Et sinon, y a un plan prévu pour fuir le pays dès le début de la campagne présidentielle ?
Je veux dire, un truc bien organisé, par le Ministère de la Santé par exemple, je ne sais pas, entre deux caisses de brumisateurs dans les maisons de retraite avant l'été (plan Canicule), et la commande de 2 milliards de vaccins contre la peste bubonique (plan Sauvetage des labos) ?
Il ne faudrait pas sous-estimer le risque, là, il s'agit bien d'un problème de santé publique quand même.
Je ne crois en effet pas être la seule à garder un goût amer de la précédente présidentielle (et des autres qui ont suivi).
Sincèrement, entre le matraquage médiatique, la bérézina annoncée des uns et des autres, la montée de Celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom-parce-que-putain-les-chocottes-quoi, les attaques personnelles, les annonces gouvernementales opportunistes et populistes, la chasse à la voix d'extrême droite des ministres, et maintenant, cerise sur le gâteau, la rumeur d'un bébé présidentiel, non, sincèrement, ça ne va pas être possible.
Je ne suis pas prête psychologiquement.
J'ai des symptômes de gastro qui me viennent à la simple idée de voir ces mauvais journalistes s'extasier sur la forme de la femme enceinte, servir la soupe aux uns et s'acharner contre les autres.
Si je reste, c'est l'ulcère assuré, et jusqu'à preuve du contraire, le plan de sauvetage de la sécu consiste principalement à dérembourser. Or, je viens de me coller un emprunt sur le dos, non non, tout ceci n'est pas raisonnable.
Je suis volontaire pour l'exil temporaire (grotte, pays estranger, planète mars,...).
Tout mais pas ça, pitié.
Alors, bordel, quelqu'un a un plan ou va t'on tous mourir de dégoût?
vendredi 29 avril 2011
jeudi 28 avril 2011
Du plaisir de faire des travaux en famille
Mon père est un bricoleur-né.
Un bricoleur-né méticuleux, pour être plus juste.
OK, en vérité, c'est un bricoleur-né dont la maniaquerie touche au pathologique sur ce sujet.
Il a construit la plus grosse partie de sa maison lui-même, et d'une manière générale, dans la vie, son plus gros hobby est de tout casser pour construire autre chose, n'importe quoi, on s'en fout, ce qui compte c'est les 4 mois de préparation mentale qui vont l'occuper nuit et jour, et les 4 mois de chantier qui suivront.
Dis comme ça, ça peut paraître un atout dans une famille.
Notamment quand on achète un appartement dans lequel on prévoit quelques menus travaux.
Moi je le voyais bien en chef de chantier, genre à coacher les ouvriers (= les emmerder jusqu'à la lie pour qu'ils refassent tout parce que c'est pas assez bien fait).
Mais non, lui, il se voyait les mains dans l'enduit, plutôt.
Soit. Je suis une fille concilliante (surtout si ça me fait économiser un ou deux mois de salaires).
De mon côté je suis à peu près aussi douée pour le bricolage qu'un parcmètre pour la séduction.
En revanche, je suis forte en plans.
(A l'occasion je vous parlerai de mes plans pour sauver le monde, l'environnement, et le cerveau de Frédéric Lefè*bvre (ma confiance en moi n'a aucune limite)).
En l'occurence, le plan était donc :
Au début, j'étais confiante.
Et puis, tout s'est rapidement dégradé pendant les fameux 5 jours.
Ça a commencé par un appel raté, et un message sur mon répondeur, à 9h du matin:
"Dis, c'est papa, j'me souviens plus, dans votre chambre, le radiateur qui est sur le mur rouge, je le peints ou vous le laissez en blanc ?"
Ok ok.
Alors petit tour sur eux mêmes de mes neurones : il est 19h quand j'écoute le message, je n'ai aucun souvenir d'avoir choisi du rouge, et le mur à peindre en couleur n'a pas de radiateur.
Ouaip. Méticuleux le papa, mais très légèrement étourdi (et daltonien).
Puis, je ne sais pas, le démon de la peinture s'est emparé de lui, les petites couches de blanc juste pour rafraîchir se sont transformées en sous - couches + double-couches, les tuyaux, huisseries, plafonds, et extérieurs de fenêtres y sont passés, les aller-retours au magasin se sont succédés pour acheter encore et encore de la peinture, et quand je suis rentrée 5 jours plus tard, et bien je n'avais plus qu'à constater :
Un bricoleur-né méticuleux, pour être plus juste.
