dimanche 30 décembre 2007

Chaque popo chez soi et les chats seront bien gardés

Je suis sûre que vous attendiez impatiemment la suite du post précédent : les voisins allaient ils nous accueillir avec une kalachnikov ? Avaient ils fait rôtir le Chat pour le réveillon ? Allions nous devoir déménager ?

J'espère que ces questions brûlantes ne vous auront pas empêché de trouver le sommeil ou de digérer cette deuxième part de bûche.

En vérité, vous auriez même pu vous resservir une troisième fois, parce que les voisins ont été ravis de leur cohabitation avec le Chat.
Manifestement, la Reine a été sage et câline, au point qu'on a bien senti qu'ils n'avaient pas très envie de nous la rendre.

Certes, ils ont un peu triché.
C'est pas mon genre de cafter, m'enfin quand même, ils ont renvoyé la Reine dormir dans notre appartement chaque soir, s'épargnant les miaulements déchirants qui ponctuent si agréablement nos nuits.

Et que dire de leur laxisme face à la nourriture de la bête ?
Non parce qu'acheter des petites gâteries de pâtée en complément des croquettes, ma foi, c'est Nowel, soyons fous et ripaillons ensemble.
Mais lui acheter sa part de crustacés et de saumon fumé, là, comment dire...

Heureusement, ces manoeuvres perfides n'ont pas réussi à corrompre notre Chat.
Sa loyauté envers ceux qui l'ont nourri, ont ramassé ses mini vomitos, et se sont nuitamment relevés pour lui demander plus ou moins gentiement de se taire, fut sans faille.
Et elle s'est traduite de la plus noble des manières.

Je suis extrêmement fière d'annoncer ici que mon Chat à moi que j'aime même si c'est la reine des chiantes, a catégoriquement refusé de remplir sa litière ailleurs que dans notre appartement.

(Imaginez deux secondes la tête dépitée de mes voisins quand ils m'ont annoncé que jamais au grand jamais elle n'avait fait pôpô chez eux et hurlez de rire avec moi s'il vous plaît).

Les mals pensants diront que le Chat a refusé de souiller l'appartement de si généreux voisins fournisseurs officiels de bouffe grand luxe.

Mais moi je sais que la vérité est tout autre.

Je la connais, ma Reine domestique, et chez les voisins, c'est pas assez bien pour son pôpô, que voulez vous.
Et ouais. On n'est jamais aussi bien que chez soi pour ces choses là.
Je sais je fais pareil.

Allez, tournée générale de pâtée ce soir.

mercredi 19 décembre 2007

Contes de Noël

Non il ne sera pas question ici de la nouvelle idylle présidentielle qui pourtant apportera je n'en doute pas joie et bonheur dans les foyers (Rhô qu'ils sont mignons.... Et puis, qu'elle est belle... Et lui, qu'il est.... euh.... petit ? Ah non, pardon, ça c'est Mickey).

Vous êtes un peu chez moi ici, alors désolée, mais il ne sera question que de mes contes de Noël à moi.

D'abord, c'est les vacances et ça, ça vaut bien le statut de conte de Noël voyez vous.
Durement négociées, mais dûment méritées, 10 jours pour déconnecter, je trépigne d'impatience (H- une vingtaine d'heures)(je vous l'aurais bien fait en minutes, mais j'ai la flemme de calculer) et sautille de bonheur, même que Minnie peut aller se rhabiller niveau enthousiasme niais.

Ensuite, on a trouvé un hébergement d'urgence pour le Chat.
Et admettez que lui éviter un campement Don Quichotte et les discours de la sémillante Mme anti-pacs, c'est on ne peut plus dans l'esprit de Noël.

Pourtant on était mal partis.
La concierge nous avait fait part de sa gagatisation devant la Reine de la maison, et avouons qu'on comptait honteusement lui refiler la boule de poils en pension en guise d'étrennes.
Positive attitude oblige, on ne lui a demandé son avis qu'à J-2 du départ.

Et bien figurez vous que loin de souhaiter travailler plus pour gagner plus, la concierge part en vacances.
Voyant notre désarroi (et sans doute espérant secrètement éviter que nous la dénoncions à la future police de la philosophie présidentielle), elle nous a toutefois conseillé d'essayer de refiler le boulet miaulant à nos voisins de paliers, hôtes officiels des chats en perdition de l'immeuble.
Pour cette fois, la concierge évitera sans doute la police politique, car les voisins ont non seulement accepté de nourrir la bête, mais ont même manifesté l'envie d'héberger l'animal.

La Reine de la maison va tout simplement être ravie d'étendre son royaume.

Maintenant, j'ai un peu peur qu'on se fasse accueillir à la kalachnikov en rentrant, quand le royaume en question aura été dignement lacéré et que les voisins auront réalisé que la Reine ne saurait se contenter de si peu de croquettes (quelle que soit la quantité, c'est toujours trop peu), ni de si peu de câlins (quelle que soit la quantité, blablabla), et que dormir par tranches de une heure entrecoupées de miaulements déchirants n'aide pas à la patience.

PS : Et vous croyez que Carla aime les chats ? Non parce que je me disais que la Reine adorerait faire ses griffes et ses mini-vomis à l'Elysée (voir sur des chaussures à talonnettes)

PS2 : Trois jours, trois posts, j'ai la bloguite aigüe, c'est une réaction épidermique anti-mickey

mardi 18 décembre 2007

Ô Tannenbaum

(wie grün sind deiiiiiiiiine Blätter)
(Je ne me souviens de rien d'autre de germanophone après 8 années de cours d'allemand alors permettez moi de le recaser)(Oui, je sais, j'ai un don pour me souvenir des choses absolument essentielles).

De la part d'Ashley, un looooong questionnaire de Noyel...


- Noël pour vous c’est quoi ?
C'est un truc qui a été inventé pour que ma soeurette garde ses 6 ans, et qui d'ailleurs n'existe pas pour moi si elle ne vient pas me réveiller à 7 heures du mat' le 25 en trépignant d'excitation (soeurette, par contre, cette année, par amour de ton aînée, on ne pourrait pas négocier un petit 8 heures du matin, mmh ?).

- Noël pour vous c’est quand : le 24, le 25, tous les jours ?
(Tous les jours ? Y a des gens qui se tapent la course dans les magasins et le cherchage d'idées de cadeaux tous les jours ? Faut penser à l'internement, là, les gens, c'est plus de l'amour, c'est de la rage).
Noël c'est le 25, voyons ! Comment il fait le Papa Noyel pour entrer discretos carlos par la cheminée et poser les cadeaux sous le sapin sinon ? On n'a pas l'option Papa Noyel invisible, chez moi, je vous signale.

- Noël, cette année, combien de fois ?
Trois fois. Deux pré-Noël : un en amoureux d'abord, et un dans ma belle-famille. Le jour J chez ouam. On digèrera dans les trains.

- Noël, avec qui ?
Mes parents, ma soeur et les éventuels amoureux le 24. On se couvre de paillettes et on finit par prendre des photos avec concours de grimaces ou de poses débiles (y a du potentiel de miss France chez nous, j'en connais à qui ça plairait, pas vrai toi et toi ?).
Le 25 avec tout ce qu'on peut rassembler de famille, et ça fait beaucoup en général, chez ma tante ou chez mes parents en alternance. L'hôte essaye en général de noyer les invités sous la nourriture, c'est rigolo, tout le monde crie que cette année on a vraiment exabusé, mais chaque année, tout le monde finit toujours par manger de tout (et continuer à en manger pendant quelques semaines). Ça finit en comatage dans les canapés et jeux de société.


- Qui vous manquera ?
Un deuxième estomac ?

- De qui vous passeriez-vous ?
De la Essènecéeffe, qui ne sponsorise pas mes vacances de Noyel et c'est bien dommage.

- Noël, jamais sans… (complétez)
Chaîne de questionnaire, of course.

- Noël où ?
Il redonde ce questionnaire, ou bien ?

- Quel est votre repas de Noël idéal ?
Celui qui est bien cuisiné et donc pas préparé par moi (je suis préposée au tartinage de toasts, c'est dans mes cordes).

- Noël, chez vous, c’est comment : Listes ou non ? Surprises ? Abondance ou économie ? Plaisir ou ras le bol d’offrir ? Joie de recevoir ?
Je suis une inconditionnelle des surprises, le plaisir du cadeau, c'est 90% lié aux efforts faits par les gens pour se creuser la tête et essayer de viser juste.

Abondance ou économie, ça dépend des années et des moyens de chacun.

Voilà, je suis une fille simple en fait, non ? (mais le premier qui m'offre un truc d'électroménager, une crème anti-ride ou anti-cellulite peut se préparer à ramasser ses dents)


- Avez-vous cru au Père Noël ? Jusqu’à quel âge ?
J'y ai sûrement cru, et j'ai sûrement cessé d'y croire à un certain âge. Aucun souvenir. En même temps je ne me souviens pas de ce que j'ai mangé à midi alors...

- Y croyez-vous encore ?
L'année dernièe j'ai vu mon père fouiner sous le sapin avant qu'on se lève, et depuis, j'ai un doute.

- Et vos enfants ?
Ahem.
Je veux bien essayer de demander à mes zovules ce qu'ils en pensent, mais ne comptez pas sur moi pour expliquer au Chéri qu'il doit poser des questions à ses spermatozoïdes, cet homme est désespérément rationnel et a suffisamment de (bonnes) raisons de penser que je suis cintrée.


- Quel est le cadeau de Noël qui vous a émerveillé ? Et le cadeau le plus nul ? Le cadeau de Noël que vous garderez toujours ? Le cadeau que vous avez perdu ? Celui que vous avez cassé ? Le cadeau le plus chiant ? Le cadeau le plus amoureux ? Le cadeau le plus sexy ? Le cadeau le plus vexant ? Le cadeau que vous avez offert à quelqu’un d’autre après l’avoir reçu ?
Je t'ai déjà dit que si c'était une surprise j'étais contente.
Je pense que mes proches ont suffisamment peur de moi pour éviter les cadeaux à haut risque cités plus haut.

- Celui que vous rêveriez que l’on vous fasse ?
Un voyage surprise (ben quoi, on peut rêver, non ?). Genre on me fait ma valise et je ne sais pas où j'atterris (non parce que si on peut y aller en train, on ne parle plus de rêve, là).

