Le réveil de Mr PetiteGraine sonne. Grmph.
Il sonne encore. Grmmmmmmmph. Je tends le bras vers le dit M. PetiteGraine pour l'aider à se réveiller avec amour et douceur (= je vise les côtes avec mon coude).
Gnééé ? C'est vide. Personne.
Rhâââââ mais oui bien sûr, il est à Paris pour deux jours, et il a oublié d'éteindre son réveil hier en partant prendre son train matinal. Il est donc... 4h30. AAAAAAAH. (ben si, ça fait peur, 4h30).
Le temps que je trouve le bouton pour éteindre le réveil, le Crampon s'est réveillé. Nooooooon, pitié....
Il chouine parce qu'il ne retrouve pas sa tétine.
Stratégie 1 : je fais semblant de ne rien entendre, reste au chaud sous la couette, et croise les doigts pour qu'il la retrouve tout seul (et s'il ne la retrouve pas, il ne se rendormira pas et je vais mourir). Ok, trop risqué. Stratégie 2 : go, go, go, je jaillis hors du lit, me précipite à la recherche de la tétine perdue, lui colle au bec, marmonne un truc du genre "'core nuit, dodo", et m'enfuis en courant. Si, ça peut marcher.
D'ailleurs, ça AURAIT marché si je ne m'étais pas trompé de bouton en voulant éteindre le réveil. Manifestement, j'ai snoozé : re-bip bip 5 minutes plus tard donc.
Le Crampon s'est rendormi, mais pour moi c'est foutu.
Quelqu'un peut il m'expliquer pourquoi diable je suis capable de me rendormir profondément 10 fois d'affilée pendant une heure quand je suis à la bourre pour aller au boulot, et pourquoi à 4 PUTAINS D'HEURES 30, un malheureux snooze me tient éveillée comme si je venais de gober 4 exta ??
A 6h30, je suis toujours occupée à essayer de résoudre mentalement ce mystère.
A 8h30, j'ai déposé le Crampon à la crèche, et je ne comprends toujours pas.
Je file rejoindre ma deuxième maison, aka le laboratoire d'analyses médicales.
Échantillon d'urine, prélèvement sanguin, recherche de toxo, de sucre, d'allergènes, tout ce que tu veux je te le donne, je suis comme ça, moi.
D'habitude c'est bouclé en 5min, parce qu'en tant qu'habituée, j'ai toujours un petit pot d'avance pour pisser sur mes doigts chez moi plutôt que chez eux (je préfère), et je relève mes manches plus vite que la lumière.
Mais ce matin, la salle d'attente est pleine à craquer.
Devant moi, un enfant d'environ 3 ans est accompagné de ses parents.
J'attends mon tour une éternité. Le dernier quart d'heure est un supplice : les pleurs du petit garçon me transpercent le cœur.
Il sort enfin, reniflant et manifestement complètement traumatisé.
Je pleure et me retiens de me jeter sur lui pour lui faire un câlin (même levée à 4h30, je ne suis qu'hormones de grossesse... *soupir*).
A mon tour.
Ah ben tiens, l'aiguille est plantée dans mon bras, mais ça ne coule pas, dit la dame. Elle remue l'aiguille. Je veux que le petit garçon revienne pour me tenir la main et me faire un câlin. Ca dure une deuxième éternité, et puis on essaye avec l'autre bras.
Voilà, c'est fini, il est 9h30, j'ai deux bras charcutés, et je suis sensée être au boulot depuis au moins 15 minutes.
Je me retiens de pleurer (on a sa fierté).
Métro.
J'ai faim et mal au dos. Personne ne me propose une place assise. Je ne sais pas si c'est parce que les gens trouvent normal que j'aie un ballon de baudruche caché sous mon manteau, ou si c'est tout simplement parce que ce sont des goujats.
Dans le doute, je pleure.
Dans les couloirs, une mère et son enfant font la manche. La petite fille semble se plaindre du froid à sa mère.
Je pleure de plus belle.
J'arrive au bureau comme une fleur, il est 10h, et toutes les personnes importantes attablées dans le bureau de mon boss me voient passer avec les yeux rougis. C'est pas comme si je devais aussi partir à 17h pour récupérer mon fils en l'absence de son père, hein. Ah ben si. Oups.
