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dimanche 14 octobre 2007

Fyfelita la mexicana - Part. 3

Après trois semaines de visites intensives de villes coloniales, de sites mayas, aztèques, olmèques, zapotèques (et leur copains en "èques"), de jungles et de plages paradisiaques, je suis en mesure de vous fournir gracieusement un petit guide de la préparation basique pré-messiiiiiico.

Voici donc les recommandations fyfiennes, absolument indispensable avant de partir :

- Entraînement neuronal : Ne pas laisser TOUT son cerveau à Paris. En garder un peu, pour surveiller son passeport. Par exemple.

- Entraînement sportif : 3 mois avant de partir, 6 heures de step par jour me semblent un minimum. Oui parce qu'au Mexique, il y a des pyramides issues de civilisations en "èques", avec des marches. Et des marches. Et des marches encore. Des zillions de marches. Hautes de préférence (pour faire mal aux genoux en descendant). Raides, bien sûr (amis du vertige, faites comme moi, redescendez classieusement à quatre pattes et en marche arrière). Sans parler de certaines conditions extrêmes, et notamment le cocktail altitude + pollution, trop bon pour les poumons (pensez à ajouter 2 heures d'entraînement à l'apnée aux 6 heures de step quotidiennes).
Vos poumons se croient à l'abri d'une attaque de volée de marches sous prétexte que vous êtes en train de visiter une ville coloniale ? Grossière erreur, il y a 500 marches à se farcir pour aller visiter l'église sur les hauteurs là-bas...
Conclusion, en rentrant, j'ai fait des bisous à mon ascenseur.

- Entraînement de l'estomac : Êtes vous vraiment prêts pour les sauces qui arrachent et les tortillas sous toutes leurs formes ?
Sachez que choisir sa sauce (verte ou rouge) revient à choisir entre cracher du feu et pleurer sa mère (la verte), ou pousser des petits cris en imitant les chutes Victoria, rapport aux chaudes larmes qui s'échappent de vos yeux (la rouge).
Quand aux tortillas, qu'elles s'appellent enchiladas, empenadas, burritos, nachos, ou tacos, ça reste de la galette de maïs plus ou moins FRITE (amis du régime, faites comme moi, mangez le seul légume vert disponible : l'avocat)(comment ça c'est pas un légume vert ?)(vous essayez de me dire que les 56 kilos de guacamole que j'ai mangé sous le prétexte d'équilibrer mon alimentation étaient une grosse arnaque ?)(non, ne le dites pas, merci).
Les plus aventuriers varieront leur nourriture à coup de gros vers blancs ou d'espèces de sauterelles frites (pas moi, donc)(moi je suis plutôt du genre à changer de trottoir histoire d'éviter que les vers blancs ne s'échappent de leur brochette pour me sauter à la figure)(le ver blanc mort est mesquin).
Au niveau de l'entraînement, pensez également à travailler votre résistance à l'alcool avant de partir, parce que c'est un crime de ne pas goûter à tous ces délicieux cocktails, confortablement installé en terrasse.

- Révisions politiques : Pour savoir pourquoi on crie avec la foule "Viva Mexico" le jour de l'indépendance, et pourquoi le drapeau mexicain est fièrement arboré partout pendant le mois patriotique. Révision révolutionnaire de rigueur en cas de passage au Chiapas, surtout si le sous commandant Marcos vous évoque le cousin mexicain de Marc Olivier Fogiel, Che Guevara une chanson de Nathalie Cardone, et Emiliano Zapata le nom d'un cirque.

- Chirurgie esthétique : Si, si, ça peut être TRÈS utile. Par exemple quand on rencontre un jeune couple d'étudiants français, qu'on sympathise au fil d'un bout de voyage commun, et qu'on s'aperçoit avec horreur que non seulement ils nous VOUVOIENT, mais qu'en plus quand on essaye de les convaincre que "zyva on est des djeuns nous aussi, faut nous tutoyer, hein", ils n'y arrivent pas et s'emploient plutôt à trouver des formulations qui évitent d'avoir à choisir entre le Tu et le Vous. Alors qu'un petit lifting de rien du tout aurait pu vous éviter cette désagréable envie de vous pendre.
Au passage, en même temps que le lifting, demandez au chirurgien s'il peut vous vampiriser, parce qu'après tout, le sang, on ne sait pas bien à quoi ça sert à part à nourrir les moustiques. Et au Mexique, des moustiques, j'en ai croisé quelques milliards, tous gracieusement nourris par votre serviteur (je me suis vengée dans la jungle, en en gobant quelques uns)(sans le faire exprès mais quand même).