- Quelle question aimeriez-vous rajouter ? Rajoutez-la et faites suivre…
Y a une grève générale du rajout de question sur la blogosphère et je ne voudrais pas passer pour une jaune, hein.

Très bien, très bien. A qui le tour ?
(tout le monde tremble devant son ordinateur, j'en ai bien conscience)
Tadaaaaam : Lilly ; Chocoladdict ; et ClaireMM.

NB : Oui je poste deux fois en deux jours. Non je ne suis pas malade (à part dedans ma tête).

lundi 17 décembre 2007

Une journée en enfer

(sans Bruce Willis)

Ça commence avec un optimiste dangereux : mais oui, bien sûr, on PEUT trouver trois cadeaux de Noël et un cadeau d'anniversaire en une journée.

Le détail qui a son importance pour la suite de l'histoire, c'est que la journée en question est l'avant dernier samedi avant Noël.

L'idée qui sera soumise au jury du concours de l'idée la plus stupide de l'année, c'est de commencer la quête dans les grands magasins, parce que ça sera "centralisé", et que ça me donnera l'opportunité d'admirer les fameuses décorations de Noël des dits grands magasins et de me plonger dans l'ambiance souliers sous le sapin et chocolats qui me manque cruellement cette année (moi j'ai l'impression que l'été pourri c'était la semaine dernière, et j'aimerais qu'on m'explique dans quelle faille spatio-temporelle se sont fourrés les 4 derniers mois).

Le petit truc en plus (je suis une fille comme ça, que voulez vous, mademoiselle "plus", c'est moi), c'est ma quasi-phobie de la foule et ma haine du shopping en général qui me tiennent éloignées des soldes et autres joyeusetés pleines de gens.

Vous avez les ingrédients, vous devinez l'histoire.
Fyfe piétinée, Fyfe outragée, mais Fyfe libérée !

(la prochaine fois que je plagie De Gaulle ou un quelconque politicien, merci de me frapper)

jeudi 6 décembre 2007

Trop tard pour changer de pseudo

Alors le nouveau jeu sur les blogs qui consiste à écrire des trucs à partir des lettres de son pseudo, c'est un peu la double catastrophe (merci Pirskila).
D'abord parce mon pseudo, ben je vous fais pas un dessin, mais il m'inspire autant que.... ben que cette phrase que j'arrive pas à finir, tiens.
Mais le pire, c'est que la seule évocation de ce jeu me fait irrémédiablement penser à ce magnifique tube que je vais de ce pas vous mettre dans la tête pour la soirée / nuit / journée (rayez la mention inutile)(ou pas) : "B.E. 2 N. Y. B, mon nom à moi c'est Benny B. oui tu l'as deviné".
Et si vous avez la chance de ne pas connaître ce chef d'oeuvre musical, je vous en prie, écoutez moi ça :



Bon, maintenant que vous me haissez, passons à l'exercice :

F comme Frigorifiée. On ne vas pas se mentir, on nous annonce le climat de Barcelone à Paris pour 2020, et j'ai beau savoir que ce n'est pas très très bon signe pour la planète, on est au moins trois à se réjouir un peu honteusement : moi, mes pieds froids, et les pieds du Chéri, qui a parfois du mal à assumer son job de radiateur.

Y comme Yoyo. Le mouvement de mes états d'âmes. Un peu excessive, la fille. Très très fâchée/ triste/ méchante / pessimiste, ou alors très très contente/ heureuse /gentille/ optimiste. Et ça change aussi vite que le mouvement du yoyo. La position du milieu, je ne connais pas trop. Vous repasserez, donc, pour la zenitude boudhique...

F comme Fatiguante. Oui parce que le yoyo, faut se le farcir au quotidien. Surtout les très très proches (je l'ai déjà dit que mon Chéri méritait une médaille ?), parce que devant les autres, j'arrive assez super bien à faire la fille au dessus de tous ces problèmes terrestres.

E comme Etonnée. Constamment étonnée je suis. Ou couillone, ça dépend des points de vue. "Ah bon, il est rentré à la nage depuis l'Irlande ?", "Ah bon, c'était une blague ?". J'assume ma niaisitude, parfois, il me faut du temps pour analyser les mots que j'entends, et entre temps, ma bouche a sorti une connerie. Et puis la naïveté, c'est frais, c'est la marque de mon éternelle jeunesse ("Ah bon, les journalistes ne seraient pas parfaitement honnêtes et impartiaux ?"; "Ah bon, les élus ne travailleraient pas dans l'intérêt général ?"). Notez que ma cruchitude a ses limites, et que chaque fois qu'on me fait sortir du pays des Bisounours, ça fait directement redescendre le yoyo (fâchée / déprimée / etc, etc).
Et paf, la boucle est bouclée.
Et j'ai froid.

Que tous ceux qui ont des pseudos ingérables se dénoncent et s'auto-taggent, merci.

dimanche 2 décembre 2007

Soeurette Vs Zassédiques

Pour relativiser mon dernier post, ce n'est pas de moi qu'il sera question aujourd'hui, mais de ma soeurette chérie, danseuse de son état, et donc intermittente du spectacle, statut ô combien envié par les artistes du monde entier.
Et pourtant.

Ceux qui sont au chômage comme les intermittents connaissent déjà les joies des radiations à répétition (et pof, les chiffres du chômage chutent... Magie !), le parcours du combattant pour essayer de savoir pourquoi (une pièce du dossier a disparu, mais c'est pas la même selon la personne qu'on a au téléphone)(Garcimore bosse aux zassédiques), l'amabilité variable des interlocuteurs, la suspension des versements pendant le traitement du dossier (ça tombe bien en général, le chômeur ou l'intermittent adore ajouter les agios de la banque à son déficit), pour finalement reconstituer un dossier et espérer que la prochaine radiation ne viendra pas trop vite.

On pourrait appeler ça du harcèlement moral, sauf qu'on ne peut pas envoyer les zassédiques (ni leur donneur d'ordre) aux prud'hommes.

Ajoutez à cela la nécessité des intermittents du spectacle de justifier chaque 10 mois de 507 heures de travail sous peine de perdre ce statut vital.

Le cadre est posé, je vous laisse apprécier le dernier épisode de la saga "Soeurette contre Zassédiques".

Arrivée en fin de droit mi-octobre, elle a renvoyé son dossier pour le réexamen de sa situation et le renouvellement de ses droits. En toute confiance, et pour cause, ses 507 heures, elle les a recompté mille fois, elles y sont bien !

Et puis un jour, dans sa boîte aux lettres, 4 courriers des zassédiques rien que pour elle.
Datés du même jour, hein. Et dans 4 enveloppes séparées bien sûr (quoi, les arbres meurent ?).

NB1 : Les différentes appellations des allocations disponibles peuvent engendrer un mal de crâne dont les co-auteurs de ce post ne pourront être tenues responsables.
NB2 : Notez que pour devenir intermittent du spectacle, il est préférable d'avoir préalablement obtenu un post-doctorat en acronymes administratifs et que la soeurette s'est arrêtée au Master. Merci d'avance de ne pas lui en tenir rigueur...

1er courrier :
La soeurette est admise à bénéficier de l'AT.
L'AT, c'est une allocation qui dure 3 mois seulement, destinée à ceux qui n'ont pas atteint les fatidiques 507 heures mais qui s'en rapprochent. Pour les faire patienter en quelque sorte.
Bon, super, mais la soeurette elle a droit à la vraie allocation alors bof quand même.

2ème courrier :
La soeurette est refusée pour l'ARE car elle n'a justifié que 466 heures.
L'ARE c'est l'allocation normale, qui dure 243 jours.
Tiens, ils ont des calculatrices bizarres aux zassédiques parce que la soeurette elle dit qu'elle a fait 507 heures, elle.

3ème courrier :
La soeurette est refusée pour l'APS car elle n'a justifié que 466 heures.
Et c'est là que la soeurette atteint les limites de son master en acronymes administratifs, parce que l'APS est inconnue au bataillon.
La soeurette, elle est un peu énervée car elle se tue à leur dire qu'elle a fait 507 heures.
(encore un coup de Garcimore)

4ème courrier :
La soeurette est admise à l'ARE avec un taux journalier qui a augmenté (comprendre : plus de sous chaque mois).
L'ARE, c'est la fameuse allocation normale de 243 jours.
Oui, oui, celle qu'on lui a refusé dans le deuxième courrier.

Bon alors on a hésité a soumettre le choix du courrier-qui-dit-la-vérité au vote du public (envoyez 1 par SMS si vous voulez que la soeurette l'aie dans l'os, envoyez 2 si .... Bref, vous avez compris).

Et puis finalement, sans qu'on sache vraiment pourquoi, la soeurette, elle a décidé qu'elle allait plutôt garder le 4ème courrier.
Reste plus qu'à convaincre les zassédiques (et espérer que Garcimore soit en congés).

A ce jour, la soeurette n'a pu parler qu'au disque des zassédiques (un vrai tube : "Je suis désolée, le service téléphonique de la zassédique est exceptionnellement fermé aujourd'hui"), mais ne désespère pas d'avoir une réponse un jour.

(Post écrit à quatre mains : celles de la soeurette de Fyfe qui n'a pas (encore) de pseudo et celles de Fyfe)

samedi 24 novembre 2007

S.O.S blog en détresse

Jour 1
Arriver au travail à 9 heures.
Ne pas avoir le temps de déjeuner pour cause de boulot de merde.
Rentrer tard à la maison pour cause de boulot de merde.
Être crevé, ruminer toute la soirée pour cause de... bref, vous avez compris.
Parvenir à reposer son cerveau assez tard dans la nuit.

Jour 2
Se réveiller en retard.
Arriver au travail à 9h15.
Ne pas avoir le temps de déjeuner pour cause de boulot de merde.
Sortir du travail juste avant que le gardien ferme les portes des bureaux.
Être crevé, ruminer toute la soirée.
Parvenir à reposer son cerveau assez tôt le matin.

