En 1000 mots, vous démontrerez comment le vote municipal prouve le soutien populaire au gouvernement.
Alors pour commencer, elle est LOCALE cette élection, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué.
Alors rien à voir avec le national vous voyez.
Les bouseux aux bouseux et la nation à nous, point barre.
Et si vous pensez avoir entendu le président dire : "Je m'engagerai à la place qui est celle du président de la République, le gouvernement s'engagera pour mobiliser notre électorat, (...) parce que le concept d'élection dépolitisée est absurde" pas plus tard qu'en janvier, ne comptez pas sur la sécurité sociale pour vous acheter le cerveau qui va bien (made in té-èfe-1 - ndlr).
Quand aux ballades ministérielles de ces dernières semaines dans les villes de province, elles n'avaient évidemment rien à voir avec un mélange du local et du national. Il s'agissait seulement d'une sombre histoire de falcon en rodage qu'il fallait sortir, alors pensez vous, c'est pas notre genre de faire du gaspillage, on en a profité pour aller respirer l'air pur de la province, mais de là à suspecter qu'on soit allé soutenir des candidats, franchement, il y a un pas que vous ne pouvez franchir.
Bref.
Ensuite, un mot sur le résultat.
Non, ce n'est pas une déculottée.
Un simple rééquilibrage je vous signale.
En fait à l'UMP on avait un peu peur d'être accusé de tout avoir, et bon, il fallait bien montrer qu'on n'était pas (trop) facho, alors on a laissé quelques mairies au PS, voilà toute l'affaire.
Et puis de toutes façons, quel intérêt de discuter d'un résultat aussi peu représentatif, mmh ? Vous avez vu ce taux d'abstention ? Non, franchement, personne n'a voté, ce résultat n'a aucun sens.
Bon.
Maintenant qu'il est bien clair pour tout le monde que ce résultat est uniquement local et qu'il est impossible d'en tirer une quelconque conclusion quant à l'évaluation du travail gouvernemental par les français, laissez moi vous expliquer ce qu'il fallait comprendre sur le plan national. Parce que pendant cette campagne, les français m'ont parlé.
Et ils m'ont dit personnellement ce qu'était leur message.
Les français s'impatientent.
Quand ils ont élu le président avec cet exceptionnelle participation, ils ont parlé.
Aujourd'hui, les français ont un problème avec le rythme des réformes.
Les français veulent qu'on aille plus vite, plus fort.
Alors je m'y engage, parce que je vous ai compris.
Nous irons plus vite, plus fort.
Merci de votre soutien.
(ouais j'aurais pu faire pareil avec le discours du PS.
Mais on a les subjectivités qu'on mérite.
Pis vous je sais pas, mais moi j'ai mal quand je m'assois).
EDIT : Oh mon dieu. J'ai OUBLIE de parler de la pédagogie.
Je ne me pardonnerai jamais ne pas avoir mentionné cette fameuse pédagogie dont le gouvernement doit faire preuve pour mieux expliquer son action. Parce que si le peuple n'est pas d'accord, ce n'est certes pas parce qu'il y a erreur d'aiguillage voyez vous, c'est uniquement parce qu'ils n'ont pas bien compris (bande de cons).
dimanche 16 mars 2008
vendredi 14 mars 2008
La suite du Milieu
(discrètos Carlos, vous assistez à la résurrection du bloug, how amazing)
(pour la résurrection de la Fyfe va falloir compter quelques semaines supplémentaires, je préviens)
Le pays du Milieu, oui, celui là même qui avait osé me claquer il y a quelques mois, m'a définitivement achevée.
Encore une fois, j'ai pêché par orgueil : allons donc, une deuxième fois c'est la routine, remballe le dépaysement et aboule la peau de patte de canard et le tofu au sang, je suis PRÊTE.
Ouais, ouais, tu me proposes de m'épouser, je comprends bien je suis irrésistible mais my heart belongs to my lover, far far away in Paris, you see, et non je ne sais pas le dire en idéogrammes, je peux te le mimer peut être ? Mon dieu mais qu'est ce qu'elle fout cette interprête ?
