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vendredi 2 novembre 2012

Les Brangelinas du pauvre

Je me faisais une joie de ces 4 jours à Rome en famille. J'étais fière d'avoir pu payer les vols de tout le monde avec mes Miles Air Fr*nce gagnés à la sueur de mon front (bon, à mes voyages pro surtout), fière aussi d'avoir dégoté un appartement pas cher et bien placé, et heureuse (= hystérique d'excitation) à l'idée de cette escapade après les mois de couvade-cachalot et ceux de tête-à-tête avec le bébé pot de colle.

Bien sûr, nous avons pensé à faire ce voyage en amoureux, mais je trouvais que SuperGlue était encore trop petit pour passer quelques jours loin de ses parents, et je confesse espérer transmettre à mes enfants le virus voyageur. Après tout, le Crampon est en âge d'apprécier toutes les découvertes, et puis la SuperGlue, comme son nom l'indique, serait ravi de passer ses journées en porte bébé, et ce premier périple ferait honneur à son (vrai) prénom de grand voyageur.
Bref, j'avais des images plein la tête, nous imaginant tels des Brangelina parcourant les musées et profitant de la dolce vita avec leur smala. En plein trip "I have a dream", donc.

Comme d'habitude quand je pars dans un délire "l'ami Ricoré", la réalité m'a rattrapée pour me mettre une bonne claque dans la gueule, et Martin Luther King a dû ramasser ses dents.

  • Je nous imaginais déambuler dans les rues piétonnes le nez au vent,  profitant de la dolce vita. -> pousser un enfant de 4ans dans une poussette chargée de sacs et sur les pavés, ça évoque plutôt le powerplate. Quand les muscles des bras brûlent, tu files la poussette au deuxième parent, et tu endosses le porte-bébé et son contenant de 8 fuc.ing kilos, et tu complètes ton entraînement de GI avec le travail du dos et des épaules. Bien sûr, tu ne regardes pas trop ce qu'il y a autour, trop occupé à gérer ta respiration, mais bon, tu es musclé au moins.
  • Je pensais que le Crampon apprécierait cette immersion dans la culture italienne : une autre langue, des sites et musées magnifiques... -> le Crampon a daigné s'intéresser au Colisée 5 min, et seulement parce qu'on lui a expliqué qu'avant il accueillait des bagarres avec des lions. Il n'a pas levé la tête dans la chapelle Sixtine, trop occupé à "réparer" les roues de sa poussette.
  • La gastronomie italienne... Tout un poème ! En plus, pâtes et pizza, ça ressemble au paradis des enfants a priori ! -> le Crampon a passé son temps à réclamer des crêpes et des frites. No comment.
Je vous passe les épisodes à l'aéroport et dans l'avion, saint Graal du caprice et de la grosse colère.
Je ne sais pas comment les Brangelina gèrent les passages au contrôle de sécurité, mais en ce qui nous concerne, la réponse est : MAL.

Bref, le prochaine voyage, je le fais comme au bon vieux temps : seule.
Non, j'exagère. Le crampon a appris à dire Grazie et rien que pour cette mignonerie ça valait le coup. Et les Romains sont adorables avec les enfants : on ne compte plus les coups de main pour porter la poussette dans les escaliers, les remarques gentilles sur nos enfants, ni les cadeaux donnés par les commerçants.
Disons sobrement que je ne suis pas mécontente d'avoir visité Rome sans enfant il y a quelques années.
Dire que bientôt je pleurerai parce que mes enfants ne voudront plus partir en vacances avec moi....

mercredi 15 juin 2011

L'esprit de Gengis Khan s'est emparé de moi

Aller travailler en vélo fait partie de mes petits bonheurs quotidiens.

C'est une sensation de liberté pure que de choisir sa monture à la borne Vélov', .
Enfin, pas cette borne-là parce qu'elle est vide.
Ah ben ni celle-ci car les deux seuls vélos restants sont respectivement désossés et à plat.

Ok, un quart d'heure plus tard, je disais donc que choisir un vélo dans une borne Vélov', et chevaucher ce fidèle destrier était un moment de félicité chaque jour renouvelé.

Enfin, quand je dis "fidèle".
Non mais la selle qui descend toute seule, et qui tourne sur elle même, c'est un peu conceptuel, mais c'est bon pour les abdo latéraux, non ?

Quoi qu'il en soit, une fois lancée, la brise matinale sur ma peau se transforme en grand vent quand j'accentue les coups de pédales, et je me sens comme un cheval sauvage dans le delta camarguais (sauf que je ne
secoue pas ma crinière pour chasser les mouches).

Les détours ne me font pas peur, je privilégie les pistes cyclables pour éviter une mort (très) prématurée. J'assure ainsi ma sécurité, et profite avec enthousiasme du spectacle de la ville qui se réveille, des monuments baignés de la lumière matinale, du réveil de mon corps.

P***** mais c'est qui ce C******* ?
Ah pardon.  Un automobiliste vient d'ouvrir sa portière devant moi sans avoir préalablement vérifié que la voie était libre.
MAIS OUI TU N'AS QU'A TOURNER A DROITE EN ME COUPANT LA ROUTE ET MOI JE N'AI QU'A PILER POUR T'EVITER, PAS VRAI ? 
ET TON RETRO, C'EST POUR FAIRE JOLI ?

Où en étais-je ?

Ah oui. Je respecte les feux, parce que je ne suis pas pressée et parce qu'à ce moment particulier, je me sens citoyenne du monde, pleinement consciente de mes droits et mes devoirs envers la cité, envers mon prochain.

MAIS VA CH***, PROCHAIN DE MES DEUX !
Oups. Un piéton a traversé devant moi, non sans avoir bien vérifié avant qu'aucune voiture n'arrivait. Il faudrait que quelqu'un m'explique comment ils arrivent à fixer intensément la route pendant 2 minutes,
sans JAMAIS voir les vélos arriver.

Bon. Tant pis pour les cons en voiture, et les cons à pieds.
Entre cyclistes, on fait partie d'une communauté solidaire, unie par des liens invisibles. Que voulez vous, le plaisir de se déplacer à vélo, c'est comme un secret que l'on partage entre nous.
Parfois je me retiens de faire des clins d'oeil à mes compagnons de route, histoire de leur signifier ma complicité.

Enfin, sauf celui-là, P*****  NON MAIS QUEL DEBILE !
La rue à contresens, carrément !
Ah ben bravo, tu as gagné 50 mètres de trajet, deux secondes de temps de parcours, et en contrepartie tu as à peine mis en danger / retardé / dérangé 50 autres usagers de la route !  Non vraiment, BRAVO.