OK, en vérité, c'est un bricoleur-né dont la maniaquerie touche au pathologique sur ce sujet.
Il a construit la plus grosse partie de sa maison lui-même, et d'une manière générale, dans la vie, son plus gros hobby est de tout casser pour construire autre chose, n'importe quoi, on s'en fout, ce qui compte c'est les 4 mois de préparation mentale qui vont l'occuper nuit et jour, et les 4 mois de chantier qui suivront.
Dis comme ça, ça peut paraître un atout dans une famille.
Notamment quand on achète un appartement dans lequel on prévoit quelques menus travaux.
Moi je le voyais bien en chef de chantier, genre à coacher les ouvriers (= les emmerder jusqu'à la lie pour qu'ils refassent tout parce que c'est pas assez bien fait).
Mais non, lui, il se voyait les mains dans l'enduit, plutôt.
Soit. Je suis une fille concilliante (surtout si ça me fait économiser un ou deux mois de salaires).
De mon côté je suis à peu près aussi douée pour le bricolage qu'un parcmètre pour la séduction.
En revanche, je suis forte en plans.
(A l'occasion je vous parlerai de mes plans pour sauver le monde, l'environnement, et le cerveau de Frédéric Lefè*bvre (ma confiance en moi n'a aucune limite)).
En l'occurence, le plan était donc :
- lessiver
- pleurer sur ses courbatures
- détapisser
- pleurer sa manucure
- faire les sous-couches là où c'était strictement nécessaire
- pleurer la mort de toute sensation physique
- une petite couche de blanc sur 90% des murs
- pleurer la fin des petites surfaces parisiennes (franchement, autant de mètres carrés, autant de murs, est ce bien utile ?)
- des pointes de couleurs (2 couches)
Au début, j'étais confiante.
Et puis, tout s'est rapidement dégradé pendant les fameux 5 jours.
Ça a commencé par un appel raté, et un message sur mon répondeur, à 9h du matin:
"Dis, c'est papa, j'me souviens plus, dans votre chambre, le radiateur qui est sur le mur rouge, je le peints ou vous le laissez en blanc ?"
Ok ok.
Alors petit tour sur eux mêmes de mes neurones : il est 19h quand j'écoute le message, je n'ai aucun souvenir d'avoir choisi du rouge, et le mur à peindre en couleur n'a pas de radiateur.
Ouaip. Méticuleux le papa, mais très légèrement étourdi (et daltonien).
Puis, je ne sais pas, le démon de la peinture s'est emparé de lui, les petites couches de blanc juste pour rafraîchir se sont transformées en sous - couches + double-couches, les tuyaux, huisseries, plafonds, et extérieurs de fenêtres y sont passés, les aller-retours au magasin se sont succédés pour acheter encore et encore de la peinture, et quand je suis rentrée 5 jours plus tard, et bien je n'avais plus qu'à constater :
- à quel point mon appartement serait le plusse mieux peint de la terre
- la perte de volume de mon gai logis (estimée à 10%) du fait de la sur-épaisseur de peinture
- le léger problème de timing auquel nous avions à faire face (doux euphémisme pour évoquer le gigantesque retard, et la perspective de continuer à peindre pendant de longues journées au milieu des cartons pas défaits)
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Ciao Paris
mercredi 27 avril 2011
Partir
Quitter Paris, voilà le challenge 2011 de la famille Fyfienne.
Pour une nostalgique pour moi, ça fait beaucoup d'émotion de dire adieu à la ville qui m'a adoptée pendant 11 ans.
Je suis arrivée célibataire dans un petit studio et je me suis enivrée d'indécentes sorties avec ma bande de copains, j'ai rencontré l'amour et je me suis lancée dans l'aventure de la vie à deux, puis j'ai été célibataire dans un petit studio et je me suis enivrées d'indécentesrencontres sorties, puis j'ai rencontré l'amour, puis j'ai été célibataire et je.... euh bon, passons en accéléré, j'ai une réputation à tenir.
Finalement, j'ai rencontré M. PetiteGraine, qui a réussi la gageure de me convaincre d'emménager avec lui (chat échaudé... bref), et qui, ce fou, m'a également convaincue de faire un bébé avec lui.
Quitter Paris, donc.
Dire au-revoir, à bientôt, à très vite, à ces amis avec qui on a tant partagé (et qui ont été témoins de toutes mes expérimentations de vie, ahum).
Le seul fait de l'écrire ici fait remonter une boule dans ma gorge.
