vendredi 24 avril 2009

Et si je me pourrissais la journée en allant chez le coiffeur ?

Le soleil brille, le Crampon a trouvé une nounou, avant-hier soir je suis sortie entre copines pour la première fois depuis.... ouh la, tout ça, et cette nuit le Crampon a dormi de 21h à 7h45.

Il y a des matins comme ça, je danserais bien pieds nus dans l'herbe en chantant mon bonheur avec des fleurs dans les cheveux (heureusement, il n'y a pas d'herbe à proximité de chez moi).

Sur cette joyeuse lancée, j'ai profité des quelques heures du Crampon chez la nounou pendant la période d'adaptation pour filer chez le coiffeur.

Le cœur pimpant à l'idée de ma nouvelle tête à l'image de ma nouvelle vie, je confiais ma chevelure au bogoss du salon du coin, qui a la délicatesse d'avoir l'habitude de me draguouiller, alors même que je ne laisse jamais de pourboire.

J'étais donc occupée à justifier ma non-coupe en arguant de ma grossesse, puis la naissance, tout ça tout ça, envie de changer, blablabla...

Le jeune homme, lui, était occupé à me regarder attentivement, avec un air pensif.

"Il a quel âge votre bébé ?"

"Euuuh trois mois ! Pourquoi ? Ça se mesure à la profondeur de mes cernes ?"

"Bon, alors, comme vous venez d'avoir un bébé, vous avez pris du poids, et les coupes courtes, ça accentue les rondeurs du visage, donc je vous recommande de garder de la longueur."

"..."

"Qu'est ce que vous en pensez ?"

Que t'es vraiment un sale petit con et que du haut de tes 25 ans, tu ne sais pas de quoi tu parles vu que des kilos de ma grossesse, il m'en reste un petit peu, certes, mais concentrés dans les seins vu que pour le reste, je ne suis pas peu fière de rentrer dans mes fringues d'avant. Maintenant si t'essayes de me dire que j'étais grosse AVANT, et que ma tête ressemble à un ballon de foot, je le SAIS, mais d'une manière générale, j'ai tendance à avoir envie d'éviscérer ceux qui me le font remarquer, alors mon petit père, mes rondeurs et moi, on te MERDE.

Mais en vrai j'ai répondu "ok".

Je suis sûre que les coiffeurs ont le pire karma de la création et qu'ils se réincarneront tous en bonsaï.

lundi 20 avril 2009

Interlude

Pas le temps de vous raconter ma vie pourtant tellement fascinante pour qui aime compter les cacas mous et les cacas durs et les comparer à la quantité de biberons ingurgités, mais je vous invite à aller voir des trucs de dingues qui prouvent que d'autres ont vraiment beaucoup de temps (et de l'imagination !)









(celle là elle me fait penser à l'excellent clip déniché par Renée).

Et pour finir, la photo infinie ICI.

Allez, c'est lundi, il fait beau dehors, je SAIS que vous n'avez pas envie de travailler !

jeudi 9 avril 2009

Question

Si je laisse le Crampon dans son couffin devant la porte de la concierge en partant bosser, est ce que je pourrai déduire de mes impôts la moitié de ses étrennes ?

Non, je sais pas, je m'interroge.

Et sinon, au niveau garde d'enfant à Paris, quand on s'est bien fait rire au nez par les crèches, par les assistantes maternelles agrées, et que les nounous regardent d'un sale oeil notre micro-ascenseur, comme solution, y a quoi ?

Moui, c'est ce que je pensais.
Donc, pour les étrennes de ma concierge : déductibles ou pas ?


(Oui, deux posts en un jour. C'est fou fou fou)

3 mois

Le Crampon aura 3 mois demain.
Je m'en remets pas.
Ces dernières semaines, il a grandi à vue d'œil, a appris à dormir la nuit, à gazouiller, à rire aux éclats, et du jour au lendemain, sa bouille de nourrisson s'est transformée en visage de petit mec.

A ce rythme-là, demain il entre à la fac et après-demain il sauve le monde (oui, j'ai réfléchi à une carrière intéressante pour lui : il va faire sauveur du monde je pense. Soyez patients, il est précoce mon fils).

M. PetiteGraine et moi on revit depuis que le Crampon sait dormir 7 heures d'affilée. Ça veut pas dire que nous, on dort 7 heures, hein, faut pas abuser, je ne suis pas encore prête à me coucher à 21h. Pis j'aime bien dîner, quand même, le soir, des fois.