Finalement, le vélo n'est peut être pas le meilleur moyen d'entretenir l'amour de son prochain, certes.
A ce stade, ce n'est plus Crin-Blanc qui m'inspire, mais Gengis Khan chevauchant dans la steppe mongole, assoiffé de guerres et de sang, certes.
Mais je suis libre comme l'air, grisée par la vitesse et le vent, et presque arrivée.

Enfin, "presque".
La borne Vélov' est pleine.
La voisine aussi.
La suivante itou.
Et là je commence à être un peu paumée.
Et en retard.

Je suis à deux doigts d'abandonner mon vélo ici, à côté d'autres compagnons d'infortune, sans doute eux aussi lâchés par des usagers désespérés, loin de leur borne.
Mais oh, tiens, une place !
Il me suffira alors de marcher un bon quart d'heure pour rejoindre mon travail.

Bilan :
- 15 minutes pour trouver un vélo
- 15 minutes de pédalage en harmonie avec la nature urbaine (=haine, violence, et individualisme)
- 20 minutes pour poser le vélo et rejoindre le bureau

Je ne sais plus trop quel intérêt je trouve à mes trajets en vélo, mais je sais que je le referai ce soir, et demain, et le jour d'après.

mardi 7 juin 2011

Le bonheur, c'est simple comme un mensonge

Il y a des jours comme ça, où la vie n'est pas qu'une fosse à purin, un enchaînement de réveils difficiles, une liste de tâches ménagères, un long tunnel sombre dont on ne perçoit qu'à peine la lumière, tout là-bas au bout.

Pourtant, ce matin, je ne me souviens pas avoir éteint mon réveil.

Pourtant, ce matin, j'ai eu comme une intraveineuse de chierie quand le Crampon m'a réveillé avec son adorable " 'egad' maman, j'ai appôté des livres", à l'heure où je suis sensée le déposer à la crèche.

Pourtant, ce matin, je lui en ai presque voulu de son réveil tardif, lui qui est d'habitude mon meilleur back-up de réveil.

Pourtant, ce matin, je m'en suis voulue de devoir le brusquer pour essayer de rattraper un peu du temps perdu.

Pourtant, ce matin, comme chaque matin, il a beaucoup pleuré quand je l'ai laissé à la crèche.

Pourtant, ce matin, comme chaque matin, je suis partie vite et sans me retourner, avec la désagréable sensation qu'il gardait dans ses petites mains crispées un morceau de mon cœur déchiqueté.

Pourtant, ce matin, j'ai pédalé, je me suis perdue dans cette ville que je ne connais pas encore assez.

Pourtant, ce matin, j'ai tourné pendant 20 minutes pour trouver une place libre dans les stations Vélov' autour du bureau.

Pourtant, ce matin, j'ai donc fait une arrivée triomphale au bureau, le ventre vide, pas maquillée, et transpirante, avec un retard que la décence m'empêche de préciser.

Alors ce n'était pas gagné de me convaincre que cette vie n'était pas juste une abominable chierie ponctuée d'événements tous plus moisis les uns que les autres, et que nos pauvres vies ne se résumaient pas à surnager dans cette piscine de merde.

Mais dans l'ascenseur, on m'a demandé quand j'avais commencé mon stage.
Mon cerveau plein de bouse a réussi à calculer : les seuls stagiaires accueillis ici ont 24-25 ans max.

10 ans de gagnés, ce matin.

En plus, je vais acheter un mini-aspirateur à la pause dej'. (une obsession qui me vient de Ioudgine)

lundi 30 mai 2011

Oooops I did it again

Si c'est pas pitié d'avoir autant d'idées de posts et de passer des week ends sympatoches loin de l'ordi...



Bon, ben, bisous hein.

vendredi 13 mai 2011

Chez les Bisounours

Pour ceux à qui cela aurait échappé, je suis fonctionnaire.

Je suis entrée dans la fonction publique un peu par hasard (il y avait de la lumière, enfin, surtout du boulot), et je me suis fait titulariser après 4 ans et demi de CDD, en ayant la conviction de faire le bon choix.

Il faut dire que ma première affectation avait du panache : établissement public de renom, équipes hyper compétentes, thématiques pointues, collègues souvent référents internationaux dans leurs domaines, ambiance studieuse et rieuse, motivation à tous les étages.

Bien sûr, dans cette grosse machine, obtenir une quelconque reconnaissance pour le travail accompli relevait d'une utopie (entre l'existence des licornes et celle d'un monde sans FN).

Les effectifs comptaient évidemment quelques cas sociaux, des absentéistes chroniques, des débiles profonds, des dépressifs complètement shootés et hallucinés, errant autour de la machine à café. Mais comme disait le directeur, la fonction publique, c'est aussi ça, gérer les inadaptés sociaux, ceux qui ne trouveraient pas de travail ailleurs, ceux qui sont mieux là qu'en hôpital de jour.
Tout est question de relativité, et ma foi, ceux-ci représentaient moins de 1% de l'effectif.


Pour ma seconde affectation, j'ai fait une incursion dans un de ces organismes satellites dont je parlais hier. Des équipes mixtes fonctionnaires - privés garantissant un environnement multiculturel riche, un positionnement façon start up, petites équipes motivées, structure souple, épargnée par les lourdeurs administratives, mues par l'excitation, l'adrénaline du challenge quotidien,... et le revers de la médaille : une charge de travail démente, des employés très responsabilisés subissant beaucoup de pression, des horaires à rallonge, des congés un poil moins nombreux mais que de toutes façons on n'arrivait pas à prendre.


Pour ma troisième affectation, j'ai eu peur.
Peur de mon retour dans une fonction publique touchée de plein fouet par des réformes pas franchement tendres, peur de me retrouver dans un service de stéréotypes, rongé par les luttes de pouvoir intestines ou dédié à pondre des notes s'auto-alimentant en commande de nouvelles notes.

Il est un peu tôt pour me faire une opinion sur mon nouvel environnement de travail.

Dans mon équipe en tout cas, les gens sont intelligents, compétents, aimables, et drôles, ce qui, en soi, suffirait à mon bonheur.

J'ai définitivement compris que j'étais tombée chez les bisounours quand l'autre soir, à 18h, mon chef a passé sa tête dans l'encadrement de ma porte pour m'inciter à rentrer chez moi puisque je n'avais rien de si urgent à faire (ce qui était vrai)(mais inattendu)(genre j'ai failli tomber de ma chaise).


