Ca faisait longtemps que l'Homme et moi avions déserté les lieux culturels parisiens.Pour cause de scotchage sur le canapé et addiction aux séries (allez lire chez Caro, c'est tout pareil pour nous) le ouikend.
(Sauf le soir, le soir, c'est pour les vrais zamis qui sauvent pas trop le monde).
C'est maaaaal.
C'est surtout très con de profiter de tous les inconvénients de la vie parisienne (à savoir, en vrac : des loyers dignes du PIB soudanais pour des appartements ridiculement petits, vieux, et plein de fuites, des embouteillages, des étés soit caniculaires soit pluvieux, etc), et ne même pas profiter des multiples musées, expos, et autres sorties pleines de hypitude.
Regardons la vérité en face, mater des épisodes de 24 en se gavant de chocolat, c'est un truc qu'il est tout-à-fait possible de faire dans le plus bouseux des villages de la Creuse.
Alors, voilà. On s'est pris en mains.
On s'est décidés pour un déjeuner dans un restau sympathique, suivi d'une visite au musée du quai Branly.
Plein de bonnes idées, l'Homme a décidé que pour le restau, on improviserait dans le quartier du musée, histoire de pimenter un peu les choses et éviter de se retrouver dans les habituels quoique très chouettes restaus de notre coin.
Zyva, c'est carrément la folie une idée aussi folle... Et vogue la galère, c'est parti mon kiki, nous voilà à Bir Hakeim.
Bon, passons sur l'encombrement du trottoir qui rappelle un samedi de soldes rue de Rennes (ou rue de Rivoli, même combat). Fyfe découvre la vie, c'est dingue le nombre de touristes qui sont intéressés par la tour Eiffel un dimanche à 14h30.
Le problème c'est qu'on ne les a pas prévenus, à Bir Hakeim, que d'une part il y avait beaucoup de touristes intéressés par la tour Eiffel et d'autre part que tous ces gens (les touristes et nous) pouvaient avoir faim le dimanche.
A 14h30 (parce matin + week end = concept inconnu de moi).
Conclusion, nous avons eu le choix entre le traiteur asiatique, la pizzeria, ou la brasserie graisseuse.
Youpi. Romantique à souhait.
Pas démoralisés pour autant, nous avons opté pour la digestion de frites bien grasses au musée.
Sauf que tout Paris avait eu la même idée (le musée, hein, pas les frites bien grasses, zavez vu la silhouette des parisiennes?).
Et qu'une heure (ou plus ?) d'attente pour acheter un ticket, et ensuite, 5 minutes d'attente pour pouvoir jeter un oeil à chaque oeuvre, ben merci bien, mais y'a pas moyen.
Retour maison.
On a maté plein de films.
Bilan, je suis toujours aussi nulle de ne pas me culturer parisiennement, mais au moins je me souviens pourquoi...
15 commentaires:
En fait, même si la queue est impressionnante, elle "avance" plutôt vite au musée du quai Branly... musée dont je ne raffole pas par ailleurs.
Le café-resto du musée est hypissime, avec des patés servis dans des terrines en verre rustique chic !!!
Je crois qu'on ne peut supporter ça que si on ne vit pas à Paris... moi par exemple, cet été j'ai fait pratiquement une heure de queue à l'Orangerie, alors qu'à Toulouse j'ai du mal à tolérer qu'il y ait quelqu'un devant moi à la boulangerie... le statut de touriste, ça change tout ;-)
En tout cas bravo pour l'effort culturel !
Pour le provincial ch'ti que je suis, mais habitant dans une ville qui se parisiannise lentement depuis 2 ans, j'entrapercoit ce que vous vivez. Je vous plaint.
La cocoonite aigue, je connais ça aussi très très bien (c'est parfois à la base même de mon activité pro), mais heureusement que Dieu Nous a envoyé Jack Bauer pour tater de cette vermine touristique qui nous bloque le DaVinci code. Oups, je crois que je mélange un peu.
M'enfin, rien de tel qu'un marathon de série(s) au chaud, en bonne compagnie, avec le bol plein de suchards "Imagine" posé sur la troisième place du canapé (près du chat qui ronronne)
PsiCoyote, qui se souvient très bien de la silhouette des parisiennes
héhéhé... le gros viandage du dimanche serait-il universel ?!
Moi je me scotche devant Monk, et ensuite je peux embrayer sur tout le reste, même si je ne suis pas forcément fan, pour peu que j'aie à porté de main un paquet de fraises tagada, un magazine de "déneuronification", ma grosse couverture et chachat qui quémande des câlins...
Pour le musée, va falloir y retourner dimanche prochain... :o)
Cely... il faut qu'on monte un club...:)
Alinea, j'étais sûre qu'il était hype, le café !! Mais comme il faisait soleil et que la terrasse était aguichante, ben il y avait AUSSI la queue pour y rentrer !!