Voilà.
On m'aurait dit il y a un an que je me sentirais reposée et sereine en me faisant réveiller à 5 ou 6 heures du mat', j'aurais bien ri.

En fait, c'est ça le truc des bébés : le bizutage. Ils te font subir les pires tortures au début, histoire de mater toute rébellion éventuelle et d'amoindrir les capacités intellectuelles parentales, et pof, au bout de quelques mois, ils te permettent de dormir 5 heures et toi, tu es plus heureux que si tu avais gagné au loto.
Malin, hein ?

Non parce que si tu n'avais pas connu AVANT les evil nights du retour des morts vivants, ben je suis pas sûre que tu prendrais ça bien, le deuil de tes grasses matinées.

Alors que là, je vous jure, mon coeur est full of love, les oiseaux chantent, le soleil brille. Juste parce que j'ai dormi jusqu'à 6 heures.

Je vous dis pas, quand le Crampon va faire de vraies siestes, je vais trouver $arko supportable.
Non, j'déconne.

Sauf peut-être s'il fait de vraies siestes ET qu'il dort jusqu'à 9 heures. Là, limite j'achète l'album de Carlita.

Evidemment, maintenant que je ne rêve plus de pouvoir retourner au bureau pour me reposer, il va quand même falloir aller bosser.
Sympa.
A moi le bizutage, à la nounou les sourires.
Ca sent l'arnaque, je trouve.

mercredi 25 mars 2009

Y a des jours comme ça

Alors que j'essaye tant bien que mal d'élargir mes centres d'intérêt un peu plus loin que la recherche de nounou, le harcèlement de directrice de crèche, et l'analyse colorifique des couches du Crampon, je tiens à me plaindre publiquement :

1/ Le pape. Pffffff. Non mais pffffff, quoi.
(je sais, c'est fou la force de l'argumentation, hein ?)

2/ D'après Laurence Parisot, c'est très très mal de faire grève. D'ailleurs la CGT est un peu responsable de la crise.
Bouuuuuuh, les grévistes, bouuuuuuuh.
PFFFFFFF.
(notez la pertinence de mon analyse, là)
(non mais ça date aussi, hein, alors c'est un peu tard pour en faire 20 lignes, non ?)

3/ Les "Y a bon Awards", qui récompensent les personnalités ayant le plus contribué à la banalisation du racisme.
Consternant.
PFFFFFFFRRRRÂÂÂÂÂ.
(Ayé, je vire au vert. Le Crampon me regarde bizarrement)

4/
Ce cher Jean-Marie Lepen en remet une couche sur le détail de l'histoire, et va vraisemblablement présider une prochaine session du parlement européen.
RÔÔÔAAAAAAR.
(Ça y est, j'ai pété le chemisier, et je suis Hulk)
(Hulk qui allaite tout en tapotant sur un clavier, certes, mais Hulk, quand même)
(le Crampon a l'air de s'en foutre finalement, tant qu'il a de quoi bouffer, hein...)

Franchement, ça donne envie de retourner se préoccuper du jaune du caca de mon fils qui tire un peu sur le vert en ce moment, tu trouves pas, dis ?
Faites des bébés, ça repose.
Si, si.

jeudi 12 mars 2009

A night with Fyfe (2)

Nous en étions donc à :
"A 3h, un cri affamé déchire le silence de la nuit."

Fyfe se précipite au-dessus du berceau avant d'avoir à déplorer le décès de ses deux tympans.
Ah, trop tard pour les tympans.
Le Crampon se jette sur ce qui fut un attribut de séduction féminine il y a environ deux siècles et demi.

Fyfe pose un regard attendri sur le Crampon.
Quand elle arrive à entrouvrir les yeux en tout cas, ils sont attendris, on dirait.

Le Crampon fait mine de s'endormir, Fyfe fait mine de le reposer dans son lit, mais il y a un problème de taille : une partie de l'anatomie fyfienne est toujours aspirée dans la bouche du Crampon qui refuse de lâcher prise.
Après trois caresses sur les joues, et deux tentatives d'introduction de doigts dans la bouche du Crampon, Fyfe décide qu'elle peut finalement très bien vive avec un seul sein et tire un coup sec, tant pis pour ce qui sera arraché au passage.
Mauvais calcul. Le Crampon hurle.

