AVANT
Cet été, le Crampon a été confié aux bons soins de ses grands-parents pour une semaine, pendant que nous reprenions péniblement le chemin du bureau.
Mon état d'esprit à la perspective de cette séparation de 7 jours, 7 nuits, 7 siestes, 800km, 14 repas, 40 câlins, 254 colères, 12 bisous et 142 crises de hurlements est difficile à définir.
Un genre d'ambiance bipolaire dans mon cerveau.
D'un côté (mon côté mère indigne), une grosse envie de sautiller partout à la perspective d'une semaine en amoureux, des folles soirées cocktails - ciné - resto - bar, du seske à toute heure et en tout lieu de la maison (les parents d'enfants rechignant à faire la sieste, mettant des plombes à aller se coucher le soir, et opérationnels pour retourner la maison dès 7h le matin me comprennent), des réveils en douceur, des matins sans course-poursuite autour de la table à langer, de la LIBERTE, tout simplement.
De l'autre côté (mon côté mère poule), mon désarroi face aux sanglots du Crampon à l'évocation de cette séparation, mon désespoir devant sa panique d'être abandonné, ma panique à l'idée seule de la souffrance de mon enfant, mon bébé, la chair de ma chair, le sang de mon sang, la 8ème-merveille-du-monde-que-c'est-moi-qui-l'ai-fait,-si,-si, ma culpabilité et la déchirure de mon petit cœur de mère-midinette.
Et entre ces deux points de vue, une alternance toutes les 3 minutes et demi environ.
Et rapidement, une envie de hurler pour que cesse cette schizophrénie très légèrement fatigante (finalement, chéri, et si on passait cette semaine sans enfant en hôpital psy ? Non ? Tu es bien sûr ? Bon ok alors aurais tu l'amabilité de m'assommer pour que j'arrête de penser ? Merci mon cœur, bisous).
Faites des enfants, qu'ils disaient, c'est la NATURE, c'est le CYCLE de la VIE, c'est SAIN, c'est ÉQUILIBRANT, c'est ce que font les gens NORMAUX.
La vérité, croyez moi, c'est qu'une fois qu'ils sont nés, l'hôpital psy n'est jamais bien loin.
Cet été, le Crampon a été confié aux bons soins de ses grands-parents pour une semaine, pendant que nous reprenions péniblement le chemin du bureau.
Mon état d'esprit à la perspective de cette séparation de 7 jours, 7 nuits, 7 siestes, 800km, 14 repas, 40 câlins, 254 colères, 12 bisous et 142 crises de hurlements est difficile à définir.
Un genre d'ambiance bipolaire dans mon cerveau.
D'un côté (mon côté mère indigne), une grosse envie de sautiller partout à la perspective d'une semaine en amoureux, des folles soirées cocktails - ciné - resto - bar, du seske à toute heure et en tout lieu de la maison (les parents d'enfants rechignant à faire la sieste, mettant des plombes à aller se coucher le soir, et opérationnels pour retourner la maison dès 7h le matin me comprennent), des réveils en douceur, des matins sans course-poursuite autour de la table à langer, de la LIBERTE, tout simplement.
De l'autre côté (mon côté mère poule), mon désarroi face aux sanglots du Crampon à l'évocation de cette séparation, mon désespoir devant sa panique d'être abandonné, ma panique à l'idée seule de la souffrance de mon enfant, mon bébé, la chair de ma chair, le sang de mon sang, la 8ème-merveille-du-monde-que-c'est-moi-qui-l'ai-fait,-si,-si, ma culpabilité et la déchirure de mon petit cœur de mère-midinette.
Et entre ces deux points de vue, une alternance toutes les 3 minutes et demi environ.
Et rapidement, une envie de hurler pour que cesse cette schizophrénie très légèrement fatigante (finalement, chéri, et si on passait cette semaine sans enfant en hôpital psy ? Non ? Tu es bien sûr ? Bon ok alors aurais tu l'amabilité de m'assommer pour que j'arrête de penser ? Merci mon cœur, bisous).
Faites des enfants, qu'ils disaient, c'est la NATURE, c'est le CYCLE de la VIE, c'est SAIN, c'est ÉQUILIBRANT, c'est ce que font les gens NORMAUX.
La vérité, croyez moi, c'est qu'une fois qu'ils sont nés, l'hôpital psy n'est jamais bien loin.
4 commentaires:
"le sekse à toute heure". Je m'applique donc à pratiquer tant que possible avant que ce ne soit plus possible. Déjà qu'on a les chats qui nous matent...
J'ai eu la même expérience, en plus court cet été. Un week-end en amoureux à Québec, prévu depuis un an par le Cher et Tendre pour que je m'y fasse. Ca ne m'a pas empêché de pleurer toute la soirée de la veille du départ et 20mn dans la voiture. Ca a pas mal franqué la trouille à 'timarid'amour qui s'est dit que le week-end allait être drôlement chouette avec Fontainebleau pour compagne!!
Je suis définitivement une mauvaise mère. Quand j'ai laché le tama (à 22 mois) pour huit jours en Italie en voyage de noce avec son breton de père, j'ai été schizophrène approximativement le temps... du voyage ! Après, pfiouuu oublié le tama, à moi l'Italie, Florence, la truffe et les fiat 500 !!!
DQJM
Anliz, voui, profiiiiite :)
Soleil d'octobre, haha, j'espère que finalement tu en as quand même profité ?
DQJM, tu triiiiiches ! Partir sans le Crampon, je l'ai fait dès ses 6 mois (déplacement de boulot : 8 jours en Chine !). Mais ça compte pas pareil quand on est dans un cadre si différent ! Teste la semaine chez toi, avec tout tes repères habituels, mais sans Tama, tu vas voir si tu es toujours une mère indigne ;)
Enregistrer un commentaire