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mercredi 11 mai 2011

Alerte

Qui a conçu l'outil de conception 3D de cuisines Ik*ea ?

Cet homme doit être informé immédiatement que sa vie est en danger, et que des milliers de gens veulent sa peau.

Si quelqu'un a le contact du chef de la meute le pourchassant, je suis également preneuse.
Quand on arrive dans une ville, on a envie de se faire de nouveaux amis, si possible avec qui on partage quelques centres d'intérêt. Comme la vivisection, par exemple.

jeudi 28 avril 2011

Du plaisir de faire des travaux en famille

Mon père est un bricoleur-né.
Un bricoleur-né méticuleux, pour être plus juste.
OK, en vérité, c'est un bricoleur-né dont la maniaquerie touche au pathologique sur ce sujet.

Il a construit la plus grosse partie de sa maison lui-même, et d'une manière générale, dans la vie, son plus gros hobby est de tout casser pour construire autre chose, n'importe quoi, on s'en fout, ce qui compte c'est les 4 mois de préparation mentale qui vont l'occuper nuit et jour, et les 4 mois de chantier qui suivront.


Dis comme ça, ça peut paraître un atout dans une famille.
Notamment quand on achète un appartement dans lequel on prévoit quelques menus travaux.

Moi je le voyais bien en chef de chantier, genre à coacher les ouvriers (= les emmerder jusqu'à la lie pour qu'ils refassent tout parce que c'est pas assez bien fait).

Mais non, lui, il se voyait les mains dans l'enduit, plutôt.

Soit. Je suis une fille concilliante (surtout si ça me fait économiser un ou deux mois de salaires).

De mon côté je suis à peu près aussi douée pour le bricolage qu'un parcmètre pour la séduction.

En revanche, je suis forte en plans.
(A l'occasion je vous parlerai de mes plans pour sauver le monde, l'environnement, et le cerveau de Frédéric Lefè*bvre (ma confiance en moi n'a aucune limite)).

En l'occurence, le plan était donc :
  • lessiver
  • pleurer sur ses courbatures
  • détapisser
  • pleurer sa manucure
  • faire les sous-couches là où c'était strictement nécessaire
  • pleurer la mort de toute sensation physique
  • une petite couche de blanc sur 90% des murs
  • pleurer la fin des petites surfaces parisiennes (franchement, autant de mètres carrés, autant de murs, est ce bien utile ?)
  • des pointes de couleurs (2 couches)
Le tout en 15 jours, dont 5 jours en solo pour le fou du pinceau qui me sert de père.

Au début, j'étais confiante.

Et puis, tout s'est rapidement dégradé pendant les fameux 5 jours.

Ça a commencé par un appel raté, et un message sur mon répondeur, à 9h du matin:
"Dis, c'est papa,  j'me souviens plus, dans votre chambre, le radiateur qui est sur le mur rouge, je le peints ou vous le laissez en blanc ?"

Ok ok.
Alors petit tour sur eux mêmes de mes neurones : il est 19h quand j'écoute le message, je n'ai aucun souvenir d'avoir choisi du rouge, et le mur à peindre en couleur n'a pas de radiateur.

Ouaip. Méticuleux le papa, mais très légèrement étourdi (et daltonien).

Puis, je ne sais pas, le démon de la peinture s'est emparé de lui, les petites couches de blanc juste pour rafraîchir se sont transformées en sous - couches + double-couches, les tuyaux, huisseries, plafonds, et extérieurs de fenêtres y sont passés, les aller-retours au magasin se sont succédés pour acheter encore et encore de la peinture, et quand je suis rentrée 5 jours plus tard, et bien je n'avais plus qu'à constater :
  • à quel point mon appartement serait le plusse mieux peint de la terre
  • la perte de volume de mon gai logis (estimée à 10%) du fait de la sur-épaisseur de peinture
  • le léger problème de timing auquel nous avions à faire face (doux euphémisme pour évoquer le gigantesque retard, et la perspective de continuer à peindre pendant de longues journées au milieu des cartons pas défaits)
Croyez moi ou pas, mais quand j'ai dit à mon père que s'il voulait être payé il allait falloir mettre les bouchées doubles, ça ne l'a pas fait rire.

mercredi 27 avril 2011

Partir

Quitter Paris, voilà le challenge 2011 de la famille Fyfienne.

Pour une nostalgique pour moi, ça fait beaucoup d'émotion de dire adieu à la ville qui m'a adoptée pendant 11 ans.

Je suis arrivée célibataire dans un petit studio et je me suis enivrée d'indécentes sorties avec ma bande de copains, j'ai rencontré l'amour et je me suis lancée dans l'aventure de la vie à deux, puis j'ai été célibataire dans un petit studio et je me suis enivrées d'indécentes rencontres sorties, puis j'ai rencontré l'amour, puis j'ai été célibataire et je.... euh bon, passons en accéléré, j'ai une réputation à tenir.
Finalement, j'ai rencontré M. PetiteGraine, qui a réussi la gageure de me convaincre d'emménager avec lui (chat échaudé... bref), et qui, ce fou, m'a également convaincue de faire un bébé avec lui.

Quitter Paris, donc.