Il est 4 heures.
Le Crampon est blagueur, il passe son temps à faire semblant de s'endormir, pour mieux hurler quand on le pose dans son lit.

Il est 4h30, Fyfe a parcouru 245 kilomètres dans l'appartement et se sent un peu nauséeuse à force de tourner autour de la table.

A 5 heures, Fyfe réalise que M. PetiteGraine, sans doute atteint d'une surdité précoce, dort toujours du sommeil du juste, ce qui est proprement intolérable.
Fyfe réveille délicatement M. PetiteGraine avc un grand coup de coude et s'excuse de lui refiler le bébé.
Avant que M. PetiteGraine ait bien compris ce qui gigotait joyeusement dans ses bras, Fyfe a enfoui sa tête sous son oreiller, et s'endort brutalement, non sans avoir encouragé M. PetiteGraine à aller faire pleurer le Crampon ailleurs, si possible loin, pourquoi pas sur Mars.

A 5h30, le Crampon s'est endormi, Fyfe et M. PetiteGraine sont dans un état comateux avancé.

A 6 heures, un cri affamé déchire le silence de la nuit.

Fyfe réveille M. PetiteGraine pour lui demander à quel âge les enfants sont capables d'aller se faire un sandwich avec se qui traîne dans le frigo.
Pendant que M. PetiteGraine tente d'apprendre au Crampon à manger sa main ("Si t'as faim, mange ta main"), Fyfe compulse frénétiquement la Convention de Genève à la recherche du paragraphe relatif à la torture par privation de sommeil.

Grosse déception dans le camp parental, le Crampon ne semble pas reconnaître les traités internationaux.

A 6h30, le Crampon est repu. Il proute de joie sur sa mère, lui faisant l'offrande d'un caca atomique.
Fyfe fait semblant de ne rien avoir entendu, zappe l'étape du rot, et discretos Carlos, jette le bébé dans son lit plus vite que son ombre.
Évidemment, le Crampon hurle.
A cette heure-ci, la mauvaise foi fyfienne n'a plus de limite, elle réveille M. PetiteGraine et affirme avec aplomb qu'elle a bercé le petit 1 heure sans succès, à ton tour maintenant, merde.

M.PetiteGraine change la couche du Crampon, et achève la tranchée autour de la table. Si tout va bien, demain ils atteindront la cuisine du voisin. Et pourront essayer de lui refiler le Crampon.

Il est 7 heures, M. PetiteGraine doit aller prendre sa douche et commencer sa journée de travail. Il ramène le petit paquet hurlant à Fyfe.
Fyfe se demande si faire semblant d'être morte est une option crédible.
Sans doute pas, étant donné que M. PetiteGraine lui abandonne le bébé quand même.

Dans un geste désespéré, Fyfe cède son petit doigt au Crampon pour le faire taire.
Fyfe s'étonne de son incroyable capacité à continuer à dormir avec un bras en l'air et un doigt dans la bouche de son fils.

Il est 7h30, le Crampon réalise qu'aucun lait ne sort de ce petit doigt. Ça craint. Et il compte bien le faire savoir.

Il est 8 heures, le Crampon rassasié gazouille, c'est une belle journée qui commence.


NB : C'était une nuit parmis tant d'autres. Il y en a eu des bien meilleures. Et des pires. Si, si, c'est possible. Pas fréquent, mais possible.
Vive les RGO.
(Que ceux qui ne connaissent pas ce sigle barbare restent dans l'ignorance, il en va de la pérennité de l'espèce humaine).

lundi 2 mars 2009

A night with Fyfe (1)

(billet garanti 100% sans seske)
(merci le Crampon)


Alors pour les besoins de ce billet, on va dire que la night commence vers 20h.
A cette heure-ci, le Crampon ne dort pas du tout du tout. Il est dans des bras. N'importe quels bras. (mais le Chat ça marche pas, on a essayé).

Du coup, c'est sympa, c'est fun, on s'éclate, M. PetiteGraine boulotte son dîner pendant que Fyfe secoue berce le Crampon. (M. PetiteGraine a intérêt à se dépêcher car Fyfe a faim et bave dangereusement sur son assiette).

La dernière bouchée engouffrée, M. PetiteGraine se fait refiler le Crampon en moins de temps qu'il faut pour dire miam et Fyfe peut enfin manger son plat.