Alors, au delà de mon envie de me faire pipi dessus de bonheur, deux constats :

1. Ça existe, donc, des gens convaincus que ce n'est pas la durée de la journée qui fait la qualité d'un employé, et qui concilient boulot intéressant + responsabilités + horaires décents.

2. 3ème affectation et toujours pas la trace des hordes de mikado (le premier qui bouge a perdu) qu'on veut bien nous vendre.


PS : Chaque poste présente TOUJOURS au moins UN inconvénient. Je viens de découvrir LE point noir de celui-ci : non seulement on bosse sur Open Office ce qui est une torture en soi, mais en plus les accès internet sont ultra sécurisés : pas de Twitter, pas de sites marchands, pas de blogs, pas de Facebook. Certes dans mon ancien boulot je n'avais jamais le temps d'y aller. Mais c'était rassurant de savoir que, au cas où, le monde restait à portée de main. Là je me sens un peu comme au fond d'une grotte.  Dieu merci j'ai mon téléphone et la 3G est nickel. *soupir de soulagement*

mardi 8 septembre 2009

Le loup et la rentrée

Aaaaaaaaaaaah.
Ça y est. EN - FIN.
Enfin quoi ?
Enfin la rentrée !!!!
Siiiiiiii, enfin le retour au bureau, la course chez la nounou, les histoires de cantine, de collègues, de dossiers foireux, de chef pourri.
Vous n'imaginez pas ma joie.

Non, non, ce n'est pas du deuxième degré.
Il est tout à fait véridique que la semaine dernière, quand M. PetiteGraine a repris son boulot un peu avant moi, je l'ai regardé avec le regard chargé d'une rancoeur jalouse, lui lançant même une supplique désespérée pour qu'il me laisse aller travailler avec lui.
Mais sachez le, chers gens du ternet mondial, l'Homme avec un grand H est un loup pour l'Homme (comme disait le petit Chaperon Rouge) (ou la chèvre de Monsieur Seguin, je ne sais plus).
Pire que dans les fables, l'Homme se fait agneau pour séduire sa proie, puis, une fois le louveteau conçu, sa vraie nature se dévoile et c'est chacun pour son museau, parfaitement ma bonne dame ! Les instincts de survie se réveillent, et dans ce monde pathétique régit par la loi du plus fort, le père du Crampon m'a lâchement abandonnée à mon reste de congés. Avec le Crampon. Oui, c'est moche. Mais la nature est cruelle, que voulez vous.

Dieu-Allah-Bouddha-et-qui-n'en-veut-merci, j'ai à mon tour repris le chemin du bureau hier. Ouf.

Mais pourquoi tant de haine se demandent mes lecteurs ébahis par l'incompréhension et le souvenir ému de leurs vacances ensoleillées, les doigts de pieds en éventail sur la plage de Palavas.
Je sais, cette simple évocation fait monter à certains quelques larmes nostalgiques.
Pas moi.

Demain je raconte (sinon c'est trop long)(mais c'est un vrai demain, pas un demain de dans 5 semaines, promis- juré - programmé).

mercredi 26 novembre 2008

Les voisins m'ont donné la foi

Au début, avec le chéri de la maison, quand on a emménagé dans cet immeuble à côté de l'église et du lycée catholique, dans notre appartement douillet propriété de la dite église, ça nous a fait drôlement ricaner, ce voisinage un peu stéréotypé.

Oui car dans notre immeuble, nous comptons quelques tribus toutes de bleu marine colorées, avec d'innombrables enfants et autant de serre-tête, on se croirait un peu dans "la vie est un long fleuve tranquille", côté Le Queynois.

Le prosélytisme de ces quelques familles faisant oublier qu'elles sont plutôt minoritaires, il a fallu de longs mois de refus polis aux diverses sollicitations qui s'offraient à nous chaque semaine (au choix : "séminaires spécial jeunes couples en forêt pour discuter de l'intérêt du mariage", "soirée-débat sur les valeurs de la famille", "Pic nic et chasteté", "Soirée scouts", "comité d'organisation de l'accueil du pape", etc etc) pour les décourager définitivement de sauver notre âme.

Alors que je me complaisais dans cette cohabitation sans heurt basée sur le respect de mon statut de pécheresse assumée (je suis enceinte ET non mariée, je suis un cas désespéré), voilà que le doute m'a assailli.

Et si, comme on avait essayé de me le faire comprendre, je m'étais fourvoyée ? Si, finalement, mon manque de spiritualité me privait de joies et de plaisirs insoupçonnés ? Si l'épanouissement de la chair et de l'esprit passait par dieu ?

Peut être devrais-je participer à quelques soirées organisées par cette nouvelle association créée par un voisin ? Il faut dire qu'il y a du progrès côté marketing du catholicisme je trouve. Je vous laisse juge :

(clic pour voir en plus grand)
(j'ai réécrit le nom pasque la photo prise avec mon téléphone portable est vraiment trop pourrie)
(mais c'est vrai de vrai garanti sans tricherie)

mardi 3 juin 2008

Faire part

Ça faisait longtemps que nous en parlions, l'Homme de la maison et moi.

Moi j'étais plutôt pour, et lui... moins.

Je ne connaîtrai sans doute jamais les raisons cachées de ses réticences (peur de perdre sa place ? Crainte de reproduire un modèle familial qu'il juge peu réussi ?).
En tout cas, sa réponse officielle se résumait souvent à un simple "Mais... pourquoi ? On n'est pas bien comme ça ?"

Inutile de préciser que cette réponse m'a brisé le coeur maintes et maintes fois.

Les mois ont passé, et la question est revenue régulièrement.
J'aurais tant aimé qu'il se sente prêt, qu'il change d'avis.

Malheureusement, rien n'a changé.
Il a continué à évoquer de mauvaises raisons : l'argent, le manque d'espace dans notre appartement parisien, etc.

Mais ma patience était à bout, alors je lui ai forcé la main.

L'ultimatum posé, j'ai tremblé.

A ma plus grande surprise, il n'a pas vraiment mal réagit.
L'idée avait dû faire son chemin dans son esprit, bon an, mal an, ces derniers mois.

J'étais folle de joie.

Ensuite, tout s'est passé très vite, nous n'avons plus eu le temps de réfléchir.

Ce que j'attendais depuis si longtemps est enfin arrivé :

Melle Fyfe et l'Homme de la maison ont accueilli le 25 mai avec beaucoup d'émotion leur premier Lave - Vaisselle.
Il mesure 85 x 59,7 x 59,6 cm, et pèse un âne mort.