Jour 3
S'extirper du lit au prix d'une belle flopée de jurons.
Voir sa tronche dans le miroir et prendre sur soi pour ne pas retourner au lit.
Arriver au travail à 9h30.
Encaisser les remarques des collègues rapport à la sale tronche.
Ne pas avoir le temps de déjeuner pour cause de boulot de merde.
Se faire sortir du bureau de force par le gardien.
Travailler une bonne partie de la soirée à la maison.
S'effondrer dans le lit avec une pensée déprimante sur le sens de la vie.

Jour 4
S'extirper du lit avec un mental de condamné à mort.
Voir sa tronche dans le miroir.
Rechercher la truelle à maquillage au risque d'être encore plus en retard.
Arriver au travail à 9h45.
Apprécier de ne pas avoir de remarques désagréables des collègues rapport au maquillage à la truelle.
Essayer d'apitoyer le gardien en pleurant un peu.
Continuer à travailler toute la soirée à la maison.
Ne plus très bien savoir où se trouve le lit.

Jour 5
Ramper hors du lit.
Perdre un quart d'heure à se demander s'il est préférable de se maquiller et d'agraver le retard ou d'assumer le visage "retour des morts vivants" staïle.
Ne pas réussir à se décider.
Maquiller un demi-visage et arriver au travail à 9h40.
Montrer son bon profil aux collègues.
Eviter le torticolis.
Fuir en douce du bureau à 18h.
Culpabiliser et travailler une bonne partie de la soirée.
Verser une larme en règlant le réveil pour le lendemain.

Jour 6
Se réveiller au doux son du réveil.
Se retenir de l'exploser.
Se souvenir que c'est le week-end.
Respirer.
Se souvenir aussi qu'il faut quand même se lever pour travailler.
Frôler la crise de nerfs.
Passer la journée à essayer de travailler.
Ne pas réussir.
Mais continuer à essayer.
Décider de lâcher prise et passer la soirée avec des amis.

Jour 7
Ne rien faire.
Du tout.
A part faire des gaufres.
Et les manger avec du nut*ella.
Trouver que finalement, faire la cuisine, c'est chouette.
Réaliser que le blog est en mort cérébrale.
Tenter une réanimation de la dernière chance.

vendredi 23 novembre 2007

Merci....

Merci à Arrêt sur Images d'exister :

D'abord, il faut aller lire ici pour savoir comment un dessin de barbelés fait par des étudiants à l'université de Rennes se transforme malencontreusement en vrais barbelés...

Ensuite, il faut lire ici pour apprendre que Le Monde se préoccupe tellement de l'avenir judiciaire d'Emmanuelle Béart qu'ils se sentent obligés d'amoindrir ses propos contre cette chère Madame Boutin, Ministre du Logement de son état. Précaution bien inutile quand les propos employés par Emmanuelle Béart sont justifiés dans une revue de presse audio... du Monde...

Voilà, maintenant vous pouvez rire. Ou pleurer, c'est au choix.

Edit : je vire la fin du post, après vous vous sentez obligés.... Bref, pas envie :)

dimanche 18 novembre 2007

L'enfer c'est les fourneaux

Je déteste cuisiner.
Rhââââ ça fait du bien d'arriver à le dire.

Après des dizaines d'années de faux semblants et de mensonges envers moi même, aujourd'hui je le clame à la face du blog : je hais entrer dans une cuisine si ce n'est pas pour me mettre à table.

Voilà.

Comme quoi, ça arrive même aux meilleurs.

Je suis follement admirative de celles et ceux qui se régalent à regarder mijoter, à remuer, à goûter, à éplucher, à assaisonner, etc etc.
Moi je me régale à manger, pas avant.

Mon blocage commence dès le supermarché.
Si j'ai faim, j'ai envie d'acheter un truc mioum et de rentrer chez moi en courant pour le faire chauffer.
Et si j'ai pas faim, la vision de toute cette nourriture et de toutes ces heures de faisage de cuisine en perspective me donne la nausée.

Bref, heureusement que l'Homme de la maison est avec moi dans ce lieu honni et qu'il se charge de remplir le caddie (et de me retenir si l'envie de rentrer à la maison en courant me prend)(non il ne me sort pas en laisse, il me retient avec des promesses de repas qu'IL cuisinera).

Pire que le supermarché, je hais la phase d'ouverture du frigo avec la phrase qui l'accompagne : "Qu'est ce qu'on maaaaaaaaange ?"
Mais j'en sais rien, moi !
De toutes façons c'est le même problème qu'au supermarché : si je n'ai pas faim je ne vois pas l'intérêt de me poser la question, et si j'ai faim, il faut me nourrir MAINTENANT, et pas la peine d'essayer de m'entourlouper avec des trucs qui vont mettre une heure à cuire.

Ne parlons même pas de la confection du dit repas, puisque j'ai pour cette étape là une incompétence notoire : trop cuit, pas assez cuit, brûlé, oublié sur le feu, oublié sur la fenêtre, renversé par terre, la variété de mon pouvoir de ratage de plat est infinie.
Mais les murs et le sol ne sont pas en reste, eux aussi se souviennent en général de mon passage : tâches, coups de couteaux, bouts de nourritures oubliés, morceaux de doigts ensanglantés, parfois je me dis que je devrais protéger la cuisine comme une pièce qu'on va repeindre : plastique - staïle.

Et pour finir, même si j'ai échappé à la phase précédente (parfois le Chéri compassionne et me dispense de l'assister), il y a la vaisselle.
C'est sale et on utilise du produit qui pue et bousille la peau douce de mes mains. C'est une honte, la vaisselle.


Mais cette semaine, l'Homme de la maison quitte la dite maison pour trois jours.
Au supermarché j'ai acheté des yaourts et des céréales.
Ça va être de la balle : pas de cuisine et vaisselle minimale. Un avant-goût du paradis.

mardi 13 novembre 2007

La Ratépé ça t'émotionne

Non, je ne délaisse pas mon blog pour cause de flemmasse intense, c'est uniquement une histoire de perfect timing.
En effet, j'attendais que le ternet foisonne d'attaques virulentes contre la Ratépé pour caser un billet qui n'a rien à voir avec les grèves.
Non ce n'est pas la pire excuse que j'aie inventé. Je peux faire pire.
Ahem.


Un vendredi matin dans le bus.
Assis dans le carré du fond, le spectacle commence quand entrent en scène un jeune homme et un moins jeune homme.
Ils rient et parlent fort, avec des sourires qui découvrent des dents manquantes, et d'autres brillent comme de l'or.
Ils parlent dans une langue chantante que je ne comprends pas.
Je me crois dans Gadjo Dilo, et déjà, je n'arrive plus à me concentrer sur mon bouquin, le spectacle est là.

Un homme les interpelle : "De quelle région venez vous ?"
Ah ce que j'aime ça quand les parisiens sortent de leur mutisme pour s'intéresser à leurs voisins, quand le dialogue s'installe.

Les hommes rigolent :"De Marseille !"
L'autre insiste : "Ah je ne vous crois pas !"
"Gitans de Marseille !"
Je me marre à l'intérieur de moi. Pas à l'extérieur parce que je suis une asociale, faut pas compter sur moi pour la convivialité dont je suis pourtant friande.

"Et c'est quoi votre but dans la vie ?"
"..." (ben ouais moi non plus je ne saurais pas quoi répondre, hein. Depuis quand on est sensé avoir un but dans la vie à part manger du chocolat ce soir, boire du thé tout à l'heure, et attendre le week end pour faire la grasse matinée ?)
"Si, vous savez, à long terme, ou à moyen terme, vous visez quoi ?"
Les gitans continuent à rire. Ils ne savent pas.
"Je ne vous crois pas. Je les connais les gens de votre race, vous êtes des fourbes de nature !"
????
Il nous fait quoi le vieux con là ? Il est en train de me pourrir ma scène bisounours ou je rêve ?

Les contrôleurs de la Ratépé font leur entrée.
Les gitans n'ont pas de titre de transport, et en guise de papiers d'identité, tirent de leur poche un feuille imprimée pliée en quatre, usée jusqu'à la trame, avec le logo de la Croix Rouge.
Pendant que les contrôleurs rédigent leur procès verbaux, le vieux casseur d'ambiance se sent obligé d'intervenir : "Non mais vous croyez vraiment qu'ils vont payer ? Vous perdez votre temps là ! Des gens comme ça ils ne payent jamais "
Les contrôleurs sourient : "Et pourquoi pas ?"
Merci les contrôleurs. De ne pas rentrer dans ces jeux perfides d'étiquettage du type toi pauvre, toi gitan, toi malhonnête, toi et ta race de fourbes etc etc.

A ce stade du voyage en bus, je suis à deux doigts de l'entorse occulaire pour cause de lançage de regards méchants au vieux con de service concomitants avec les lançages de regards souriants aux autres (si, ça peut parfaitement sourire un regard).

Là, vous vous dites, ça y est, c'est la fin du spectacle Ratépé, et c'est pas gai.
Et bien pous avez tout faux (et de toutes façons je ne sais toujours pas faire des posts courts, vous devriez le savoir depuis le temps).

Entre donc en scène le dernier protagoniste.
Celui-ci est bien éméché malgré la matinalité de l'heure.
Il entre dans le bus avec un tonitruant :"Bonjour Messieurs-Dames".
Au moment où tout le monde plonge la tête dans son écharpe pour éviter d'avoir à lâcher une petite pièce à ce Nième mendiant, il enchaîne :
"Figurez vous que j'ai passé la nuit au poste pour avoir eu le courage de dire ce que je pensais.
On vit en dictature ! Alors tous ensemble, on y va : Sar-ko, sa-laud, le peuple aura ta peau ! "

Pouf pouf (je pouffe).

"Finie la liberté dans ce pays moi je vous le dis ! Et je suis pour la démocratie moi ! C'est la majorité qui l'a choisi d'accord, mais moi je suis de gauche, et j'ai le droit de pas l'aimer bordel de merde ! Alleeeeeez ! Sar-ko, sa-laud, le peuple aura ta peau ! "

Là, les gitans et les non-gitans pouffent aussi.
Il a la voix qui porte le monsieur, hein !

Mais tout d'un coup, la voix de stentor se transforme en chuchotement de stentor.
C'est bizarre, je sais. En vrai aussi.

"Oh la la il y a un bébé ici !! Et moi je parle trop fort ! Bon allez on chuchote maintenant : Sar-ko, sa-laud, le peuple aura ta peau ! "

Le carré du fond est hilare. Nos yeux brillent des larmes de fou rire retenus.

