vendredi 29 août 2008

I've got the power



(mais pas la même coupe de cheveux que le monsieur)(ouf)

En ce 5ème mois de cohabitation avec l'alien, je me sens mieux que bien. En réalité, je me sens toute puissante. Divine, si vous préférez.
(qui a dit "comme d'habitude" ? Personne ? Bande de jaloux)

Grâce soit rendue à mes hormones, qui m'ont propulsé un peu au delà du 7ème ciel, et me permettent chaque jour de garder un moral indestructible malgré mes chutes de tension, digestion difficile, fatigue chronique, migraines récurrentes, etc etc.

Grâce soit également rendue à M. PetiteGraine, dont le dévouement n'a d'égal que la culpabilité vis-à-vis de mon si piteux état physique.

Soyons clairs, le futur papa est une proie facile.

Il est là, tente de participer comme il peut à ces grands chamboulements hormonaux et physiques sans bien les comprendre. Impuissant à soulager sa douce, à suivre ses sautes d'humeur, il semble parfois un peu dépassé par les événements.

Malgré tout, il se sent toujours un peu responsable de tout ça.
Nous ne sommes pas en train de faire de la politique, alors de responsable à coupable, il n'y a qu'un pas.

Voilà posées les bases de la tyrannie qui peut vite s'imposer au futur papa.

Pas par moi bien sûr. Je ne suis qu'amour et douceur.

Ainsi, la grossesse devient mon amie. Qui l'eut cru ? (Pas moi en tout cas).
Mais tout bien réfléchi, je trouve ça assez pratique d'être bien trop fatiguée pour participer au ménage, au rangement, aux courses au supermarché, et à la cuisine.

C'est pas de ma faute, c'est le bébé qui veut pas. Siiiiiiii j't'assure, il fait rien qu'à bouger jusqu'à m'envoyer 18 fois d'affilée aux toilettes, comprimer mon estomac, et tirer sur mes ligaments.

En revanche, le bébé n'a absolument rien contre le fait que je sorte voir des amis jusqu'à des heures indues ou que je parte en voyage.

Ce bébé est déjà intelligent. Il sait bien qui va le nourrir et qui il doit se mettre dans la poche en priorité.

vendredi 22 août 2008

Une fessée pour Harry

Harry Roselmack est mon plaisir des yeux à moi.
Je suis prête à presque tout entendre venant d'une si jolie bouche et de si jolis yeux, et d'un si joli sourire, et d'un si joli... breeeeef.

Mais quand même, Harry, je dois te dire, mardi, pendant le journal de 20h, tu m'as énormément déçue.

Non, pas à cause de ce sujet déjà mille fois traité, après tout, un bon vieux marronnier, je n'ai rien contre, quand il s'agit de sombrer dans une torpeur amoureuse en te regardant.
En l'occurrence, il s'agissait d'un reportage sur l'évolution du prix des achats de rentrée.
Passionnant n'est ce pas ? Tais toi et bave, va.

Concentre toi, Fyfe, concentre toi.

Ce reportage nous apprenait donc que le prix du "panier moyen de la rentrée" avait baissé de quelques euros par rapport à l'année passée, grâce aux efforts consentis par les enseignes de supermarché et les petits commerçants, papeteries, etc, etc.

Alléluia, gloire à $arko, le pouvoir d'achat augmente, alors, me demandais - je en mon for intérieur à moi que j'ai.

Que nenni ! Dans un impromptu accès d'honnêteté journalistique, Harry et sa si jolie bouche (oh Harry, ta bouche, ta bouche....) précise alors que les associations de consommateurs (ou de parents d'élève, je ne sais plus), estiment en revanche que les coûts de transport et de cantine pour les élèves subissent une augmentation de 50%.
Ah.

Et c'est là que Harry dérape (pourquoi Harry, pourquoi toi ?) : "On ne peut pas gagner sur tous les tableaux".

Et voilà comment notre idylle s'est violemment terminée.

