Y a des jours comme ça...
Le moral est dans les chaussettes, l'été s'annonce sans vacances et tous les collègues s'enfuient vers des plages plus paradisiaques les unes que les autres, sauf ma chef qui reste juste pour continuer à me rendre dingue...
Bref, ça va pas....
Dans ces cas là, je pense à l'excellente Mafalda, qui diagnostique les maladies du monde, et on se sent si impuissant que mieux vaudrait en rire. Mais moi je peux pas. Pas ces jours là.
Partout dans le monde, je ne vois que souffrance, injustice, haine, violence... Il faut croire que c'est contagieux. Moi aussi ça me rend intolérante.
Je suis athée.
Je ne crois pas en un Dieu, je ne suis pas les préceptes d'une religion, et pire, je ne comprends absolument pas que la foi puisse sortir de la sphère privée.
Le prosélytisme, cette conviction de détenir la seul et unique vérité envers et contre tous les autres me rend malade.
Et que cela puisse servir d'alibi à tous ces fous qui n'ont pas compris que la vérité n'existait pas m'achève carrément.
Je me fiche que mon voisin croit en Dieu, Allah, ou le Géant vert.
Par contre, j'aimerais bien qu'il garde ça pour lui, et qu'il ne se fatigue pas à me convaincre que j'irai en enfer car je ne suis pas musulmane (on me l'a déjà dit tel quel), que si je dois un jour avorter je commettrai un pêché mortel, etc etc.
Bref, si la religion restait dans la sphère privée au même titre que d'autres hobbies comme le sport, la littérature ou que sais je, peu m'importe que cela constitue pour les concernés un moteur dans leur vie.
Le problème, c'est quand quelques illuminés foutent le feu à la planète au prétexte qu'ils sont les seuls détenteurs de la vérité.
Guerres de territoires, guerres de pétrole, guerres d'intolérance. Mais pas seulement.
Tous les jours, des homosexuels sont maltraités pour ce qu'ils sont, des femmes sont humiliées à cause de leur sexe, les hommes ne sont jamais de la bonne couleur, du bon parti politique, de la bonne religion. Bref, moultes raisons stupides sont prétextes à toute la gamme des barbaries humaines.
Moi tout ce que je vois, c'est qu'on est nombreux à se partager une petite planète, et que si on perdait moins de temps à accuser les uns et les autres pour tous les maux de notre quotidien, on aurait plus de temps pour réfléchir aux solutions qui nous restent pour que la planète en question puisse continuer à nous nourrir et à nous permettre de respirer, tout simplement.
Bon, désolée pour ce message énervé et simpliste (l'énervement a toujours eu tendance à m'empêcher de construire un raisonnement), mais quand j'entends Phillippe De Villiers le matin à France Info avant de prendre ma douche se plaindre de la faiblesse d'un Sarkozy vis-à-vis de l'immigration, j'ai tendance à penser que le monde marche sur la tête, et moi aussi j'ai des envies de violence.
Je pense à Zidane et son coup de tête désormais légendaire, et ce coup de tête, je me dis qu'il me soulagerait parfois.
Mais peut-être pas.
2 commentaires:
Je te comprends. Je suis comme ca parfois aussi ... L'autre jour, je regardais le film "In my country", sur les proces qui ont eu lieu apres la fin de l'apartheid en Afrique du Sud, avec Juliette Bonochet et Samuel L. Jackson (un film que je pronostiquais gnangnan et qui s'est avere tres bien). A peine le generique de fin entame, j'ai fondu en larmes en maudissant l'espece humaine dans son ensemble a grands de reniflements mouilles, sous le regard desempare de l'homme du foyer.
Oui, le monde est parfois tellement déprimant qu'on a envie de partir vivre sur Pluton, ou, en version plus terrienne, d'aller vivre avec les manchots empereurs sur la banquise... Personnellement je suis trop frileuse, mais j'y songe quand même !
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