Le stentor chuchotant descend du bus, sans oublier de nous rappeler que le peuple vaincra et qu'il faut se battre. La porte à peine refermée, le carré du fond, le reste du bus, l'immeuble voisin, ainsi que tout l'arrondissement profitent de sa voix libérée : Sar-ko, sa-laud, le peuple aura ta peau !

Fou rire général, je savoure la sensation unique du rire complice.
(bisounours sortez de mon corps).
(et vieux cons sortez des bus, merci).

jeudi 8 novembre 2007

Bazar brut

Bon, les gens, ça va pas du tout (copyright Natural Born Blonde).

Alors que la vision des piles de dossiers urgents s'entassent sur mon bureau sans jamais donner signe de ralentissement,

Alors que des jolis moutons, poils de chats et autres déchets non identifiés constellent le fond de mon pantalon après que je me sois par mégarde assise à ma place préférée, à savoir le parquet de mon salon,

Alors que je soupçonne les post it me rappelant les choses à faire de se reproduire comme des lapins dès que j'ai le dos tourné,

Vous ne pourrez pas décemment me tenir rigueur de cette note en vrac, pas vrai ?

En vrac, donc :

- Amenez moi un styliste de prêt à porter féminin collection automne-hiver 2007 que je lui montre un peu mon super-pouvoir de Hulkette siouplaît. Ma soeurette m'avait prévenue : cette année, soit tu achètes une doudoune et tu passes l'hiver à te rappeler l'anorak rose fluo avec des bandes bleues turquoises de tes 9 ans, soit tu achètes un manteau aussi épais qu'une Kate Moss après 15 jours de grève de la faim et aussi chaud qu'un sourire de $arko pour un pêcheur breton / un sans papier / un adepte de la grasse matinée (rayez la mention inutile).
Sachez que j'ai tout misé sur le réchauffement climatique, mais que ça risque de ne pas suffir étant donné que je me gèle déjà par 13°C dans mon néanmoins magnifique manteau.

- Je pars dès demain en ouikend parental, avec trois anniversaires de retard à fêter. Adieu ma sveltesse (relative) de traumatisée post-pays du Milieu. Bonjour le gras qui tient chaud (pour compenser le manteau).

- Mes bonnes résolutions d'arrêter de fumer et d'arrêter de me ronger les ongles se portent très bien. Elles jouent aux cartes bien planquées au fond du tiroir pendant que je clope en mangeant mes doigts. Y a des moments où c'est juste pas le moment.

- J'ai 4 bédés qui me font de l'oeil en me sussurant des choses indécentes. Alors que non, même en cherchant bien, je n'ai pas de dimanche à leur consacrer sous la couette avant ma retraite (vers 113 ans si mes calculs sont bons).

Et je termine cette note de n'importe quoi avec un appel au peuple :
Comment on fait pour convaincre son boss qu'on peut avoir besoin de vacances alors qu'on s'est barré trois semaine le mois d'avant ?
(Je compte sur vous, là)

dimanche 4 novembre 2007

Chinoiseries du Milieu

Ça y est, j'ai pris ma claque du Milieu (du nom du Pays, c'est écrit dans le post it, suivez siouplaît, c'est déjà suffisamment le bazar dans ma tête)(et dans mon blog)(c'est le principe, je rappelle).

Au bout d'une semaine dans la campagne du Milieu, je ne peux qu'admettre que je ne sais plus trop qui je suis où je vais et dans quel état je ne gère pas (je fais des jeux de mots moisis si je veux, je suis per-tur-bée je vous dis)(et puis j'ai le droit à toutes sortes de blagues pourries depuis que j'ai mangé du tofu moisi, c'est une ancienne loi du Milieu).

La perte de repères, elle est présente partout, mais elle commence par un point sensible chez les français et semble-t'il surtout chez moi : l'estomac.

Alors certes, je suis une délicate petite chose du point de vue gastronomique (pour le reste je suis plutôt Hulkette de caractère), du genre à passer une heure à écarter les parties blanches ou pas tout à fait roses de ma tranche de jambon, et à refuser catégoriquement tout ce qui me semble un peu beurk (dans le désordre : foie, langue, abats, cervelle, fruits de mer vivants et/ou morts, viande crue, etc etc). Certes.
(oui je fais des phrases tellement longues que je suis obligée de répéter le début à la fin.
C'est pas clair ce que j'écris, je sais, m'enfin Confucius et moi, on se comprend. Ou pas.

Ça y est, cette note parte en canard laqué.
La bouffe, donc.

J'ai joyeusement testé la ruralité gastronomique du Milieu, pleine d'enthousiasme parce que quand même, c'est la belle vie de découvrir des trucs nouveaux, exotiques et dépaysants grâce au boulot.

Le petit problème, c'est qu'à mes yeux, la cuisine du Milieu est un peu à l'image du Yin et le Yang.
Si, si, vous savez, la complémentarité qui existe en toute chose : les trucs super bons et les trucs dont la seule vision te provoque des hauts le coeur par exemple.
La langue de canard et les légumes sauvages.
La peau de patte de canard et les crevettes épicées.
Les intestins, les soupes au gras, les trucs qui ressemblent à des yeux, et... ben non j'ai plus d'exemples de trucs trop bons. Ah si, les fruits.

Moins 1 kg sur la balance au retour, malgré ma bonne volonté pour tout goûter, ça ne s'invente pas. (Ok, ça n'avait rien à voir avec ma bonne volonté, j'étais obligée de goûter sous peine d'incident diplomatique).

Alors évidemment, les gens du Milieu, ils se sont dit, ouhlala la Française elle mange pas beaucoup, ça doit être parce qu'elle préfère boire.
De l'alcool de riz.
D'un trait en criant avec un grand sourire "Ganbei !".
(non, ça ne veut pas dire "santé", ça veut dire "cul sec !", et tu t'exécutes, même au douzième verre, sinon on repart sur le truc de l'incident diplomatique tout ça tout ça).

D'ailleurs maintenant c'est la guerre à la maison entre ma balance qui m'incite à aller m'installer au fin fond du pays du Milieu alors que mon foie (et mon estomac) me supplie de ne plus franchir le périph'.

J'aurais autant de choses à dire sur cette semaine ébouriffante que le pays compte d'habitants, sauf qu'en fait, non, c'est tout mélangé dans ma tête.
Je crois qu'il faudrait au bas mot une vie pour être capable de comprendre la culture du Milieu.

Pour faire simple, je dirais que je me croyais vachement forte en internationalitude, rapport à mes nombreux voyages et mon attirance pour tout ce qui est différent.
Mais là, la peau de patte de canard m'a tuer, c'était ma claque, et elle n'était pas que gastronomique.
Je vais prendre un peu de temps pour m'en remettre, là.

mercredi 24 octobre 2007

L'art de s'enfoncer

Il y a des gens qui, quand ils sont mal à l'aise, savent le cacher habilement, ou pour le moins rester muets comme des carpes (encore qu'on n'a jamais prouvé que les carpes n'étaient pas les pires pourvoyeuses de ragots du monde sous-marin).

Et puis il y a des gens qui, allez savoir pourquoi, ont un débit de paroles ineptes proportionnel à leur malaise.
C'est assez idiot comme comportement.
Mais le savoir ne rend pas pour autant capable de fermer sa bouche dans une situation gênante.

Prenons un exemple tout-à-fait au hasard (toute ressemblance avec des faits ou des personnes réels serait évidemment fortuite, et ne pourrait bien sûr pas engager la responsabilité de l'auteure (c'est moi, ça), responsabilité complètement déclinée d'une manière générale sur ce blog de toutes façons).

Admettons donc qu'une personne inconnue qui ne s'appellerait pas Fyfe du tout souffre de ce trouble comportemental.
Bien.
Admettons que cette inconnue qui n'aurait d'ailleurs même pas de blog, se retrouve devant son chef paranoïaque et fâché.
Paranoïaque parce que la nature est ainsi faite que quand on est con on est con (copyright G. Brassens), et fâché pour la même raison, mais aussi parce qu'il serait persuadé que la dite inconnue lui a volé un dossier hautement stratégique (la huitième révision du plan quadriennal de sauvetage de l'industrie du minitel en Haute Garonne, HRPQSIMHG pour les intimes, alors vous pensez) en usant de méthodes peu orthodoxes du type "coucher avec le directeur".

En voilà une situation qu'elle est gênante.

Bien sûr, expliquer au chef que l'inconnue se serait fort bien passée de ce dossier moisi alors qu'elle croûle déjà tellement sous les dossiers pourris qu'elle a peur de voir la moisissure s'étendre sur son corps alors que les poils gris ne sont définitivement pas fashion cet automne n'est pas une option (le chef n'entend rien à la mode).

Faire valoir que si le dossier lui a été retiré, c'est d'abord parce qu'on ne le lui avait jamais confié (admirez la logique), et pour cause, tout ce qui passe dans ses mains est voué à être enterré vivant (ce qui est un vrai cauchemard, même pour un dossier) ?
Non plus, parce que j'ai omis de préciser que l'inconnue est un peu une truffe qui a tendance à ne pas vouloir faire perdre la face à ses interlocuteurs, eussent ils mérité bien pire.

Alors concrètement, ça donne quoi cette situation gênante ?

Je vous laisse juger :

Chef : " Vous allez où ?"

Inconnue : " Euh là maintenant, j'allais en réunion."

Chef :"..."

Inconnue : "C'est une réunion HRPQSIMHG. Mais pas une réunion importante, hein. Une réunion de lancement, avec les gens concernés. Enfin, je veux dire, pas tous les gens concernés non plus. Juste les gens un peu concernés. Enfin pas tout le monde quoi. Ahem."

Chef : "..."

Inconnue : "Oui c'est bizarre, moi non plus je n'ai pas vraiment compris, c'est le directeur qui a organisé ça. Ca ne sera pas très passionnant. Mais je vous raconterai bien sûr. Enfin si vous voulez. Si vous ne voulez pas, parce que vous considérez que cela ne vous concerne pas ou plus, je ne dirai rien, hein. C'est comme vous voulez en fait."

Chef : "..."

