité.
Ça s'est à peine vue que j'ai disparu du blog un moment, mmh ?
C'pas de ma faute, j'avais vacances. Du cerveau et du reste.
Pour un retour en douceur, voici le tag de l'été, grâce à ma copine Bykyss qui a sans doute voulu me rappeler que je n'étais pas qu'un ventre et un placenta, et que je devais aussi montrer la bombe seskuelle en moi (non, on ne rit pas, merci).
Si j'étais un slip
Je ne rentrerais jamais dans les fesses. JAMAIS. C'est le mal de rentrer dans les fesses, ça oblige d'élégantes jeunes filles à se contorsionner en tripotant des élastiques mal placés.
Si j'étais un sextoy
Ça voudrait dire que j'ai été très punie d'avoir été très très méchante dans ma vie précédente.
Si j'étais un fantasme
Mais enfin, je SUIS un fantasme. Pour beaucoup d'hommes. Et de femmes. Et d'aveugles.
Non mais.
Si je devais faire l'amour avec un animal
Je me dis souvent que l'homme de ma maison est un animal RRRRRRRRrrrrrr.
Si je devais te dire quelque chose à l'oreille pendant qu'on fait l'amour
Ben t'aurais plutôt pas intérêt à le répéter sur le oueb.

Si j'étais Clara Morgane mais avec mon cerveau actuel
Je réaliserais que mon soutien gorge est à l'extérieur de ma robe et non pas à l'intérieur comme il se doit, et je me sentirais un peu mal pour aller bosser.
Si j'étais une zone érogène
Mon estomac.
Si j'étais un détail absolument irrésistible
Le regard moqueur du chéri de ma maison.
Si j'avais une morale sexuelle
Jamais les lundis, jamais sur la table de la cuisine, jamais avec le facteur, jamais avant le mariage.
(oups je ne suis pas mariée)
(on dirait que depuis la 6ème question, j'ai récupéré le cerveau de Clara Morgane dans mon corps)(c't'arnaque)
Si je me réveillais demain sans pénis ni vagin
Je pourrais passer sur TF1.
Prend le tag qui n'en veut exprimer sur le ternet du monde sa seskualité.
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On the ouèbe
dimanche 27 juillet 2008
Google est mon ami
Après cette nouvelle à haut pouvoir boulversifiant pour nos vies, le Chéri de la maison et moi avons eu deux réactions assez différentes.
Pour ma part, je me suis jetée sur internet et j'ai, je pense, fait le bonheur des analyseurs de mots clefs.
Croyez moi, grâce à mes "enceinte To do list", "grossesse 10 trucs à savoir", et, plus désespéré : "la grossesse pour les nuls" (et encore, je me suis retenue de taper "enceinte S.O.S"), y en a qui vont se marrer en regardant leurs statistiques....
Quant à M. PetiteGraine, il n'a pas eu besoin de parler, ni de bouger.
Son regard disait tout.
J'ai baissé les yeux, pour vérifier si j'avais une tâche sur mon t-shirt.
Pas de tâche, non.
Haaaaaaaaaan, mais, tu crois que.... déjà ? C'est vrai que depuis ce matin, ma poitrine me semblait.... différente (comprendre : hypersensible, prête à exploser).
Vérification devant le miroir.
Ok, on arrête tout de suite les grosses blagues, la déconnade, tout ça tout ça et ON ME REND MES SEINS IMMEDIATEMENT.
J'insiste, ces trucs énormes avec des aréoles de vache laitière ne m'appartiennent pas.
C'est possible qu'on m'ait transplanté les seins de Loana dans la nuit ? Non, hein?
Bon, alors elle est où la caméra cachée mmmh ?
Ok, ce sont donc mes nouveaux seins pour au moins... tout ça de temps.....
Bien.
Inspire, expire.
Retourne sur internet : "grossesse gros seins durée" - "grossesse gros seins ça continue à grossir ?"
(et voilà élucidé le mystère des gens qui tapent des questions entières dans google. Pardonnez leur ils sont désespérés)
"grossesse - et maintenant je fais quoi ?"
(et le pire c'est qu'il y a des réponses)(des tonnes de réponse)(y a des gens qui passent leur temps à faire des bébés et à le raconter sur le net)(qui a dit "comme toi maintenant" ??)
