mardi 25 juillet 2006

Sale humeur

Y a des jours comme ça...
Le moral est dans les chaussettes, l'été s'annonce sans vacances et tous les collègues s'enfuient vers des plages plus paradisiaques les unes que les autres, sauf ma chef qui reste juste pour continuer à me rendre dingue...
Bref, ça va pas....
Dans ces cas là, je pense à l'excellente Mafalda, qui diagnostique les maladies du monde, et on se sent si impuissant que mieux vaudrait en rire. Mais moi je peux pas. Pas ces jours là.
Partout dans le monde, je ne vois que souffrance, injustice, haine, violence... Il faut croire que c'est contagieux. Moi aussi ça me rend intolérante.
Je suis athée.
Je ne crois pas en un Dieu, je ne suis pas les préceptes d'une religion, et pire, je ne comprends absolument pas que la foi puisse sortir de la sphère privée.
Le prosélytisme, cette conviction de détenir la seul et unique vérité envers et contre tous les autres me rend malade.
Et que cela puisse servir d'alibi à tous ces fous qui n'ont pas compris que la vérité n'existait pas m'achève carrément.

Je me fiche que mon voisin croit en Dieu, Allah, ou le Géant vert.
Par contre, j'aimerais bien qu'il garde ça pour lui, et qu'il ne se fatigue pas à me convaincre que j'irai en enfer car je ne suis pas musulmane (on me l'a déjà dit tel quel), que si je dois un jour avorter je commettrai un pêché mortel, etc etc.
Bref, si la religion restait dans la sphère privée au même titre que d'autres hobbies comme le sport, la littérature ou que sais je, peu m'importe que cela constitue pour les concernés un moteur dans leur vie.
Le problème, c'est quand quelques illuminés foutent le feu à la planète au prétexte qu'ils sont les seuls détenteurs de la vérité.

Guerres de territoires, guerres de pétrole, guerres d'intolérance. Mais pas seulement.
Tous les jours, des homosexuels sont maltraités pour ce qu'ils sont, des femmes sont humiliées à cause de leur sexe, les hommes ne sont jamais de la bonne couleur, du bon parti politique, de la bonne religion. Bref, moultes raisons stupides sont prétextes à toute la gamme des barbaries humaines.

Moi tout ce que je vois, c'est qu'on est nombreux à se partager une petite planète, et que si on perdait moins de temps à accuser les uns et les autres pour tous les maux de notre quotidien, on aurait plus de temps pour réfléchir aux solutions qui nous restent pour que la planète en question puisse continuer à nous nourrir et à nous permettre de respirer, tout simplement.

Bon, désolée pour ce message énervé et simpliste (l'énervement a toujours eu tendance à m'empêcher de construire un raisonnement), mais quand j'entends Phillippe De Villiers le matin à France Info avant de prendre ma douche se plaindre de la faiblesse d'un Sarkozy vis-à-vis de l'immigration, j'ai tendance à penser que le monde marche sur la tête, et moi aussi j'ai des envies de violence.
Je pense à Zidane et son coup de tête désormais légendaire, et ce coup de tête, je me dis qu'il me soulagerait parfois.
Mais peut-être pas.

vendredi 21 juillet 2006

Je viens d'un pays de neige

Ce joli titre n'est pas de moi. C'est celui de la pièce de théatre d'Anne Jolivet que j'ai vue hier soir au théatre de l'oeuvre (mise en scène de Didier Long).
Il s'agit du monologue de Myriam Boyet (le genre de comédienne qu'on a tous déjà vus dans des seconds rôles au cinéma, ou sur des scènes de théatre, mais qui n'a pas le physique de faire la tournée des plateaux télé), qui raconte comment depuis 28 ans, elle attend Anna, son amie juive qui a été déportée un soir de Noël et qu'elle cherche et attend depuis. La pièce est poignante et drôle. Le personnage est un peu écervelé, mais plein d'amour et de culpabilité d'avoir été lâche, de ne pas avoir sauvé les juifs de la déportation, et finalement très attachant.
On se prend à comprendre comment elle a pu se payer des cours de danse irlandaise au lieu de suivre une formation qui lui aurait donné une situation professionnelle correcte, à tolérer l'idée qu'elle s'est prostituée pour survivre, mais qu'elle aimait ses habitués, et son métier...
Un personnage riche et très émouvant donc.