Inconnue : "Enfin, je vais vous laissez, vous devez sans doute être très occupé avec le dossier... Avec un dossier, quoi. Pas celui-ci mais un autre. Quel qu'il soit. Mais sans aucun doute très intéressant. Et plus important que le HRPQSIMHG, bien sûr. Ahahem."

Chef : "..."

Inconnue : " Bon, ben je vais y aller, parce que le directeur m'attend, là. Enfin, il ne m'attend pas moi-moi, hein. Il s'en fiche de moi en fait, je pense. Je veux dire, il veut juste la partie de moi qui s'occupe du dossier. Enfin, je veux dire.... Bon, ben, je crois que je vais vraiment y aller."

(faites moi taire, faites moi taire, achevez moi, faites quelque chooooooooooose !)

mardi 23 octobre 2007

Dilemme

Parfois il faut se poser les vraies questions.

Le matin, devant le miroir de la salle de bain, je suis convaincue : c'est décidé, j'y vais.
Et puis à l'heure de se lancer, je me défile.
Les doutes, les questions, la trouille.
Est ce vraiment ce que je veux ?
N'est ce pas une prise de risque inconsidérée ?
Mes dernières expériences ne m'inciteraient-elles pas à temporiser un peu, repousser le moment fatidique ?

Le réflexe pavlovien est réveillé : non, non, non, je n'irai pas.
Trop dangereux.

D'un autre côté, il existe une chance, une maigre chance, d'être plus heureuse après.

Oui mais pour combien de chances de raviver des traumatismes du passé ?

Les statistiques jouent contre moi. Je dirai 50 contre 1.

Et pourtant, je sais que j'y retournerai, que j'essayerai à nouveau de faire confiance à un inconnu pas forcément bien intentionné.

Bon, soyons objectifs, de toutes façons, ce n'est plus possible, il FAUT faire quelque chose.

Bon, allez, c'est décidé, je vais chez le coiffeur.
(un de ces jours)

dimanche 21 octobre 2007

Hypnotifysée

Ne me demandez pas comment j'en suis arrivée à me retrouver devant ce type à qui je venais raconter ma vie depuis peu en échange de monnaie sonnante et trébuchante, ne me demandez pas pourquoi ce jour là, les mots se refusaient à moi, et ne me demandez pas pourquoi ça l'a amené à me proposer de m'hypnotiser.

En tout cas, à ce moment là, j'ai clairement vu dans ma tête des images variées de personnes qui oublient le chiffre 4, ou d'autres allongées entre deux chaises pendant qu'on leur grimpe sur le ventre.
Moment de panique.
Non parce que moi le chiffre 4, je m'en sers régulièrement, d'ailleurs c'est mon étage au boulot. Peut pas m'en passer comme ça, voyez vous.
Et puis mes abdos, bon, je dois dire que depuis que Fyfe a délaissé Davina, j'ai un peu peur qu'ils ne puissent pas supporter le poids du monsieur, là.

La terreur doit se lire dans mes yeux, parce qu'avec ses mots rassurants, il m'explique. Je ne ferai rien contre ma volonté, je pourrai revenir à un état conscient à tout moment, et je pourrai garder le chiffre 4 et tous ces copains.

Ah ben me voilà tout à fait sereine alors. Non, c'est vrai, c'est pas comme si je m'étais déjà préoccupée de mon inconscient, celui là même que j'allais confier à un quasi-inconnu, hein ? De toutes façons ça sert à quoi un insconscient, mmh ?

Bon et ce n'est pas non plus comme si j'étais un cas désespéré pour les trucs bizarres. Pas comme si le magnétiseur qui avait fait disparaître les verrues de tous mes camarades d'école avait considéré après trois séances infructueuses que j'étais un cas réfractaire, perdu pour le magnétisme. Hum.

Et bien sûr, ce n'est pas comme si je n'étais pas la fille la plus bécasse du monde, du genre à être plus gênée que les autres quand ils perdent la face.

Misère, c'est clair, ça va être atroce, il va essayer de m'hypnotiser, ça ne va pas marcher, il va insister, et devra finalement abandonner, et moi je vais vivre un de ces moments de solitude qui m'empêchera de dormir les trois prochaines années.
A moins que je fasse semblant.
Oui mais on fait comment pour imiter une hypnotisée quand on n'en a jamais vu ?
Je devrais faire rouler mes yeux ? Faire semblant de dormir ? Tirer la langue ? Baver ?

Bon, pour commencer, il me demande de lever les yeux en haut à gauche.
Jusqu'ici tout va bien.
Me concentrer sur ma respiration, et sur ma voix.
Fermer les yeux et laisser retomber ma tête si j'en ai envie.
Est ce que je sais, si j'en ai envie, moi ? Bon, ok, laissons nous aller.
Pourvu que je ne m'endorme pas.
Si je me fais réveiller par ses petites secousses alors qu'un filet de bave s'échappe de ma bouche, mon égo ne s'en remettra jamais.
Vraiment, pourvu que je ne m'endorme pas.

Ca y est, c'est l'heure du drame.
Il demande à mon inconscient de faire lever mon index droit s'il l'entend.
Si je n'étais pas si gênée pour le four que l'hypnotiseur va faire, j'aurais envie de rire, dis donc.
Mon index droit, il est confortablement installé sur ma cuisse droite, et je doute qu'il bouge, là. Parce que moi je suis parfaitement consciente du ridicule de la situation.
Et qu'à ma connaissance, mon inconscient n'est pas pourvu d'oreilles, ni de liaisons au muscle de mon index d'ailleurs.

Evidemment, rien ne se passe.

L'ordre est répété. Gentiment, mais fermement.
Pauvre homme, il croit vraiment parler à mon inconscient.
Si je lève mon index volontairement, je lui sauve la face.
Et je me fous peut être dans une merde noire parce que va savoir ce qu'il va demander à mon insconscient après.
Bon, et si tout simplement j'ouvrais les yeux pour lui expliquer que ça ne marche pas ?
Ouh la, beaucoup trop adulte comme réaction. Moi j'ai la frousse.
Parce qu'après il ne m'aimera plus le monsieur. Je lui rappellerai pour toujours l'échec cuisant de sa carrière d'hypnotiseur.

Ouh la mais qu'est ce qui se passe ?
Ca bouge par là, je le sens.
Put***de bor** de mer**, c'est mon index, là, qui est en train de se reposer tout doucement sur ma cuisse ?
C'est pas possible, c'est pas possible.
Il n'était pas levé, comment il peut se reposer ?
Ok, c'est bon, maintenant je flippe ma mère.
On peut arrêter les trucs genre remake de "L'exorciste" et se concentrer sur ma relaxation, là ?

Oui, voilà, en me disant des trucs comme ça.
Pfiou.
Calme.
Zen.
Quelle voix magnifique, douce et chaude, quand même.

Quoi, rouvrir les yeux et me réveiller, déjà ?
Juste au moment où mon inconscient et moi on commençait à s'entendre ?
Mais c'est cruel, ça !

Croyez moi ou pas, il a refusé de me délivrer un certificat d' "hypnotisée".
Franchement, mon inconscient et moi on a été super vexés.

jeudi 18 octobre 2007

Tabac, faiblesse et magie

Il y a quelques mois, sentant grandir ma motivation pour arrêter de fumer, j'avais lancé un appel au peuple webien pour connaître vos méthodes magiques de sevrage tabagique.

Il y a moins de mois, je m'étais lancée dans la grande aventure de "la vie sans tabac" sans aide magique d'aucune sorte, à grand renfort d'annonces tonitruantes ici même et auprès de mes amis.
L'idée, c'était que mon ego ne supporterait pas l'humiliation d'un échec après avoir autant fait la maline, et que du coup, je n'aurais pas d'autre choix que de continuer à arrêter.

En un sens, je ne me suis pas trompée : il était effectivement hors de question d'avoir à avouer que j'abandonnais une si belle résolution.

Par contre, force est de constater que mon ego et ma conscience se sont très bien accommodés du mensonge par omission.

En fait, ça me semblait un petit peu ridicule de confesser qu'au bout de quelques temps, nous nous étions temporairement accordé une cigarette quotidienne.

Et puis, quand la cigarette s'est transformée en cigarette et demie, l'événement ne méritait pas non plus de faire la une des journaux.

Au bout de quelques semaines, pourtant, il a commencé à me sembler évident que fumer 4 à 5 cigarettes chaque jour n'était pas tout à fait digne d'une non fumeuse.

La vérité, c'est que j'ai réussi à me faire faire culpabiliser par un logiciel. Farpaitement. Un machin avec des 1 et des 0 dedans m'a fichu une honte m'obligeant à regarder la vérité en face : j'ai arrêté d'arrêter de fumer.

Alors je ne voudrais pas balancer, mais c'est quand même complètement la faute à Sixtine. C'est elle qui a fait rentrer dans ma vie ce logiciel maudit, "stopclopes", qui tous les matins quand tu ouvres ton ordi te félicite joyeusement :"Hourraaaaaa ! Vous avez arrêté de fumer il y a 47 jours, vous avez épargné 248.63 Euros et 8 jours de votre vie, vous êtes vraiment la plus belle, la plus intelligente, la plus forte, et la plus honnête du monde !!!".
(Il n'est pas exclu que j'exagère un peu)(mettez ça sur le compte du manque).

Arrive un moment où même ma mauvaise foi légendaire a du mal à assumer ces félicitations matinales alors que se rappelle à moi le charmant goût de cendrier dans ma gorge quand le soir j'en allume une petite dernière avant de me brosser les dents.

Bref, il fallait que je vous le dise et que je désactive ce $%!&?§ de logiciel empêcheur de fumer en rond (fumer en rond, ronds de fumée, mouhahaha).
Oui, je sais. Vous pouvez me lancer des cailloux (pour le jeu de mot qui pue et pour ma volonté pourrie)(je décline toute responsabilité en ce qui concerne vos écrans).

Ceci étant avoué, je précise que je n'ai pas pour autant lâché l'affaire, mais seulement suffisamment ravalé mon ego pour faire appel à la magie.

Non, je ne suis pas en train de sombrer dans une crise de mystifyfme (le manque de cigarette nuit à mon humour, que voulez vous).
Et oui, j'ai de bonnes raisons de croire aux méthodes plus ou moins magiques.