NON, je ne suis pas d'accord pour qu'on s'appuye sur cette demande en mariage pour notre négociation commerciale. Hors de question. Niet. Nada. Non ça non plus je ne sais pas le dire en chinois, mais quand même.
Comment ça que je te trouve une épouse européenne à acheter en échange d'un mari local ? Ah ben c'était pas moi qui était irrésistible alors. Non c'est pas grave, je n'ai jamais eu d'égo de toutes façons.
Mais alors au niveau de l'achat d'épouse, je suis curieuse, on fait ça comment ? On négocie le prix autant que notre contrat là ? Non parce que ça risque d'être humiliant pour la femme un peu quand même quand tu vas te mettre à chipoter sur les frais de déplacement.
Accessoirement, j'ai peur d'avoir du mal à te trouver une candidate. Non, non, rien à voir avec la loi, les droits de l'homme ou autre broutille, mais plutôt rapport à ta peau ravagée et tes dents... comment dire.... tes non-dents ?.... tes dents moisies ?..... ton usine à pourriture bucale serait plus juste, sans vouloir t'offenser of course.
Ok, ok, tu as compris qu'on ne fera pas affaire maritalement parlant, mais c'est pas une raison pour que toi et tes petits copains vous en preniez personnellement à moi niveau alcool de riz, hein.... Wé wé, cul sec, je SAIS... Oui, oui, bien sûr, ma résistance à l'alcool est sidérante, m'enfin elle a ses limites.
Si, si, je t'assure.
Si, si, je te le jure.
Oh my god.
En raison d'une interruption momentanée du cerveau de Fyfe à ce moment de la soirée, le récit s'arrête là.
Ok, vous êtes comme moi, curieux de connaître la suite.
Et comme moi, vous serez déçus par le tissu de mensonges qu'on va vous servir.
Selon des sources non officielles Fyfe aurait généreusement partagé avec ses collègues et son directeur des éléments de sa vie intime (en vrac, histoires de pipi, caca, seske)(NON, pas tout mélangé).
Selon ces même sources qui vraiment ne manquent pas d'audace ni d'imagination, Fyfe aurait choisi de rendre nuitament son tofu, dans la chambre d'hôtel de son directeur, en présence du reste de la délégation française.
Ahem.
Bien sûr ces informations ne sont pas vérifiées et sont vraisemblablement de simples rumeurs diffusées en vue de décridibiliser la Fyfe professionnelle.
Le fait que Fyfe se souvienne avoir évoqué le Dark Side of Fyfe ne peut en aucun cas être une preuve à sa charge.
Ni les traces de vomi retrouvées le lendemain sur son pantalon.
NB : Ai je besoin de donner plus d'explication au silence radio sur ce bloug, mmh ? Merci, c'est bien ce qui me semblait, je vais retourner m'enterrer, à bientôt. Peut être.
(pour la résurrection de la Fyfe va falloir compter quelques semaines supplémentaires, je préviens)
Le pays du Milieu, oui, celui là même qui avait osé me claquer il y a quelques mois, m'a définitivement achevée.
Encore une fois, j'ai pêché par orgueil : allons donc, une deuxième fois c'est la routine, remballe le dépaysement et aboule la peau de patte de canard et le tofu au sang, je suis PRÊTE.
Ouais, ouais, tu me proposes de m'épouser, je comprends bien je suis irrésistible mais my heart belongs to my lover, far far away in Paris, you see, et non je ne sais pas le dire en idéogrammes, je peux te le mimer peut être ? Mon dieu mais qu'est ce qu'elle fout cette interprête ?
NON, je ne suis pas d'accord pour qu'on s'appuye sur cette demande en mariage pour notre négociation commerciale. Hors de question. Niet. Nada. Non ça non plus je ne sais pas le dire en chinois, mais quand même.
Comment ça que je te trouve une épouse européenne à acheter en échange d'un mari local ? Ah ben c'était pas moi qui était irrésistible alors. Non c'est pas grave, je n'ai jamais eu d'égo de toutes façons.