Bref, c'est comme ça qu'on peut apprendre quelques heures après avoir fait pipi positif qu'on est déjà en retard pour s'inscrire dans un endroit parisien qui voudra bien nous laisser accoucher (hôpital, maternité, pont, bordure de boulevard périphérique....).
Meuh non c'est pas anxiogène la grossesse....
(je vous rassure, maintenant je vais résumer, hein, je vais pas vous faire les 3 mois heure par heure)(et oui, je me rends bien compte que ça commence à ressembler à la saga de l'été version sans dolmen mais avec tour eiffel)(mais j'ai teeeeeeeellement de truc à dire)(avis aux blogeurs-blogueuses en mal d'inspiration : faites des bébés y a de la matière j'vous jure)
Pour ma part, je me suis jetée sur internet et j'ai, je pense, fait le bonheur des analyseurs de mots clefs.
Croyez moi, grâce à mes "enceinte To do list", "grossesse 10 trucs à savoir", et, plus désespéré : "la grossesse pour les nuls" (et encore, je me suis retenue de taper "enceinte S.O.S"), y en a qui vont se marrer en regardant leurs statistiques....
Quant à M. PetiteGraine, il n'a pas eu besoin de parler, ni de bouger.
Son regard disait tout.
J'ai baissé les yeux, pour vérifier si j'avais une tâche sur mon t-shirt.
Pas de tâche, non.
Haaaaaaaaaan, mais, tu crois que.... déjà ? C'est vrai que depuis ce matin, ma poitrine me semblait.... différente (comprendre : hypersensible, prête à exploser).
Vérification devant le miroir.
Ok, on arrête tout de suite les grosses blagues, la déconnade, tout ça tout ça et ON ME REND MES SEINS IMMEDIATEMENT.
J'insiste, ces trucs énormes avec des aréoles de vache laitière ne m'appartiennent pas.
C'est possible qu'on m'ait transplanté les seins de Loana dans la nuit ? Non, hein?
Bon, alors elle est où la caméra cachée mmmh ?
Ok, ce sont donc mes nouveaux seins pour au moins... tout ça de temps.....
Bien.
Inspire, expire.
Retourne sur internet : "grossesse gros seins durée" - "grossesse gros seins ça continue à grossir ?"
(et voilà élucidé le mystère des gens qui tapent des questions entières dans google. Pardonnez leur ils sont désespérés)
"grossesse - et maintenant je fais quoi ?"
(et le pire c'est qu'il y a des réponses)(des tonnes de réponse)(y a des gens qui passent leur temps à faire des bébés et à le raconter sur le net)(qui a dit "comme toi maintenant" ??)
Bref, c'est comme ça qu'on peut apprendre quelques heures après avoir fait pipi positif qu'on est déjà en retard pour s'inscrire dans un endroit parisien qui voudra bien nous laisser accoucher (hôpital, maternité, pont, bordure de boulevard périphérique....).
Meuh non c'est pas anxiogène la grossesse....
(je vous rassure, maintenant je vais résumer, hein, je vais pas vous faire les 3 mois heure par heure)(et oui, je me rends bien compte que ça commence à ressembler à la saga de l'été version sans dolmen mais avec tour eiffel)(mais j'ai teeeeeeeellement de truc à dire)(avis aux blogeurs-blogueuses en mal d'inspiration : faites des bébés y a de la matière j'vous jure)
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mardi 22 juillet 2008
Crache-la ta valda
Suite de l'Alien story et... pas tout à fait fin
Après quelques mois à ce rythme, les hormones ne se sont pas calmées.
Je me suis habituée à ma tronche de calculette, et le Chéri ah non, on me signale que le chéri ne s'est pas tout a fait habitué à la violence de ma bipolarité et que limite il se demande s'il a bien fait d'insister pour cette histoire de bébé.
Je ne vous cache pas que chaque 28 jours m'envahissait un mélange d'angoisse et d'excitation.
M'enfin au 12ème test de grossesse en 5 mois, j'ai décidé d'arrêter de dépenser l'argent des études du futur bébé à la pharmacie, et de tout miser sur la fameuse puissance de mon inconscient.