(Les âmes sensibles me pardonneront cette mauvaise blague...)

dimanche 11 mai 2008

Chez Maurice

(Clic sur l'image pour voir en grand de quel genre d'enfer je me suis heureusement échappée)

dimanche 27 avril 2008

Hiiiiiiiiiiiiiii !

(Ben quoi, c'est tout à fait mesuré comme titre je trouve)

Je disais donc :

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

C'est confirmé, je pars en voyage de noces (sans l'option noces).

Au programme: activités culturelles et seskuelles (ben on a dit voyage de noce, hein).

Et là, je vous demande toute votre compassion, parce que j'ai un VRAI problème (comment ça "va mourir, salope, moi je taffe pendant que tu fais la conne sous les cocotiers" ?).

D'habitude, je voyage "sac-à-dos", et quand tu dois porter ta maison sur ton dos, ben tu évites d'emmener le botin, tu choisis plutôt un truc du type : la bible en araméen, de quoi t'occuper pendant les 3 semaines de séjours. En passant beaucoup de temps dans l'avion. Le train. Et le bus. Et en faisant des insomnies.

Là, je découvre la joie de la valise qui roule et de son remplissage maximal.

Du coup, je me tâte : je prends tout ou je choisis ? Et si je choisis, je choisis quoi ?



Encore un ptit coup pour la route :
Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
:)

(ah oui au fait, pour ceux que ça interroge, je vais chez Maurice. Pas mon oncle Maurice, non. L'autre Maurice)

mercredi 9 avril 2008

Grand concours

(rien à gagner, merci de ne pas compter sur moi pour l'augmentation de votre pouvoir d'achat)
(pour ça, continuez à croire en l'autre, tiens, ça vous fera les pieds)
(moi en attendant je me marre)
(jaune)
(trèèèèèèès jaune)
(hahahahahahahahhahahahahaahaha)
(ci-dessus un rire fou, à prononcer avec l'accent araméen, merci)

Sinon mon cerveau et moi ça va, on se soigne disons.
Ahem.

A part ça, et aussi improbable que cela puisse paraître, ce billet a un sens. Ok, disons une vague direction alors.

Là, c'est le moment où j'en appelle aux forces telluriques et au pouvoir du crâne ancestral (misère, quelle référence) pour rassembler mes neurones et me concentrer, pendant que vous, vous implorez dieu que cette note se termine.

En parlant de dieu, justement.

Je ne voudrais pas dénoncer, m'enfin quand même, l'école voisine, elle n'est pas la dernière quand il s'agit de s'en payer une tranche :


A l'instar de mon voisinage et de sa folle imagination, je vous propose que tous ensemble comme des gens désœuvrés qui n'auraient rien d'autre à foutre, on laisse libre cours à notre potentiel de slogantitude, car oui, c'est un blog créatif et participatif ici, et que merde, y avait des tas d'autres possibilités tout aussi convaincantes et éventuellement un peu drôles aussi (mais ça va être dur de les égaler quand même).

Alors spécialement pour la semaine auto-décrétée de la Fyfe, à la place de bonjour, vous direz :

"La Chine est une démocratie !"
Et l'autre répondra :
"La France aussi !"

Ou alors

"Sarko s'est présidentialisé !"
Et l'autre répondra :
"A poil Carla !"

Ou bien

"Travailler plus pour gagner plus !"
Et l'autre répondra :
"Dans l'cul lulu ! "

Bon, j'arrête avant que ça dégénère, ce blog a un standing à assurer.

A vous maintenant, et soyez bavards siouplaît, j'ai une terrible journée de boulot demain, et je compte bien ricaner de temps à autre devant mon ordi !

samedi 26 janvier 2008

La bonne thaï

Quand on m'a offert ce massage thaï, on m'a bien prévenue : le massage traditionnel, c'est du genre violent, à la limite de la douleur, demande un truc plus doux si tu as peur.

Bon.

Dois-je rappeler que je suis une aventurière du quotidien ?
Une exploratrice des cultures du monde (et du 12ème arrondissement en l'occurrence) ?

Bon.

Donnez m'en 1h30 s'il vous plaît.
Du traditionnel, of course, gardez votre came frelatée pour les touristes, merci.
Même pas peur.
Routarde, moi, j'te f'rai dire.

Je suis la dame ?
Ok je suis la dame.

Ah on on peut pas dire, c'est dépaysant, on s'y croirait : odeur de riz thaï (mioum), madames mini format qui se parlent en thaï (ou en tchèque, pour ce que je comprends).
Ça fait tellement vrai que je me demande si elles ont un salaire de là-bas aussi.
(Punaise, ma conscience politique me fatigue, des fois, je vous jure)

Mais, euh, ça ressemble à une cave, ou bien ?
Une cave propre et avec des alvéoles individuelles, certes, mais une cave quand même.

La madame me pousse dans une alvéole, me tend un pyjama gris, un panier en osier, et s'en va, non sans m'avoir expliqué ce que je devais faire. En thaï. (ou en tchèque).

Bon.

Je me débarasse de mes vêtements dans le panier en osier et j'enfile le pyjama gris (et non l'inverse), en espérant ne pas commettre un impardonnable impair (ben quoi, et si j'avais souillé un panier en osier sacré avec mes habits ?).
(oui, je suis très con parfois. Et ça me fatigue presqu'autant que ma conscience politique).

Il fait sombre dans la pièce. Je m'asseois sur le matelas en attendant ma geôlière. Pardon, ma masseuse.
Et je n'ai aucune raison de penser que je suis dans le remake thaï de midnight express.
A part la cave. A part le pyjama. A part la séance de torture qui arrive.

Alors que je commence à chercher des yeux une issue me permettant de m'enfuir, la mini-madame revient.
Me fait comprendre que je dois m'allonger.

Inspire, expire.

Jusqu'ici tout va bien.
Certes ça fait 8 secondes, mais quand même, c'est encourageant.

Au bout de 10 secondes, il est clair qu'effectivement, c'est vigoureux comme style de massage.

Mais le corps a des ressources insoupçonnées.
Par exemple, je ne pensais pas que mes genoux pouvaient supporter le poids d'une adulte, aussi mini fut elle.

Tiens, on dirait qu'elle va faire craquer mes doigts de pieds.
Oh mon dieu.
Zen. C'est pas grave, Fyfe, c'est pas grave. Les doigts de pieds ça ne servait à rien de toutes façons.

Ah oui quand même. Tout son poids sur mon pubis.
J'ai peur, j'ai l'impression qu'elle va m'emballer.

Mais c'est dingue comme le corps peut se plier dans tous les sens quand même !
Je crois qu'on a tout testé question sens et parties du corps, là, non ?
Ah, au temps pour moi, la cheville droite derrière la nuque gauche, on n'avait pas fait encore.