Mais, pas d'inquiétude, je sais comment évacuer ce trop plein d'émotion.
C'est très simple.
Il me suffit de penser à notre dépendaison de crémaillère, pas plus tard que samedi dernier.
Très belle fête, pour sûr, mais avec quelques détails crispants.
Par exemple, ce couple de copains, qui ont une petite fille un peu plus jeune que le Crampon, et qui s'agaçaient parce qu'à 21h30, ils n'avaient pas encore réussi à la coucher (à 21h50, elle dormait).
HAHA.
Non mais HAHAHAHA.
(à ce stade, merci d'accorder une petite pensée à notre dernière fête de Saint Sylvestre, et au Crampon qui, à 5 heures du matin, frais comme un gardon - contrairement à ses parents-, courrait comme un fou sur le trottoir en attendant le taxi, sous le regard ébahi des passants, tout aussi peu frais que nous, rentrant chez eux avec leurs petits et grands enfants sur le dos)
(Il est bon de savoir que le Crampon a pour principe fondateur de sa personnalité de ne JAMAIS, mais alors JAMAIS dormir hors de SON lit et de SA chambre).
Quand les mêmes amis ont cru bon de préciser que du coup, elle dormirait peut-être jusqu'à midi le lendemain, là, je n'ai pas ri, j'ai manqué de m'évanouir.
(ici, merci pour votre petite pensée pour le réveil le plus tardif du Crampon, en ce lendemain jour de l'An, après donc avoir été couché sur les coups de 6 heures du mat', qui nous a donné l'immense bonheur de profiter d'une grasse matinée jusqu'à 9h. Waouh, quoi. Parce que la moyenne de réveil du Crampon, elle est plutôt à 6h30 - 7h, hein, avec des pics à 5h30, mais jamais à 10h, voyez vous)
Alors que j'éliminais mentalement ce couple de la liste de mes amis à recontacter, c'est un autre couple de jeunes parents qui a cru bon m'achever avec son :
"oh la la nous elle se lève toujours quasiment à la même heure quelle que soit son heure de coucher"
(soupir de soulagement chez les Fyfe - voilà des gens qui gagnent à être connus !)
"9h30, on n'arrive pas à en déroger, c'est dingue, non ?"
Alors je vous le demande franchement, que valent 15 ans d'amitié et 11 ans de souvenirs parisiens ?
Réponse : rien comparé à la cruauté de ceux qui dorment par rapport à ceux qui ne dorment pas.
Bye Bye Paris.
Pour une nostalgique pour moi, ça fait beaucoup d'émotion de dire adieu à la ville qui m'a adoptée pendant 11 ans.
Je suis arrivée célibataire dans un petit studio et je me suis enivrée d'indécentes sorties avec ma bande de copains, j'ai rencontré l'amour et je me suis lancée dans l'aventure de la vie à deux, puis j'ai été célibataire dans un petit studio et je me suis enivrées d'indécentes
Finalement, j'ai rencontré M. PetiteGraine, qui a réussi la gageure de me convaincre d'emménager avec lui (chat échaudé... bref), et qui, ce fou, m'a également convaincue de faire un bébé avec lui.
Quitter Paris, donc.
Dire au-revoir, à bientôt, à très vite, à ces amis avec qui on a tant partagé (et qui ont été témoins de toutes mes expérimentations de vie, ahum).
Le seul fait de l'écrire ici fait remonter une boule dans ma gorge.
Mais, pas d'inquiétude, je sais comment évacuer ce trop plein d'émotion.
C'est très simple.
Il me suffit de penser à notre dépendaison de crémaillère, pas plus tard que samedi dernier.
Très belle fête, pour sûr, mais avec quelques détails crispants.
Par exemple, ce couple de copains, qui ont une petite fille un peu plus jeune que le Crampon, et qui s'agaçaient parce qu'à 21h30, ils n'avaient pas encore réussi à la coucher (à 21h50, elle dormait).
HAHA.
Non mais HAHAHAHA.
(à ce stade, merci d'accorder une petite pensée à notre dernière fête de Saint Sylvestre, et au Crampon qui, à 5 heures du matin, frais comme un gardon - contrairement à ses parents-, courrait comme un fou sur le trottoir en attendant le taxi, sous le regard ébahi des passants, tout aussi peu frais que nous, rentrant chez eux avec leurs petits et grands enfants sur le dos)
(Il est bon de savoir que le Crampon a pour principe fondateur de sa personnalité de ne JAMAIS, mais alors JAMAIS dormir hors de SON lit et de SA chambre).