Mais alors au niveau de l'achat d'épouse, je suis curieuse, on fait ça comment ? On négocie le prix autant que notre contrat là ? Non parce que ça risque d'être humiliant pour la femme un peu quand même quand tu vas te mettre à chipoter sur les frais de déplacement.
Accessoirement, j'ai peur d'avoir du mal à te trouver une candidate. Non, non, rien à voir avec la loi, les droits de l'homme ou autre broutille, mais plutôt rapport à ta peau ravagée et tes dents... comment dire.... tes non-dents ?.... tes dents moisies ?..... ton usine à pourriture bucale serait plus juste, sans vouloir t'offenser of course.
Ok, ok, tu as compris qu'on ne fera pas affaire maritalement parlant, mais c'est pas une raison pour que toi et tes petits copains vous en preniez personnellement à moi niveau alcool de riz, hein.... Wé wé, cul sec, je SAIS... Oui, oui, bien sûr, ma résistance à l'alcool est sidérante, m'enfin elle a ses limites.
Si, si, je t'assure.
Si, si, je te le jure.
Oh my god.
En raison d'une interruption momentanée du cerveau de Fyfe à ce moment de la soirée, le récit s'arrête là.
Ok, vous êtes comme moi, curieux de connaître la suite.
Et comme moi, vous serez déçus par le tissu de mensonges qu'on va vous servir.
Selon des sources non officielles Fyfe aurait généreusement partagé avec ses collègues et son directeur des éléments de sa vie intime (en vrac, histoires de pipi, caca, seske)(NON, pas tout mélangé).
Selon ces même sources qui vraiment ne manquent pas d'audace ni d'imagination, Fyfe aurait choisi de rendre nuitament son tofu, dans la chambre d'hôtel de son directeur, en présence du reste de la délégation française.
Ahem.
Bien sûr ces informations ne sont pas vérifiées et sont vraisemblablement de simples rumeurs diffusées en vue de décridibiliser la Fyfe professionnelle.
Le fait que Fyfe se souvienne avoir évoqué le Dark Side of Fyfe ne peut en aucun cas être une preuve à sa charge.
Ni les traces de vomi retrouvées le lendemain sur son pantalon.
NB : Ai je besoin de donner plus d'explication au silence radio sur ce bloug, mmh ? Merci, c'est bien ce qui me semblait, je vais retourner m'enterrer, à bientôt. Peut être.
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Misères du quotidien
lundi 25 février 2008
No comment
Je ne suis pas la seule au monde à savoir lever un seul sourcil, 15.68%, je suis tout simplement bafouée dans mon orgueil.
Rendez moi mon unicité j'ai envie de dire.

Rendez moi mon unicité j'ai envie de dire.

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On the ouèbe
dimanche 24 février 2008
Avec tous ces énervements qu'ils sont mauvais pour le coeur, la tête, le sommeil, et ma vieillesse à moi que j'ai, on se retrouve à se taper 5 heures de ménage un dimanche ensoleillé.
Oui 5 heures. A deux. Donc 10 heures de boulot.
J'ai trouvé des trucs derrière les meubles de la cuisine m'ont donné la VRAIE nausée, ça m'apprendra à me la jouer dégoutée de la politique.
Comme quoi elle est bien vue la tactique.
Je travaille plus (10 heures par jour c'est les jours calmes), et donc le soir et le week end, quand je ne travaille pas AUSSI, je suis un zombie à qui il vaudrait mieux éviter de parler des moutons qui commencent à coloniser la maison que si ça continue on va bientôt pouvoir approvisionner Bennet*ton en laine.
Je ne gagne pas plus rapport aux caisses de l'état qui sont vides, et du coup je ne peux pas me payer la femme de ménage qui devrait travailler 1 heure par jour minimum chez moi vu qu'avec le Chéri on ressemble plutôt aux cochons qu'aux moutons niveau vitesse de foutage de bordel.