Alors que la mini-madame tente de communiquer avec moi avec un grand sourire que j'essaye de lui rendre, j'ai une pensée émue pour feue ma colonne vertébrale.
Je m'en servais de ma colonne, quand même, un peu.

Ça doit être ça l'effet relaxant : apprendre en 1h30 à faire le deuil de son corps.

En même temps, on s'habitue.

Le tout c'est de se laisser aller. En résistant moins, la douleur s'efface pour laisser place à une étonnante sensation de bien-être.

Je suis en train de devenir masochiste ?

Non, parce qu'en fait, c'est divin.

Et puis mes os n'arrêtent pas de craquer et j'adoooore ça (un jour, j'épouserai un osthéo)(et un autre jour, j'arrêterai de faire peur aux gens avec mes bizarreries).

Finalement, je me vois bien vivre en Thaïlande, de plaisirs simples et zen.
D'amour, de massages, de langouste, et de champagne.

Et d'eau fraîche, si vous insistez.

mercredi 2 janvier 2008

2008, l'année de la fuite ?

Une nouvelle année qui laisse présager autant de bonnes choses, ça se fête, ou pas ?

Rester en tête à tête avec son ordi le 31 décembre, ça présente certains avantages.

Par exemple, c'est le soir ou jamais pour louer un dvd, y aura pas foule au vidéo club et le film choisi a de fortes chances d'être disponible.
C'est aussi le soir ou jamais pour s'initier au flamenco en talons sur le parquet, au karaoké Lara Fabianesque, ou pour faire un peu de bricolage marteau - perceuse. Dans le meilleur des cas, ça passera inaperçu dans le vacarme ambiant, et dans le moins meilleur des cas les voisins feront montre d'une exceptionnelle tolérance auditive.
Bref, des tonnes d'activités formidables qui permettent de donner le ton de l'année qui débute.
(personnellement, entamer l'année en balayant des confettis avec un mal de crâne carabiné et une haleine passablement alcoolisée ne m'a jamais semblé être de très bon augure).

Mais faire la fête avec ses amis a aussi ses aspects positifs.
N'oublions pas que c'est le seule soir de l'année où l'on peut utiliser les paillettes commandées au Cloub des Créateurs de la Beautitude il y a 15 ans (quand on croyait encore que notre beautitude ne demandait qu'à être créée) sans avoir l'air de s'être échappé de "Priscilla, folle du désert".
Et si on en croit le rythme de décroissance du nombre de paillettes dans la boîte, il va falloir fêter encore un paquet de nouveaux zans si on veut éviter de les léguer à sa descendance.
Sinon, fêter le nouvel an, ça permet aussi d'éviter le discours du président (mieux vaut lire un bon vieux résumé subjectif)(j'ai mis un lien vers cet article, mais je recommande chaudement la lecture de tous les autres) et ça, ça n'a pas de prix quand il s'agit de commencer l'année avec la positive attitioude.
Et puis, le nouvel an, c'est souvent l'occasion de voir des amis qu'on ne voit pas très souvent (y a des gens qui ne sortent que le 31 décembre, vous avez remarqué ?) et de boire du champagne.

En ce qui me concerne je n'ai pas trop d'avis, chaque année, je me dis pfff pas envie de cette fête imposée, à croire que chaque année la saint sylvestre tombe le seul le soir de l'année où j'ai envie de me coucher avant minuit alors re-pffff.
En général, je rejoins quand même les amis en traînant un peu des pieds.
Et puis, en général, je ne regrette pas (le champagne suffit souvent à mon bonheur, je suis une fille simple).
Alors voilà, j'ai encore attaqué l'année avec bobo à la tête.
Ma foi c'est une valeur sûre, dans un monde où l'on perd tout ses repères.

Je vous souhaite une très belle année 2008 pleine d'amour, de gloire et de beauté (et de feux de l'amour aussi).

Oui je sais je vous avais déjà souhaité la même chose pour 2007.

Vous préférez peut être que je vous souhaite une superbe année 2008, année de la fuite ?
En espérant qu'elle ne soit ni urinaire, ni fiscale, ni plombière ?

C'est bien ce qui me semblait, alors on va garder l'amour la gloire et la beauté pour cette année encore....

dimanche 30 décembre 2007

Chaque popo chez soi et les chats seront bien gardés

Je suis sûre que vous attendiez impatiemment la suite du post précédent : les voisins allaient ils nous accueillir avec une kalachnikov ? Avaient ils fait rôtir le Chat pour le réveillon ? Allions nous devoir déménager ?

J'espère que ces questions brûlantes ne vous auront pas empêché de trouver le sommeil ou de digérer cette deuxième part de bûche.

En vérité, vous auriez même pu vous resservir une troisième fois, parce que les voisins ont été ravis de leur cohabitation avec le Chat.
Manifestement, la Reine a été sage et câline, au point qu'on a bien senti qu'ils n'avaient pas très envie de nous la rendre.

Certes, ils ont un peu triché.
C'est pas mon genre de cafter, m'enfin quand même, ils ont renvoyé la Reine dormir dans notre appartement chaque soir, s'épargnant les miaulements déchirants qui ponctuent si agréablement nos nuits.

Et que dire de leur laxisme face à la nourriture de la bête ?
Non parce qu'acheter des petites gâteries de pâtée en complément des croquettes, ma foi, c'est Nowel, soyons fous et ripaillons ensemble.
Mais lui acheter sa part de crustacés et de saumon fumé, là, comment dire...

Heureusement, ces manoeuvres perfides n'ont pas réussi à corrompre notre Chat.
Sa loyauté envers ceux qui l'ont nourri, ont ramassé ses mini vomitos, et se sont nuitamment relevés pour lui demander plus ou moins gentiement de se taire, fut sans faille.
Et elle s'est traduite de la plus noble des manières.

Je suis extrêmement fière d'annoncer ici que mon Chat à moi que j'aime même si c'est la reine des chiantes, a catégoriquement refusé de remplir sa litière ailleurs que dans notre appartement.

(Imaginez deux secondes la tête dépitée de mes voisins quand ils m'ont annoncé que jamais au grand jamais elle n'avait fait pôpô chez eux et hurlez de rire avec moi s'il vous plaît).

Les mals pensants diront que le Chat a refusé de souiller l'appartement de si généreux voisins fournisseurs officiels de bouffe grand luxe.

Mais moi je sais que la vérité est tout autre.