Quand les mêmes amis ont cru bon de préciser que du coup, elle dormirait peut-être jusqu'à midi le lendemain, là, je n'ai pas ri, j'ai manqué de m'évanouir.
(ici, merci pour votre petite pensée pour le réveil le plus tardif du Crampon, en ce lendemain jour de l'An, après donc avoir été couché sur les coups de 6 heures du mat', qui nous a donné l'immense bonheur de profiter d'une grasse matinée jusqu'à 9h. Waouh, quoi. Parce que la moyenne de réveil du Crampon, elle est plutôt à 6h30 - 7h, hein, avec des pics à 5h30, mais jamais à 10h, voyez vous)
Alors que j'éliminais mentalement ce couple de la liste de mes amis à recontacter, c'est un autre couple de jeunes parents qui a cru bon m'achever avec son :
"oh la la nous elle se lève toujours quasiment à la même heure quelle que soit son heure de coucher"
(soupir de soulagement chez les Fyfe - voilà des gens qui gagnent à être connus !)
"9h30, on n'arrive pas à en déroger, c'est dingue, non ?"
Alors je vous le demande franchement, que valent 15 ans d'amitié et 11 ans de souvenirs parisiens ?
Réponse : rien comparé à la cruauté de ceux qui dorment par rapport à ceux qui ne dorment pas.
Bye Bye Paris.
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Ciao Paris
mardi 26 avril 2011
Du bonheur d'avoir des enfants
Le Crampon a désormais 2 ans presque et demi.
Un âge fort sympathique, fait de colères, crises de nerfs, opposition frontale, et, certes, de mignonneries compensatoires (l'enfant est un animal malin, il en va de sa survie).
Pendant une période, de quelques jours, semaines ou mois, je ne sais plus (l'enfant est un animal qui fait perdre la notion du temps), il aurait mérité de voir son surnom changé.
En effet, avide d'indépendance et de découverte, le Crampon semblait trouver que les parents étaient une engeance exclusivement dévouée à le priver de plaisirs simples, comme jouer avec les couteaux de cuisine, tabasser les autres enfants du parc, ou organiser une rave dans son lit all over the night.
Aussi, le Crampon a appris à marcher non pas comme tous ces émouvants enfants que l'on peut voir chez les autres, sur youtube ou à la télévision, en faisant ses premiers pas depuis les bras de papa vers ceux de maman (et vice-versa), non non non, mais plutôt depuis les bras de papa/maman, vers... tout le reste (au choix : le tiroir à couteaux, la route, le métro, etc.).
Bon. A ce stade tu as déjà bien compris, en tant que parents, que l'éducation des enfants relevait d'une scandaleuse légende urbaine laissant penser les naïfs procréateurs qu'ils pouvaient avoir une quelconque influence sur leur progéniture. La vérité est tout autre, et nous l'avons appris à la manière dure (façon 38 tonnes lancé sur l'autoroute pris en pleine face).
Ce sont les enfants qui nous éduquent. Depuis le jour de leur naissance, ils n'ont de cesse de nous apprendre à nous adapter à eux, à cohabiter avec eux, à subvenir à leurs besoin (principalement basés sur le chocolat et Cars, en ce qui nous concerne), et à faire le deuil d'un enfant qui serait la projection de nous mêmes.
Pour résumer, ils sont déterminés à nous montrer qu'ils ont une personnalité à eux, et à faire rentrer ça dans nos petites têtes de malcomprenants à grands coups de latte s'il le faut.
(je sais, ça peut paraître violent, mais c'est le style du Crampon tout craché).
Bref.
(on reprend vite les mauvaises habitudes, hein ? Parenthèses, digressions sauvages, divagations...)
Tout ça pour dire que là, le Crampon, il fait honneur à son surnom.
Changement de crèche, changement d'appartement, changement de ville, villégiature chez les grands parents pendant que les parents se battent avec travaux et cartons, j'ai retrouvé le Crampon il y a deux jours, et depuis... comment décrire la situation ?
Disons que je ne peux pas aller aux toilettes seule, ni me doucher, ou simplement sortir de la pièce.
Même Dora l'exploratrice de mes deux ne peut rien pour moi (une stratégie somme toute assez simple, qui a fait ses preuves, et qui consiste à coller l'enfant devant l'écran, et, pendant sa séance d'hypnose, vaquer à ses occupations en paix, si possible en se tenant isolé de la bande son à haut pouvoir crispant).
