Non, non, le thème de ce post n'est pas du tout la musique disco, ni les boîtes de nuits.En fait, ce post est totalement égocentro -narcisso -nombrilo -autotourné.
En même temps, j'ai le droit, d'une part parce que c'est mon blog, et d'autre part parce que ça ne risque pas de déranger les lecteurs qui ne sont pas là ;).
Voilà, la boule à facettes, c'est moi. Et ça n'a rien à voir avec mon poids, je vous assure.
Quand dans ma vie, j'ai eu à me préparer pour des entretiens d'embauche, ou simplement à la lecture des tests psychologiques hyper-élaborés des magazines féminins (oui, je sais, honte à moi), je me suis toujours demandé comment je pourrais me décrire (mentalement bien sûr, parce que physiquement, c'est facile, il suffit d'un miroir). Quelles sont mes qualités, mes défauts, les traits de ma personalité qui font que je suis unique (oui on est tous uniques, n'est ce pas ?).
J'ai toujours admiré ceux qui pouvaient affirmer avec assurance : "Ah, moi, je suis .... calme/rancunier/honnête/ et que sais je encore". Moi quand je dis un truc pareil, j'ai l'impression que 10 minutes après, je pourrais dire exactement l'inverse avec tout autant d'arguments.
Et bien ces questions ont le don de me plonger dans un abîme de perplexité et d'angoisse.
A 10 ans, j'étais un garçon manqué doublé d'un mini-dictateur. Pleine d'entrain, autoritaire, têtue, colérique.
A 15 ans, j'étais une lavette à la merci du sourire du premier garçon venu. Gentille, Superficielle, mal dans ma peau, et légèrement tête brûlée.
A 20 ans, j'étais un garçon manqué avec quelques touches de féminité. Militante, intolérante, utopique.
A 25 ans, panique à bord.
Qui suis-je ?
Altermondialiste dans les idées, je cède chaque jour à la société de consommation.
Féministe rejettant tous les modèles anorexiques qu'on essaye de nous imposer, je suis obsédée par mon poids et je culpabilise quand je mange du chocolat.
Alors que je rêve de vivre d'amour et d'eau fraîche aux quatre coins du monde, je suis une simple fonctionnaire parisienne.
Je défends à corps et à cris le service public et l'intérêt général, mais je viens de choisir un poste qui m'amène à vendre de l'expertise dans une démarche commerciale.
Je crois au respect de l'autre et à sa liberté pour la survie d'un couple, mais je suis tout autant jalouse et possessive.
Alors, verdict ?
N'appelez pas tout de suite les petits hommes en blanc...
A 30 ans, je me suis fait une raison.
Féminine, féministe, masculine, engagée, militante, coquette, colérique, tolérante, intolérante, idéaliste, humaniste, méchante, agressive, colérique, emportée, douce, voyageuse, enracinée, capable du pire et du meilleur...
Je suis tout et son contraire et ça ne me pose même plus de problème.
Je suis celle qu'on a envie de voir en moi et aussi celle qu'on déteste en moi.
Comme une boule à facettes, selon l'angle de vue, selon l'éclairage, selon l'heure du jour, selon mes humeurs, selon ce que j'ai envie de montrer, je suis tout simplement multiple.
Au lecteur égaré qui arriverait sur ce blog, sais tu qui tu es ? Depuis longtemps ? As tu des certitudes, des doutes ? Néon ou boule à facettes ?
2 commentaires:
C'est bien normal de se poser toutes ces questions... la contradiction est féconde, elle permet de se redéfinir en permanence, de s'enrichir, de ne pas se limiter. Et avec le temps, je pense qu'on arrive à tout concilier... enfin moi en tout cas, j'y arrive ;-)
Merci pour ta jolie note....
Oui, Pomme, je suis bien d'accord avec toi, dans ce domaine là au moins, il fait bon de vieillir un peu ;)
Merci d'être passée par ici !
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