Je serais enceinte le jour ou je serais prête dans ma tête, peut être dans 6 mois, peut être jamais, la nature est vraiment bien faite.
Je saoulais donc joyeusement l'homme reproducteur et ma sœurette avec mes odes à la gloire de mon inconscient et les discours prétentieux de la fille qui a tout compris à la vie et à son cycle, au long de soirées ensoleillées (c'était en mai, souvenez vous) et copieusement arrosées de daïquiri fraise.
Et puis un samedi, en ballade parisienne en amoureux, le doute m'a assailli.
Cette sensation désagréable, depuis le lever.... ce mal de mer permanent... cette fatigue.... ces malaises...
Oh mon dieu. Faites que ça soit une gastro.
Parce que si c'est "ça", ça veut dire que cet état là ne va pas me lâcher de si tôt, et p$*%§ on est dans la merde !
(oui je dis "on" quand je parle au chéri, car lui et moi savons bien qu'il sera mon souffre douleur officiel)
Voilà.
Tout s'est fait très vite après ça. Un retour à la maison précipité (non sans avoir manqué de retapisser le métro parisien de mon petit déjeuner, miam miam), le passage à la pharmacie, la fébrilité, la lecture du test.... Positif...
Non mais attends, ça veut rien dire, je me suis loupée un peu en visant (oui je sais, aucun détail ne vous sera épargné).
Deuxième passage à la pharmacie (sourire narquois du pharmacien), deuxième test.... Positif.
Rythme cardiaque : 195
Niveau de stress : 18 sur un échelle de 1 à 10
Compréhension de la situation et de ses implications : -12 environ
Sourire niais : scotché au visage (ouf)
Bon. C'était il y a trois mois.
Jusqu'ici tout va bien...
Après quelques mois à ce rythme, les hormones ne se sont pas calmées.
Je me suis habituée à ma tronche de calculette, et le Chéri ah non, on me signale que le chéri ne s'est pas tout a fait habitué à la violence de ma bipolarité et que limite il se demande s'il a bien fait d'insister pour cette histoire de bébé.
Je ne vous cache pas que chaque 28 jours m'envahissait un mélange d'angoisse et d'excitation.
M'enfin au 12ème test de grossesse en 5 mois, j'ai décidé d'arrêter de dépenser l'argent des études du futur bébé à la pharmacie, et de tout miser sur la fameuse puissance de mon inconscient.
Je serais enceinte le jour ou je serais prête dans ma tête, peut être dans 6 mois, peut être jamais, la nature est vraiment bien faite.
Je saoulais donc joyeusement l'homme reproducteur et ma sœurette avec mes odes à la gloire de mon inconscient et les discours prétentieux de la fille qui a tout compris à la vie et à son cycle, au long de soirées ensoleillées (c'était en mai, souvenez vous) et copieusement arrosées de daïquiri fraise.
Et puis un samedi, en ballade parisienne en amoureux, le doute m'a assailli.
Cette sensation désagréable, depuis le lever.... ce mal de mer permanent... cette fatigue.... ces malaises...
Oh mon dieu. Faites que ça soit une gastro.
Parce que si c'est "ça", ça veut dire que cet état là ne va pas me lâcher de si tôt, et p$*%§ on est dans la merde !
(oui je dis "on" quand je parle au chéri, car lui et moi savons bien qu'il sera mon souffre douleur officiel)
Voilà.
Tout s'est fait très vite après ça. Un retour à la maison précipité (non sans avoir manqué de retapisser le métro parisien de mon petit déjeuner, miam miam), le passage à la pharmacie, la fébrilité, la lecture du test.... Positif...
Non mais attends, ça veut rien dire, je me suis loupée un peu en visant (oui je sais, aucun détail ne vous sera épargné).
Deuxième passage à la pharmacie (sourire narquois du pharmacien), deuxième test.... Positif.
Rythme cardiaque : 195
Niveau de stress : 18 sur un échelle de 1 à 10
Compréhension de la situation et de ses implications : -12 environ
Sourire niais : scotché au visage (ouf)
Bon. C'était il y a trois mois.
Jusqu'ici tout va bien...