Mon oncle a arrêté de fumer du jour au lendemain sans aucune sensation de manque après s'être fait poser des électrodes ou je ne sais quoi partout sur le corps (c'est assez loin de Paris, malheureusement).

Mon dentiste m'a conseillé l'auriculothérapie qui a radicalement passé l'envie de tabac à un de ses patients (pas moyen d'avoir un nom d'auriculothérapeuthe garanti sans charlatanisme, quelle misère).

Me reste l'hypnose. Ça fait peur, hein ? (Tsss, même pas mal, je me suis DÉJÀ faite hypnotiser, je vous raconte ça la prochaine fois). En tout cas, pour le coup, j'ai un nom, gentiment proposé par une lectrice... Me reste à trouver le courage de passer le coup de fil...

Il me faut un peu de temps pour faire le deuil je crois (plus jamais envie de fumer, c'est un peu triste, non ?).

dimanche 14 octobre 2007

Fyfelita la mexicana - Part. 3

Après trois semaines de visites intensives de villes coloniales, de sites mayas, aztèques, olmèques, zapotèques (et leur copains en "èques"), de jungles et de plages paradisiaques, je suis en mesure de vous fournir gracieusement un petit guide de la préparation basique pré-messiiiiiico.

Voici donc les recommandations fyfiennes, absolument indispensable avant de partir :

- Entraînement neuronal : Ne pas laisser TOUT son cerveau à Paris. En garder un peu, pour surveiller son passeport. Par exemple.

- Entraînement sportif : 3 mois avant de partir, 6 heures de step par jour me semblent un minimum. Oui parce qu'au Mexique, il y a des pyramides issues de civilisations en "èques", avec des marches. Et des marches. Et des marches encore. Des zillions de marches. Hautes de préférence (pour faire mal aux genoux en descendant). Raides, bien sûr (amis du vertige, faites comme moi, redescendez classieusement à quatre pattes et en marche arrière). Sans parler de certaines conditions extrêmes, et notamment le cocktail altitude + pollution, trop bon pour les poumons (pensez à ajouter 2 heures d'entraînement à l'apnée aux 6 heures de step quotidiennes).
Vos poumons se croient à l'abri d'une attaque de volée de marches sous prétexte que vous êtes en train de visiter une ville coloniale ? Grossière erreur, il y a 500 marches à se farcir pour aller visiter l'église sur les hauteurs là-bas...
Conclusion, en rentrant, j'ai fait des bisous à mon ascenseur.

- Entraînement de l'estomac : Êtes vous vraiment prêts pour les sauces qui arrachent et les tortillas sous toutes leurs formes ?
Sachez que choisir sa sauce (verte ou rouge) revient à choisir entre cracher du feu et pleurer sa mère (la verte), ou pousser des petits cris en imitant les chutes Victoria, rapport aux chaudes larmes qui s'échappent de vos yeux (la rouge).
Quand aux tortillas, qu'elles s'appellent enchiladas, empenadas, burritos, nachos, ou tacos, ça reste de la galette de maïs plus ou moins FRITE (amis du régime, faites comme moi, mangez le seul légume vert disponible : l'avocat)(comment ça c'est pas un légume vert ?)(vous essayez de me dire que les 56 kilos de guacamole que j'ai mangé sous le prétexte d'équilibrer mon alimentation étaient une grosse arnaque ?)(non, ne le dites pas, merci).
Les plus aventuriers varieront leur nourriture à coup de gros vers blancs ou d'espèces de sauterelles frites (pas moi, donc)(moi je suis plutôt du genre à changer de trottoir histoire d'éviter que les vers blancs ne s'échappent de leur brochette pour me sauter à la figure)(le ver blanc mort est mesquin).
Au niveau de l'entraînement, pensez également à travailler votre résistance à l'alcool avant de partir, parce que c'est un crime de ne pas goûter à tous ces délicieux cocktails, confortablement installé en terrasse.

- Révisions politiques : Pour savoir pourquoi on crie avec la foule "Viva Mexico" le jour de l'indépendance, et pourquoi le drapeau mexicain est fièrement arboré partout pendant le mois patriotique. Révision révolutionnaire de rigueur en cas de passage au Chiapas, surtout si le sous commandant Marcos vous évoque le cousin mexicain de Marc Olivier Fogiel, Che Guevara une chanson de Nathalie Cardone, et Emiliano Zapata le nom d'un cirque.

- Chirurgie esthétique : Si, si, ça peut être TRÈS utile. Par exemple quand on rencontre un jeune couple d'étudiants français, qu'on sympathise au fil d'un bout de voyage commun, et qu'on s'aperçoit avec horreur que non seulement ils nous VOUVOIENT, mais qu'en plus quand on essaye de les convaincre que "zyva on est des djeuns nous aussi, faut nous tutoyer, hein", ils n'y arrivent pas et s'emploient plutôt à trouver des formulations qui évitent d'avoir à choisir entre le Tu et le Vous. Alors qu'un petit lifting de rien du tout aurait pu vous éviter cette désagréable envie de vous pendre.
Au passage, en même temps que le lifting, demandez au chirurgien s'il peut vous vampiriser, parce qu'après tout, le sang, on ne sait pas bien à quoi ça sert à part à nourrir les moustiques. Et au Mexique, des moustiques, j'en ai croisé quelques milliards, tous gracieusement nourris par votre serviteur (je me suis vengée dans la jungle, en en gobant quelques uns)(sans le faire exprès mais quand même).

- Stage de sensualité : oui, c'est mieux pour l'estime de soi quand on passe à Tulum, lieu culte du tournage de la non moins culte "Île de la tentachione". Pour les connaisseurs, on était voisins de l'hôtel Diamante K (on ne l'a pas choisi pour se loger, j'avais un peu peur de croiser des tentatrices qu'on n'aurait oublié de prévenir de la fin de l'émission, errant à la recherche de nouveaux mâles à séduire, rapport à leur QI inversement proportionnel à la taille de leurs seins).
Surtout qu'il faut l'assumer, l'évocation de ces corps graciles et dorés, alors qu'on a soi même un magnifique teint vert à pois rouge (teint guacamolé dû à l'abus d'avocat + piqûres de moustiques = le glamour à l'état pur).

Vous savez tout, vous êtes parés pour de futures vacances messicaines !

samedi 13 octobre 2007

Fyfelita la mexicana - Part. 2

En attendant le racontage... un teasing !

(en deux posts parce que blogger boude un peu)

Fyfelita la mexicana - Part. 2 bis

La suite...

mardi 9 octobre 2007

Fyfelita la Mexicana - Part. 1

Alors il faut bien commencer par le commencement, et cet épisode mexicain là, ben il n'est pas tout à fait mexicain (ça sent la tortilla frelatée, je sais, mais restez, hein).

D'abord, ben pour arriver au Mexique, il faut prendre l'avion.
J'ai horreur de prendre l'avion.
J'ai peur au décollage, j'ai peur quand il y a des turbulences, l'idée qu'un machin qui pèse autant de tonnes puisse tenir dans les airs dépasse mon entendement. L'enfonçage d'ongles dans la main du Chéri est mon occupation favorite en avion (il est ravi).
Mais il y a un truc que je déteste encore plus que les avions, c'est les aéroports.
Ces machins-là s'écroulent sans prévenir, ils sont en général hyper mal foutus, on y passe son temps à attendre, marcher des kilomètres et se perdre, ça me fout les nerfs en pelote.

Au passage, notez que les consignes de sécurité vont bientôt être renforcées dans les aéroports, ce qui me plonge dans la plus grande perplexitude. J'avais déjà du mal à imaginer qu'on puisse détourner un avion avec une pince à épiler ou avec un Rêve de mi*el de Nu*xe (si si je vous assure qu'une fois on a voulu me le confisquer si je ne le mettais pas dans un sac plastique transparent) (alors qu'une fois dans le sac transparent, la dangerosité du beaume à lèvre disparaît, c'est bien connu) (trop magique), là j'avoue que la perspective de contrôles encore plus poussés m'interroge.
Peut être qu'on va devoir passer en chambre de décontamination.
Ou venir la veille à l'aéroport pour entamer un processus de 24 de contrôles psychologiques en cellule isolée.
Je ne sais pas, mais j'ai un peu peur. Et je m'égare.

Quoi qu'il en soit, l'aéroport, c'est quand même un passage obligé pour les vacances lointaines, tant qu'on a pas inventé la téléportation (à ce propos, mais que font les chercheurs je vous le demande ?? En même temps, quand on sait qu'il y a des chercheuses qui ont le toupet de ne pas travailler sur les cellules souche alors que c'est télégéniquement jouli et que ça permettrait d'inventer la téléportation, plus rien ne m'étonne).

Et mes vacances, elles ont failli se résumer à l'aéroport voyez vous.

J'essplique.

Les looooongues heures de vol ont été, comme d'habitude, ponctuées de nourriture fine, de films intelligents, et de remplissage de formulaire d'immigration.
Bien.
L'arrivée à l'aéroport de Mexico a été, comme d'habitude, un grand moment de sautillement, frétillement, rigoulades excitées quasi hystérique.













Sur le chemin entre l'avion et la douane, huhu, c'est rigoulo t'as vu chéri, les policiers ils ressemblent moitié à Chips, moitié au Sergent Garcia, huhu, t'as vu chéri, les gens ils parlent espagnol partout, j'adooooooore, huhu, t'as vu chéri, zont pas l'air de rigoler les agents de l'immigration, huhu, attends deux secondes chéri, je ne trouve pas mon passeport.

Euh, là, je ne comprends pas, mon sac il est vide, tout son contenu est sur la moquette, et pas de trace de passeport.
Gloups.
D'un coup, j'ai la désagréable impression que mon sang a décidé de déserter mon cerveau malade pour aller vivre une nouvelle vie dans mes joyeux et inconscients orteils.

En courant dans les couloirs vers l'avion, j'essaye de ne pas trop penser, de maintenir le plus possible mon cerveau dans un état abasourdi, presque léthargique. Mais en courant quand même, parce que si l'avion repart, ooooooh mon dieu, non, ne pas penser, surtout, ne pas penser...