L'estomac fyfien apaisé, elle peut récupérer le Crampon pour permettre à M. PetiteGraine de prendre un dessert.

Etc, etc.
Vous avez compris le principe des repas.
C'est génial de pouvoir dîner froid, vite, seul, et avec un fond sonore de cris. Très bon pour perdre les kilos de la grossesse.


Une fois le dîner terminé (vers 20h16), commencent les négociations avec le Crampon, à base principalement de "Tu vas dormir, maintenant" du côté parental et de "Ben non j'ai pas très envie, là" du côté Crampon. Oui, désormais, chacun a son côté, c'est un peu la guerre, là.


Sur les coups de 22h, Fyfe obtient à l'arrachée que le Crampon ferme les yeux dans ses bras. Pas le temps de se réjouir, c'était une feinte. Damned.
Fyfe abandonne et jette transfère le Crampon dans les bras du papa.
M. PetiteGraine use consciencieusement le parquet. (Nous serons bientôt les heureux propriétaires d'une tranchée domestique, youhou).

Le Crampon, lui, teste alternativement la résistance des muscles des bras de sa mère puis de son père, puis de samère, puis de son père, puis .... zzzzzzz..... jusqu'à environ 1 heure du matin.
Fyfe et M. PetiteGraine battent alors le record du monde du plus court temps de brossage de dents - déshabillage - endormissage, et bénéficient enfin d'un sommeil réparateur.


Jusqu'à environ 1h14.
Fyfe et M. PetiteGraine s'émeuvent des charmant bruits qui émanent de leur rejeton endormi. Mais c'est vraiment trop émouvant alors M. PetiteGraine met sa tête sous l'oreiller, espérant au choix s'isoler ou s'étouffer, alors que Fyfe s'inquiète de ces bruits qui rappellent quand même beaucoup l'Exorciste, et guette le moment où la tête du Crampon va faire un tour complet. Fyfe murmure quelques incantations préventives.

A 3h, un cri affamé déchire le silence de la nuit.

Suspens.....
A suivre........

( je sais je fais rien qu'à dire "à suivre" sans forcément qu'une suite suive. Ca craint.)

mercredi 25 février 2009

Le test de sentimentalitude

Je fais une pause dans le récit de mes péripéties pédiatriques pour vous faire part de ma découverte du jour.
Au gré de mes ballades acrobatiques sur le ternet (si, si, c'est acrobatique de tenir sur ses genoux un ordinateur portable et de libérer une main alors qu'on a un Crampon dans les bras), je suis tombée sur des filles (je sais plus où, désolée pour le non lien) ayant elles mêmes un crampon personnel, et qui évoquaient le clip de "Juste après" comme le truc qui les faisait pleurer à chaudes larmes à coup sûr.

Ça m'a beaucoup intriguée, parce que je ne suis pas franchement du genre sentimentale comme fille. Je n'ai pas la larme facile, et je suis une adepte de l'auto-dérision ou du cynisme face à des situations émotionnantes.
Enfin ça, c'était vrai avant.

Je vous rappelle en effet que j'ai failli me lyophiliser pendant ma grossesse.
Mais j'avais une excuse : c'était la fête du slip chez mes hormones.

Maintenant, si on omet le manque dramatique de sommeil, l'épuisement nerveux dû aux longues heures de cris du Crampon, et l'incroyable bouleversement irréversible de ma vie, de celle de Mr PetiteGraine, et de celle qu'on avait en tant que couple, il ne reste rien les choses sont théoriquement rentrées dans l'ordre.
Alors j'ai eu envie de passer ce petit test de sentimentalitude.

Et hop :


Bon, alors, comment vous aider à mieux vous représenter le résultat chez moi...
Vous voyez le barrage des Trois Gorges ? Le plus grand du monde, donc ? Bon, et bien imaginez qu'on ouvre toutes les vannes simultanément.

Vous commencez à visualiser ? Bon, et bien pour faire bonne mesure, vous essayez en plus de vous souvenir du moment le plus triste de votre vie (la maman de Bambi qui ne reviendra JAMAIS, le jour où Cédric s'est fait virer de la Nouvelle Star, ou pire : le jour où par pur masochisme vous vous êtes forcé à regarder le JT de Jean Pierre Pernaut et que vous l'avez entendu dire que les espagnols étaient dans la merde avec leurs chômeurs et leur pouvoir d'achat pourri vu qu'ils avaient un gouvernement socialiste).
Voilà.
Ben quand j'ai eu fini de visionner le clip de "Juste après", j'étais comme vous venez d'imaginer, mais pire.