Voilà qui m'a donné envie de multiplier les soirées théâtre. L'ennui avec le théâtre, c'est que si ça ne me plaît pas, je suis particulièrement hermétique et que passe vraiment un très mauvais moment. Allez comprendre pourquoi je suis plus tolérante avec le cinéma, où un nanard peut me scotcher pendant 1h30. Enfin pas n'importe quel nanard. Oui, j'ai le nanard sélectif. Dans le domaine de l'insupportable, il y a le mal joué (donc les mauvais acteurs), et les mauvais dialogues (typique de 'taxi 1, 2, 3, ...'). Dans le tolérable, il y a tous les scénarios stupides, les invraisemblants, les attendus, les déjà vus 1000 fois, etc.
Cette différence entre le théâtre et le cinéma - j'ai toujours rêvé dire cette phrase sur un plateau tv.... ça fait star, non ? Un fantasme de gosse, être actrice... M'enfin passons - elle vient sûrement de l'idée que se fait l'oeuvre d'elle même.
Je m'explique. Une pièce nulle (selon mon goût), se prend souvent pour l'oeuvre de l'année. Un petit film sans envergure se prend souvent pour un petit film sans envergure, avec des blagues sans envergures, des rebondissements sans envergure, etc. Du coup ça me le rend plus agréable...
Si quelque chose me débecte, c'est bien cet égocentrisme, cette prétention d'une partie du milieu du théâtre, même amateur ! Ces metteurs en scène incompris, torturés, méprisants... Ces comédiens imbus de leurs personnes, qui s'écoutent parler....

Heureusement, parfois, la magie est au rendez-vous. Avec un comédien affrontant humblement un texte, et surtout l'envie de partager avec le public une bonne soirée.

Bref, 'Je viens d'un pays de neige', en plus de m'avoir fait passer une excellente soirée, m'a en plus donner l'envie de recommencer à aller voir des pièces de théâtre régulièrement.

jeudi 20 juillet 2006

Nuit d'orage

Non, il ne s'agit pas d'un blog météo, contrairement aux apparences...
Mais quand les températures sont si extrêmes, elles finissent par prendre une place importante dans le quotidien !
Cette nuit, un gros orage a rafraichi la ville.
Les fenêtres ont claqué, des objets sont tombés, bref, un vacarme impressionnant m'a réveillée en sursaut. Je me suis levée pour coincer les fenêtres qui battaient, dans l'indifférence totale de mon homme, profondément endormi à côté de moi, et qui n'a rien entendu, malgré mes nombreuses sollicitations (voilà qui est de très mauvais augure dans la perspective d'une petite chose qui hurlerait la nuit pour être nourrie)...
La fenêtre entrouverte continuait à claquer et m'empêchait de dormir. J'ai dû la fermer entièrement, nous privant de la douce fraîcheur amenée par la pluie...
Par contre, les moustiques, eux, ont pu trouver dans notre chambre le gîte et le couvert (nous sommes des gens très accueillants, m'enfin un bouton de 2cm*3cm sur l'épaule, c'est un peu sans-gêne je trouve).

Ensuite, j'ai enfin pu me rendormir, au son de la pluie. Des souvenirs d'Indonésie me sont revenus, mêlés à des images du film "L'amant", ou "Indochine".
Etre dans une petite case, écrasé de chaleur, avec le bruit assourdissant et l'odeur de la pluie dehors, ça donne tout simplement une saveur exotique à ma nuit. J'adore.
On se sent protégé, isolé, bien à l'abri. Dans "l'amant", si mes souvenirs sont bons, le couple fait l'amour en pleine journée, dans une chambre qui donne sur la rue, et on entend tous ces sons caractéristiques d'une rue animée, d'un marché, et parfois, de la pluie.
C'est cette sensation que j'aime. Etre deux sur un îlot, isolé du reste du monde, même s'il est à portée de main.

