Un petit week-end en Normandie plus tard... Et me revoilà.J'avais annoncé avec grandiloquence que j'aborderais le sacro-saint sujet des beaux-parents.
En fait j'ai menti (c'est mal).
Le problème, ce n'est jamais les parents (beaux ou pas), le problème c'est les enfants qui n'éduquent pas leurs parents.
De cette généralité assenée de manière un peu péremptoire, j'exclus évidemment tous les parents psychopates et tarés (il semblerait qu'ils soient nombreux aussi).
Non, je ne parle que de ce que je connais : les parents qui veulent bien faire, mais qui nous crispent, nous surprotègent, nous étouffent, nous agacent, etc etc.
La liste est longue, mais ce sont ces petites choses qui font qu'un week-end en famille est un moment agréable, mais qu'au delà de 3 jours, on a envie de prendre sa mère pour taper son père (rhôô, la fille indigne).
Là, je marche sur des oeufs car mes relations avec mes parents sont tout sauf idylliques, et en matière d'éducation, il faut bien admettre que j'ai lamentablement échoué, si l'on en croit les tensions qui règnent entre ma mère et moi, ne serait ce qu'après une demi minute de conversation téléphonique. Je vous fais grâce de la description de mon sentiment de culpabilité après chaque conversation mère-fille. Il paraît que ça s'arrange quand on devient soit même mère. J'aime autant vous dire que si ce fait était prouvé scientifiquement, je serais déjà maman d'une sacré ribambelle de mioches. Pour le moment, ce n'est pas prouvé (à ma connaissance ?) et j'ai plutôt l'intuition que quand j'aurai à supporter les conseils de ma mère sur l'éducation de mes enfants, cela n'arrangera pas franchement les choses. Voilà un procès d'intention qui va me coûter 3 jours de culpabilité. Zut.
Je disais donc que mes relations avec mes parents n'étaient pas parfaites. Certes. Cependant, j'ai toujours mis un point d'honneur à ne jamais les laisser me prendre pour une fille de 14ans (rappelons que j'en ai plus du double, misère) sans les rabrouer (à titre éducatif bien sûr). Question de principe.
Exemple : "Mum : Chérie, donne moi ton linge à laver si tu en as" ; "Moi : Non, mais arrête, j'ai une machine à laver à la maison tu sais".
Bon l'exemple est nul, mais ça devient difficile d'en trouver car justement, mes parents commencent à comprendre que je suis une grande fille, et qu'ils peuvent me faire confiance.
Du côté de mon homme, c'est bien différent.
C'est vrai que les relations mère-fils sont toujours un peu spéciales.
Mais que sous prétexte de ne pas attrister sa môman, mon homme continue de lui donner du linge à laver ou des chaussettes à rapiécer, j'avoue que ça me dépasse.
Son manque de motivation à éduquer ses parents me semble inquiétant.
A mon 'entrée' dans la famille, ses parents ont cru un instant qu'ils pourraient compter sur moi pour prendre soin de leur fils, m'assurer que la cuisinière offerte serait bien nettoyée après chaque utilisation, que l'homme se nourrirait sainement etc. Ils ont dû bien déchanter en entendant mes réponses (exagérées mais c'est pour la bonne cause) : "Ah mais moi je ne repasse jamais, c'est lui qui s'en occupe."
Conclusion, ils pensent maintenant que nous sommes deux gamins et ils se mettent à me couver moi aussi. Je trouve ça dément que mon amoureux ne se sente pas humilié par l'idée que sa mère se fait de lui. Moi je le suis pour lui. J'ai envie de leur expliquer que leur fils est non seulement un adulte, mais aussi un homme de ménage accompli, ce qui est logique eu égard aux nombreuses années qu'il a passées dans son studio en célibataire. Ridicule, non ?
Mais je dois avouer qu'après notre précédent week-end en Normandie, j'avais très légèrement craqué au retour à Paris, et que j'avais provoqué une petite mise au point avec mon homme, obtenant à l'arrachée une promesse d'effort de sa part pour éviter que je me retrouve ici comme dans ma famille à devoir justifier mon âge.
Aux vues des résultats du week-end, les efforts sont visibles quoiqu'insuffisants.
M'enfin, on ne rééduque pas ses parents en trois jours...
Courage, la route est longue, mais on aperçoit la lumière au au bout...
2 commentaires:
Moi aussi, parfois, j'aimerais que mon homme fasse comprendre 2,3 petites choses a sa mere... Comme par exemple, que les sempiternelles remarques sur "ces filles qui ont pique ses fils" (comprendre ma belle-soeur et moi, donc) sont un chouille crispantes.
Mais bon, tout le monde n'a pas la chance d'avoir des relations conflictuelles avec ses parents, hein (sigh).
Zoelie, ça fait plaisir de savoir qu'on n'est pas seule à se sentir crispée pendant les week ends belle-famille !
A croire que le gêne de l'agacement parental est exclusivement sur le chromosome X ?? ;)
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