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lundi 21 juillet 2008
Et finalement ?
Et alors ? Et alors ?
(et non, zorro n'est pas arrivé)
Je sens que ce suspens vous tue.... Rhâ que de cruauté envers les pauvres lecteurs même pas en vacances !
Pardon, pardon, pardon.
Et pardon d'avance aussi, car ce n'est pas fini (je suis résolument machiavélique).
Après toutes ces tergiversations, j'étais prête.
Pas à avoir un bébé, hein. Mais à arrêter la pilule.
Si, si, j'insiste, il y a une énorme nuance.
D'abord parce que je suis le genre de fille capable de faire confiance à son inconscient.
Ça a l'air gravement con dit comme ça, mais je vous rassure, ça l'est.
L'idée, c'est que l'inconscient, il est drôlement balèze, vu qu'il est capable de te filer des maladies de peau psychosomatiques, de te guérir par homéopathie alors que bon sang il y a une pauvre molécule perdue dans une boîte de mini gélules (paraît il), etc etc. Alors venez pas m'expliquer que mon inconscient il sera pas foutu de bloquer le bazar reproducteur s'il sent que je ne suis pas prête.
Haha, on fait moins les malins devant ce raisonnement imparable, hein ? Non mais.
Bon d'accord, je fais toujours aussi peur. Oubliez le truc sur l'inconscient, je vais garder ça pour moi.
Alors parlons du conscient. Parce que le conscient, il a un sacré rôle aussi, hein.
Sans vouloir dévoiler ici quelque secret concernant la reproduction chez les mammifères - c'est vrai, je ne voudrais pas froisser de chastes oreilles - même sans pilule, on reste à peu près maître du bazar, hein.
Il suffit de ne pas faire de seske aux moments dangereux, pardi (oups on dirait que j'ai lâché l'info concernant le seske qui serait soi disant à l'origine des bébés).
Et voilà comment une fille un peu débile tente de calmer ses angoisses existencielles.
Auto-persuasion mon amie.
Parce que la réalité était bien loin de ces considérations naïves.
L'arrêt de la pilule après 10 ans (et quelques)(et beaucoup de quelques) de régulation hormonale chimique, il faut savoir que ça te fout un tel chantier dans le dedans de ton corps qu'un neurone n'y reconnaît plus sa synapse.
La plus grosse rave du monde à côté, ça ressemble à une veillée funèbre.
Ah c'est sûr, la méga fiesta ça a l'air cool comme ça.
Sauf que.
Sauf que tu te retrouves avec une poussée d'acné plus agressive que celle de tes 15 ans.
Ambiance "Découvre un nouveau bouton chaque jour avec ton chéri ! Oh, trois dans le dos ! Oh, deux sur le front ! Oh ben tiens, une bonne dizaine de petits sur le décolleté aussi !"
Ah ça rajeunit, certes.
Et là, tu te dis que ça a l'air très bon pour le contrôle de la seskualité dangereuse cette histoire. Parce que vu ta touche de boutonneuse en pleine puberté, à priori, le chéri il va moyennement avoir envie de semer sa petite graine vois tu.
Sauf que.
Sauf que la tawa hormonale, elle fait de toi une esclave de l'amour psychopathe bipolaire.
Oui ça fait beaucoup, je trouve aussi. Le chéri aussi d'ailleurs, il trouve que ça fait beaucoup.
Comment t'expliquer ?
Imagine que tu as du chocolat devant toi. Du genre au amandes caramélisées avec une pointe de sel (ou ce que tu veux, mais ça c'est ma tuerie personnelle).
Maintenant, imagine que dans les heures précédentes, on t'a forcé à ingurgiter un cassoulet, une choucroute, une raclette, une tartiflette, et en dessert une fondue au chocolat.
Bon ben là tu comprends bien que la seule vue du chocolat sur la table est juste insupportable. Virez moi ce chocolat immédiatement, il n'a pas le droit d'exister, non mais comment ce chocolat peut il seulement imaginer que je vais le manger, non mais je rêve ou quoi ?
Bon.
