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mercredi 15 août 2007

Fyfe et Davina (6)

Après deux mois de pratique intensive de sport en cloub, il est l'heure du bilan.

J'ai été bien sage et j'ai pensé 2 à 3 fois par semaine à mon gros chèque qui finance la formation en cadenas à code du personnel, et ça a bien marché pour me faire bouger mes fesses jusqu'au cloub.

Alors bon, je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps, je sais que vous attendez impatiemment de connaître les résultats de cette pratique intensive sur ma silhouette (si, si, je sais que vous êtes impatients, même si vous tentez désespérément de garder une contenance en sirotant tranquillou un petit thé, en vous limant les ongles, ou en vous curant le nez).

Le bilan silhouetal est donc mitigé. Mais pas mitigé - je sais pas trop quoi en penser. Plutôt mitigé - c'est la cata.

Pour le côté mitigé, petite revue des troupes :

- fessiers, au rapport ! "Oui, cheffe ! Fermeté 9/10, cheffe !" (ouaip, je mène mes muscles à la baguette maintenant)

- bidon, au rapport ! "Oui cheffe ! Fermeté 9/10, cheffe !"

- cuissots, au rapport ! "Oui cheffe ! Fermeté 10/10, cheffe !"

Bravo les ptits gars, j'suis fière de vous !

Pour le côté cata, petite revue des troupes :

- Pantalons, au rapport ! "Va mourrir"
Oups. Un peu de rebellion du côté des pantalons on dirait...

- Euh, pantalons, s'il vous plaît, c'est quoi le bilan ? "Y en a marre, les boutons ne tiennent plus qu'à un fil, les coutures des fesses ne supporteront pas un accroupissement de plus, et les bas en ont marre d'aller aux fraises eu égard à la remontée chronique du tissu au niveau des hanches-fesses. C'est Bagdad, ici, faut qu'ça s'arrête, les gars vont finir par craquer, cheffe !".
Aïe.

- Bottes, au rapport ! (ben oui, on se gèle je vous signale, alors les tongs sont au fond du placard et les bottes sont de sortie) "Oui, cheffe ! Fermeture éclair impossible à remonter jusqu'en haut, on dirait qu'ils essayent de mettre deux mollets dans chaque botte, c'est un carnage, cheffe !"
Misère.

Ben oui, je viens de faire une découverte étonnante : faire du sport développe les muscles, raffermit, mais les cellules des muscles se multiplient toutes seules. Pouf pouf, elles apparaissent comme ça.
Mais EN AUCUN CAS elles ne prennent les cellules graisseuses dans leur petites papates pour les transformer en muscle.

Du coup, ben les muscles ils poussent SOUS la graisse.

Et moi j'ai gonflé.

J'ai la désagréable impression d'être enceinte de deux bons kilos de cellules adipeuses.

Ô joie.

(Motivée, motivée, il faut rester motivée...)

mercredi 25 juillet 2007

Fyfe et Davina (5)

Vous, je ne sais pas, mais en ce qui me concerne, mon cerveau a la fâcheuse habitude d'être en permanence en mode "je me fais des films". C'est Bollywood à l'intérieur.

Du coup, quand je me suis lancée dans la folle expérience sportive du cloub, j'ai imaginé des trucs qui m'ont aidé à garder la motivation, genre des objectifs à mi-parcours, etc etc.

Une fois de plus, la réalité m'envoie un de ses retours de manivelle dont elle a le secret et.... Il faut revoir un peu les objectifs, là. Des objectifs réalisables si possible.

En vrac :

- Machines elliptiques et autres instruments mécaniques de torture :

Projet initial : easy baby, une heure sur la machine, miousique dans les oreilles, et pas de trace de transpiration


Objectif révisé : ne pas périr d'ennui et de fatigue au bout d'une demi-heure, réussir à entendre la miousique dans mes oreilles malgré le niveau sonore ambiant

- Abdo-fessiers :

Projet initial : en faire autant qu'il le faudra pour qu'on voit mes abdominaux plutôt qu'un truc infame mou, et pour éradiquer les trucs adipeux bien logés dans mes fessiers en lieu et place des muscles.