Conclusion, quand vraiment les moutons deviennent trop gênant, on sacrifie un dimanche toutentier à exterminer le troupeau.
Et ben y a pas à dire, mais quand t'as frotté- brossé - récuré pendant 5 heures, ben t'es drôlement moins énervé contre le président.
C'est bien foutu comme truc, quand même.
Oui 5 heures. A deux. Donc 10 heures de boulot.
J'ai trouvé des trucs derrière les meubles de la cuisine m'ont donné la VRAIE nausée, ça m'apprendra à me la jouer dégoutée de la politique.
Comme quoi elle est bien vue la tactique.
Je travaille plus (10 heures par jour c'est les jours calmes), et donc le soir et le week end, quand je ne travaille pas AUSSI, je suis un zombie à qui il vaudrait mieux éviter de parler des moutons qui commencent à coloniser la maison que si ça continue on va bientôt pouvoir approvisionner Bennet*ton en laine.
Je ne gagne pas plus rapport aux caisses de l'état qui sont vides, et du coup je ne peux pas me payer la femme de ménage qui devrait travailler 1 heure par jour minimum chez moi vu qu'avec le Chéri on ressemble plutôt aux cochons qu'aux moutons niveau vitesse de foutage de bordel.
Conclusion, quand vraiment les moutons deviennent trop gênant, on sacrifie un dimanche toutentier à exterminer le troupeau.
Et ben y a pas à dire, mais quand t'as frotté- brossé - récuré pendant 5 heures, ben t'es drôlement moins énervé contre le président.
C'est bien foutu comme truc, quand même.
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Misères du quotidien
samedi 23 février 2008
Quart d'heure dictateur
Bon les gens ça va pas du tout.
Tous les jours, j'ai envie de bloguer un coup de gueule politique.
Mais pas n'importe comment, hein.
Genre en passant plein de temps sur chaque phrase, chaque mot, pour qu'elle puisse dire à quel point j'ai la nausée de ce qui se passe dans ce p**** de pays.
Sauf que du temps j'en ai pas beaucoup.
Alors je rumine.
Je prépare mes formules dans ma tête, cherchant les plus assassines, celles qui mettront le mieux en exergue l'ignominie et la débilité du merdier dans lequel on s'est foutu en mai dernier (non pas qu'avant mai c'eût été la joie et le bonheur dans les foyers, notez, mais on vient quand même de se prendre un sacré coup d'accélérateur niveau enc*** si vous voulez mon avis)(ce sujet me rend terriblement vulgaire, 'scusez moi).
En général, c'est à ce moment là que Caro publie un de ces billets apolitiques de gauche et mon dieu c'est tellement bon que j'en ferai pipi dans ma mulotte ((c) Ashley) après lui avoir roulé une pelle.
Ou alors c'est Sébastien Fontenelle qui publie, et on ne va pas se mentir, je qualifierai ma réaction de quasi-orgasmique.
Quand ils l'écrivent, c'est tellement bien fait que ça me permet de décharger la violence que j'ai à l'intérieur de moi.
C'est un peu grâce à eux que je ne suis pas Hulkisée en permanence par exemple.
Par contre ça me rend un peu dictatoriale.
Par exemple je trouve qu'on devrait être obligés de lire assidument le bloug de Sébastien Fontenelle (celui de Caro aussi, hein, et même quand c'est pas apolitique de gauche, mais c'est pa sle sujet).
Pas forcément pour être d'accord avec lui (quoique...), mais ne serait-ce que pour l'équilibre des points de vue, pour contrebalancer toutes les conneries qu'on nous assène en permanence ailleurs. Parce qu'on subit des censures comme ça, et qu'on confie le pays à des politiciens qui mentent comme ça.
Alors maintenant allez lire tout ça, faites moi plaisir.
EDIT :
C'est officiel, on cherche à m'étouffer de rage.
En plus des liens de Drenka dans les comm', il y a aussi cet article de Libé. Félicitons nous ensemble de vivre dans un pays qui amnisitie les actes racistes et fait des patrons de groupuscules facho des profs agrégés au casier vierge.