Hagarde, je m'engouffre sur la passerelle, bien décidée à retourner à mon siège d'avion.
Hum. Il semblerait que la sécurité mexicaine ne soit pas de cet avis.
Une vague vision de geôle mexicaine me revient.
Pas sûre de pouvoir vous faire confiance pour la rançon (bande de radins, je vous connais, va), je tente plutôt d'expliquer ma situation à une madame RFrance.
Ok, en vrai, je me jette à ses pieds en la suppliant d'une voie larmoyante de m'aider.

Nous entrons dans l'avion, où les femmes de ménage s'affairent.
Mon siège a déjà été nettoyé.
Elles n'ont pas trouvé de passeport.
Après quelques minutes de rampage sous les sièges, je dois admettre que mon passeport n'est pas là, et sortir à regret de l'avion.

Commence alors une fouille en règle : sac à moi, sac du chéri, poches à moi, poches du chéri, ma culotte, son caleçon. Rien, nada, wallou.
Je psalmodie nerveusement des "spa possible", entrecoupés de "j'suis trop conne, spa vrai".
Pourtant c'est possible, et même bien vrai.

Je lance un regard éploré à madame RFrance : "Si je n'ai plus de passeport, je ne vais pas pouvoir rentrer dans le pays, si ?"
Sa gêne ne laisse aucun doute sur la réponse.
Franchement, c'est bien la peine d'avoir une réputation de pays corrompu si on ne peut même pas acheter un agent de l'immigration pour passer en douce.
Ouaip, ça me rend un poil aigrie la panique.

"Euh, et alors, on fait comment dans ces cas là ?"
"Ben... Il faudrait que vous preniez le prochain avion pour la France"
Gloups.
Je veux ma maman.

En même temps, je ne suis pas le genre de fille qui se laisse abattre.
Dès que madame RFrance a le dos tourné, je tente une nouvelle percée dans l'avion. La policière mexicaine qui encadre les femmes de ménage m'arrête. J'insiste. J'avais mon passeport dans l'avion, je ne l'ai plus, il est là, forcément. Dans les poubelles peut être. Laissez moi les fouiller, s'il vous plaît, laissez moi les fouiller !
Elle me raccompagne vers la sortie de la passerelle avec un sourire contrit en m'expliquant qu'elle s'en occupe.
Je dois avoir l'air d'être bonne à enfermer.

Au bout d'une demi heure, j'ai mangé mes ongles, mes doigts, et la moitié de mes mains, et personne ne sort de l'avion.

Tant pis pour la geôle mexicaine, j'y retourne.
Cette fois, elle me raccompagne plus fermement.

Je suis tout simplement désespérée.
Madame RFrance prend mon bras, et m'explique que maintenant, il va falloir aller voir le chef d'escale.
"Et qu'est ce qui va se passer ? "
"...."
Cette fois, le calme et les mots rassurants du chéri ne peuvent plus retenir mes larmes.
Je suis une truffe. Je suis THE truffe. La classe internationale de la trufferie.
Une truffe française, qui va rentrer en France, sans papiers. Rhââââââ, achevez moi !

A ce moment là, la policière mexicaine nous rattrape en courant, brandissant mon passeport chéri....
Je sens les effets de la chute d'adrénaline dans mon corps, je ne sais pas si je vais tomber dans les vap', lui rouler une galoche, ou lui décerner le titre de zorrote officielle.

Ainsi ce termine le cauchemars, j'ai mon passeport en main, et tout le monde rigole nerveusement en français, en espagnol, en pleurant, en multipliant les "muchas gracias".

Viva Mexico, longue vie aux policières mexicaines, aux madames RFrance, je me sens même prête à assumer les 10 années de moqueries qui ne manqueront pas de suivre cet épisode... Oui, car on ne peut pas impunément angoisser tout le monde avec des dizaines de listes et de vérifications en tout genre ET laisser négligemment son passeport dans un avion après avoir rempli un formulaire d'immigration. Ça se paye en moqueries sonnantes et trébuchantes. Je suis prête.

(en plus c'est over blogable)
(oui j'y ai pensé quand ça a été fini)
(non je n'ai pas honte)

(j'essaye de faire plus court pour la suite, promis)

mardi 11 septembre 2007

Wééééééééééééééé !

Bon ben je crois que là, on ne peut plus y échapper, voili voilou, comment vous dire, je sais bien que ça va être dur, m'enfin voilà, il va falloir vous y faire, il est l'heure.... L'heure de quoi ?

Ben de hurler :


MESSIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIICO !!!!!


(pardi)


Si jamais je ne réapparaissais jamais sur la blogotruc pour cause de nouvelle vie dans une geôle messicaine, je compte sur vous pour monter un comité de soutien et réclamer ma libération.

Pour la peine, je vous donne notre itinéraire.

Pas une mince affaire, ça, l'itinéraire, je vous signale.

Dans un premier temps, vu la grandeur du pays et le nombre de trucs à visiter, j'ai eu un petit moment de désespoir, et je me suis dit que finalement, plutôt que de choisir des lieux au hasard, on aurait pu faire un parcours thématique "noms rigolos".

Ce qui aurait donné ça :

(où l'on s'aperçoit que savoir bidouiller fotoshoup n'implique pas d'avoir un quelconque talent graphique)

Soit environ 2 millions de kilomètres.
Et nous on n'a que 3 semaines (et demi) de congés.

Alors on est revenus à des valeurs plus culturelles :

(où l'on s'aperçoit que savoir bidouiller fotoshoup ne dispense pas non plus d'avoir un humour approximatif)

On entrera dans les détails de cet itinéraire fascinant à mon retour (si t'as pas vu que c'était fascinant, c'est sans doute parce que tu as encore paumé tes lunettes : clique sur l'image pour qu'elle s'agrandisse, ça ira mieux).

L'avantage quand on a eu pour seules et uniques vacances de l'année une pauvre semaine même pas complète il y a déjà 5 mois, c'est qu'à la veille du départ tant attendu, on hésite entre se faire pipi dessus de bonheur (si, ça arrive), et partir dans un rire démoniaque à la seule évocation du lendemain.

Bref, excusez moi d'être brutale mais putain, j'me casse, et vous ne pouvez pas vous imaginer comme c'est bon !!!! Mouhahahahahahahaha !

Ou peut être que si, vous pouvez, auquel cas je vous autorise à me haïr cordialement !

Adios Amigos !!!!

dimanche 9 septembre 2007

A la recherche de la gaufre perdue

Au lieu de réfléchir au contenu de mon sac à dos, j'ai mangé des gaufres.

Ca m'a pris hier, la folle envie de gaufres au chocolat, juste après ma séance de supermarché (2 heures au Mo*nop pour choisir les gels douche, et coton tige de voyage).

Alors au lieu d'aller finir nos courses de voyage au vieux qui campe, on est allés à Tydar pour acheter un gaufrier.
Bizarrement, personne n'avait prévenu Tydar que 31 ans s'étaient écoulés depuis le mariage de mes parents, et que personne n'allait mettre 2 millions de dollars dans un gaufrier vintage.

J'ai failli pleurer (il ne faut pas contrarier les filles qui arrêtent de fumer).

A ce moment là, j'ai dû retourner au supermarché parce que j'avais oublié d'acheter des trucs pour abreuver les zamis qui allaient venir à la maison le soir.
Faute de gaufrier, je n'ai pas acheté de Nut*ella pour accompagner les gaufres de mes rêves.

Alors je me suis consacrée à la recherche d'un endroit qui vendrait des gaufres toutes faites.

Mais faut croire que ce n'est vraiment plus à la mode, les gaufres, parce que PERSONNE n'en vendait dans un périmètre de 1 kilomètre autour de ma maison.

Là, j'ai pleuré.

Du coup, le Chéri a proposé d'aller voir dans la petite boutique là-bas si par hasard ils n'avaient un gaufrier.

Il était beau, il était petit, et il n'était pas cher (ce qui compte quand on sait qu'il va occuper une mini-cuisine parisienne et qu'il sera utilisé une fois tous les 5 ans environ).

Bref, je l'ai tout de suite aimé et adopté.

Là, je me suis aperçue que je n'avais pas de Nu*tella.
Horreur, malheur.
Troisième visite de la journée au supermarché, donc.

Quand j'ai ramené mon précieux butin à la maison, le Chéri m'a demandé : "on a des oeufs ?".
...
Alors il paraîtrait que sans oeufs, on ne peut pas trop faire de gaufre.
Les lois culinaires sont cruelles je trouve.

Dimanche, je suis donc allée devinez où pour acheter des oeufs.

Et, enfin, par miracle, j'ai pu manger des gaufres.
Tout l'après midi.
Fallait bien rentabiliser, non ?

A l'heure où je vous écris, j'ai un peu la nausée, et je commence à me paniquer sévèrement rapport au sac-à-dos qui n'est pas prêt du tout alors qu'il ne me reste qu'une micro-soirée pour m'en occuper, et que stressée comme je vais être, à tous les coups je vais oublier un truc genre mon passeport ou les billets d'avion.
Oups.

jeudi 6 septembre 2007

15 minutes of fame

Je me suis proposée pour répondre à une chaîne.

Oui, bon, certes, j'avais dit que j'étais en grève de chaînes, et paf, j'en redemande, ça peut paraître bizarre.

Ce n'est pas de la schizophrénie, c'est juste mon égo démesuré qui s'exprime : cette fois, au lieu d'être noyée dans la masse, ce sont des questions per-son-na-li-sées (en l'occurence par ma coupine g.) ! Et moi j'ai toujours rêvé de faire une interview !
(à la base, dans mon rêve, c'était pour une merveilleuse performance dans un groupe de rock qu'on m'interviewait, mais vu que je n'ai pas touché à ma guitare depuis que j'ai appris à jouer "Les portes du pénitencier" il y a environ 10 ans, comme motif de l'interview, on va se contenter de "un commentaire pourri laissé chez g." ).

C'est parti.

1- Pourquoi "Fyfe" ? [Et ne me réponds pas "pourquoi pas" hein]
Là, limite je me prends pour la rockeuse parce que l'intervieweuse, elle me connaît bien. Genre je suis connue, quoi.
Hum, bon, bref.
"Fyfe", c'est pour laisser s'exprimer la créativité de la blogosphère, tu vois.
Jusqu'ici, j'ai rencontré deux écoles : ceux qui prononcent [Fyfé] (à l'italienne, donc), et ceux qui prononcent [Faillefe] (à l'améwicaine, donc).
Mais en vrai je ne suis ni Laura Pausini, ni Courtney Love, et donc dans ma tête à moi ça se prononçait bêtement à la française.
Je sais, c'est décevant.
La suite des explications serait encore plus désapointante, alors je vous épargne et je laisse le mythe se perpétuer (et mes chevilles dégonfler).