Dire au-revoir, à bientôt, à très vite, à ces amis avec qui on a tant partagé (et qui ont été témoins de toutes mes expérimentations de vie, ahum).

Le seul fait de l'écrire ici fait remonter une boule dans ma gorge.

Mais, pas d'inquiétude, je sais comment évacuer ce trop plein d'émotion.
C'est très simple.

Il me suffit de penser à notre dépendaison de crémaillère, pas plus tard que samedi dernier.
Très belle fête, pour sûr, mais avec quelques détails crispants.

Par exemple, ce couple de copains, qui ont une petite fille un peu plus jeune que le Crampon, et qui s'agaçaient parce qu'à 21h30, ils n'avaient pas encore réussi à la coucher (à 21h50, elle dormait).
HAHA.
Non mais HAHAHAHA.

(à ce stade, merci d'accorder une petite pensée à notre dernière fête de Saint Sylvestre, et au Crampon qui, à 5 heures du matin, frais comme un gardon - contrairement à ses parents-, courrait comme un fou sur le trottoir en attendant le taxi, sous le regard ébahi des passants, tout aussi peu frais que nous, rentrant chez eux avec leurs petits et grands enfants sur le dos)

(Il est bon de savoir que le Crampon a pour principe fondateur de sa personnalité de ne JAMAIS, mais alors JAMAIS dormir hors de SON lit et de SA chambre).

Quand les mêmes amis ont cru bon de préciser que du coup, elle dormirait peut-être jusqu'à midi le lendemain, là, je n'ai pas ri, j'ai manqué de m'évanouir.

(ici, merci pour votre petite pensée pour le réveil le plus tardif du Crampon, en ce lendemain jour de l'An, après donc avoir été couché sur les coups de 6 heures du mat', qui nous a donné l'immense bonheur de profiter d'une grasse matinée jusqu'à 9h. Waouh, quoi. Parce que la moyenne de réveil du Crampon, elle est plutôt à 6h30 - 7h, hein, avec des pics à 5h30, mais jamais à 10h, voyez vous)

Alors que j'éliminais mentalement ce couple de la liste de mes amis à recontacter, c'est un autre couple de jeunes parents qui a cru bon m'achever avec son :

"oh la la nous elle se lève toujours quasiment à la même heure quelle que soit son heure de coucher"

(soupir de soulagement chez les Fyfe - voilà des gens qui gagnent à être connus !)



"9h30, on n'arrive pas à en déroger, c'est dingue, non ?"


Alors je vous le demande franchement, que valent 15 ans d'amitié et 11 ans de souvenirs parisiens ?

Réponse : rien comparé à la cruauté de ceux qui dorment par rapport à ceux qui ne dorment pas.

Bye Bye Paris.

lundi 25 avril 2011

Joies et bonheur de l'acquisition immobilière

Mr Petite Graine, le Crampon, et moi, sommes donc entrés dans le club très sélect des "propriétaires".
Pour être plus juste, nous sommes propriétaires de la surface de l'appartement actuellement recouverte du paillasson dans l'entrée. Le reste appartient plutôt à la banque.

Depuis quelques mois, nous avons donc pu bénéficier avec bonheur des nombreux avantages de ce statut : paperasses, notaires, banquiers, courtiers, vendeurs de chez Ca*sto, entrepreneurs, déménageurs.

Rappelez moi déjà pourquoi on a envie d'être propriétaire ?

Ah oui, parce que le statut de locataire avait fini par nous donner des envies de meurtre de proprio.

Mmmmh.

Ce qui est sûr, c'est que je tiens là un filon bloguesque.

Sans rire, si je tiens le type qui s'est dit un jour en se réveillant :
  • tiens, on va inventer une profession spéciale, avec un langage spécial, et on dirait que les gens seraient obliger de passer par eux, de les payer, mais que personne ne comprendrait jamais rien à ce qu'ils disent, écrivent, et à quoi ils servent, et qué s'appelorio Notaire.
  • et puis, tiens, on va dire que les banquiers, ces gens charmants qui te font payer pour avoir le droit d'utiliser ton argent avec lequel ils s'amusent bien à faire n'importe quoi, et ben on dirait qu'ils pourraient te prêter des sous, beaucoup de sous, mais que ça coûterait cher, très cher, et que pour avoir ces sous, il faudrait en passer par des étapes qui feraient abandonner le warrior des warriors de Koh Lantah.
  • en fait, on ajouterait plein d'étapes à la con dans le but ultime de rendre fous les accédants à la propriété, à base de samedi en grande surface de bricolage et de consultations de déménageurs.
  • A la fin, hagards, épuisés, les propriétaires croiraient qu'ils en ont fini, mais pas du tout, le coup de grâce les attendraient : les CARTONS. L'emballage de 6, 10, ou 20 ans de vie. (rire démoniaque)

Après je ne sais pas (encore) ce qu'il s'est dit, le type, car je n'en suis que là.

Mais d'ores et déjà, j'ai quelques propositions de remerciements pour lui et sa fabuleuse créativité sadique. Si je le croise.
Mais je soupçonne qu'un autre bienheureux propriétaire lui a déjà fait manger ses tripes.
Ou qu'il est protégé par un bodyguard du genre Jack Bauer. Au moins.