Bon, on attend quoi pour faire une pitite révolution, là ?
Tous les jours, j'ai envie de bloguer un coup de gueule politique.
Mais pas n'importe comment, hein.
Genre en passant plein de temps sur chaque phrase, chaque mot, pour qu'elle puisse dire à quel point j'ai la nausée de ce qui se passe dans ce p**** de pays.
Sauf que du temps j'en ai pas beaucoup.
Alors je rumine.
Je prépare mes formules dans ma tête, cherchant les plus assassines, celles qui mettront le mieux en exergue l'ignominie et la débilité du merdier dans lequel on s'est foutu en mai dernier (non pas qu'avant mai c'eût été la joie et le bonheur dans les foyers, notez, mais on vient quand même de se prendre un sacré coup d'accélérateur niveau enc*** si vous voulez mon avis)(ce sujet me rend terriblement vulgaire, 'scusez moi).
En général, c'est à ce moment là que Caro publie un de ces billets apolitiques de gauche et mon dieu c'est tellement bon que j'en ferai pipi dans ma mulotte ((c) Ashley) après lui avoir roulé une pelle.
Ou alors c'est Sébastien Fontenelle qui publie, et on ne va pas se mentir, je qualifierai ma réaction de quasi-orgasmique.
Quand ils l'écrivent, c'est tellement bien fait que ça me permet de décharger la violence que j'ai à l'intérieur de moi.
C'est un peu grâce à eux que je ne suis pas Hulkisée en permanence par exemple.
Par contre ça me rend un peu dictatoriale.
Par exemple je trouve qu'on devrait être obligés de lire assidument le bloug de Sébastien Fontenelle (celui de Caro aussi, hein, et même quand c'est pas apolitique de gauche, mais c'est pa sle sujet).
Pas forcément pour être d'accord avec lui (quoique...), mais ne serait-ce que pour l'équilibre des points de vue, pour contrebalancer toutes les conneries qu'on nous assène en permanence ailleurs. Parce qu'on subit des censures comme ça, et qu'on confie le pays à des politiciens qui mentent comme ça.
Alors maintenant allez lire tout ça, faites moi plaisir.
EDIT :
C'est officiel, on cherche à m'étouffer de rage.
En plus des liens de Drenka dans les comm', il y a aussi cet article de Libé. Félicitons nous ensemble de vivre dans un pays qui amnisitie les actes racistes et fait des patrons de groupuscules facho des profs agrégés au casier vierge.
Bon, on attend quoi pour faire une pitite révolution, là ?
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On n'est pas chez les bisounours
mardi 19 février 2008
Totalement inutile
Où l'on apprend que je n'ai pas le temps d'écrire des notes, mais que je trouve quand même un quart d'heure pour faire des trucs un peu idiots sur internet.
Où l'on confirme donc que je ne sais pas résister aux trucs idiots.
Où l'on découvre que si je faisais de la musique j'aurais vraiment des goûts de chiotte en photo, comme quoi, on ne peut pas tout avoir.
Où l'on s'étonne de ce qui semblerait être une inquiétante propension à vouloir prôner la peluchophilie chez les roquets sur la pochette de mon premier album.
Où, finalement, on est rassuré de savoir que je n'ai aucun (mais alors aucun) talent pour la musique.

(et où on file lire chez Cely comment on fait pour savoir à quoi ressemblerait la pochette de notre premier album)
Où l'on confirme donc que je ne sais pas résister aux trucs idiots.
Où l'on découvre que si je faisais de la musique j'aurais vraiment des goûts de chiotte en photo, comme quoi, on ne peut pas tout avoir.
Où l'on s'étonne de ce qui semblerait être une inquiétante propension à vouloir prôner la peluchophilie chez les roquets sur la pochette de mon premier album.
Où, finalement, on est rassuré de savoir que je n'ai aucun (mais alors aucun) talent pour la musique.