Et maintenant, imagine que tu as été enfermée dans une grotte pendant 6 ans (ou au régime si ça te parle, mais moi le concept m'est assez étranger), nourrie exclusivement au bouillon de légume. Pof, tu sors de ta grotte, et devant toi, THE tablette de chocolat. Ben crois moi que tu vas pas te demander si le chocolat a envie d'être mangé, si c'est le bon moment du mois ou que sais je, tu te jettes sur le chocolat et qui vivra verra.
Bien.
Maintenant tu fais un pitit effort d'imagination, et tu fais comme si je n'avais pas parlé de chocolat mais de seske.
Voilààààà, t'as bien compris.
Le contrôle de la seskualité, tu oublies tout de suite, les hormones ont pris le pouvoir, et t'es même pas enceinte, ça promet.
(la suite demain)
(ouh que je suis bavarde)
(je balance 6 mois de non-post, mais après on va reparler d'autres trucs, hein)
(et non, zorro n'est pas arrivé)
Je sens que ce suspens vous tue.... Rhâ que de cruauté envers les pauvres lecteurs même pas en vacances !
Pardon, pardon, pardon.
Et pardon d'avance aussi, car ce n'est pas fini (je suis résolument machiavélique).
Après toutes ces tergiversations, j'étais prête.
Pas à avoir un bébé, hein. Mais à arrêter la pilule.
Si, si, j'insiste, il y a une énorme nuance.
D'abord parce que je suis le genre de fille capable de faire confiance à son inconscient.
Ça a l'air gravement con dit comme ça, mais je vous rassure, ça l'est.
L'idée, c'est que l'inconscient, il est drôlement balèze, vu qu'il est capable de te filer des maladies de peau psychosomatiques, de te guérir par homéopathie alors que bon sang il y a une pauvre molécule perdue dans une boîte de mini gélules (paraît il), etc etc. Alors venez pas m'expliquer que mon inconscient il sera pas foutu de bloquer le bazar reproducteur s'il sent que je ne suis pas prête.
Haha, on fait moins les malins devant ce raisonnement imparable, hein ? Non mais.
Bon d'accord, je fais toujours aussi peur. Oubliez le truc sur l'inconscient, je vais garder ça pour moi.
Alors parlons du conscient. Parce que le conscient, il a un sacré rôle aussi, hein.
Sans vouloir dévoiler ici quelque secret concernant la reproduction chez les mammifères - c'est vrai, je ne voudrais pas froisser de chastes oreilles - même sans pilule, on reste à peu près maître du bazar, hein.
Il suffit de ne pas faire de seske aux moments dangereux, pardi (oups on dirait que j'ai lâché l'info concernant le seske qui serait soi disant à l'origine des bébés).
Et voilà comment une fille un peu débile tente de calmer ses angoisses existencielles.
Auto-persuasion mon amie.
Parce que la réalité était bien loin de ces considérations naïves.
L'arrêt de la pilule après 10 ans (et quelques)(et beaucoup de quelques) de régulation hormonale chimique, il faut savoir que ça te fout un tel chantier dans le dedans de ton corps qu'un neurone n'y reconnaît plus sa synapse.
La plus grosse rave du monde à côté, ça ressemble à une veillée funèbre.
Ah c'est sûr, la méga fiesta ça a l'air cool comme ça.
Sauf que.
Sauf que tu te retrouves avec une poussée d'acné plus agressive que celle de tes 15 ans.
Ambiance "Découvre un nouveau bouton chaque jour avec ton chéri ! Oh, trois dans le dos ! Oh, deux sur le front ! Oh ben tiens, une bonne dizaine de petits sur le décolleté aussi !"
Ah ça rajeunit, certes.
Et là, tu te dis que ça a l'air très bon pour le contrôle de la seskualité dangereuse cette histoire. Parce que vu ta touche de boutonneuse en pleine puberté, à priori, le chéri il va moyennement avoir envie de semer sa petite graine vois tu.
Sauf que.
Sauf que la tawa hormonale, elle fait de toi une esclave de l'amour psychopathe bipolaire.
Oui ça fait beaucoup, je trouve aussi. Le chéri aussi d'ailleurs, il trouve que ça fait beaucoup.
Comment t'expliquer ?
Imagine que tu as du chocolat devant toi. Du genre au amandes caramélisées avec une pointe de sel (ou ce que tu veux, mais ça c'est ma tuerie personnelle).