- Stage de sensualité : oui, c'est mieux pour l'estime de soi quand on passe à Tulum, lieu culte du tournage de la non moins culte "Île de la tentachione". Pour les connaisseurs, on était voisins de l'hôtel Diamante K (on ne l'a pas choisi pour se loger, j'avais un peu peur de croiser des tentatrices qu'on n'aurait oublié de prévenir de la fin de l'émission, errant à la recherche de nouveaux mâles à séduire, rapport à leur QI inversement proportionnel à la taille de leurs seins).
Surtout qu'il faut l'assumer, l'évocation de ces corps graciles et dorés, alors qu'on a soi même un magnifique teint vert à pois rouge (teint guacamolé dû à l'abus d'avocat + piqûres de moustiques = le glamour à l'état pur).

Vous savez tout, vous êtes parés pour de futures vacances messicaines !

samedi 13 octobre 2007

Fyfelita la mexicana - Part. 2

En attendant le racontage... un teasing !

(en deux posts parce que blogger boude un peu)

Fyfelita la mexicana - Part. 2 bis

La suite...

mardi 9 octobre 2007

Fyfelita la Mexicana - Part. 1

Alors il faut bien commencer par le commencement, et cet épisode mexicain là, ben il n'est pas tout à fait mexicain (ça sent la tortilla frelatée, je sais, mais restez, hein).

D'abord, ben pour arriver au Mexique, il faut prendre l'avion.
J'ai horreur de prendre l'avion.
J'ai peur au décollage, j'ai peur quand il y a des turbulences, l'idée qu'un machin qui pèse autant de tonnes puisse tenir dans les airs dépasse mon entendement. L'enfonçage d'ongles dans la main du Chéri est mon occupation favorite en avion (il est ravi).
Mais il y a un truc que je déteste encore plus que les avions, c'est les aéroports.
Ces machins-là s'écroulent sans prévenir, ils sont en général hyper mal foutus, on y passe son temps à attendre, marcher des kilomètres et se perdre, ça me fout les nerfs en pelote.

Au passage, notez que les consignes de sécurité vont bientôt être renforcées dans les aéroports, ce qui me plonge dans la plus grande perplexitude. J'avais déjà du mal à imaginer qu'on puisse détourner un avion avec une pince à épiler ou avec un Rêve de mi*el de Nu*xe (si si je vous assure qu'une fois on a voulu me le confisquer si je ne le mettais pas dans un sac plastique transparent) (alors qu'une fois dans le sac transparent, la dangerosité du beaume à lèvre disparaît, c'est bien connu) (trop magique), là j'avoue que la perspective de contrôles encore plus poussés m'interroge.
Peut être qu'on va devoir passer en chambre de décontamination.
Ou venir la veille à l'aéroport pour entamer un processus de 24 de contrôles psychologiques en cellule isolée.
Je ne sais pas, mais j'ai un peu peur. Et je m'égare.

Quoi qu'il en soit, l'aéroport, c'est quand même un passage obligé pour les vacances lointaines, tant qu'on a pas inventé la téléportation (à ce propos, mais que font les chercheurs je vous le demande ?? En même temps, quand on sait qu'il y a des chercheuses qui ont le toupet de ne pas travailler sur les cellules souche alors que c'est télégéniquement jouli et que ça permettrait d'inventer la téléportation, plus rien ne m'étonne).

Et mes vacances, elles ont failli se résumer à l'aéroport voyez vous.

J'essplique.

Les looooongues heures de vol ont été, comme d'habitude, ponctuées de nourriture fine, de films intelligents, et de remplissage de formulaire d'immigration.
Bien.
L'arrivée à l'aéroport de Mexico a été, comme d'habitude, un grand moment de sautillement, frétillement, rigoulades excitées quasi hystérique.













Sur le chemin entre l'avion et la douane, huhu, c'est rigoulo t'as vu chéri, les policiers ils ressemblent moitié à Chips, moitié au Sergent Garcia, huhu, t'as vu chéri, les gens ils parlent espagnol partout, j'adooooooore, huhu, t'as vu chéri, zont pas l'air de rigoler les agents de l'immigration, huhu, attends deux secondes chéri, je ne trouve pas mon passeport.