Objectif révisé : parvenir à finir les séries au moins une fois, ne plus pleurer, ne plus manger mon tapis de douleur, ne plus appeler ma mère pendant le cours

- Combat de corps :

Projet initial : avoir la souplesse, l'énergie et le style d'Uma Thurman dans Kill Bill (mais sans la robe de mariée, c'est pas pratique pour faire du sport)(et sans la combinaison jaune, je ne suis pas sûre d'assumer le canari-boulimique-staïle)

Objectif révisé : ne plus donner l'impression de chasser les mouches au lieu de donner des coups avec mes bras, ne plus donner de fou-rires au prof

- Shakidonna dance :

Projet initial : faire entrer Shakidonna dans mon corps, et à terme, faire passer Sofia Boutella pour ma grand-mère qui danse le rock

Objectif révisé : retourner au cours une deuxième fois

- Trajet de retour :

Projet initial : rentrer à la maison en footing tranquille, finir par des étirements

Objectif révisé : éviter de rentrer systématiquement sous la pluie (autre option : retrouver mon parapluie), marcher sans que mes jambes tremblent, ne plus me faire dépasser par le cinquième âge dans la montée.


Voilà, ça me semble un peu plus raisonnable quoique pas gagné.
Verdict dans quelques semaines...

mercredi 4 juillet 2007

Fyfe écossaise

1 mois.
Ca fait un loooong mois que je n'ai pas pu voir mes coupines et mes coupains. La faute à mon emploi du temps et au leur, la faute au boulot qui prend toute la place, la faute aux obligations domestiques, etc, etc.

Je rentre à peine de 3 jours de boulot à l'étranger, et le Chéri s'est envolé ce matin même le pays du Levant. Allez, vous me remettrez bien 10 jours de séparation, pour le même prix !

Bref, tout ça pour dire que j'ai l'impression d'évoluer en plein syndrôme pré-menstruel (syndrôme inconnu de moi jusqu'ici, limite je croyais que les coupines, elles inventaient un peu). Mais le mien, il dure depuis un mois, quelqu'un peut m'expliquer siouplaît ?

Grogner, pleurer, ricaner, bien malin celui qui sait ce que je vais lui réserver dans la prochaine minute. En même temps, c'est assez simple, je finis toujours par avoir envie de mordre.
J'aime pas les gens. Sauf les gens que j'aime mais eux ça ne compte pas.

Heureusement parfois ça s'arrange. Par exemple quand je vais au cloub pour faire du "combat-de-corps", ce qui consiste principalement à simuler une attaque en règle, pas chassés - coups de pieds - coups de poings, contre un adversaire imaginaire (et croyez moi, j'ai largement le choix pour l'adversaire imaginé).
C'est chouette, Hulk-in-me se sent vraiment bieeeeeeeen.

Et puis après, je vais dans le sauna me faire griller un peu.
La chaleur, c'est tout ce que j'aime.
Toute seule dans la cabane en bois, allongée sur les lattes de bois brûlantes, je sens chaque muscle se détendre, doucement, une sensation agréable qui se répand petit à petit, le calme, enfin. Le temps n'a plus de prise sur moi, ouuuuf.
Une fille entre dans le sauna.
Elle est blonde, sa peau toute blanche, elle sourit, elle est belle.
Je crois que je l'aime.
Elle s'allonge sur la marche au-dessus de moi, et je sens presque nos corps se détendre à l'unisson.
La vie est belle, mon coeur est plein d'amour.
Deux filles entrent à leur tour, elles sont belles aussi. Qu'est ce que j'adore ces moments de communion féminine...
"Nan mais j'te jure elle a OSE me demander ça ce MATIN !!!.... Bla bla bla"
Non mais c'est quoi, cette voix de crécelle ???
"Alors moi, j'lui ai dit que oui, bien sûr j'allais quitter cette boîte pourrie"
Je rêve où elle est en train de me gâcher mon moment de communion féminine que tout le monde il est beau est gentil en parlant de BOULOT ???
%@$*`£ de #%^*$ , ça y est, je me souviens bien pourquoi je déteste les gens, là, j'me casse.

La douche, par contre, qu'est ce que c'est boooon. La température du corps redescend, l'énergie recommence à circuler, youhou, je sens que cette journée n'est pas si pourrie, d'ailleurs, mon pantalon m'a l'air un peu flottant aujourd'hui, punaise, le sport, c'est coooool.
Moi et mon nouveau corps, on va gentiement rentrer à la maison retrouver le Chat dans la bonne humeur.
Plop.
Plop.
Tiens, une goutte. Encore un parisien qui arrose un peu trop ses plantes sur son balcon.
Mais que cette lumière est belle, le soleil couchant, les nuages noirs, wahou....
FFrrrrchchchchchch (je sais, j'imite super mal les trombes d'eau qui me tombent sur la tronche).
Les trombes d'eau, donc.
Alors qu'il me reste 10 bonnes minutes de marche.
Sans parapluie.
Bouhouhouhouhou, laissez moi mourrir sur ce trottoir....