Je crois que je vais pleurer encore un peu, tiens.
M. PetiteGraine n'a pas répondu à mon SMS qui lui racontait tous mes malheurs (le concept de SMS de 2500 signes, j'adore).
A tous les coups, il doit être trop occupé à coucher avec une pétasse de parisienne qu'il aura séduite la veille en ce jour de saint Valentin dont on se cogne mais quand même avait il besoin de partir si loin ce jour là ? Ou alors il est déjà en réunion.
Dans le doute, je pense pleurer un peu pour faire bonne mesure.
La journée va être longue. Très longue.
Et moi je suis enceinte. Très enceinte.
Et fatiguée. Très fatiguée.
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vendredi 17 février 2012
mercredi 18 janvier 2012
Les enfants c'est bon, mangez-en.
Bon bon bon.
La vie est un peu... euh... prenante, en ce moment.
Pourtant, j'en ai, des choses à vous dire (comprendre : j'en ai, des sujets de chouineries).
Alors, un peu en vrac pour rattraper le temps perdu :
- 4 mois de grossesse, j'ai pris Biiiiiiip kilos. Je me fais jeter par ma gynéco, ma psy Zermati-style, et moi-même. Et ça me donne envie de manger. J'ai l'air d'être proche de l'accouchement. Je suis dans le déni total côté taille de soutien-gorge. Saviez vous que le moindre T-shirt est indécent quand on a les seins de Lolo Ferrari ? Par extension, j'ai la classe et le glamour de cette dernière (sauf que ma bouche n'a pas gonflé, dieu merci). Chouette.
- NuméroBis est un petit couillu. Pour une fois, je n'ai pas eu besoin de faire semblant d'avoir compris quelque chose à l'échographie. Il a une de ces paires de c..., putain de sa mère, j'y crois pas comment ça crevait l'écran. (Manifestement, je n'ai pas chopé QUE le physique classieux de mon amie Lolo).
Alors c'est bon pour la crise, la décroissance, tout ça tout ça, car non, je ne vais pas dévaliser les magasins de fringues de bébé-fille. J'ai un deuil à faire de ce point de vue là, je le crains.
A l'amie (qui se reconnaîtra) qui m'a dit que c'était chouette aussi, le statut de seule femme de la famille, parce que l'Oedipe des petites filles c'était pas tous les jours un parterre de roses, je réponds ici : HAHAHA. Le Crampon est tout à fait prêt à me tuer pour épouser son père je pense. Et je dois avouer que ça ne me déplaît pas toujours. Par exemple, quand le Crampon se réveille et hurle à la mort en voyant qu'il n'y a QUE moi et pas son papa déjà parti, je le vis moyen bien. Quand il exige d'un ton péremptoire que NON c'est PAPA qui va changer la couche puante, ou PAPA qui va brosser les dents, et regarder pour la 250ème fois Cars, je le vis bizarrement beaucoup mieux. Fin de l'apparté.
Un deuxième garçon, donc.
Dans le fond, je m'en cogne, moi ce que je voulais, c'était un dauphin, remember ?
- SURPRIIIIIIIIIISE ! La deuxième grossesse propose quelques variantes par rapport à la première ! Je vous le donne en mille : l'allergie fulgurante aux poils de chat ! Et qui c'est qui a un chat-pot-de-colle à la maison ?
Cette charmante nouveauté s'est traduit par une crise inopinée d'yeux-qui-piquent, nez-qui-pique-et-qui-coule, gorge-qui-pique, peau-qui-gratte. Ça a commencé comme ça, un soir en rentrant du boulot, sans que je comprenne bien ce qui m'arrive.
A 4h du mat, je n'avais toujours pas fermé l'oeil, mais j'avais eu le temps de réfléchir et d'identifier la cause de mon état. C'est donc avec joie et enthousiasme que j'ai réveillé Mr PetiteGraine pour lui demander de m'aider à changer les draps. Dans un demi-sommeil, mais sans moufter (cet homme est une perle), ce dernier m'a donc aidé à replacer la couette dans une nouvelle housse, exercice tellement agréable à 4h du mat.
Depuis, je gère comme je peux. L'aspirateur est mon ami (tout arrive), et le chat et moi restons sur nos territoires respectifs en échangeant des regards dignes des western spaghetti.