J'ai tenté le coup hier, mal m'en a pris, je n'ai pas pu arrêter le dessin animé sous peine de crise sonore grave, et j'ai DÛ RESTER.
Ceux qui connaissent Dora savent ce que cela veut dire.
Le 212ème visionnage de Dora et le camion de pompier peut engendrer des dommages neuronaux sévères et irréversibles aux plus de 4 ans (et peut être aux autres ? On en reparle dans 10 ans).
Misère si j'entends encore cette $*`&# de carte chanter "j'suis la carte, j'suis la carte", je ne réponds plus de rien.
Ça doit faire partie de l'éducation délivrée par nos enfants, l'apprentissage de l'endurance et de la patience.
Un âge fort sympathique, fait de colères, crises de nerfs, opposition frontale, et, certes, de mignonneries compensatoires (l'enfant est un animal malin, il en va de sa survie).
Pendant une période, de quelques jours, semaines ou mois, je ne sais plus (l'enfant est un animal qui fait perdre la notion du temps), il aurait mérité de voir son surnom changé.
En effet, avide d'indépendance et de découverte, le Crampon semblait trouver que les parents étaient une engeance exclusivement dévouée à le priver de plaisirs simples, comme jouer avec les couteaux de cuisine, tabasser les autres enfants du parc, ou organiser une rave dans son lit all over the night.
Aussi, le Crampon a appris à marcher non pas comme tous ces émouvants enfants que l'on peut voir chez les autres, sur youtube ou à la télévision, en faisant ses premiers pas depuis les bras de papa vers ceux de maman (et vice-versa), non non non, mais plutôt depuis les bras de papa/maman, vers... tout le reste (au choix : le tiroir à couteaux, la route, le métro, etc.).
Bon. A ce stade tu as déjà bien compris, en tant que parents, que l'éducation des enfants relevait d'une scandaleuse légende urbaine laissant penser les naïfs procréateurs qu'ils pouvaient avoir une quelconque influence sur leur progéniture. La vérité est tout autre, et nous l'avons appris à la manière dure (façon 38 tonnes lancé sur l'autoroute pris en pleine face).
Ce sont les enfants qui nous éduquent. Depuis le jour de leur naissance, ils n'ont de cesse de nous apprendre à nous adapter à eux, à cohabiter avec eux, à subvenir à leurs besoin (principalement basés sur le chocolat et Cars, en ce qui nous concerne), et à faire le deuil d'un enfant qui serait la projection de nous mêmes.
Pour résumer, ils sont déterminés à nous montrer qu'ils ont une personnalité à eux, et à faire rentrer ça dans nos petites têtes de malcomprenants à grands coups de latte s'il le faut.
(je sais, ça peut paraître violent, mais c'est le style du Crampon tout craché).
Bref.
(on reprend vite les mauvaises habitudes, hein ? Parenthèses, digressions sauvages, divagations...)
Tout ça pour dire que là, le Crampon, il fait honneur à son surnom.
Changement de crèche, changement d'appartement, changement de ville, villégiature chez les grands parents pendant que les parents se battent avec travaux et cartons, j'ai retrouvé le Crampon il y a deux jours, et depuis... comment décrire la situation ?
Disons que je ne peux pas aller aux toilettes seule, ni me doucher, ou simplement sortir de la pièce.
Même Dora l'exploratrice de mes deux ne peut rien pour moi (une stratégie somme toute assez simple, qui a fait ses preuves, et qui consiste à coller l'enfant devant l'écran, et, pendant sa séance d'hypnose, vaquer à ses occupations en paix, si possible en se tenant isolé de la bande son à haut pouvoir crispant).
J'ai tenté le coup hier, mal m'en a pris, je n'ai pas pu arrêter le dessin animé sous peine de crise sonore grave, et j'ai DÛ RESTER.
Ceux qui connaissent Dora savent ce que cela veut dire.
Le 212ème visionnage de Dora et le camion de pompier peut engendrer des dommages neuronaux sévères et irréversibles aux plus de 4 ans (et peut être aux autres ? On en reparle dans 10 ans).
Misère si j'entends encore cette $*`&# de carte chanter "j'suis la carte, j'suis la carte", je ne réponds plus de rien.
Ça doit faire partie de l'éducation délivrée par nos enfants, l'apprentissage de l'endurance et de la patience.
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Crampon
lundi 25 avril 2011
Joies et bonheur de l'acquisition immobilière
Mr Petite Graine, le Crampon, et moi, sommes donc entrés dans le club très sélect des "propriétaires".