Maintenant, imagine que dans les heures précédentes, on t'a forcé à ingurgiter un cassoulet, une choucroute, une raclette, une tartiflette, et en dessert une fondue au chocolat.
Bon ben là tu comprends bien que la seule vue du chocolat sur la table est juste insupportable. Virez moi ce chocolat immédiatement, il n'a pas le droit d'exister, non mais comment ce chocolat peut il seulement imaginer que je vais le manger, non mais je rêve ou quoi ?
Bon.
Et maintenant, imagine que tu as été enfermée dans une grotte pendant 6 ans (ou au régime si ça te parle, mais moi le concept m'est assez étranger), nourrie exclusivement au bouillon de légume. Pof, tu sors de ta grotte, et devant toi, THE tablette de chocolat. Ben crois moi que tu vas pas te demander si le chocolat a envie d'être mangé, si c'est le bon moment du mois ou que sais je, tu te jettes sur le chocolat et qui vivra verra.
Bien.
Maintenant tu fais un pitit effort d'imagination, et tu fais comme si je n'avais pas parlé de chocolat mais de seske.
Voilààààà, t'as bien compris.
Le contrôle de la seskualité, tu oublies tout de suite, les hormones ont pris le pouvoir, et t'es même pas enceinte, ça promet.
(la suite demain)
(ouh que je suis bavarde)
(je balance 6 mois de non-post, mais après on va reparler d'autres trucs, hein)
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vendredi 18 juillet 2008
Nouage de neurones
A la base, moi, avoir des enfants, je suis ni pour, ni contre, bien au contraire.
Reposez moi la question quand je serai adulte, vous voyez.
Il y a des gens qui savent depuis toujours qu'ils sont faits pour avoir des enfants, d'autres qui savent depuis toujours qu'ils ne sont pas fait pour être parents, et ma foi, grand bien leur fasse.
Il doit bien y avoir deux trois paumés comme moi à ne pas avoir d'idée sur la question, non ? (Non ?)(Non mais vraiment ?)
Bon, en tout cas, ces 8 petits mots-là tournaient un peu dans ma tête de temps en temps.
Suffisamment pour dresser une liste de Pour / Contre.
Ben ouais, comme s'il s'agissait de décider si oui ou non on achète un écran plasma.
Pas la peine de me jeter des tomates je fais ce que je peux, hein.
Par exemple :
CONTRE : Encore un truc qui fait grossir
POUR : Ouais mais je suis DEJA grosse
CONTRE : Oui mais là encore plus
POUR : Ça serait l'occasion de commencer à manger sainement, pour le bébé à défaut de le faire pour moi
(à ce moment là, normalement, je clos le sujet parce que je pars dans un fou rire dû à la mauvaise foi du dernier argument)
********************
CONTRE : Si j'arrête la pilule, je ne pourrai plus contrôler mes cycles ni enchaîner les plaquettes pendant les vacances pour être tranquille
POUR : Yes baby, retour à la wild attitude, pas de pilule, c'est s'imaginer à chaque fois que c'est peut être le jour de la conception, trop bon pour l'adrénaline, sans compter qu'il paraît que la libido s'endort avec la pilule, alors retrouve un peu l'intériorité de ton désir, babe.
********************
CONTRE : Le boulot, la vie à Paris, l'appart' trop petit, putain c'est tellement pas le moment.
POUR : Ah parce qu'il y a un bon moment ? En vrai de vrai, tu penses vraiment qu'un de ces jours (une de ces années), tu vas te réveiller en te disant à ben tiens, ça tombe bien, j'ai rien de prévu ces 18 prochaines années, faisons un bébé ?
********************
CONTRE : Adieu tour du monde en amoureux, adieu voyages à la roots, adieu le concept de voyager léger, adieu les sorties improvisées avec les potes, adieu la vie sociale.
POUR : Bonjour la nouvelle aventure. Légèrement plus excitant qu'un nième resto entre potes, soyons honnêtes. Et adieu les remarques désobligeantes de la famille, collègues, amis sur le temps qui passe et la nécessité de se reproduire. Voilà, quoi, ça sera fait.