Voilà voilà.
Finalement, rendez moi ma grossesse d'avant.
Coming soon, de belles Cramponades à base de coupe de cheveux home made (si, si, je l'ai fait) et d'apprentissage de la propreté (c'est pas gagné c't'affaire).
La vie est un peu... euh... prenante, en ce moment.
Pourtant, j'en ai, des choses à vous dire (comprendre : j'en ai, des sujets de chouineries).
Alors, un peu en vrac pour rattraper le temps perdu :
- 4 mois de grossesse, j'ai pris Biiiiiiip kilos. Je me fais jeter par ma gynéco, ma psy Zermati-style, et moi-même. Et ça me donne envie de manger. J'ai l'air d'être proche de l'accouchement. Je suis dans le déni total côté taille de soutien-gorge. Saviez vous que le moindre T-shirt est indécent quand on a les seins de Lolo Ferrari ? Par extension, j'ai la classe et le glamour de cette dernière (sauf que ma bouche n'a pas gonflé, dieu merci). Chouette.
- NuméroBis est un petit couillu. Pour une fois, je n'ai pas eu besoin de faire semblant d'avoir compris quelque chose à l'échographie. Il a une de ces paires de c..., putain de sa mère, j'y crois pas comment ça crevait l'écran. (Manifestement, je n'ai pas chopé QUE le physique classieux de mon amie Lolo).
Alors c'est bon pour la crise, la décroissance, tout ça tout ça, car non, je ne vais pas dévaliser les magasins de fringues de bébé-fille. J'ai un deuil à faire de ce point de vue là, je le crains.
A l'amie (qui se reconnaîtra) qui m'a dit que c'était chouette aussi, le statut de seule femme de la famille, parce que l'Oedipe des petites filles c'était pas tous les jours un parterre de roses, je réponds ici : HAHAHA. Le Crampon est tout à fait prêt à me tuer pour épouser son père je pense. Et je dois avouer que ça ne me déplaît pas toujours. Par exemple, quand le Crampon se réveille et hurle à la mort en voyant qu'il n'y a QUE moi et pas son papa déjà parti, je le vis moyen bien. Quand il exige d'un ton péremptoire que NON c'est PAPA qui va changer la couche puante, ou PAPA qui va brosser les dents, et regarder pour la 250ème fois Cars, je le vis bizarrement beaucoup mieux. Fin de l'apparté.
Un deuxième garçon, donc.
Dans le fond, je m'en cogne, moi ce que je voulais, c'était un dauphin, remember ?
- SURPRIIIIIIIIIISE ! La deuxième grossesse propose quelques variantes par rapport à la première ! Je vous le donne en mille : l'allergie fulgurante aux poils de chat ! Et qui c'est qui a un chat-pot-de-colle à la maison ?
Cette charmante nouveauté s'est traduit par une crise inopinée d'yeux-qui-piquent, nez-qui-pique-et-qui-coule, gorge-qui-pique, peau-qui-gratte. Ça a commencé comme ça, un soir en rentrant du boulot, sans que je comprenne bien ce qui m'arrive.
A 4h du mat, je n'avais toujours pas fermé l'oeil, mais j'avais eu le temps de réfléchir et d'identifier la cause de mon état. C'est donc avec joie et enthousiasme que j'ai réveillé Mr PetiteGraine pour lui demander de m'aider à changer les draps. Dans un demi-sommeil, mais sans moufter (cet homme est une perle), ce dernier m'a donc aidé à replacer la couette dans une nouvelle housse, exercice tellement agréable à 4h du mat.
Depuis, je gère comme je peux. L'aspirateur est mon ami (tout arrive), et le chat et moi restons sur nos territoires respectifs en échangeant des regards dignes des western spaghetti.
Voilà voilà.
Finalement, rendez moi ma grossesse d'avant.
Coming soon, de belles Cramponades à base de coupe de cheveux home made (si, si, je l'ai fait) et d'apprentissage de la propreté (c'est pas gagné c't'affaire).
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lundi 28 novembre 2011
Et c'est reparti pour un tour !
Il y a un moment dans ta vie de parent où tu te dis que non, jamais au grand jamais tu ne seras capable de revivre ça un jour.