Bon évidemment, notre nuit à nous était beaucoup moins torride que celle du couple du film, puisque mon homme, comme je l'ai déjà dit, ronflotait doucement à mes côtés. Bon, d'accord, il ne ronflotait pas, j'exagère. M'enfin sa sensualité n'était pas à son paroxysme, voilà.

Je crois qu'il faut que je nous trouve une destination tropicale pour nos prochaines vacances...
Je vais de ce pas y réfléchir.
Si un lecteur passe par hasard dans ce coin, je suis preneuse de toute idée !

mercredi 19 juillet 2006

Caaaaanicule

Ca y est c'est officiel, c'est la caaanicule (en trainant bien sur le "a" pour montrer que la chaleur nous fatigue tellement qu'on a du mal à le prononcer)....

37°C annoncés à Paris aujourd'hui, et ça fait plusieurs jours que la température de mon appartement ne descend pas au dessous de 30°C (même pas la nuit).
Je décide donc unilatéralement en concertation avec moi-même que je suis dispensée de blog.

Mes neurones ont fondu.
Mon corps est déshydraté.
C'est bien simple je suis en voie de lyophilisation.

Bref, quand les températures seront redescendues à des niveaux décents, je m'étendrai plus...

mardi 18 juillet 2006

SOS Paysage Audiovisuel Français

La soirée fut ma foi très agréable même si, avec le recul, je la trouve empreinte d'une certaine mélancolie...
Nous avons en effet vibré devant le dernier épisode de 24, au rythme infernal de Jack Bauer, le héros des temps modernes (Superman, Bruce Willis et Will Smith peuvent aller se rhabiller selon moi).
Voilà... Une saison terminée...
Et maintenant ?
Qu'allons nous devenir sans nos soirées remplies de ces ahurissants et incessants rebondissements??
Le temps va sembler s'écouler très lentement jusqu'à l'arrivée jusqu'à nous de la prochaine saison...
Il faut l'admettre, la vie sans Jack Bauer manque de saveur...

Pour bien enfoncer le clou, en cette période estivale, quelle substitution allons nous trouver ? Certainement pas les ridicules sagas de l'été... Ni la consternante " île de la tentation "...
En parlant de cette dernière, que je me laisse prendre à zieuter comme les enfants le font avec un film d'horreur (avec la main devant le visage et le regard qui se faufile entre les doigts), je suis chaque année plus indisposée par le degré de stupidité de cette émission.
La stupidité se trouve à tout niveau : dans les commentaires des candidats, à qui on ne demande certes pas d'être des prix nobel de littérature, mais qui ont d'une part beaucoup de mal à s'exprimer dans un français correct, et d'autre part encore plus de mal à suivre un raisonnement logique.
Plus vicieuse, la stupidité s'adresse également à nous, téléspectateurs, qui sommes jugés trop idiots pour ne pas deviner les répliques télécommandées, les clichés visés, les montages orientés,...

Le tout dans une joyeuse ambiance de voyeurisme.
Pour reprendre une expression très télégénique : Que du bonheur !

Sur ce, à moi le nouveau jeu vidéo acheté hier soir par mon homme : "les experts".
Il ne tient qu'à moi de devenir la Jackie Bauer de l'été, en intérim en quelque sorte.

Bye !

mercredi 12 juillet 2006

Mucha Emocion

Non sans émotion, me voilà en train de rédiger le premier message de mon premier blog.
Je tremble à l'idée de partir d'un mauvais pied (d'un mauvais clavier ?) et de rater ce début d'expérience qui mènera je ne sais trop où, quelque part entre l'ANPE et Ouagadougou sans doute...

Je vais éviter de m'éterniser et, avec tout le courage dont je pourrai m'armer à l'aide de mes deux mains, je vais cliquer sur le fameux 'publier' et me précipiter pour voir le résultat...

Pfiou....
C'est parti !