Pour commencer, Harry, c'est quoi ce verbe : "gagner", mmh ?

A qui essayes tu de faire croire que les parents ont gagné quelque chose avec cette baisse de quelques euros ? Ils ont juste un peu moins dépensé, pas gagné.
Ben oui, c'est con mais la nuance est de taille.

"On ne peut pas gagner sur tous les tableaux".
Dit comme ça, on comprend que le consommateur a donc gagné sur les achats de rentrée, mais pas sur les transports ni la cantine.
Au mieux, on peut imaginer que pour les transports et la cantine, on ne gagnera rien.
Au pire, on se dit qu'on va perdre de l'argent sur les transports et la cantine, mais bon, comme on a gagné sur les achats de rentrée, ben ça va s'équilibrer.

Mais Harry, est ce bien raisonnable ?
Je ne connais pas les montants exacts, mais ça m'étonnerait que quelques euros gagnés en septembre compensent 50% d'augmentation des dépenses des transports d'élève et de la cantine pendant trois trimestres...

Comment te dire, Harry ? Ça me fout la gerbe les idées qui sont cachées derrière cette phrase anodine.
C'est vrai quoi, qui sont ces pénibles qui passent leur temps à se plaindre de leur pouvoir d'achat alors qu'ils ont économisé quelques euros sur leurs achats de rentrée, mmh ? Ils ne voudraient pas EN PLUS économiser sur les autres frais, si ??

Je caricature ? Peut être, peut être.

Allez, Harry, dis moi : ta langue a fourché ? (ta langue, Harry,.... non rien, je vais me reprendre)

Ce que tu voulais dire c'était plutôt : "Il reste du chemin à faire pour l'augmentation du pouvoir d'achat des parents d'élèves", c'est ça ?

Allez, ne recommence plus, fais moi des d'excuses, un bisou mouillé, demande moi en mariage, et je te pardonne.

mardi 19 août 2008

Condensé

Il y aurait tant à dire de ces trois premiers mois de cohabitation intérieure entre l'alien et moi.

Même si la tentation est grande de raconter ici tout le sel cette nouvelle aventure (si, si, c'est une vraie aventure, et d'ailleurs je me sens comme Sigourney Weaver quand elle découvre les mignons noeufs des moins mignons aliens), je sais que je dois fuir comme la peste mes tendances naturelles à l'exhaustivité (c'est mon côté psychopathe inquiétante, cette manie de ne rien vouloir oublier, de tout écrire).

Donc non, vous ne saurez pas tout et je ne dirai pas tout.
Parce qu'il me faudrait trop de temps (je n'envisage pas de pouvoir finir de TOUT raconter avant 2018), parce que ça serait inutile et chiant comme la mort, parce que je dois lutter contre mes manies psychotiques.

Voilà.

Alors voici un condensé de ce fameux "premier trimestre".

J'ai déjà évoqué les joies des hormones en folie à l'occasion de l'arrêt de la pilule.

Comme le faisaient si justement remarquer Ma'cha et Ophise dans les commentaires, le coup des hormones, comment dire, mouhahahahahahaha.
En fait, si on en entend peu parler, c'est tout simplement parce que le boulersement hormonal lié à l'arrêt de pilule, ce fameux état de furie de l'amour et du seske, est à peu près du niveau de l'importance du dernier cassage d'ongle de Miss France, si on le compare au cyclone + tsunami + tremblement de terre engendré par la grossesse.

Avec la grossesse, la notion d'alien qui prend possession de ton corps prend tout son sens.

Pendant ces trois mois, donc, il y a eu quelqu'un - ou quelque chose, allez savoir avec les aliens - qui a pris plaisir :

- à tenter de me lyophiliser. J'ai pleuré pour tout je pense. Les réveils difficiles, les victoires sportives, les défaites sportives, la fatigue, le chat qui ne veut pas monter sur mes genoux, le chat qui veut tout le temps monter sur mes genoux, Frédéric François, mon incroyable susceptibilité, la faim dans le monde et les guerres qui sont vraiment mais alors vraiment pas bien quand même meeeeeerde, etc etc etc...

