Sauf que le "tout" en question, c'est pas grand chose finalement.
En tout cas je manque encore de recul pour pouvoir m'en faire une idée.
Ce que je sais :
- Je me suis fait hypnotiser, et ça ressemblait à ma seule et unique précédente expérience. Mais en plus long (option crampes dans la nuque à la fin). L'idée, c'est de défaire les automatismes du cerveau lié à la cigarette, pour faciliter le sevrage. 500 stimulations tabagiques par jour, on prend des habitudes, c'est sûr.
- Mes yeux n'ont pas roulé en arrière, je n'ai pas bavé, ni parlé en araméen, je le sais parce que je suis restée consciente tout le temps (inconsciemment consciente ? Consciemment inconsciente ?) .
- Je n'ai pas été déprogrammée, je suis toujours Fyfe, et je l'ai prouvé dès le franchissement du seuil de ma maison en donnant la bonne, que dis je, la seule et unique réponse à la question de mon Chéri et ma Soeurette qui me regardaient comme si un alien avait pris possession de mon corps : " Qu'est ce que tu préfères manger ?" (du chocolat). Ouf ils n'ont pas appelé Sigourney Weaver et j'ai pu entrer chez moi.
- C'est un peu moins dur de ne pas fumer. Je crois. C'est pas non plus les doigts dans le nez, hein, ça me tente encore. Mais c'est moins violent et irraisonné j'ai l'impression. Pour l'instant ça va en tout cas. Jusqu'ici tout va bien...
- Ça m'a coûté un rein, un bras, et l'oeil gauche. Ou, selon comment on souhaite voir les choses, ça m'a coûté un renouvellement de penderie en soldes. Ou encore, ça m'a coûté 2 mois de budget clopes. Ah ben c'est marrant ça paraît plus raisonnable dit comme ça (je ne sais pas comment le budget de l'état va se remettre de la perte de revenus liée à l'arrêt de ma subvention tabagique personnelle)(veuillez m'excuser les gens pour cette aggravation du déficit public indépendante de ma volonté).
- Si j'étais sous hypnose ou dans un état de demi-sommeil (pas de test du petit doigt qui bouge tout seul comme la dernière fois). Par moment j'ai eu peur de m'endormir tellement j'étais bien. Ou plutôt, j'ai eu peur d'ouvrir la bouche et de répandre un filet de bave sur mon pull, parce que dormir j'aurais trouvé ça chouette en fait, vu mon état de fatigue.
- Si j'ai l'impression que c'est moins dur de ne pas fumer parce que ça marche, ou si c'est seulement parce que de toutes façons je sais que je n'ai plus les sous destinés à m'enfumer pour ces deux prochains mois. Ou peut être que c'est de l'auto-persuasion (wé ça y est mon cerveau il est guérit, trop facile !). No idea. M'en fous, tant que ça marche...
- Si ça y est, j'ai arrêté de fumer pour toujours. Toujours c'est vachement loin. On va dire que j'ai arrêté pour l'instant, c'est plus réaliste et ça fait moins peur.