Je profite d'une accalmie au bureau (doux euphémisme pour dire que j'en fous pas une rame cette semaine car tous les chefs sont en vacances et le travail potentiel s'accumule sur leurs boîtes aux lettres, ce qui promet un lâcher d'urgences imminent m'enfin pour l'instant c'est Waterloo morne plaine), pour ramener ce blog à la vie (disons que c'est un spasme).
Il est bien triste, je vous l'accorde, de constater que la seule marge de manœuvre dont je dispose au niveau temporellistique - agendesque, se situe au bureau.
Et dire que je fais ça avec l'argent de vos impôts, je vous jure, y'a plus qu'à voter pour la famille Lepen pour mettre de l'ordre chez ces feignasses de fonctionnaires... (on peut aussi aller moins loin sur la droite pour emmerder les fonctionnaires, mais pfff, non j'ai pas le cœur à vous le recommander).
Bref. Tout ça pour dire qu'on n'est pas dans le caca (là c'est une figure de style, parce qu'en réalité, le Crampon se traîne une diarrhée fabuleuse depuis deux bonnes semaines. Un vestige de la gastro. Je recommande le doublé couches qui débordent - caca à décoller du body et du pantalon avant mise en machine + vomi partout tapis-canapé-pantalon des parents, ça te forge une résistance olfactive de folie, après tu peux manger des choux de Bruxelles sans sourciller tellement t'as pris l'habitude de ne pas respirer par le nez).
Je disais donc que l'horizon ne s'éclaircit pas beaucoup, car figurez vous que dans le siouper projet de fusion que j'ai dans mon travail et qui illumine mes jours et mes nuits, il y a aussi un siouper projet de déménagement. Ooooolé !
Alors comme ces messieurs du gouvernement ont décidé que les fonctionnaires prenaient trop de place d'une manière générale (mais pourquoiiiiiii ils existent ???), ils ont choisi de traiter le problème par un angle euh... pratico-pratique.
"Un fonctionnaire, ça doit tenir dans 12 m²"
Bon.
Personne n'arrive à savoir si on parle de la surface du bureau, ou de la surface moyenne par fonctionnaire dans un bâtiment, incluant les salles de réunion, toilettes, couloirs etc. Déjà, ça, c'est marrant.
Non parce que si mon bureau actuel il faisait 12m², franchement, j'organiserais des soirées new wave dedans hein (ouais, ça me tente bien de réhabiliter le new wave tiens, ça nous changera du disco).
Dans la société de champions qui est la mienne, on a décidé que 12 m² par personne, ça voulait dire open space pour le commun des mortels (40% de la boîte), et bureau avec terrasse panoramique pour les chefs (ouaip, ça fait 60% de la boîte. On a eu comme un raté au moment du jeu de l'organigramme qui devait réduire le nombre de chefs. Le côté positif, c'est qu'au rythme où vont les choses, on se dit qu'avec encore un petit effort, on sera bientôt tous chefs, et là, ça va être la super fête un peu, même si on ne sais pas encore qui va bosser dans cette histoire, puisqu'il est bien connu qu'un chef ça doit déléguer).
Vous imaginez la joie qui s'est emparée des gens-pas-(encore)-chefs. Sachant que dans nos boulots, on travaille souvent en équipe, donc on se parle souvent et on échange beaucoup. (un truc dingue quand on bosse, je sais)
Sachant aussi qu'en raison des terrasses panoramiques sans doute, on n'aura pas de salles de réunion. Mais c'est pas grave car on travaillera avec un centre d'affaire à qui on louera des salles quand on en aura besoin.
(l'histoire ne dit pas qui va louer les salle puisqu'on sera tous chefs)
(ni si l'affaire sera bien rentable si on doit réserver - payer - se rendre à la salle de réunion chaque fois qu'on doit discuter d'un sujet de première importance du type : est ce que Roland mange trop de frites à la cantine ?)
Non, vraiment, on va bien rire.
Enfin, quand je dis "on", je ne parle pas vraiment de moi, hein. Non parce que moi je vais surtout pleurer.
Petit rappel de la situation actuelle : je vais travailler à pieds. En 10 minutes.
Or, il est question de changer radicalement d'implantation. Je vais peut être devoir prendre le métro, et me lever plus tôt. Je ne sais pas si je vais y survivre.
Bon, pour l'instant, je ne cède pas aux crises d'angoisse car on n'a pas encore trouvé de nouveaux bureaux (faut dire que 150 terrasses panoramiques et une localisation à 5 minutes de l'appart' de la nana qui cherche, c'est pas simple comme cahier des charges) alors que le déménagement est annoncé pour septembre.