Demain, je pars en ouikend prolongé chez mes parents.
Là, vraiment, faudra que ça cesse, cette imitation de syndrôme à la con, sinon, je prévois une apocalypse sévère dans la région lyonnaise d'ici à dimanche.
Planquez vous.

dimanche 24 juin 2007

Fyfe et Davina (4)

Vous avez l'impression que ma vie n'est plus faite que de cloub de sport ?
Dites vous que c'est presque vrai, parce que le reste de temps je travaille ou je dors, youpi-youpla.

Du coup, le cloub, je le remercie de me sortir de ce marasme ambiant.

D'ailleurs, mon premier cours collectif j'y suis allée avec moulte enthousiasme.

J'avais vu les affiches dans le cloub pour le lancement d'un nouveau cours, ça donnait ça :





















Oui, oui, un cours total made in USA par un fabricant de baskets par nenfants, une chorégraphie élaborée par une super star améwicaine qui s'occupe personnellement des clips vidéos des stars...

Vous vous doutez que ça m'a intriguée...
Et puis bon, j'ai 25 ans de danse derrière moi : classique, contemporain, moderne, jazz, danse africaine, danses latines, bref, j'ai déjà suffisamment tout testé pour savoir que le ridicule ne tuait pas.

Oui, bon, certes, j'ai bien conscience qu'il va s'agir de bouger mon corps façon Shakidonna (50% Shakira; 50% Madonna) et que je vais devoir m'asseoir sur ma dignité de fille intellectuelle qui réfléchit au pourquoi du comment de ses mouvements chorégraphiés.
Là, le pourquoi du comment, ça va se résumer à faire la pouffe, point.

Mais quitte à faire la couillonne dans une salle de sport pour bouger mes fesses, autant le faire avec une vraie "chorégraphie", ça sera peut être moins pénible que la version Véronique et Davina, non ?

Sans compter que j'ai toujours rêvé de danser avec ma chevelure flottant au vent du ventilateur comme les filles des photos. Et avoir le même corps aussi, et ça, c'est bien le principe de base du cloub, non ?

Bref, je me suis lancée.
Un peu angoissée quand même.

Le petit écriteau sur la porte de la salle ne m'a pas franchement rassurée : "Blabla... Travaux d'insonorisation... Blabla.... Problèmes de voisinage persistent.... Blabla... MERCI DE NE PLUS POUSSER DE CRIS".
Euh.... Des cris de joie ? De douleur ?
Finalement, je ne suis plus très sûre de mon choix, là, un bon vieux Gym Tonic me semble plus approprié à mon niveau.
Nan mais allez, j'suis pas une poule mouillée, hein, même pas peur, les filles qui attendent avec moi devant la porte ne ressemblent pas franchement aux filles des affiches non plus, hein, alors par le pouvoir de la force ancestrale shakidonnienne, j'vais y arriver.

A peine entrée, la prof m'a repérée : "Ouh la la, y a des nouveaux !! J'vous préviens, ça va être dur, ça fait deux mois et demi qu'on travaille la chorégraphie et on la fait à 200 à l'heure !!"

Shakidonna, donne moi ta force et ne me lâche pas, c'est pas le moment...

Le cours commence, et je m'aperçois que 25 années de danse ne m'ont pas préparée à "ça".

Au bout de 3 minutes, je suis assez fière de réaliser un mouvement sur deux (25% de Shakira, 25% de Madonna en moi, yeaaaah, je suis trop une demi-pouffe et j'assume).

Au bout de 10 minutes, ma mémoire est saturée, je capte un mouvement sur dix, et je me dis qu'un vingtième de Shakira et un vingtième de Madonna, ce n'est pas si mal (reste 9/10 de ridiculitude en moi, que j'assume bof)

Tout s'enchaîne, je ne capte que des flash de chorégraphie.
Tiens, là, on fait semblant de fouetter quelqu'un, tiens, là, c'est mes propres fesses que je dois faire semblant de fouetter, mon dieu mais est ce possible d'avoir un bassin aussi lassif ? Combien d'années de purgatoire ce genre de pouffitude va me coûter ?