Pomme, tu as raison, faut que je quitte Paris pour mieux l'apprécier!!
Rhôô Psicoyotte, des Suchards, un(e) amoureux(se), et un chat ! Avec ça, moi je reste une semaine sur le canapé, hein ! ;-)
Cély, toi aussi, tu as un chat ? Veinarde !
Humpf, qu'est-ce que j'en rêve, moi, d'un dimanche glandouille canap/choco/dvd... m'enfin, tant que mes 3 korrigans n'auront pas quitté le nid, ça ne dépassera pas le stade du fantasme, j'en ai peur !
(ouais, je sais, personne m'a forcée, mais bon, hein, bref ^_^)
Aaaah Erika, Paris, c'est 'je t'aime moin non plus' ;-)
J'adore trouver des resto et des magasins ouverts le dimanche (en tant qu'ex provinciale, je garde un souvenir terrible des 'dimanches morts', j'adore flaner sur les terrasses des cafés, j'adore le réseau de transport qui me permet de ne pas avoir de voiture, j'adore vivre dans cette mecque de la hypitude.... Et je déteste tout autant le monde partout, le parisianisme méprisant, le stress, la pollution, les prix exhorbitants, etc....
Bienvenue en tout cas !
Ha ben Shalima, figure toi que c'est une des bonnes raisons qui me font retarder l'entrée dans le monde des 'parents'... Ca et les grasse mat' ;-)))
C'est bien futile par rapport au bonheur d'avoir des enfants, je sais, je sais... mais je prends mon temps ;-)
Wi-wi, j'ai un chat, et même que c'est plutôt un gros moteur à ronron qu'un chat à vrai dire : dès que je commence une scéance de viandage, elle vient viander avec moi. On est que deux grosses larves toutes les deux quand on s'y met...
Moi non plus pas pressée d'entrer dans le monde de la parentalité, mon histoire d'amour avec mon lit prend encore trop de place dans ma vie...
Psycoyote > Un club des viandeurs à chat ? Ca marche :o)
Oui, il faut choisir : les expos et autres manifestations culturelles a Paris, ou bien vous y allez apres le bureau et vous etes pris dans la cohue des gens comme vous ou bien vous y allez a la place du bureau et vous etes bousculé par des hordes de vieilles dames assoiffées de culture .. sans compter le km de queue a faire dehors par tous les temps ..vive la vidéo ..
Cely, moi c'est ma couette mon histoire d'amour... Un côté homosexuel refoulé chez moi peut être?? ;-)
Amarula, ben oui, c'est exactement ça. J'exige des nocturnes privatifs, c'est pourtant simple, non ? ;-))
ce qui vous manque, c'est la persévérance. je vous ai bien aidé sur ce coup la hein ?
Hé hé, c'est vrai qu'il faut le mériter le café ! j'y suis allée deux fois le même jour, avant et après la visite. Avant, j'attendais un ami, et pour pouvoir prendre un café, j'ai dû accepter de partager ma table avec une dame - j'en garde un souvenir surréaliste, cette dame était totalement... "bloguable" si tu vois ce que je veux dire !
Ce café est hype, plutôt bon, mais pas non plus un must, comme souvent les lieux top hype...
Moi je dis, les week end à buller, c'est top, mais j'ai dû me planter de métier, je passe mes dimanches à bosser... Grrr !
dimache mort de province??? non mais??? c'est quoi cet amalgame???
province ne veut pas dire campagne!
J'ai vécu dans 2-3 grandes villes de province et elles n'ont rien à envier à paris le dimanche! (non mais, c'est quoi ce parisianisme "méprisant" comme tu dis??)
Marceld, manque de persévérance, c'est le problème de ma vie ;-)
Alinea, laisse tomber les copies et blogue sur ta voisine de table. Je te fais un mot d'excuse si tu veux ;-)
Mady, je suis désolée si j'ai paru méprisante, mais ce n'est pas du tout le cas. J'ai grandi dans un village de 800 habitants, j'ai été étudiante 5 ans à Lyon, et ça fait 6 ans que je suis à Paris. Ne t'inquiète pas, je fais bien la différence entre Lyon et mon village natal ;-)
Cela dit, je me souviens aussi que c'était la croix et la bannière pour trouver un resto un dimanche soir à Lyon, et que les rues plutôt fortement fréquentées en semaine étaient plutôt désertes le week end. Ca a peut être changé depuis 6ans... Dans mes souvenirs, c'était plutôt morne ambiance.
Mais je n'ai aucun mépris pour la province, pour la très bonne raison que je ne me suis jamais sentie parisienne, et que je ne compte pas y passer ma vie... Je rêve plutôt de m'installer dans une ville plus petite que Paris. Et tant mieux pour moi si j'y trouve des dimanches animés!
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