Euh, là, je ne comprends pas, mon sac il est vide, tout son contenu est sur la moquette, et pas de trace de passeport.
Gloups.
D'un coup, j'ai la désagréable impression que mon sang a décidé de déserter mon cerveau malade pour aller vivre une nouvelle vie dans mes joyeux et inconscients orteils.

En courant dans les couloirs vers l'avion, j'essaye de ne pas trop penser, de maintenir le plus possible mon cerveau dans un état abasourdi, presque léthargique. Mais en courant quand même, parce que si l'avion repart, ooooooh mon dieu, non, ne pas penser, surtout, ne pas penser...

Hagarde, je m'engouffre sur la passerelle, bien décidée à retourner à mon siège d'avion.
Hum. Il semblerait que la sécurité mexicaine ne soit pas de cet avis.
Une vague vision de geôle mexicaine me revient.
Pas sûre de pouvoir vous faire confiance pour la rançon (bande de radins, je vous connais, va), je tente plutôt d'expliquer ma situation à une madame RFrance.
Ok, en vrai, je me jette à ses pieds en la suppliant d'une voie larmoyante de m'aider.

Nous entrons dans l'avion, où les femmes de ménage s'affairent.
Mon siège a déjà été nettoyé.
Elles n'ont pas trouvé de passeport.
Après quelques minutes de rampage sous les sièges, je dois admettre que mon passeport n'est pas là, et sortir à regret de l'avion.

Commence alors une fouille en règle : sac à moi, sac du chéri, poches à moi, poches du chéri, ma culotte, son caleçon. Rien, nada, wallou.
Je psalmodie nerveusement des "spa possible", entrecoupés de "j'suis trop conne, spa vrai".
Pourtant c'est possible, et même bien vrai.

Je lance un regard éploré à madame RFrance : "Si je n'ai plus de passeport, je ne vais pas pouvoir rentrer dans le pays, si ?"
Sa gêne ne laisse aucun doute sur la réponse.
Franchement, c'est bien la peine d'avoir une réputation de pays corrompu si on ne peut même pas acheter un agent de l'immigration pour passer en douce.
Ouaip, ça me rend un poil aigrie la panique.

"Euh, et alors, on fait comment dans ces cas là ?"
"Ben... Il faudrait que vous preniez le prochain avion pour la France"
Gloups.
Je veux ma maman.

En même temps, je ne suis pas le genre de fille qui se laisse abattre.
Dès que madame RFrance a le dos tourné, je tente une nouvelle percée dans l'avion. La policière mexicaine qui encadre les femmes de ménage m'arrête. J'insiste. J'avais mon passeport dans l'avion, je ne l'ai plus, il est là, forcément. Dans les poubelles peut être. Laissez moi les fouiller, s'il vous plaît, laissez moi les fouiller !
Elle me raccompagne vers la sortie de la passerelle avec un sourire contrit en m'expliquant qu'elle s'en occupe.
Je dois avoir l'air d'être bonne à enfermer.

Au bout d'une demi heure, j'ai mangé mes ongles, mes doigts, et la moitié de mes mains, et personne ne sort de l'avion.

Tant pis pour la geôle mexicaine, j'y retourne.
Cette fois, elle me raccompagne plus fermement.

Je suis tout simplement désespérée.
Madame RFrance prend mon bras, et m'explique que maintenant, il va falloir aller voir le chef d'escale.
"Et qu'est ce qui va se passer ? "
"...."
Cette fois, le calme et les mots rassurants du chéri ne peuvent plus retenir mes larmes.
Je suis une truffe. Je suis THE truffe. La classe internationale de la trufferie.
Une truffe française, qui va rentrer en France, sans papiers. Rhââââââ, achevez moi !

A ce moment là, la policière mexicaine nous rattrape en courant, brandissant mon passeport chéri....
Je sens les effets de la chute d'adrénaline dans mon corps, je ne sais pas si je vais tomber dans les vap', lui rouler une galoche, ou lui décerner le titre de zorrote officielle.

Ainsi ce termine le cauchemars, j'ai mon passeport en main, et tout le monde rigole nerveusement en français, en espagnol, en pleurant, en multipliant les "muchas gracias".

Viva Mexico, longue vie aux policières mexicaines, aux madames RFrance, je me sens même prête à assumer les 10 années de moqueries qui ne manqueront pas de suivre cet épisode... Oui, car on ne peut pas impunément angoisser tout le monde avec des dizaines de listes et de vérifications en tout genre ET laisser négligemment son passeport dans un avion après avoir rempli un formulaire d'immigration. Ça se paye en moqueries sonnantes et trébuchantes. Je suis prête.