Le Crampon était toujours dans mes bras, et j'ai voulu le redresser et le serrer dans mes bras en faisant un effort surhumain pour ne pas l'étouffer sous ma bouffée d'amour. Mais son regard m'a arrêtée dans mon élan.
Ses grands yeux gris étaient bien ouverts, et plongeaient dans les miens.
Oh mon dieu, mon bébé me comprend. Il sent que je suis triste, il veut le témoigner son soutien, c'est beau, putain. (bon à savoir : une seconde salve d'émotion peut rendre vulgaire)

Alors on s'est regardés, mes yeux plein de larmes et les siens bien concentrés, dans un long échange rempli d'amour et de complicité mère - fils.
Tiens, c'est bizarre, ce regard me dit quelque chose...
Cet air sérieux, ce regard droit devant lui, c'est marrant, ça ressemble à la mimique qu'il fait quand il..... PROOOOOOOOOOUT.

Alors, là, comment vous aider à bien vous représenter la situation ?
Nous avons donc : un son caractéristique qui a fait trembler les murs, une odeur aisément reconnaissable, une forte sensation de chaleur sur mes cuisses, des yeux gris qui se remettent à observer tout autour, et un ventre de bébé qui se mouille. Oui, un ventre. Parce que mon fils, madame, monsieur, a fait un caca à la hauteur de mes sentiments. Un caca atomique dont il s'est tapissé jusqu'au nombril.

Ça c'est mon bébé. Capable de me ramener à mon deuxième degré quand je suis en perdition en plein sentimentalisme. Ce que je peux être fière.

Bon, et sinon, je vous le confirme, devenir mère vous change une femme. Désormais, tout ce qui touche de près ou de loin à une naissance me transforme contre mon gré en loukoum dégoulinant.
Et surtout, je suis capable d'éprouver de la fierté alors qu'on vient de me chier généreusement dessus.

EDIT : Je précise que musicalement parlant, ce n'est plus trop ma tasse de thé JJG. Cependant, eu égard aux nombreuses années de ma pré-adolescence durant lesquelles j'ai été amoureuse de lui, on ne fera pas de commentaire désobligeant, n'est ce pas ?

mercredi 18 février 2009

L'épopée pédiatrique (1)

Quand on sort de la maternité, on nous dit qu'il faut consulter un pédiatre dans les 8 jours. On ne le sait pas encore, mais c'est le début du calvaire.
Parce que déjà, à Paris, trouver un pédiatre disponible à si courte échéance pour un rendez vous qui n'est pas une urgence, hinhin, c'est déjà une bonne blague.

Ah si, le troisième pédiatre de l'annuaire est disponible. Mais c'est 90 euros la consultation.

Du coup, quand la sixième de l'annuaire propose un rendez vous pour le lendemain à un tarif raisonnable, ça paraît très louche.

Tout s'explique une fois rencontrée la dite pédiatre.

On dirait la pédiatre qui s'est occupée de moi il y a 30 ans. Avec 30 ans de plus, quoi.
Entendons nous bien, je ne fais pas de jeunisme forcené, mais il me semble que quand on est médecin, il est utile de se tenir informé des évolutions des connaissances médicales.

Ah c'est sûr, historiquement, c'est intéressant d'entendre toutes les théories des années 70 sur l'allaitement, les vaccins, ou le sommeil de bébé.

Et puis pour des jeunes parents, ce n'est pas inutile d'entendre des avis aussi contradictoires entre les pédiatres de la maternité et ce discours, qui après tout a servi à nous élever. Ça permet de relativiser, au moins. On peut pas faire faux, au pire, on fera vrai façon années 70. Ou années 30, va savoir.

Non, ces théories surannées ne sont pas la raison principale de l'extrême disponibilité de ce médecin. La raison qui fait fuir tous les parents normalement constitués, c'est qu'on va voir un médecin pour être rassurés, et non pas pour alimenter nos inquiétudes, j'ai déjà suffisamment d'imagination merci bien.