(et où on file lire chez Cely comment on fait pour savoir à quoi ressemblerait la pochette de notre premier album)
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On the ouèbe
lundi 18 février 2008
6 choses de dans 10 ans
Alors que je lutte quotidiennement pour continuer à vous lire, que je fais violence à ce qui me reste de neurones après d'harassantes journées pour écrire quelques maigres commentaires, et que la mise à jour de mon propre bloug est un fantasme aussi lointain que les prochaines vacances, laissez moi ne pas vous dire merci pour cette attaque de tags en tirs croisés.
Pas merci f@bf@b, Françoise, Winon, et ClaireMM donc (wé moi je suis comme ça, je dénonce, et même que ça sera votre faute les filles si je produits ce post tout pourri à l'aide du demi-neurone- appelons le survivor - qu'il me reste à cette heure).
J'ai donc succombé à l'épidémie de chaînes qui sévit en ce moment sur les blogs.
Histoire de faire autre chose que répondre à des couestionnaires aussi intéressants fussent ils pendant les 8 prochains mois, je vous propose de prendre toutes les règles, bien mélanger, et pof ça donne 6 trucs, habitudes ou tics sans importance sur moi même ici présente, mais dans 10 ans.
1. Dans 10 ans, je me serai débarassée de tous mes tics et habitudes sans importance afin de me concentrer sur l'essentiel de la vie : l'argent et la nourriture.
Et voilà.
Mmh ?
Je me foutrais un peu de vous ?
Moui spa faux.
Mais c'est parce que le Chat a mangé mon ordi.
Oui je sais, un minimum de crédibilité est nécessaire quand on invente des excuses.
En même temps on voit que vous ne connaissez pas mon chat (lâche cet écran, sale bête), c'était une excuse tout à fait crédible.
Ahem, bref.
1. Dans 10 ans j'aurai posté un nouveau message sur mon bloug. Si tout va bien. (attention, piège, ça a l'air insignifiant mais ça ne l'est pas).
2. Dans 10 ans je pense que je continuerai à être obligée de calculer mon âge quand on me le demande (année en cours moins année de naissance, je pose 8 et je retiens 1, ah ben tiens, ça fait toujours 20 ans dites donc)(5 de plus qu'Ashley quand même)(jeunette, va).
3. Dans 10 ans, j'aurai appris à soulever mon sourcil gauche tout seul pour manifester ma profonde perplexitude, histoire de reposer un peu le droit qui travaille depuis (je pose 9 et je retiens 2) 20 ans.
4. Dans 10 ans, on sera en 2018.
(insignifiant on a dit, mmh ?)
(oups, c'était "insignifiant à propos de moi")
Dans 10 ans, je serai en 2018. Vous, vous faites ce que vous voulez.
5. Dans 10 ans, j'arrêterai de me gratouiller les sourcils quand je réfléchis (je n'aurai plus de sourcils vraisemblablement).
6. Dans 10 ans, je serai désintoxiquée de l'ordi (ou alors j'aurai une puce wi-fi dans le cerveau).
Mgbrmff désolée tout ça tout ça.
Pas merci f@bf@b, Françoise, Winon, et ClaireMM donc (wé moi je suis comme ça, je dénonce, et même que ça sera votre faute les filles si je produits ce post tout pourri à l'aide du demi-neurone- appelons le survivor - qu'il me reste à cette heure).
J'ai donc succombé à l'épidémie de chaînes qui sévit en ce moment sur les blogs.
Histoire de faire autre chose que répondre à des couestionnaires aussi intéressants fussent ils pendant les 8 prochains mois, je vous propose de prendre toutes les règles, bien mélanger, et pof ça donne 6 trucs, habitudes ou tics sans importance sur moi même ici présente, mais dans 10 ans.
1. Dans 10 ans, je me serai débarassée de tous mes tics et habitudes sans importance afin de me concentrer sur l'essentiel de la vie : l'argent et la nourriture.
Et voilà.
Mmh ?
Je me foutrais un peu de vous ?
Moui spa faux.
Mais c'est parce que le Chat a mangé mon ordi.
Oui je sais, un minimum de crédibilité est nécessaire quand on invente des excuses.