Tu es convaincue que ton crampon insomniaque et RGO t'a vaccinée à vie, et que d'ailleurs tu ne te remettras jamais complètement du traumatisme de ces XX (CENSURE) premiers mois.
Il y a un moment où tu te dis que moui, peut être, plus tard, pourquoi pas. Mais bon, là faut gérer le terrible two, et franchement, se remettre aux nuits blanches du début alors que numéro1 sonne le clairon sur les coups de 5 ou 6h du mat, pfff comment te dire... No way.
Et puis il y a un moment où la vie se fait plus douce. Certes, tu as l'impression que la fatigue est un état permanent qui ne t'a pas quittée depuis des siècles, mais bon, le Crampon est devenu plus autonome, tu as appris à relativiser (dormir c'est surfait), et puis tu continues à te battre inlassablement pour rogner des créneaux de liberté. Tu le sens bien, que tu n'es pas seulement une mère, tu es aussi une fââââmme, une amante, une jeune cadre dynamique : tu as envie de voyages en amoureux, de sorties entre amies, tu as de l'ambition à nouveau...
Quand tu y réfléchis, tu te dis que si tu traînes trop, tu ne trouveras plus le courage de renoncer à cette facilité là.
Dès lors, insidieusement, le piège se referme.
Les bébés que tu croises te semblent à nouveau mignons, émouvants. Tu ne vois plus les cernes des parents derrière la poussette, les traces de régurgitation sur leurs vêtements, leur air hagard.
Tu es foutue.
Le temps de réaliser que tu aurais peut-être dû aller relire ton blog d'il y a presque 3 ans, et pof, trop tard, tu es déjà boutonneuse, nauséeuse, cernée, insomniaque, et émotionnellement... euh... hystérique.
Le premier que je chope en train de dire que la deuxième grossesse n'a rien à voir avec la première, je lui fais bouffer mon biac*tol. LA MEME. Lire là pour prendre de mes nouvelles, donc.
Ah non, pardon, GROSSE différence : la taille de mon ventre. J'ai l'air d'être enceinte de 6 mois. Coooool.
Merci la vie, merci l'amour.
Y a pas à dire, le premier trimestre, ça m'épanouit.
Tu es convaincue que ton crampon insomniaque et RGO t'a vaccinée à vie, et que d'ailleurs tu ne te remettras jamais complètement du traumatisme de ces XX (CENSURE) premiers mois.
Il y a un moment où tu te dis que moui, peut être, plus tard, pourquoi pas. Mais bon, là faut gérer le terrible two, et franchement, se remettre aux nuits blanches du début alors que numéro1 sonne le clairon sur les coups de 5 ou 6h du mat, pfff comment te dire... No way.
Et puis il y a un moment où la vie se fait plus douce. Certes, tu as l'impression que la fatigue est un état permanent qui ne t'a pas quittée depuis des siècles, mais bon, le Crampon est devenu plus autonome, tu as appris à relativiser (dormir c'est surfait), et puis tu continues à te battre inlassablement pour rogner des créneaux de liberté. Tu le sens bien, que tu n'es pas seulement une mère, tu es aussi une fââââmme, une amante, une jeune cadre dynamique : tu as envie de voyages en amoureux, de sorties entre amies, tu as de l'ambition à nouveau...
Quand tu y réfléchis, tu te dis que si tu traînes trop, tu ne trouveras plus le courage de renoncer à cette facilité là.
Dès lors, insidieusement, le piège se referme.
Les bébés que tu croises te semblent à nouveau mignons, émouvants. Tu ne vois plus les cernes des parents derrière la poussette, les traces de régurgitation sur leurs vêtements, leur air hagard.
Tu es foutue.
Le temps de réaliser que tu aurais peut-être dû aller relire ton blog d'il y a presque 3 ans, et pof, trop tard, tu es déjà boutonneuse, nauséeuse, cernée, insomniaque, et émotionnellement... euh... hystérique.
Le premier que je chope en train de dire que la deuxième grossesse n'a rien à voir avec la première, je lui fais bouffer mon biac*tol. LA MEME. Lire là pour prendre de mes nouvelles, donc.
Ah non, pardon, GROSSE différence : la taille de mon ventre. J'ai l'air d'être enceinte de 6 mois. Coooool.
Merci la vie, merci l'amour.
Y a pas à dire, le premier trimestre, ça m'épanouit.
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