2- Qu'est-ce qui t'embête le plus depuis les 6 derniers mois ?
Oh la la, c'est maaaaal, g., de me relancer sur le terrain de la politique alors que j'essaye d'oublier... Je sais que mes chansons sont militantes, mais je m'exprime comme une citoyenne lambda, je ne veux pas faire des sujets politiques le centre de ma carrière, you know, je suis comme tout monde finalement.

3- Y a t'il une chance pour qu'on se croise un jour ?
J'sais pas, tu veux jamais me dire où tu vas ;)
J'aurais aimé te croiser à Hanoï, ou à Paris, et si tu as bien choisi ta nouvelle destination, je suis sûre que j'aimerai t'y croiser...

4- Que penses-tu des machos ?
Ils me font rire. Beaucoup.
Autant le sexisme caché sous un vernis politiquement correct me transforme invariablement en Hulkette, autant j'ai une certaine tendresse pour les machos affichés.
Parce que quand je pense macho, je pense immédiatement à mes origines italiennes, là où en d'autres temps, les mecs étaient de vrais machos qui devaient avoir l'air de commander. Mais juste l'air, hein, parce qu'en réalité, tout le monde savait bien que c'est la mama qui détenait le pouvoir.
J'adore ce genre de résistance pacifique et discrète (que je ne saurais pas du tout appliquer personnellement, est ce la peine de le préciser ?).
Les machos tels que je les conçois me paraissent faciles à contrer, et puis, de nos jours, ils ont un côté désuet et gentiement ridicules.

5- Si tu avais et l'argent et l'envie, dans quelle voiture roulerais-tu ?
Pfiou, si j'avais l'argent, je me débrouillerais pour continuer toute ma vie à ne pas avoir de voiture...
Ca m'intéresse tellement pas que je ne saurais même citer un modèle...
Ah si, je voudrais un truc de super héro (meuh non j'ai pas un problème d'égo), du genre Batmobile, ou Kit (qui a dit Papamobile ?????), histoire qu'elle conduise toute seule et me fasse une manucure pendant le trajet.









Bon, et maintenant que j'ai fait ma star (merciiiiii g. !), voilà les instructions :

- Vous laissez un commentaire de votre choix, qui ou qui n'a pas à voir avec la choucroute

- En réponse, je vous pose 5 questions et je me ruine le cerveau si j'en crois l'expérience de g.

- Vous répondez chez vous, et paf, ça fait une chaîne, vous posez des questions aux commentateurs, blablabla... (Vous pouvez aussi répondre ici si vous êtes Sans Blog Fixe)

mercredi 5 septembre 2007

No smoking please / J+5

Trop facile d'arrêter de fumer.

Tout le monde vous le dira, il suffit de s'occuper l'esprit, les doigts, et la bouche. Faire diversion.

C'est très très simple, finalement.

Alors voilà, j'ai pensé à mes vacances (J-7, youhou, salto avant, messieurs dames), j'ai pensé à mon anniv' d'octobre (fête - pas fête, j'invite qui, quels cadeaux surprises je vais avoir), j'ai pensé à Noël (et qu'est ce que je vais offrir au Chéri ? Et à soeurette ? Et à mes parents ? Et au Chat (ben quoi j'ai besoin de m'occuper l'esprit on a dit)), j'ai pensé à Pâques aussi, et puis aux prochaines vacances, à celles de dans deux ans, à ma carrière professionnelle de maître du monde (Je ne vous en ai jamais parlé ? Une autre fois, hein), à ma retraite, à.... non ben on va s'arrêter là hein.

Occupons nous les mains plutôt.
Bon, après 10 tentatives de manucure échouées (sous-couche, vernis, double vernis, c'est raté, dissolvant, sous-couche, vernis, double vernis, c'est raté, etc, etc, etc), il s'est avéré que j'aurais réussi à fumer en faisant n'importe quoi d'autre. Ben ouais, j'étais achte forte en fumeuse.

La bouche ?
Ben ouais, mais après mes 5 cafés, 6 capuccinos, 8 thés, j'ai décidé de mettre le holà sur le liquide (je vais passer une nuit magique : insomnie et pipiroom, c'est le thème).
Du coup j'ai mangé tout ce que j'ai pu trouver dans la maison depuis que je suis rentrée du boulot (au boulot, j'avais fini de manger mes ongles, et j'allais attaquer mes doigts).

Voilà voilà.
La la la.

Maintenant que j'ai la tête pleines d'idées noires sur ma vie que je sais pas à quoi elle sert, sur mes ongles tout pourris tout mangés, et que j'ai l'estomac plein à craquer au point d'avoir la nausée, ben je peux l'affirmer : j'ai grave envie de fumer, que si tu passes en bas de ma fenêtre avec une cigarette, tu risques de te faire agresser par une folle furieuse qui en veut à ton tabac.

Allez, plus que 70 ans à tenir, hein ! (ouaip, j'ai décidé de vivre très très vieille en plus).


PS : Nan mais bon, je suis toujours aussi fière, quand même :)

mardi 4 septembre 2007

Pas aidée

J'arrête de fumer, certes, mais vous admettrez que je ne suis pas aidée.

Cécilia m'en veut personnellement. La preuve, elle a déclaré :

"Toute ma vie, j'ai aidé les gens qui souffrent : je ne vais pas changer aujourd'hui. Je suis heureuse d'avoir pu apporter du soutien à des enfants et à leurs familles dans la douleur. [...]
On ne m'empêchera jamais d'essayer d'aider ou de soulager la misère du monde, dans quelque pays que ce soit."

Allons bon, la première dame de France est l'alter égo de mère Teresa.

Je ne sais pas si quand elle parle d'aider les gens qui souffrent et de soulager la misère du monde, elle fait allusion à son passage dans le mannequinat, son mariage avec Jacques martin, ou celui avec le Président, en tout cas je suis sûre qu'elle fait exprès de dire des trucs aussi ridicules juste pour m'énerver et me faire craquer sur une cigarette.

Ca ne prend pas.
Même pas mal.

EDIT (c'est un complot) :
Alors qu'on se décarcasse pour retrouver le scooter volé du fils du président, il en profite pour faire des bêtises dignes d'une petite racaille. Voilà une mission de soulagement de la misère du monde à la hauteur de la réincarnation de Mère Teresa : remettre le fiston dans le droit chemin avant que son papa le karchérise...

lundi 3 septembre 2007

No smoking please / J+3

C'était décidé depuis un moment : en août, on arrêtait de fumer.

Pourquoi arrêter de fumer ?

Parce qu'à 5 euros le paquet, ça revient à environ 2 000 euros par personne et par an (glurps).

Parce que je commençais à avoir une sale toux au réveil, et que l'idée de finir par parler comme Dark Vador avec un trou dans la gorge me terrifie.

Parce que la clope, c'est une addiction, qu'une addiction, c'est de l'esclavage, et qu'elle veut être liiiiiibre, Fyfe (y en a même qui l'ont vu voler).

Pourquoi août ?

Ben d'abord parce qu'à l'époque, ça semblait suffisamment loin pour qu'on ait le temps d'oublier (raté).

Parce qu'en août, c'est bien connu, on travaille au ralenti, sans stress, dans la zenitude (raté).

Et parce qu'en août, il fait très très chaud, ce qui ne donne pas envie d'aspirer de la fumer brûlante (encore raté).

Les semaines ont passé, on s'est renseignés pour savoir s'il existait des méthodes magiques pour perdre l'envie de fumer, parce que c'est ça le plus dur : faire son deuil définitif du plaisir nicotinien...

Apparemment il en existe, mais aucun de nous deux n'a eu la présence d'esprit de prendre rendez vous chez les magiciens conseillés. On fera ça demain, j'ai oublié de prendre le numéro, blablabla (procrastination et flemmingite usuelles).

Et paf, sans qu'on s'en rende compte, on était le 31 août, on allait partir en ouikend chez mes parents, et on fumait encore.
La loose.

Alors, on a courageusement éteint notre cigarette sur le quai de la gare de Lyon Part Dieu vendredi soir, et on s'est bravement lancés dans la grande aventure non fumeuse.

...


A J+3, je suis à même de confirmer que l'arrêt du tabac provoque de grave perturbations émotionnelles.

Exemple :
"NON MAIS C'EST BON, TU VAS ARRÊTER DE ME SAOÛLER AVEC TON SEL, JE VAIS TE LE PASSER, TU PEUX ATTENDRE DEUX SECONDES, NAN? ET T'AS VU COMMENT TU ME PARLES ? J'EN AI MAAAAAAAARRE, BOUHOUHOUHOUHOUHOU".

Tout va bien, c'est nor-mal.

L'arrêt du tabac peut également provoquer des hallucinations gênantes, et notamment des visions tabagiques peu appropriées : tentatives de fumage de doigts (rhô zut y avait pas de clope dans ma main), bureaux de tabac équipés de haut parleurs me sussurant de rentrer à l'intérieur, etc etc.

Ce n'est pas tout à fait normal, mais tout va bien quand même.

Et puis je ne passe pas mon temps à me lamenter sur ma frustration nicotinique, ou a me retenir de rouler une pelle à ma collègue qui aspire la dernière bouffée de sa cigarette.

Non, mes journées restent parsemées de furtifs moments de bonheur : en descendant du train, en sortant du boulot, de la cantine, après le dîner, avec mon thé, la vie me donne mille occasions d'oublier un instant que je ne fume plus : je souris, prend une bonne bouffée d'air frais, plonge ma main dans mon sac à main, et voilà : ça fait une bonne demi-seconde de plénitude avant de me souvenir que non, y a rien à prendre dans mon sac à main.

A part ça, mon estomac est devenu un gouffre qui ne se remplit jamais.
Tout va bien, bientôt je serais trop obèse pour franchir le seuil de ma porte et aller m'acheter ma drogue.

En attendant, je ne peux pas nier que je suis incroyablement fière de moi.