- à tenter de me faire faire des abdos de force en me refilant des fou rire intempestifs au sujet de tout. Les réveils difficiles, les victoires sportives, les défaites sportives,la fatigue, le chat qui ne veut pas monter sur mes genoux, le chat qui veut... bref z'avez compris.

- à faire de moi une esclave de l'amour (on ne revient pas sur le sujet, je pense à m'inscrire aux seske-addict anonymes, tout-va-bien)

- à faire de moi une esclave de mon oreiller : j'ai dû exploser quelques records olympiques de dodo le plus long

- mais surtout, surtout, à provoquer ce dawa incroyable dans mon système digestif, me permettant tout à la fois de stocker plusieurs semaines de caca (on a frôlé l'explosion je pense) (mioum, ne me remerciez pas pour ces détails), d'expérimenter ce concept de "remontées acides" jusqu'ici inconnu de moi (et ça manquait teeeeeellement à ma culture), et bien sûr, de profiter de cet état nauséeux permanent. Non, j'exagère. En fait la sensation de mal de mer s'arrêtait parfois. Quand je dormais par exemple. Et quand je mangeais aussi (ben ouais, ça laisse bien 14 heures par jour d'état beuuuuuurk).

- L'alimentation est un sujet en soi. Depuis 31 ans que je me connais, je m'étais habituée à quelques rituels rassurants, du type avoir faim 3 fois par jours environ, être rassasiée après avoir fini mon dessert, ou faire un peu de place pour une deuxième part de gâteau au chocolat trop trop bon. Et je dois avouer qu'il n'est pas aisé de faire table rase de ce genre d'habitude. La cohabitation avec l'alien implique en effet une certaine écoute de ses sensations. Par exemple : "beeeeeeeeeeeu, j'me sens maaaaaaal" "ptêtre que j'ai faim en fait ?" "ok, bon, je vais tenter un peu de chocolat" "ah oui, tient, ça va mieux après un demi-carré" "rhâââââââ j'aurais jamais dû finir la deuxième moitié du carré de chocolat, j'ai troooooop mangé, j'me sens maaaaaaal". Déstabilisant, hein ? Pensez bien que jamais une malheureuse tablette de chocolat ne m'avait résisté jusqu'ici. Ça fait un choc, j'vous jure.

Pemettez moi de passer vite sur le ventre qui grossit, pas suffisamment pour être reconnaissable comme un ventre de femme enceinte, nooooooooon, mais juste assez pour être clairement identifié comme purement graisseux. C'est un traumatisme qui n'est pas encore tout à fait guéri.

Pathétique, oui, c'est le mot qui m'est souvent venu à l'esprit.
Et puis d'autres moins polis aussi. Ou plus désespérés :
"Chériiiiiiiiiiiiii, appelle un exorciste, j'en peux plus de l'alien"

Voire, je ne chercherai pas à le nier, légèrement énervés :
"P$*&@ de B@/ù£$ de M*$^`#, là, si je crie "sortez moi de là je suis une célébrité" le jeu il est sensé s'ARRETER, naméo !"

Je précise que oui, j'ai invoqué régulièrement par la pensée les milliards de femmes qui sont passées par là avant moi, et que non, ça ne m'a pas aidée.
J'ai beau savoir que certaines ont fait une pause de 10minutes dans leur vie pour déposer le bébé au milieu d'un champ, que d'autres ne connaissent même pas la définition d'une remontée acide ou d'une échographie, le malheur des autres, s'il me révolte, n'a jamais soulagé le mien.

Alors j'accepte d'être considérée comme la femme la plus douillette du monde et je vous merde.
(ah oui, je vous ai déjà parlé des hormones et de ma susceptibilité je crois).
(le dalai lama devrait prendre quelques cours de zenitude avec mon chéri à moi que j'ai).