(en plus c'est over blogable)
(oui j'y ai pensé quand ça a été fini)
(non je n'ai pas honte)

(j'essaye de faire plus court pour la suite, promis)

mardi 11 septembre 2007

Wééééééééééééééé !

Bon ben je crois que là, on ne peut plus y échapper, voili voilou, comment vous dire, je sais bien que ça va être dur, m'enfin voilà, il va falloir vous y faire, il est l'heure.... L'heure de quoi ?

Ben de hurler :


MESSIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIICO !!!!!


(pardi)


Si jamais je ne réapparaissais jamais sur la blogotruc pour cause de nouvelle vie dans une geôle messicaine, je compte sur vous pour monter un comité de soutien et réclamer ma libération.

Pour la peine, je vous donne notre itinéraire.

Pas une mince affaire, ça, l'itinéraire, je vous signale.

Dans un premier temps, vu la grandeur du pays et le nombre de trucs à visiter, j'ai eu un petit moment de désespoir, et je me suis dit que finalement, plutôt que de choisir des lieux au hasard, on aurait pu faire un parcours thématique "noms rigolos".

Ce qui aurait donné ça :

(où l'on s'aperçoit que savoir bidouiller fotoshoup n'implique pas d'avoir un quelconque talent graphique)

Soit environ 2 millions de kilomètres.
Et nous on n'a que 3 semaines (et demi) de congés.

Alors on est revenus à des valeurs plus culturelles :

(où l'on s'aperçoit que savoir bidouiller fotoshoup ne dispense pas non plus d'avoir un humour approximatif)

On entrera dans les détails de cet itinéraire fascinant à mon retour (si t'as pas vu que c'était fascinant, c'est sans doute parce que tu as encore paumé tes lunettes : clique sur l'image pour qu'elle s'agrandisse, ça ira mieux).

L'avantage quand on a eu pour seules et uniques vacances de l'année une pauvre semaine même pas complète il y a déjà 5 mois, c'est qu'à la veille du départ tant attendu, on hésite entre se faire pipi dessus de bonheur (si, ça arrive), et partir dans un rire démoniaque à la seule évocation du lendemain.

Bref, excusez moi d'être brutale mais putain, j'me casse, et vous ne pouvez pas vous imaginer comme c'est bon !!!! Mouhahahahahahahaha !

Ou peut être que si, vous pouvez, auquel cas je vous autorise à me haïr cordialement !

Adios Amigos !!!!

dimanche 9 septembre 2007

A la recherche de la gaufre perdue

Au lieu de réfléchir au contenu de mon sac à dos, j'ai mangé des gaufres.

Ca m'a pris hier, la folle envie de gaufres au chocolat, juste après ma séance de supermarché (2 heures au Mo*nop pour choisir les gels douche, et coton tige de voyage).

Alors au lieu d'aller finir nos courses de voyage au vieux qui campe, on est allés à Tydar pour acheter un gaufrier.
Bizarrement, personne n'avait prévenu Tydar que 31 ans s'étaient écoulés depuis le mariage de mes parents, et que personne n'allait mettre 2 millions de dollars dans un gaufrier vintage.

J'ai failli pleurer (il ne faut pas contrarier les filles qui arrêtent de fumer).

A ce moment là, j'ai dû retourner au supermarché parce que j'avais oublié d'acheter des trucs pour abreuver les zamis qui allaient venir à la maison le soir.
Faute de gaufrier, je n'ai pas acheté de Nut*ella pour accompagner les gaufres de mes rêves.

Alors je me suis consacrée à la recherche d'un endroit qui vendrait des gaufres toutes faites.

Mais faut croire que ce n'est vraiment plus à la mode, les gaufres, parce que PERSONNE n'en vendait dans un périmètre de 1 kilomètre autour de ma maison.

Là, j'ai pleuré.

Du coup, le Chéri a proposé d'aller voir dans la petite boutique là-bas si par hasard ils n'avaient un gaufrier.

Il était beau, il était petit, et il n'était pas cher (ce qui compte quand on sait qu'il va occuper une mini-cuisine parisienne et qu'il sera utilisé une fois tous les 5 ans environ).

Bref, je l'ai tout de suite aimé et adopté.

Là, je me suis aperçue que je n'avais pas de Nu*tella.
Horreur, malheur.
Troisième visite de la journée au supermarché, donc.