Je la connais, ma Reine domestique, et chez les voisins, c'est pas assez bien pour son pôpô, que voulez vous.
Et ouais. On n'est jamais aussi bien que chez soi pour ces choses là.
Je sais je fais pareil.

Allez, tournée générale de pâtée ce soir.

mercredi 19 décembre 2007

Contes de Noël

Non il ne sera pas question ici de la nouvelle idylle présidentielle qui pourtant apportera je n'en doute pas joie et bonheur dans les foyers (Rhô qu'ils sont mignons.... Et puis, qu'elle est belle... Et lui, qu'il est.... euh.... petit ? Ah non, pardon, ça c'est Mickey).

Vous êtes un peu chez moi ici, alors désolée, mais il ne sera question que de mes contes de Noël à moi.

D'abord, c'est les vacances et ça, ça vaut bien le statut de conte de Noël voyez vous.
Durement négociées, mais dûment méritées, 10 jours pour déconnecter, je trépigne d'impatience (H- une vingtaine d'heures)(je vous l'aurais bien fait en minutes, mais j'ai la flemme de calculer) et sautille de bonheur, même que Minnie peut aller se rhabiller niveau enthousiasme niais.

Ensuite, on a trouvé un hébergement d'urgence pour le Chat.
Et admettez que lui éviter un campement Don Quichotte et les discours de la sémillante Mme anti-pacs, c'est on ne peut plus dans l'esprit de Noël.

Pourtant on était mal partis.
La concierge nous avait fait part de sa gagatisation devant la Reine de la maison, et avouons qu'on comptait honteusement lui refiler la boule de poils en pension en guise d'étrennes.
Positive attitude oblige, on ne lui a demandé son avis qu'à J-2 du départ.

Et bien figurez vous que loin de souhaiter travailler plus pour gagner plus, la concierge part en vacances.
Voyant notre désarroi (et sans doute espérant secrètement éviter que nous la dénoncions à la future police de la philosophie présidentielle), elle nous a toutefois conseillé d'essayer de refiler le boulet miaulant à nos voisins de paliers, hôtes officiels des chats en perdition de l'immeuble.
Pour cette fois, la concierge évitera sans doute la police politique, car les voisins ont non seulement accepté de nourrir la bête, mais ont même manifesté l'envie d'héberger l'animal.

La Reine de la maison va tout simplement être ravie d'étendre son royaume.

Maintenant, j'ai un peu peur qu'on se fasse accueillir à la kalachnikov en rentrant, quand le royaume en question aura été dignement lacéré et que les voisins auront réalisé que la Reine ne saurait se contenter de si peu de croquettes (quelle que soit la quantité, c'est toujours trop peu), ni de si peu de câlins (quelle que soit la quantité, blablabla), et que dormir par tranches de une heure entrecoupées de miaulements déchirants n'aide pas à la patience.

PS : Et vous croyez que Carla aime les chats ? Non parce que je me disais que la Reine adorerait faire ses griffes et ses mini-vomis à l'Elysée (voir sur des chaussures à talonnettes)

PS2 : Trois jours, trois posts, j'ai la bloguite aigüe, c'est une réaction épidermique anti-mickey

dimanche 18 novembre 2007

L'enfer c'est les fourneaux

Je déteste cuisiner.
Rhââââ ça fait du bien d'arriver à le dire.

Après des dizaines d'années de faux semblants et de mensonges envers moi même, aujourd'hui je le clame à la face du blog : je hais entrer dans une cuisine si ce n'est pas pour me mettre à table.

Voilà.

Comme quoi, ça arrive même aux meilleurs.

Je suis follement admirative de celles et ceux qui se régalent à regarder mijoter, à remuer, à goûter, à éplucher, à assaisonner, etc etc.
Moi je me régale à manger, pas avant.

Mon blocage commence dès le supermarché.
Si j'ai faim, j'ai envie d'acheter un truc mioum et de rentrer chez moi en courant pour le faire chauffer.
Et si j'ai pas faim, la vision de toute cette nourriture et de toutes ces heures de faisage de cuisine en perspective me donne la nausée.

Bref, heureusement que l'Homme de la maison est avec moi dans ce lieu honni et qu'il se charge de remplir le caddie (et de me retenir si l'envie de rentrer à la maison en courant me prend)(non il ne me sort pas en laisse, il me retient avec des promesses de repas qu'IL cuisinera).

Pire que le supermarché, je hais la phase d'ouverture du frigo avec la phrase qui l'accompagne : "Qu'est ce qu'on maaaaaaaaange ?"
Mais j'en sais rien, moi !
De toutes façons c'est le même problème qu'au supermarché : si je n'ai pas faim je ne vois pas l'intérêt de me poser la question, et si j'ai faim, il faut me nourrir MAINTENANT, et pas la peine d'essayer de m'entourlouper avec des trucs qui vont mettre une heure à cuire.

Ne parlons même pas de la confection du dit repas, puisque j'ai pour cette étape là une incompétence notoire : trop cuit, pas assez cuit, brûlé, oublié sur le feu, oublié sur la fenêtre, renversé par terre, la variété de mon pouvoir de ratage de plat est infinie.
Mais les murs et le sol ne sont pas en reste, eux aussi se souviennent en général de mon passage : tâches, coups de couteaux, bouts de nourritures oubliés, morceaux de doigts ensanglantés, parfois je me dis que je devrais protéger la cuisine comme une pièce qu'on va repeindre : plastique - staïle.

Et pour finir, même si j'ai échappé à la phase précédente (parfois le Chéri compassionne et me dispense de l'assister), il y a la vaisselle.
C'est sale et on utilise du produit qui pue et bousille la peau douce de mes mains. C'est une honte, la vaisselle.


Mais cette semaine, l'Homme de la maison quitte la dite maison pour trois jours.
Au supermarché j'ai acheté des yaourts et des céréales.
Ça va être de la balle : pas de cuisine et vaisselle minimale. Un avant-goût du paradis.

mardi 13 novembre 2007

La Ratépé ça t'émotionne

Non, je ne délaisse pas mon blog pour cause de flemmasse intense, c'est uniquement une histoire de perfect timing.
En effet, j'attendais que le ternet foisonne d'attaques virulentes contre la Ratépé pour caser un billet qui n'a rien à voir avec les grèves.
Non ce n'est pas la pire excuse que j'aie inventé. Je peux faire pire.
Ahem.


Un vendredi matin dans le bus.
Assis dans le carré du fond, le spectacle commence quand entrent en scène un jeune homme et un moins jeune homme.
Ils rient et parlent fort, avec des sourires qui découvrent des dents manquantes, et d'autres brillent comme de l'or.
Ils parlent dans une langue chantante que je ne comprends pas.
Je me crois dans Gadjo Dilo, et déjà, je n'arrive plus à me concentrer sur mon bouquin, le spectacle est là.