Pour être plus juste, nous sommes propriétaires de la surface de l'appartement actuellement recouverte du paillasson dans l'entrée. Le reste appartient plutôt à la banque.
Depuis quelques mois, nous avons donc pu bénéficier avec bonheur des nombreux avantages de ce statut : paperasses, notaires, banquiers, courtiers, vendeurs de chez Ca*sto, entrepreneurs, déménageurs.
Rappelez moi déjà pourquoi on a envie d'être propriétaire ?
Ah oui, parce que le statut de locataire avait fini par nous donner des envies de meurtre de proprio.
Mmmmh.
Ce qui est sûr, c'est que je tiens là un filon bloguesque.
Sans rire, si je tiens le type qui s'est dit un jour en se réveillant :
Après je ne sais pas (encore) ce qu'il s'est dit, le type, car je n'en suis que là.
Mais d'ores et déjà, j'ai quelques propositions de remerciements pour lui et sa fabuleuse créativité sadique. Si je le croise.
Mais je soupçonne qu'un autre bienheureux propriétaire lui a déjà fait manger ses tripes.
Ou qu'il est protégé par un bodyguard du genre Jack Bauer. Au moins.
Pour être plus juste, nous sommes propriétaires de la surface de l'appartement actuellement recouverte du paillasson dans l'entrée. Le reste appartient plutôt à la banque.
Depuis quelques mois, nous avons donc pu bénéficier avec bonheur des nombreux avantages de ce statut : paperasses, notaires, banquiers, courtiers, vendeurs de chez Ca*sto, entrepreneurs, déménageurs.
Rappelez moi déjà pourquoi on a envie d'être propriétaire ?
Ah oui, parce que le statut de locataire avait fini par nous donner des envies de meurtre de proprio.
Mmmmh.
Ce qui est sûr, c'est que je tiens là un filon bloguesque.
Sans rire, si je tiens le type qui s'est dit un jour en se réveillant :
- tiens, on va inventer une profession spéciale, avec un langage spécial, et on dirait que les gens seraient obliger de passer par eux, de les payer, mais que personne ne comprendrait jamais rien à ce qu'ils disent, écrivent, et à quoi ils servent, et qué s'appelorio Notaire.
- et puis, tiens, on va dire que les banquiers, ces gens charmants qui te font payer pour avoir le droit d'utiliser ton argent avec lequel ils s'amusent bien à faire n'importe quoi, et ben on dirait qu'ils pourraient te prêter des sous, beaucoup de sous, mais que ça coûterait cher, très cher, et que pour avoir ces sous, il faudrait en passer par des étapes qui feraient abandonner le warrior des warriors de Koh Lantah.
- en fait, on ajouterait plein d'étapes à la con dans le but ultime de rendre fous les accédants à la propriété, à base de samedi en grande surface de bricolage et de consultations de déménageurs.
- A la fin, hagards, épuisés, les propriétaires croiraient qu'ils en ont fini, mais pas du tout, le coup de grâce les attendraient : les CARTONS. L'emballage de 6, 10, ou 20 ans de vie. (rire démoniaque)
Après je ne sais pas (encore) ce qu'il s'est dit, le type, car je n'en suis que là.
Mais d'ores et déjà, j'ai quelques propositions de remerciements pour lui et sa fabuleuse créativité sadique. Si je le croise.
Mais je soupçonne qu'un autre bienheureux propriétaire lui a déjà fait manger ses tripes.
Ou qu'il est protégé par un bodyguard du genre Jack Bauer. Au moins.
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Ciao Paris
dimanche 24 avril 2011
Voilà voilà
Disons que les 140 caractères de twitter ne me suffisaient plus, que mes amis vont me renier de Facebook si je continue à les flooder, je ne sais pas, mais en tout cas, j'ai très envie d'écrire ici.
Ouaip.
Après un an de silence.
Bon, compte tenu de la durée de vie de mes envies, on ne va pas s'emballer, on va voir ce que ça donne, on n'a toujours pas inventé le transcripteur cerveau - html, ce qui est bien dommage, car des posts, j'en ai écrit des centaines pendant cette année de silence.
Allez zou.
Ouaip.
Après un an de silence.
Bon, compte tenu de la durée de vie de mes envies, on ne va pas s'emballer, on va voir ce que ça donne, on n'a toujours pas inventé le transcripteur cerveau - html, ce qui est bien dommage, car des posts, j'en ai écrit des centaines pendant cette année de silence.
Allez zou.
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