lundi 25 septembre 2006

Femmes, femmes, femmes... (2)

Mady en a parlé dans son blog, je ne suis pas la seule à déplorer la mesquinerie des femmes au boulot...

Heureusement, elles ne sont pas toutes insupportables.
Dans mon boulot, les femmes se répartissent en deux catégories : les moins de 30ans, et les plus de 50ans...
(je serai pas plus tard que dans 3 semaines perdue dans le no man's land entre les deux...)

Les jeunettes sont simples, sympas, motivées. C'est très simple, elles ne visent pas le pouvoir. Et pour cause, elles sont en CDD ou en emploi jeune.
Grâce au salaire de misère qui leur est attribué, elles ont bien compris que le principal, dans la vie, c'est pas le boulot, c'est la vie qui existe avant et après.
Aucun espoir de promotion, ni de valorisation de leur travail, elles ont l'habitude de bosser pour 2, dans un système qui ferait pourtant rougir de jalousie le pire des esclavagistes.

Pour les plus agées, c'est une autre histoire. Quand elles ont commencé, elles ont sans doute essuyé quelques injustices et brimades : une femme de niveau cadre, ça n'était certainement pas toujours vu d'un très bon oeil.
Elles se sont sans doute battues pour justifier leur poste.
Je ne sais pas, j'essaye de trouver des explications avec la grandeur d'âme qui me caractérise (et aussi parce que le week end s'est écoulé. Malheureusement, le vendredi, ma grandeur d'âme a tendance à se carapater, elle ne fait pas le poids par rapport à mon énervement).

Le fait est qu'aujourd'hui, le résultat n'est pas beau à voir.
Ego surdimensionné, incompatibilité totale avec les nouvelles technologies, les e-mails sont sataniques à leur yeux : ça laisse des traces.
La trace qu'on leur a donné les infos qu'elles jurent pourtant n'avoir jamais eu!

Elles se battent pour être calife à la place du calife, n'hésitant pas à lancer des rumeurs contre les collègues de toujours.
En général, la phrase commence par : "Bibiche est une copine de 20 ans, je l'adore, MAIS....". Compléter au choix par :

- elle est totalement incompétente (phrase en général prononcée après trouvé un stagiaire bouc émissaire pour expliquer pourquoi elle n'ont pas traité le dossier XY257 malgré les nombreuses relances par e-mail)

- c'est une lèche-botte (phrase en général prononcée après avoir félicité le directeur pour son humour ravageur)

- c'est une tire-au-flanc (phrase en général prononcée après avoir passé sa journée au téléphone avec les copines, y a barbecue ce week end)

Pour bien comprendre, il faut se souvenir qu'elles ont sans doute eu à faire face à des attaques en règle toute leur carrière, en face de sales machos du type néandertal. Elles ont donc pour fâcheuse habitude de se mettre en valeur dans n'importe quelle situation.

A propos du projet ZU549, se posent des questions cruciales.
On pourrait réfléchir, brainstormer autour d'une table de réunion.
Au lieu de ça, la collègue de plus de 50 ans se lance dans un monologue sans fin, afin de nous faire profiter de sa mémoire imparable. Commence donc une liste à la Prévert de tous les projets passés qui ont un point commun minime avec le projet actuel (voire pas de point commun du tout).
C'est sûr qu'elle a l'air calée. Au début j'étais impressionnée (il faut dire que moi, j'ai la mémoire d'un poisson rouge : "ooooh une algue en plastique!" ...un tour de bocal...."ooooh une algue en plastique!"). Maintenant, au bout de deux heures de réunion avec concours de mémoire, j'ai juste envie d'hurler.
Ben oui, leurs exemples, ça sert à quoi ? Dans 99.9% des cas, comme elles n'en tirent aucune analyse, aucune synthèse, à rien, à part à étaler leurs "connaissances".
J'essaye autant que possible de ne pas hurler (c'est mal vu), et de prendre du recul afin de passer le temps dans ces réunions inutiles (aucune décision n'est prise à la fin, évidemment). L'observation des regards noirs lancés entre elles est en soit un loisir tout à fait remarquable.

Et je n'ai même pas encore parlé du cas des "belles femmes", qui, à plus de 50 ans, ont quand même un corps fin et une élégance naturelle. Celles-ci se font un plaisir de vous faire sentir que vous n'êtes qu'un boudin mal dégrossit. Qu'avec un peu d'efforts (elles, en général, ne se nourissent que de salade), vous pourriez quand même vous arranger.

Misère, ce sujet mériterait d'y consacrer 3 ans de thèse...

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Je viens de me prendre la tête à essayer (en vain) de commenter sur bonpourtonpoil et ça a coupé toute mon inspiration. Alors je m'excuse pour ce commentaire qui n'en est pas un, mais je suis devenue accro à ton blog et je tenais à te le dire.

Fyfe a dit…

Trop gentil Chick! Je suis toute rougissante!!

Anonyme a dit…

Chez nous le problème est tout autre : la boîte s'est développée depuis peu et on est tous arrivés à peu près en même temps => la compétition est omniprésente!

Anonyme a dit…

accro, oui c'est le terme! et rassures toi, tu n'as rien à craindre de moi, je suis dans la tranche du no man's land ;o))

Fyfe a dit…

Mady, je suis sûre que l'ambiance femmes + compétition mérite aussi une thèse ;-)

Winon, merci, ça fait plaisir! Et bientôt copine de no man's land ;-)