En même temps on voit que vous ne connaissez pas mon chat (lâche cet écran, sale bête), c'était une excuse tout à fait crédible.
Ahem, bref.
1. Dans 10 ans j'aurai posté un nouveau message sur mon bloug. Si tout va bien. (attention, piège, ça a l'air insignifiant mais ça ne l'est pas).
2. Dans 10 ans je pense que je continuerai à être obligée de calculer mon âge quand on me le demande (année en cours moins année de naissance, je pose 8 et je retiens 1, ah ben tiens, ça fait toujours 20 ans dites donc)(5 de plus qu'Ashley quand même)(jeunette, va).
3. Dans 10 ans, j'aurai appris à soulever mon sourcil gauche tout seul pour manifester ma profonde perplexitude, histoire de reposer un peu le droit qui travaille depuis (je pose 9 et je retiens 2) 20 ans.
4. Dans 10 ans, on sera en 2018.
(insignifiant on a dit, mmh ?)
(oups, c'était "insignifiant à propos de moi")
Dans 10 ans, je serai en 2018. Vous, vous faites ce que vous voulez.
5. Dans 10 ans, j'arrêterai de me gratouiller les sourcils quand je réfléchis (je n'aurai plus de sourcils vraisemblablement).
6. Dans 10 ans, je serai désintoxiquée de l'ordi (ou alors j'aurai une puce wi-fi dans le cerveau).
Mgbrmff désolée tout ça tout ça.
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On the ouèbe
mercredi 6 février 2008
Brèvement
A la cantine, une collègue qui nage un peu dans sa taille 34 raconte.
Son mari se fait draguer par une femme au boulot.
Pas dragouiller, pas séduire, non, non, non. Plutôt rentre dedansiser. Vampiriser. Carla Bruniser.
Mais la collègue ne s'inquiète pas, elle ne doute pas une seule seconde de l'échec de l'entreprise adultère.
Sans doute pas très jalouse.
Ah non, pardon, j'avais mal compris, ce n'est pas une histoire de non-jalousie, c'est juste que la Carla de l'histoire, elle est "petite et grosse. Aucun risque, donc."
La collègue croise mon regard. Ces yeux balayent et constatent : je ne suis pas grande ; je rentrerais éventuellement un doigt de pied dans une taille 34.
Soudain gênée, elle ajoute : "Non mais elle n'est pas très intelligente en plus".
Moi non plus.
La preuve, au lieu de lever les yeux au ciel et passer à autre chose, j'adresse mentalement tous mes voeux de réussite à la Carla petite et grosse.
Comme le post it cacate (du verbe cacater), j'ajoute ici qu'il faut aller au théatre le Lieu les lundi à 19h voir Stéphane Navarro dans la peau d'une ronde, sur les textes de Caro ronde et jolie, parce que c'est bien.
Son mari se fait draguer par une femme au boulot.
Pas dragouiller, pas séduire, non, non, non. Plutôt rentre dedansiser. Vampiriser. Carla Bruniser.
Mais la collègue ne s'inquiète pas, elle ne doute pas une seule seconde de l'échec de l'entreprise adultère.
Sans doute pas très jalouse.
Ah non, pardon, j'avais mal compris, ce n'est pas une histoire de non-jalousie, c'est juste que la Carla de l'histoire, elle est "petite et grosse. Aucun risque, donc."
La collègue croise mon regard. Ces yeux balayent et constatent : je ne suis pas grande ; je rentrerais éventuellement un doigt de pied dans une taille 34.
Soudain gênée, elle ajoute : "Non mais elle n'est pas très intelligente en plus".
Moi non plus.
La preuve, au lieu de lever les yeux au ciel et passer à autre chose, j'adresse mentalement tous mes voeux de réussite à la Carla petite et grosse.
Comme le post it cacate (du verbe cacater), j'ajoute ici qu'il faut aller au théatre le Lieu les lundi à 19h voir Stéphane Navarro dans la peau d'une ronde, sur les textes de Caro ronde et jolie, parce que c'est bien.