Un homme les interpelle : "De quelle région venez vous ?"
Ah ce que j'aime ça quand les parisiens sortent de leur mutisme pour s'intéresser à leurs voisins, quand le dialogue s'installe.

Les hommes rigolent :"De Marseille !"
L'autre insiste : "Ah je ne vous crois pas !"
"Gitans de Marseille !"
Je me marre à l'intérieur de moi. Pas à l'extérieur parce que je suis une asociale, faut pas compter sur moi pour la convivialité dont je suis pourtant friande.

"Et c'est quoi votre but dans la vie ?"
"..." (ben ouais moi non plus je ne saurais pas quoi répondre, hein. Depuis quand on est sensé avoir un but dans la vie à part manger du chocolat ce soir, boire du thé tout à l'heure, et attendre le week end pour faire la grasse matinée ?)
"Si, vous savez, à long terme, ou à moyen terme, vous visez quoi ?"
Les gitans continuent à rire. Ils ne savent pas.
"Je ne vous crois pas. Je les connais les gens de votre race, vous êtes des fourbes de nature !"
????
Il nous fait quoi le vieux con là ? Il est en train de me pourrir ma scène bisounours ou je rêve ?

Les contrôleurs de la Ratépé font leur entrée.
Les gitans n'ont pas de titre de transport, et en guise de papiers d'identité, tirent de leur poche un feuille imprimée pliée en quatre, usée jusqu'à la trame, avec le logo de la Croix Rouge.
Pendant que les contrôleurs rédigent leur procès verbaux, le vieux casseur d'ambiance se sent obligé d'intervenir : "Non mais vous croyez vraiment qu'ils vont payer ? Vous perdez votre temps là ! Des gens comme ça ils ne payent jamais "
Les contrôleurs sourient : "Et pourquoi pas ?"
Merci les contrôleurs. De ne pas rentrer dans ces jeux perfides d'étiquettage du type toi pauvre, toi gitan, toi malhonnête, toi et ta race de fourbes etc etc.

A ce stade du voyage en bus, je suis à deux doigts de l'entorse occulaire pour cause de lançage de regards méchants au vieux con de service concomitants avec les lançages de regards souriants aux autres (si, ça peut parfaitement sourire un regard).

Là, vous vous dites, ça y est, c'est la fin du spectacle Ratépé, et c'est pas gai.
Et bien pous avez tout faux (et de toutes façons je ne sais toujours pas faire des posts courts, vous devriez le savoir depuis le temps).

Entre donc en scène le dernier protagoniste.
Celui-ci est bien éméché malgré la matinalité de l'heure.
Il entre dans le bus avec un tonitruant :"Bonjour Messieurs-Dames".
Au moment où tout le monde plonge la tête dans son écharpe pour éviter d'avoir à lâcher une petite pièce à ce Nième mendiant, il enchaîne :
"Figurez vous que j'ai passé la nuit au poste pour avoir eu le courage de dire ce que je pensais.
On vit en dictature ! Alors tous ensemble, on y va : Sar-ko, sa-laud, le peuple aura ta peau ! "

Pouf pouf (je pouffe).

"Finie la liberté dans ce pays moi je vous le dis ! Et je suis pour la démocratie moi ! C'est la majorité qui l'a choisi d'accord, mais moi je suis de gauche, et j'ai le droit de pas l'aimer bordel de merde ! Alleeeeeez ! Sar-ko, sa-laud, le peuple aura ta peau ! "

Là, les gitans et les non-gitans pouffent aussi.
Il a la voix qui porte le monsieur, hein !

Mais tout d'un coup, la voix de stentor se transforme en chuchotement de stentor.
C'est bizarre, je sais. En vrai aussi.

"Oh la la il y a un bébé ici !! Et moi je parle trop fort ! Bon allez on chuchote maintenant : Sar-ko, sa-laud, le peuple aura ta peau ! "

Le carré du fond est hilare. Nos yeux brillent des larmes de fou rire retenus.

Le stentor chuchotant descend du bus, sans oublier de nous rappeler que le peuple vaincra et qu'il faut se battre. La porte à peine refermée, le carré du fond, le reste du bus, l'immeuble voisin, ainsi que tout l'arrondissement profitent de sa voix libérée : Sar-ko, sa-laud, le peuple aura ta peau !

Fou rire général, je savoure la sensation unique du rire complice.
(bisounours sortez de mon corps).
(et vieux cons sortez des bus, merci).

mardi 11 septembre 2007

Wééééééééééééééé !

Bon ben je crois que là, on ne peut plus y échapper, voili voilou, comment vous dire, je sais bien que ça va être dur, m'enfin voilà, il va falloir vous y faire, il est l'heure.... L'heure de quoi ?

Ben de hurler :


MESSIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIICO !!!!!


(pardi)


Si jamais je ne réapparaissais jamais sur la blogotruc pour cause de nouvelle vie dans une geôle messicaine, je compte sur vous pour monter un comité de soutien et réclamer ma libération.

Pour la peine, je vous donne notre itinéraire.

Pas une mince affaire, ça, l'itinéraire, je vous signale.

Dans un premier temps, vu la grandeur du pays et le nombre de trucs à visiter, j'ai eu un petit moment de désespoir, et je me suis dit que finalement, plutôt que de choisir des lieux au hasard, on aurait pu faire un parcours thématique "noms rigolos".

Ce qui aurait donné ça :

(où l'on s'aperçoit que savoir bidouiller fotoshoup n'implique pas d'avoir un quelconque talent graphique)

Soit environ 2 millions de kilomètres.
Et nous on n'a que 3 semaines (et demi) de congés.

Alors on est revenus à des valeurs plus culturelles :

(où l'on s'aperçoit que savoir bidouiller fotoshoup ne dispense pas non plus d'avoir un humour approximatif)

On entrera dans les détails de cet itinéraire fascinant à mon retour (si t'as pas vu que c'était fascinant, c'est sans doute parce que tu as encore paumé tes lunettes : clique sur l'image pour qu'elle s'agrandisse, ça ira mieux).

L'avantage quand on a eu pour seules et uniques vacances de l'année une pauvre semaine même pas complète il y a déjà 5 mois, c'est qu'à la veille du départ tant attendu, on hésite entre se faire pipi dessus de bonheur (si, ça arrive), et partir dans un rire démoniaque à la seule évocation du lendemain.