Du coup, je n'arrive pas à me décider pour ma prémonition : est ce qu'on va nous annoncer le 15 août qu'on a 5 jours pour faire nos cartons, ou est ce qu'en 2014 on cherchera encore ?
Vraiment, j'hésite.
mercredi 3 mars 2010
mardi 26 janvier 2010
E=mCrampon2
N'engendre pas un petit génie qui veut.
Ce n'est pas pour me vanter, mais Albert Einstein peut aller se rhabiller, the Crampon iz in da place.
Du haut de ses 1 an, mon petit génie de fils parle donc couramment.
En patois nord- araméen, certes, mais quand même. Et croyez moi, il en a des choses à dire. Sans doute quelques prédictions pré-apocalyptiques.
Bien sûr, on n'en attendait pas moins d'un enfant dont le premier mot a été le prénom de sa nounou. Oui, "papa" et "maman", c'était un peu trivial comme prononciation, on verra ça plus tard.
Et que dire de ses nombreuses prédispositions à de futurs métiers plus variés les uns que les autres ?
J'hésite entre homme de ménage, si j'en crois sa passion pour le lustrage de parquet (avec les fesses) ; dentiste, eu égard à sa propension à examiner et tripoter tous nos plombages (il est TROP TÔT pour lui offrir une fraise)(j'INSISTE) ; ou bien facteur compte tenu de son irrépressible attirance pour le tiroir à enveloppes ("je le vide.... et je le remplis.... et je le re-vide.... et je le re-remplis.... et je le...." etc etc).
En revanche, je préfère omettre de mentionner son talent inné pour la manipulation ("Comment ça Non je ne peux pas jouer avec les couteaux ? Même si je fais le clown pour te faire rire ? Même si je te fais mon sourire N°54 ? Même si je fais mine d'abandonner et que j'y reviens dès que tu regardes ailleurs ?").
Non parce qu'on sait jamais, des fois qu'il fasse $arko, plus tard, comme métier. Brrrr.
Ce n'est pas pour me vanter, mais Albert Einstein peut aller se rhabiller, the Crampon iz in da place.
Du haut de ses 1 an, mon petit génie de fils parle donc couramment.
En patois nord- araméen, certes, mais quand même. Et croyez moi, il en a des choses à dire. Sans doute quelques prédictions pré-apocalyptiques.
Bien sûr, on n'en attendait pas moins d'un enfant dont le premier mot a été le prénom de sa nounou. Oui, "papa" et "maman", c'était un peu trivial comme prononciation, on verra ça plus tard.
Et que dire de ses nombreuses prédispositions à de futurs métiers plus variés les uns que les autres ?
J'hésite entre homme de ménage, si j'en crois sa passion pour le lustrage de parquet (avec les fesses) ; dentiste, eu égard à sa propension à examiner et tripoter tous nos plombages (il est TROP TÔT pour lui offrir une fraise)(j'INSISTE) ; ou bien facteur compte tenu de son irrépressible attirance pour le tiroir à enveloppes ("je le vide.... et je le remplis.... et je le re-vide.... et je le re-remplis.... et je le...." etc etc).
En revanche, je préfère omettre de mentionner son talent inné pour la manipulation ("Comment ça Non je ne peux pas jouer avec les couteaux ? Même si je fais le clown pour te faire rire ? Même si je te fais mon sourire N°54 ? Même si je fais mine d'abandonner et que j'y reviens dès que tu regardes ailleurs ?").
Non parce qu'on sait jamais, des fois qu'il fasse $arko, plus tard, comme métier. Brrrr.
mercredi 13 janvier 2010
Blog revival
(bon on fait comme comme si ça faisait pas 2 mois que j'avais rien écrit ici, ok, parce que sinon ça me stresse, je ne sais pas comment commencer, et du coup j'écris rien, et en moins de temps qu'il ne faut pour écrire cette saleté de parenthèse, hop, j'ai déjà un mois de plus de retard. Bref)
Au boulot, c'est la super teuf en ce moment. On fusionne, comme je l'avais déjà dit ici.
Fusionner, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un jeu super marrant, je vous le recommande.
Pour jouer il faut prendre deux boîtes, si possible qui n'ont rien à voir, éventuellement de taille très différentes, et de préférence avec des gens qui se connaissent depuis longtemps mais qui se méprisent cordialement.
Voilà.
Ensuite, ben on fait une seule boîte, dans laquelle on jette un peu en vrac tous les gens qui étaient dans les deux précédentes. On secoue un peu.