Je note que la prof est une espèce de sadique qui prend plaisir à me voir ramer.

Je jette un oeil aux autres Shakidonnas du cours et j'étouffe un rire. Ouais, bon, certes, elles connaissent la chorégraphie, mais alors bon, niveau style...
Vous voyez Josiane Balasko qui fait la majorette dans "Tenue de soirée" ?
Ben voilà à quoi on ressemble, toutes autant qu'on est, alors que la prof, elle a vraisemblablement mangé Britney Spears au petit déjeuner.

C'est sa vengeance, j'en suis sûre. Elle nous démonstrationne ici et maintenant qu'on a la grâce et la sexitude de phoques échoués sur la banquise qui tenteraient une danse du ventre pour draguer une baleine.
Elle peut se le permettre, car nous, dans la salle, les jeunes cadres dynamiques friquées (ben oui c'est CHER le cloub, je le redis), avec notre bac + 5 en cadenas à code, on s'est pas privées de rigoler à l'accueil. Mais pas là, j'vous l'dis. Mange ton égo et accroche toi.
Je commence à me demander si le coup du cadenas, c'est pas juste pour faire passer la pilule de l'humilation, une manière de rééquilibrer le rapport de force vous voyez.

Pour finir, on doit danser par petits groupes devant les autres. Hum. C'est vraiment stratégique leur truc. Je comprends bien qu'il est question de nous filer une honte intersidérale telle qu'on n'osera pas remettre les pieds au cloub alors qu'on a payé pour les trois prochains mois.

En même temps, c'est mal me connaître, parce que la honte, moi, c'est un peu ma coupine quotidienne.
Alors oui, je reviendrai faire ma Shakidonna jusqu'à ce que mes cheveux volent au vent au lieu d'être collés à ma figure rougie et poisseuse de sueur.
Shakidonna entrera dans mon corps, qu'elle le veuille ou non, j'en fais désormais une affaire personnelle.
Shakidonna, c'est entre toi et moi maintenant.

mercredi 20 juin 2007

Fyfe et Davina (3)

Reprenons, reprenons.
Je rappelle que dans l'épisode précédent, Fyfe avait risqué sa vie sur un engin nommé "vélo elliptique" (dieu que mes lecteurs sont cultivés, merci les lecteurs, hein).

A ce stade, j'imaginais trouver un peu de sérénité du côté des machines avec des poids. Des machines qui ne communiquent pas avec moi, qui ne posent pas de questions désagréables, et qui, à priori, ne risquent pas de m'éjecter sans sommation.

Sauf que.
Sauf que les machines, elles ne ressemblent à rien.

Il s'agit manifestement d'un petit jeu très rigolo, appelons le "le puzzle de corps" par exemple, ou plutôt le "body puzzle", c'est plus dans l'ambiance du cloub.

Alors comment joue t'on au body puzzle ?

C'est simple, d'un côté nous avons des poids, des poulies, et des parties rembourrées, qui appartiennent à la machine.

De l'autre, nous avons des bras, des jambes, des fesses, et des parties rembourrées, qui appartiennent à moi.

Il s'agit de trouver les concordances entre les deux parties.

En fait, ça ressemble un peu à ce jeu-là ("twister") :

mais tout seul, et sans les consignes, pour laisser libre cours à sa créativité.

Autant vous dire que j'ai été hyper créative. Sans doute trop pour cette société conformiste, si j'en crois les regards suspicieux, voire choqués, de mes collègues de cloub.

En même temps, soulever les poids avec ses mollets ou avec ses bras, quelle importance, tant que le coeur y est ? Non ? Ah si, quand même ?
Bon, ok, je vais prendre ma douche, ça au moins, je maîtrise assez bien, comme mouvement.

Avant la sortie, reste une étape importante : le passage à l'accueil pour faire le chèque (le GROS chèque), et rendre le cadenas à code.

Cette fois c'est une jeune fille derrière le comptoir.
(Je soupçonne l'homme canon d'être allé se pendre après avoir observé de loin ma prestation du jour au cloub) (si, si, ça peut faire cet effet là).