Quand j'ai ramené mon précieux butin à la maison, le Chéri m'a demandé : "on a des oeufs ?".
...
Alors il paraîtrait que sans oeufs, on ne peut pas trop faire de gaufre.
Les lois culinaires sont cruelles je trouve.

Dimanche, je suis donc allée devinez où pour acheter des oeufs.

Et, enfin, par miracle, j'ai pu manger des gaufres.
Tout l'après midi.
Fallait bien rentabiliser, non ?

A l'heure où je vous écris, j'ai un peu la nausée, et je commence à me paniquer sévèrement rapport au sac-à-dos qui n'est pas prêt du tout alors qu'il ne me reste qu'une micro-soirée pour m'en occuper, et que stressée comme je vais être, à tous les coups je vais oublier un truc genre mon passeport ou les billets d'avion.
Oups.

mercredi 29 août 2007

Bientôt le Mexique

Et oui, je préfère vous préparer un peu à l'avance psychologiquement, tout ça, tout ça, parce que je sais bien que ça va être dur de m'imaginer à Acapulco alors que vous rentrez péniblement de vos vacances pluvieuses.

Donc bientôt, et je dirais même de plus en plus bientôt, même que j'en peux tellement plus d'attendre que j'ai limite l'impression que la date du départ recule, mais bientôt quand même donc, je pars en ouacances.

Avant que vous ne commenciez à cogiter sur ce que vous allez dire dans les comm', je vous arrête tout de suite, niveau anecdotes de tourisme au Mexique, j'ai eu ma dose merci beaucoup.

Depuis 3 mois que je saoûle tout le monde avec mon voyage, j'ai tout entendu :

- les touristes dépouillés et jetés dans une rue sombre de banlieue par le chauffeur de taxi

- les touristes dépouillés tout court, obligés de demander de l'aide à l'ambassade pour pouvoir rentrer à la maison

- les sacs à dos vidés pendant les trajets de bus ("si, si je t'assure, il faut mettre du grillage à poule à l'intérieur de ton sac pour l'éviter, c'est la seule manière")

- les dames soulevées du sol, débottées, et reposées en plein marché par une bande d'ados (zétaient trop belle ses 'tiags à 3 millions de dollars il paraît)

- les dépôts de plainte (pour vol, évidemment) à la police qui finissent en séjour carcéral pour cause de refus de lâcher les 150 euros de backshish au policier

etc, etc.

Bref, n'en jetez plus s'il vous plaît, j'ai compris le message.

1. Les gens sont tellement jaloux qu'ils espèrent que je vais annuler mon voyage (hinhin, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu, vous voyez)

2. Les gens sont tellement jaloux qu'ils espèrent me gâcher tout mon plaisir.

Raté, double raté.

Même pas peur, je suis une aventurière dans l'âme voyez vous.

Pour commencer, pendant mes voyages "sac-à-dos", c'est un peu la règle de base de ne rien emmener de précieux (et donc éviter les 'tiags à 3 millions de dollars)(au delà des considérations esthétiques, cela va de soit). Tout ce que j'ai, je suis déjà préparée à le perdre. C'est aussi simple que ça.

Et si je passe 24 heures dans une prison mexicaine, je ferai une bonne petite crise d'hystérie qui en général donne très très envie de m'envoyer à une bonne dizaine de kilomètres.

Si les mexicains sont des coriaces et que la crise d'hystérie ne leur suffit pas, je prévois de défier mes geôliers aux cartes (réussite, belote, poker, bataille, n'importe quoi, ils ne précisent jamais de quoi il s'agit dans les films), et je gagnerai ainsi ma liberté, non sans avoir été sacrée reine de la tequila suite au concours de celui-qui-boit-le-plus-et-tient-encore-debout.

Pendant ce temps-là, à Vera Cruz

Pas la peine d'essayer de me faire peur, donc, car ça ne prend pas.

Sachez d'ailleurs que je ne dis jamais non à une occasion de me la péter (le tourisme balnéaire, c'est d'un ringard, alors que le tourisme carcéral, c'est hype), ni à une occasion de rencontrer mon prisonnier préféré (Wentworth Miller, que vous pouvez admirer chez Eliiiiise)(Je recommande le visionnage avant d'aller dormir, de bien beaux rêves en perspective)(Testé pour vous).

Quant au niveau de blogabilité, il est tel que je peux en faire une note AVANT que cela se produise, c'est dire. Hé hé :)