Si besoin, on organise quelques événements corporate (bowling, pots, karting, toute activité bienvenue, mais c'est mieux de choisir un truc qui fera bien chier tout le monde, et si possible genre 2 jours loin de la maison pour que les employés ne puissent pas aller se reposer dans leurs familles respectives le soir)(ah oui, et évitez le paint ball aussi, un accident est si vite arrivé, et les armes réelles ressemblent tellement aux pistolets à peinture, pfiou, mince, on a perdu le RH dis donc. Ah oui, 157 balles dans la tête, quand même, hein).
Ensuite, c'est le grand jeu dit "de l'organigramme".
C'est mathématique, parmi les gens, y a plein de chefs, mais dans l'organigramme, y a achte moin de cases pour les chefs.
Ça, c'est une phase du jeu intéressante, dans laquelle la créativité la plus folle est bienvenue : on peut faire la roue comme un paon, lécher des chaussures ou des fesses c'est au choix, et surtout, dire beaucoup de mal des autres pour montrer qu'on est soi même le meilleur. Et même si on est pas le meilleur, il est de bon ton de dire beaucoup de mal des autres, soit parce qu'ils font la roue sans aucune classe, soit parce qu'ils ne méritent vraiment pas d'être arrivés premier à la course de kart.
Bref, on finit toujours par trouver une bonne raison de haïr son prochain, pas d'inquiétude de ce côté-là.
Pour corser un peu l'intrigue, si vous trouvez que les insultes ne fusent pas suffisamment dans les couloirs, il est également possible de faire diriger les opérations par une personne raciste qui doit manager des employés moldaves. Cela marche aussi avec une ultra-libérale qui doit encadrer des fonctionnaires.
A ce stade, la distribution d'arrêts maladie a dû commencer, ce qui permettra d'engager la phase finale du jeu, dite du "nettoyage".
Voilà voilà.
Sur ce, moi je me prépare à un petit événement corporate avec tirage au sort des équipes, qu'avec ma chance à tous les coups je vais tomber sur cette connasse de Jocelyne et ce débile de Jean Paul.
Corporate de mes fesses, ouais.
(Et bonne année chez vous aussi, hein !)
Au boulot, c'est la super teuf en ce moment. On fusionne, comme je l'avais déjà dit ici.
Fusionner, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un jeu super marrant, je vous le recommande.
Pour jouer il faut prendre deux boîtes, si possible qui n'ont rien à voir, éventuellement de taille très différentes, et de préférence avec des gens qui se connaissent depuis longtemps mais qui se méprisent cordialement.
Voilà.
Ensuite, ben on fait une seule boîte, dans laquelle on jette un peu en vrac tous les gens qui étaient dans les deux précédentes. On secoue un peu.
Si besoin, on organise quelques événements corporate (bowling, pots, karting, toute activité bienvenue, mais c'est mieux de choisir un truc qui fera bien chier tout le monde, et si possible genre 2 jours loin de la maison pour que les employés ne puissent pas aller se reposer dans leurs familles respectives le soir)(ah oui, et évitez le paint ball aussi, un accident est si vite arrivé, et les armes réelles ressemblent tellement aux pistolets à peinture, pfiou, mince, on a perdu le RH dis donc. Ah oui, 157 balles dans la tête, quand même, hein).
Ensuite, c'est le grand jeu dit "de l'organigramme".
C'est mathématique, parmi les gens, y a plein de chefs, mais dans l'organigramme, y a achte moin de cases pour les chefs.
Ça, c'est une phase du jeu intéressante, dans laquelle la créativité la plus folle est bienvenue : on peut faire la roue comme un paon, lécher des chaussures ou des fesses c'est au choix, et surtout, dire beaucoup de mal des autres pour montrer qu'on est soi même le meilleur. Et même si on est pas le meilleur, il est de bon ton de dire beaucoup de mal des autres, soit parce qu'ils font la roue sans aucune classe, soit parce qu'ils ne méritent vraiment pas d'être arrivés premier à la course de kart.
Bref, on finit toujours par trouver une bonne raison de haïr son prochain, pas d'inquiétude de ce côté-là.
Pour corser un peu l'intrigue, si vous trouvez que les insultes ne fusent pas suffisamment dans les couloirs, il est également possible de faire diriger les opérations par une personne raciste qui doit manager des employés moldaves. Cela marche aussi avec une ultra-libérale qui doit encadrer des fonctionnaires.
A ce stade, la distribution d'arrêts maladie a dû commencer, ce qui permettra d'engager la phase finale du jeu, dite du "nettoyage".
Voilà voilà.
Sur ce, moi je me prépare à un petit événement corporate avec tirage au sort des équipes, qu'avec ma chance à tous les coups je vais tomber sur cette connasse de Jocelyne et ce débile de Jean Paul.
Corporate de mes fesses, ouais.
(Et bonne année chez vous aussi, hein !)
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