Quand je lui tends le cadenas, elle ouvre de grands yeux :"Haaaaaaan, vous avez réussi à le faire marcher ce cadenas ???? Non parce que moi je ne connais même pas le code !!"
Hum.
A ce stade, il aurait été de bon ton de lui expliquer que le code, on le CHOISIT.
Mais après une heure dans la salle de sport, mes neurones avaient dû partir en goguette, parce que la seule réponse qui m'est venue, c'est "Le code, c'est 374 !".

Cette réponse a généré une grande panique chez mon interlocutrice, suspectant sans doute qu'un collègue zélé l'obligerait à retenir ce chiffre. Elle s'est donc mise à pousser de grands cris pour couvrir ma voix :" Non, non, ne me dites pas, je ne veux pas savoir, de toutes façons les cadenas à code, je n'y comprends rien"
Hum.

Du coup, le gros chèque m'a semblé moins difficile à faire. C'est vrai, quelque part, ça me fait chaud au coeur de savoir qu'avec cet argent, le cloub va peut être pouvoir payer à ses employés un bon cycle de formation en cadenas à codes.

Ce qui a été dur, par contre, c'est de tendre le chèque à la jeune fille.

Parce qu'à ce moment exact, une vague connaissance est entrée dans le cloub.
Non, non, pas un ami.
Un collègue de mon ancien boulot.
Un collègue du Chéri.
Pas le genre sympa avec qui tu vas prendre des cafés et fumer des clopes, hein, plutôt le genre grand chef un peu bizarre avec un corps encore plus bizarre.
Le genre que tu n'as vraiment, mais alors, vraiment pas envie de voir en short-marcel.

Voilà, l'ex-collègue-tout-mou a validé son abonnement de trois mois. Comme moi, quoi.

A cet instant, tout espoir de convaincre le Chéri de s'inscrire dans une démarche saine d'inter-émulation s'est envolé.

Et j'ai prévu de faire ma prochaine séance avec une perruque et des lunettes de soleil.

Dans le prochain épisode (qui viendra quand il pourra), Fyfe testera les cours collectifs et tentera de bouger son corps façon Shakidonna (nan rien à voir Shalima, Shakidonna c'est 50% Shakira, 50% Madonna, tout un programme donc)

samedi 16 juin 2007

Fyfe et Davina (2)

Oui, je sais j'avais dit "la suite demain", mais une sombre histoire de faille dans l'espace temps m'a tenue éloignée de ce blog. Hum. Mais si, c'est crédible.

Première séance au cloub, donc.

Ca attaque fort avec le type de l'accueil qui est un vrai canon (tiens, un argument pour convaincre le Chéri de s'inscrire)(oui, je crois plus en l'inter-motivation qu'en mon auto-motivation).

Il faut un cadenas pour fermer mon vestiaire, mais je n'en ai pas. Pas grave, le canon de l'accueil va m'en prêter un.
"Ah zut, je n'en n'ai plus qu'un "à code", je ne suis pas sûr qu'il marche, attendez je vérifie... Ah si c'est bon, le code, c'est 374 !"

Je suis un peu surprise parce que je ne savais pas que ça existait les cadenas à code "fixe", il me semblait qu'on pouvait les choisir, les codes, m'enfin s'il le dit, c'est son cadenas après tout !

Bon, en fait il s'est avéré que non, ça n'existait pas les cadenas à code fixe, c'est juste que le canon, il n'avait pas remarqué qu'on pouvait le changer... Premiers ricanements fyfiens dans le vestiaire, donc.

Ce léger sentiment de supériorité n'allait malheureusement pas durer. En effet, on ne peut pas être doué en tout.
Par exemple, le canon, il ne peut pas à la fois être canon ET doué en cadenas.
Et moi, je ne peux pas être douée en cadenas ET en machine de sport, comme la suite le prouve.

Pour commencer, je choisis une de ces étonnantes machines sur lesquelles on marche bizarrement en bougeant les bras. Hum.
Je sens que ma description ne rend pas grâce à l'engin, donc regardez sur la photo plutôt.

Alooooors, comment ça marche ?
Ah tiens, la machine tente de communiquer avec moi : "Entrez votre poids".
Ouh la. On se connaît à peine toi et moi, je sens qu'on pourrait s'entendre, mais laisse moi te dire qu'on ne commence pas une relation comme ça, hein. Et puis comme je ne veux pas te donner de faux espoirs, je dois t'avouer que mon poids est le secret le mieux gardé de la planète, d'ailleurs, un vague "secret défense" passerait pour la plus éculée des rumeurs à côté, tu vois.