Voilà.

Et pour couronner le tout, ces trois mois là sont l'occasion de réaliser qu'on est perçue comme une alcoolique notoire, puisque malgré tous les efforts déployés pour garder cette grossesse secrète, toutes vos amies vous grillent au premier cocktail sans alcool commandé.
Pas la peine d'essayer de les détromper ou de leur mentir, leurs regards en disent long : vous êtes Sue Ellen et vous avez commandé une menthe à l'eau, pas la peine de la leur raconter.
Je ne parle pas que de vous, les blogueuses qui allez vous dénoncer dans les commentaires - n'est ce pas ? - mais je parle de vous AUSSI, surtout que vous, vous m'avez grillées alors que le test de grossesse était encore frais, 'spèces d'espionnes ;-)

Bref.
3 mois qui ne seront certainement pas les meilleurs de ma vie.

Aucun sentiment de "maternité" à l'horizon, juste une furieuse envie de sortir de cet état tellement beurk, et une question lancinante : "mais comment est il possible que les gens fassent parfois un deuxième ?"
(et bien sûr, l'énoooorme sentiment de culpabilité pour oser avoir ce genre de pensée alors que, je vis la plus belle chose du monde (je cite))(citation qui appelait généralement une réponse très fort dans ma tête du type : "Ta gueule")(ahum).

Un élément de réponse pour expliquer ce phénomène étonnant qui amène certaines à recommencer : le quatrième mois.
Disons d'une manière générale, la suite de l'aventure entre Sigourney et son alien, les règles de cohabitation qui se mettent en place, et toutes ces nouveautés curieuses et excitantes qui font oublier ce qui est déjà passé.

Bon ben, à suivre comme on dit...

jeudi 14 août 2008

Seske machine

Bon bon bon.
Ça s'est à peine vue que j'ai disparu du blog un moment, mmh ?
C'pas de ma faute, j'avais vacances. Du cerveau et du reste.

Pour un retour en douceur, voici le tag de l'été, grâce à ma copine Bykyss qui a sans doute voulu me rappeler que je n'étais pas qu'un ventre et un placenta, et que je devais aussi montrer la bombe seskuelle en moi (non, on ne rit pas, merci).

Si j'étais un slip
Je ne rentrerais jamais dans les fesses. JAMAIS. C'est le mal de rentrer dans les fesses, ça oblige d'élégantes jeunes filles à se contorsionner en tripotant des élastiques mal placés.

Si j'étais un sextoy
Ça voudrait dire que j'ai été très punie d'avoir été très très méchante dans ma vie précédente.

Si j'étais un fantasme
Mais enfin, je SUIS un fantasme. Pour beaucoup d'hommes. Et de femmes. Et d'aveugles.
Non mais.

Si je devais faire l'amour avec un animal
Je me dis souvent que l'homme de ma maison est un animal RRRRRRRRrrrrrr.

Si je devais te dire quelque chose à l'oreille pendant qu'on fait l'amour
Ben t'aurais plutôt pas intérêt à le répéter sur le oueb.

Si j'étais Clara Morgane mais avec mon cerveau actuel
Je réaliserais que mon soutien gorge est à l'extérieur de ma robe et non pas à l'intérieur comme il se doit, et je me sentirais un peu mal pour aller bosser.

Si j'étais une zone érogène
Mon estomac.

Si j'étais un détail absolument irrésistible
Le regard moqueur du chéri de ma maison.

Si j'avais une morale sexuelle
Jamais les lundis, jamais sur la table de la cuisine, jamais avec le facteur, jamais avant le mariage.
(oups je ne suis pas mariée)
(on dirait que depuis la 6ème question, j'ai récupéré le cerveau de Clara Morgane dans mon corps)(c't'arnaque)

Si je me réveillais demain sans pénis ni vagin
Je pourrais passer sur TF1.

Prend le tag qui n'en veut exprimer sur le ternet du monde sa seskualité.