CONTRE : Oh mon dieu, on ne peut pas décemment faire un bébé parce que "voilà ça sera fait".
POUR : Non mais c'est parce que même dans ma tête je fais du 3ème degré hein.
********************
Bon, je vous la fait courte, les questions, elles se sont posées régulièrement pendant un an.
Je n'ai pas trouvé de réponse.
Mais je me suis familiarisée avec l'idée, ce qui était un début.
(je sais, je reviens de loin)
La suite lundi.....
(Je répète car je sais que le sujet est sensible : merci de ne pas me lancer des tomates, ni parce que je serais une atroce personne pour envisager de faire un bébé sans être totalement convaincue d'en avoir envie, ni parce que je serais une horrible égoïste de ne pas vouloir en faire un pour des raisons aussi futiles. On fait ce qu'on peut avec ce qu'on est et c'est tout)
Reposez moi la question quand je serai adulte, vous voyez.
Il y a des gens qui savent depuis toujours qu'ils sont faits pour avoir des enfants, d'autres qui savent depuis toujours qu'ils ne sont pas fait pour être parents, et ma foi, grand bien leur fasse.
Il doit bien y avoir deux trois paumés comme moi à ne pas avoir d'idée sur la question, non ? (Non ?)(Non mais vraiment ?)
Bon, en tout cas, ces 8 petits mots-là tournaient un peu dans ma tête de temps en temps.
Suffisamment pour dresser une liste de Pour / Contre.
Ben ouais, comme s'il s'agissait de décider si oui ou non on achète un écran plasma.
Pas la peine de me jeter des tomates je fais ce que je peux, hein.
Par exemple :
CONTRE : Encore un truc qui fait grossir
POUR : Ouais mais je suis DEJA grosse
CONTRE : Oui mais là encore plus
POUR : Ça serait l'occasion de commencer à manger sainement, pour le bébé à défaut de le faire pour moi
(à ce moment là, normalement, je clos le sujet parce que je pars dans un fou rire dû à la mauvaise foi du dernier argument)
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CONTRE : Si j'arrête la pilule, je ne pourrai plus contrôler mes cycles ni enchaîner les plaquettes pendant les vacances pour être tranquille
POUR : Yes baby, retour à la wild attitude, pas de pilule, c'est s'imaginer à chaque fois que c'est peut être le jour de la conception, trop bon pour l'adrénaline, sans compter qu'il paraît que la libido s'endort avec la pilule, alors retrouve un peu l'intériorité de ton désir, babe.
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CONTRE : Le boulot, la vie à Paris, l'appart' trop petit, putain c'est tellement pas le moment.
POUR : Ah parce qu'il y a un bon moment ? En vrai de vrai, tu penses vraiment qu'un de ces jours (une de ces années), tu vas te réveiller en te disant à ben tiens, ça tombe bien, j'ai rien de prévu ces 18 prochaines années, faisons un bébé ?
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CONTRE : Adieu tour du monde en amoureux, adieu voyages à la roots, adieu le concept de voyager léger, adieu les sorties improvisées avec les potes, adieu la vie sociale.
POUR : Bonjour la nouvelle aventure. Légèrement plus excitant qu'un nième resto entre potes, soyons honnêtes. Et adieu les remarques désobligeantes de la famille, collègues, amis sur le temps qui passe et la nécessité de se reproduire. Voilà, quoi, ça sera fait.
CONTRE : Oh mon dieu, on ne peut pas décemment faire un bébé parce que "voilà ça sera fait".
POUR : Non mais c'est parce que même dans ma tête je fais du 3ème degré hein.
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Bon, je vous la fait courte, les questions, elles se sont posées régulièrement pendant un an.
Je n'ai pas trouvé de réponse.
Mais je me suis familiarisée avec l'idée, ce qui était un début.
(je sais, je reviens de loin)
La suite lundi.....
(Je répète car je sais que le sujet est sensible : merci de ne pas me lancer des tomates, ni parce que je serais une atroce personne pour envisager de faire un bébé sans être totalement convaincue d'en avoir envie, ni parce que je serais une horrible égoïste de ne pas vouloir en faire un pour des raisons aussi futiles. On fait ce qu'on peut avec ce qu'on est et c'est tout)
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