Bon, on va donc dire que mentir de 10kg à la machine ne l'empêche pas de fonctionner, hein, me dis-je tout en priant pour qu'elle ne s'écroule pas sous moi ou se mette en mode alerte pour surcharge anormale.

Ok, je suis montée, la machine a l'air de me croire, hé hé, trop facile.

"Entrez votre âge"
Non mais va falloir voir à arrêter d'être désagréable hein. Tiens, note ça : "25", hé hé.
Euh, nan attends, t'essayerais pas de me piéger pour me faire faire des trucs qui ne sont plus de mon âge quand même ? Ok, t'as gagné : "30" (c'est pas un mensonge, y avait pas "et demi passé").

"Choisissez votre programme"
Chépa, qu'est ce que tu proposes ?
"Himalaya ?", mmmh, j'suis pas sûre, "Elimination des graisses ?". Euuuuuh, personne ne me regarde ? Bon, va pour l'élimination des graisses.

J'attrape les trucs pour les mains, mes pieds sont bien calés, je suis prête !
...
Ben pourquoi ça bouge pas ?
Je regarde mes voisines, qui bougent frénétiquement sans me jeter un regard.
Pourquoi moi ça bouge pas ?
C'est quand même pas pour une sombre histoire de poids légèrement sous estimé ?
Ah non, c'est juste parce que c'est à moi de bouger, en fait. Hum. Oui, c'est vrai que c'est un peu le principe du sport.

Et bien bougeons, donc.
Ouh c'est bizarre, quand je bouge les pieds ça fait bouger mes bras !
Rhô mais c'est quoi ce mouvement, j'ai l'impression que mes pieds pédalent en arrière !
Mais mes voisines, elles pédalent en avant, elles !
S'pas possible, l'est où le bouton pour changer de sens ?
Et pourquoi je suis déjà essouflée, moi ? Ca fait 5 minutes, alors que la fille pimpante d'à côté elle en est à... 54 minutes ???
Pinaise et ça devient casse gueule ce machin, quand on lâche une main pour tripoter les boutons !

Bon, j'abandonne la machine infernale, je vais aller voir du côté des trucs avec des poids, ça me semble moins dangereux.

Dans le prochain épisode, Fyfe sera confrontée à d'étranges machines et cherchera où poser ses fesses, quoi soulever, et avec quelle partie de son corps.... (Z'allez en bouffer, des épisodes au Cloub...)

jeudi 14 juin 2007

Fyfe et Davina (1)

Exceptionnellement, vous serez autorisés à vous moquer ouvertement de moi, parce que moi même je n'arrive pas à faire autrement, j'avoue.

A quel sujet ? Ben au sujet de ma récente inscription dans un club de sport.
Riez, riez.

N'empêche que je ne peux plus prendre mes cours de danse pour les trois prochains mois et depuis un mois, n'empêche que je n'aime pas trop cet encroûtage qui commence à se voir, n'empêche que toute activité extra-professionnelle à heure et/ou jour fixe est proscrite en ce moment (saleté de boulot), n'empêche que bon, je ne sais pas finir cette phrase alors on va dire que ça y est, elle est finite.

Bref, c'est en totale conscience des risques encourus que je suis allée payer mon abonnement pour trois mois.

Parce que oui, je sais que c'est un lieu de drague moisie (mais j'ai mon lecteur-mp3-isolant-universel et mon regard qui tue), je sais que je vais devoir bouger mes fesses sur des rythmes de dance pourrite des années 80 vaguement remixées, je sais que je vais cotoyer des cakes bodybuildés qui se regardent dans le miroir en soulevant des poids, et des véronique-et-davina bronzées aux UV et joliment vêtues d'un string jaune sur collant rose fluo, je sais que j'ai payé trois mois et que dans deux semaines j'aurai peut être perdu toute motivation pour remettre les pieds là-bas, je sais, je sais, je sais...

Alors pourquoi je l'ai fait ? Ca je sais pas... Une pulsion ? Une nouvelle OPA extra-terrestre sur mes neurones ? Allez savoir....

Quoi qu'il en soit, ma première séance est un sujet hautement blogable, et je crois que j'ai trouvé un filon pour ne plus jamais-jamais être en panne d'inspiration...

Je vous raconte ?
Ok, mais demain, là j'ai plus le temps, désolée ;-)