En conséquence de quoi il est peu agréable d'entendre des phrases du type :

"Oui, il vaut mieux faire boire un peu d'eau chaque jour à votre bébé, pour l'habituer, comme ça quand il sera malade ce sera plus facile de lui faire prendre ses médicaments"
(ok, mon bébé va être prochainement malade, et ça va être une tannée pour le faire prendre ces médocs. Je respire un peu plus rapidemment et je note)

"Il faut absolument espacer les tétées car sinon, le lait frais tombe dans le lait déjà caillé dans l'estomac, ça fait un mauvais mélange avec l'acidité, et ça déclenche des coliques très douloureuses pour l'enfant. Il faut donc bien attendre 2h30 entre chaque tétée. Mais surtout avoir un minimum de 8 tétées par jour, hein, sinon, c'est l'hypoglycémie".
(euuuuuh... 24 heures divisiées par 8 tétées ça fait minimum toutes les 3 heures et donc maximum toutes les 2h30. Ah ouais.
"Viiiiiiiiiiiite réveille toi il ne te reste que 2 minutes pour téter !!!!
Noooooooon là c'est trop tôt, il faut attendre encore 4 minutes 30 !!".
Et sinon on a le choix entre l'hypoglycémie et les souffrances des coliques, donc. Gloups.)


"Un jour vous n'aurez peut être plus de lait. Et ça arrivera peut être la nuit. Vous devrez donner du lait en poudre. Mais ATTENTION, les bébés peuvent faire des allergies violentes à certains laits. Le bébé d'une de mes amies a fait un arrêt cardiaque à cause d'une allergie au lait artificiel. Donc pour plus de prudence, il vaut mieux tester dès maintenant, de jour, et proche des urgences, plusieurs laits artificiels."
(ok, donc mon bébé va peut être faire un arrêt cardiaque le jour où on lui donnera son premier biberon. Claclaclaclaclac (<- mes genoux)).

"Mais si je vous dis tout ça c'est par prudence, hein !"
(oui, oui, et nous on va peut être confier notre bébé aux urgences dès maintenant et puis on le récupèrera quand il aura 18 ans, pour être sûrs, quoi)

Voilà. Le Crampon avait donc 7 jours, et des parents plein de conseils contradictoires, qui se demandaient s'ils allaient réussir à garder leur bébé en vie (là, on a vraiment pensé au tamagoshi de DQJM).
Mais surtout, des parents convaincus qu'ils allaient changer de pédiatre.

Suite de l'épopée au prochain épisode.

lundi 9 février 2009

Le coloc'

Nous avons donc un colocataire.
Certes, le terme n'est pas très approprié car il sous-entend que le Crampon paye sa part de loyer ce qui est totalement faux.
D'ailleurs, le Crampon ne fait pas non plus sa part de ménage, lessive, courses, vaisselle, etc etc.
Au regard de la grille d'évaluation des colocataires, autant dire que le Crampon est en dessous de tout.

J'ajoute que le Crampon reçoit beaucoup. Depuis son arrivée, c'est un véritable défilé. Ses invités sont en général courtois, mais leur manie de nous faire croire à chaque fois que le Crampon est teeeellement adorable qu'ils aimeraient bien le ramener chez eux finit par être agaçante. Parce qu'à la fin ils ne repartent JAMAIS avec lui, hein. Alors je vous le demande, n'est ce pas un peu cruel de nous faire miroiter le calme retrouvé si ce ne sont que des mots en l'air, mmh ?

Non parce que nous, on a un peu peur que les voisins finissent par nous dénoncer à la DASS si le Crampon continue de hurler à la mort la nuit, hein.

Et honnêtement, quel genre de coloc' dort dans votre chambre alors que la sienne a été fraîchement aménagée ? Et attend le moment exact de votre endormissement pour pousser un hurlement à faire trembler les vitres ?

Dites vous bien que le Crampon n'est jamais à court d'idées en matière de petits jeux sadiques : et vas y que je te lacère le décolleté avec mes petits doigts aux longs ongles, et vas y que je te vomis du lait caillé dans les cheveux, et vas y que je refuse de quitter tes bras (meuuuuh non tu n'as pas besoin de te doucher/manger/faire pipi), et vas y que je vais hurler 4 heures dans m'arrêter quoi que tu fasses,...

Non, vraiment, on se demande parfois avec inquiétude à qui on a affaire.
Un dangereux psychopathe caché derrière un sourire craquant et une couche sale ?