Bref, excusez moi d'être brutale mais putain, j'me casse, et vous ne pouvez pas vous imaginer comme c'est bon !!!! Mouhahahahahahahaha !

Ou peut être que si, vous pouvez, auquel cas je vous autorise à me haïr cordialement !

Adios Amigos !!!!

samedi 25 août 2007

Soirée chouchoutage

J'avais mis beaucoup d'espoir de glamouritude dans cette soirée - cadeau d'anniversaire au spa.

Une ambiance zen, des petites bougies autour du jacuzzi, de la sensualité au hammam, et l'extase du massage en duo.

Je ne me suis pas démontée quand nous nous sommes retrouvés en peignoir blanc et chaussons jetables ultra sesky en attente d'aiguillage au beau milieu d'une série d'immenses baies vitrées permettant à la fois au voisinage de nous admirer dans ces magnifiques tenues, et à la lumière du jour de se marier harmonieusement avec celle des néons.
Si j'étais du genre à exagérer, j'ajouterais que dans cette ambiance d'hôpital, je m'attendais à voir débouler le Dr Carter d'un instant à l'autre.

Pas grave, le hammam allait nous mettre dans l'ambiance.

Punaise, je suis une adapte du hammam de la mosquée de Paris, on ne me la fait pas, c'est pas un hammam, ça, c'est une chambre à gaz.
C'est quoi ce brouillard londonien ?
T'es où chéri ?
C'est quoi que je touche, là ? Ton pied ?
T'arrives à respirer, toi ?
C'est quoi ton meilleur score d'apnée ?
Ouh la, mais ça s'arrange pas, c'est normal qu'on manque d'oxygène ?
On va s'habituer, c'est ça ?
Chéri t'es toujours là ?
Allonge toi, ça ira mieux, la vapeur est plus forte en haut.
Aaaaah, j'en peux plus ! Il me faut de l'air, viiiiite !
A terre, à terre !
Je crois que la sortie est par là, vas - yyyyyy !
Noooon, en rampant, ne te relève surtout pas !

Hum.
En même temps, la sensualité, c'est vachement subjectif à définir.

Le jacuzzi, ça devrait être un peu plus "safe" normalement.

Ouh, mais elle est pas chaude - chaude, l'eau !
Appuye sur le bouton à bubulles, qu'on se la joue stars, un peu.
Ouh ça fait du bruit dis donc !
Non, je disais, CA FAIT DU BRUIT !
Et ça chatouille !
Je disais : CA CHATOUILLE !
C'EST ROMANTIQUE, NON ?
QUOI ?
ETEINS LE TRUC A BUBULLE, JE T'ENTENDS PAS !
Ah, que j'arrête de hurler ?
Hum.

Ca ne veut pas dire que ce n'était pas romantique, hein.
Penser qu'on ne peut échanger qu'en chuchotant pour avoir une ambiance amoureuse, c'est faire injure aux malentendants, je trouve.

C'est l'heure du massage ?
Chouette !
Dis, tu risques de vouloir épouser la masseuse et ne jamais vouloir rentrer avec moi, non ?
Si, le risque existe, j'en suis consciente. Un massage professionnel, ça doit être parfaitement divin.
Ah, tiens, voilà nos masseuses !
Oups, nos masseurs, pardon. Une femme et un homme.
Choisir par qui on se fait masser ?
Huhu, c'est vite vu, le Chéri il va aller avec le monsieur, pardi.
Pfiou, ben je suis soulagée, moi.

Passer les slips jetables ? Oui bien sûr.
Rhô le mien il est blanc et le tien il est noir !
Ah ben oui, moi j'ai une espèce de coulotte en crépon trop sesky si tu kiffes le look pampers, et toi tu as.... Ah ouais, un jouli mini-string.... MOUHAHAHAHAHAHA !
Meuh non je ne me moque pas.
MOUHAHAHAHAHAHAHA !
Ok, ok, j'arrête, pardon.
MOUHAHAHAHAHAHAHA !


Après 10 minutes de massage.

Oh mon dieu, ce que c'est bien....

Après 25 minutes de massage.

Cette histoire d'être rassurée parce que c'est un homme, c'est vraiment le truc le plus con qui me soit passé par la tête.
Moi par exemple, j'épouserais bien ma masseuse.
Je vais me faire quitter pour un homme. La claque.

Après 40 minutes de massage.

En même temps, j'm'en fous, moi je coulerai des jours heureux avec ma masseuse.
On vivra de massages et de massages.
La vie sera belle.

Après 50 minutes de massage.

Quoi c'est déjà fini ?
Noooon, ne me quitte pas !


Et après on ose dire qu'une soirée au spa en amoureux c'est bon pour le couple.

NB : sans rire, on a adoré le massage, et pour le reste, on a bien rigolé. Le lieu n'était pas vraiment top, la honte sur moi qui l'avait choisi d'après des photos trompeuses sur leur site web.
Si vous avez de bonnes adresses à paris, je suis preneuse (Noël approche, je vous signale).

jeudi 23 août 2007

Galerie de Fyfes

En m'adonnant à mon addiction favorite (ex-aequo avec le chocolat), je suis tombée sur ce site de l'université de St Andrews.

C'est magique, tu entres ta photo, tu cales tes noeils et ta bouche, et tu t'amuses à voir ta trombine recalculée comme quand t'étais un bébé, un enfant, un ado, comme elle sera quand tu seras tout vieux et tout ridé, comme elle serait si t'étais black, asiatique de l'est, asiatique de l'ouest, croisé à 50% avec un chimpanzé, ou si tu avais le modèle de grands peintres.

Attention, fort pouvoir huhutant, je préfère prévenir pour ceux qui sont présentement en environnement hostile (open space, collègues, et autres joyeusetés du quotidien).

Et comme j'ai une tendance notoire à la monomanie, en qu'en ce moment je me prends trop pour la reine de fotoshoup, je vous fais cadeau d'une exclusivité intergalactique : des photos de ouam ici et tout de suite, tant pis pour mon identité secrète tout ça tout ça.

(trop merci l'université de St Andrews, d'habitude moi en photo, c'est un oeil fermé, l'autre cocaïné, et un rictus de douleur en lieu et place de la bouche. Là je m'aime à fond, limite je ferais une galerie de moi dans mon salon)

(c'est peut être parce que ça ne me ressemble pas du tout)

(mais c'est un détail, non ?)

EDIT : Bon, on ne peut pas être une star en fotoshoup ET en informatique, donc normalement le fond il ne devait pas être blanc. Il ne devait pas y avoir de fond du tout d'ailleurs...