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On n'est pas chez les bisounours
mercredi 30 janvier 2008
Les bouboules et les quiquilles
Quand l'ambiance qui règne dans ta boîte est aussi amicale qu'un ministre de l'immigration (de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement (respire ici)), les grands penseurs de l'entreprise, qui ne sont jamais à court d'idées de génie, organisent des événements fédérateurs qui sauront ramener l'esprit d'équipe nécessaire au "travailler plus sans gagner plus" qui caractérise la vie de l'employé moyen.
(note au chef du personnel du gouvernement, qui qu'il soit : penser à organiser un paint ball entre Fadela et Christine).
C'est comme ça qu'on se retrouve avec des chaussures ridicules déjà portées par je ne veux pas savoir combien de personnes, sur une moquette qu'un esprit malsain et visiblement cocaïné a conçue dans les années 80, sous des néons qui te flattent le teint comme une overdose présidentielle, à lancer des bouboules sur des quiquilles.
Ô joie.
Si tu avais eu la présence d'esprit de te préparer psychologiquement au glamour de la situation (moi je conseille le maquillage à la truelle et le pantalon pattes d'eph' pour recouvrir les chaussures, mais si tu as envie de tenter la robette, tu ne pourras pas dire que tu n'étais pas prévenue), tu n'avais pas forcément prévu que pendant que tes collègues sympas s'amuseraient ensemble à l'autre bout de la pièce, ton équipe à toi, chanceuse comme tu es, serait composée des golden winners de la boîte.
Ni que les dits golden winners se sentiraient obligés de te donner des leçons de lancer de bouboule, basées sur leur propre compréhension du mouvement bouboulesque, à mi-chemin entre le lancer de pétanque et le lancer de marteau.
Finalement, alors que tu te demandais si l'ambiance de la boîte allait se trouver améliorée par l'humiliation infligée à la R&D par l'équipe du commercial, tu réalises que bon sang mais c'est bien sûr, une bonne bouboule dans la tronche du golden winner ferait du bien à tout le monde, quand même.
Tout mauvais esprit qui pourrait transpirer dans ce texte ne saurait être imputé au classement de l'auteure de ces lignes, qui n'aurait par exemple pas été foutue de faire tomber plus de 29 quiquilles en deux parties, et qui, par exemple toujours, se serait pris la honte grâce à son record du score le plus faible de la boîte.
Derrière Jocelyne de la compta.
Et le vieux croûton du courrier.
(note au chef du personnel du gouvernement, qui qu'il soit : penser à organiser un paint ball entre Fadela et Christine).
C'est comme ça qu'on se retrouve avec des chaussures ridicules déjà portées par je ne veux pas savoir combien de personnes, sur une moquette qu'un esprit malsain et visiblement cocaïné a conçue dans les années 80, sous des néons qui te flattent le teint comme une overdose présidentielle, à lancer des bouboules sur des quiquilles.
Ô joie.
Si tu avais eu la présence d'esprit de te préparer psychologiquement au glamour de la situation (moi je conseille le maquillage à la truelle et le pantalon pattes d'eph' pour recouvrir les chaussures, mais si tu as envie de tenter la robette, tu ne pourras pas dire que tu n'étais pas prévenue), tu n'avais pas forcément prévu que pendant que tes collègues sympas s'amuseraient ensemble à l'autre bout de la pièce, ton équipe à toi, chanceuse comme tu es, serait composée des golden winners de la boîte.
Ni que les dits golden winners se sentiraient obligés de te donner des leçons de lancer de bouboule, basées sur leur propre compréhension du mouvement bouboulesque, à mi-chemin entre le lancer de pétanque et le lancer de marteau.
Finalement, alors que tu te demandais si l'ambiance de la boîte allait se trouver améliorée par l'humiliation infligée à la R&D par l'équipe du commercial, tu réalises que bon sang mais c'est bien sûr, une bonne bouboule dans la tronche du golden winner ferait du bien à tout le monde, quand même.
Tout mauvais esprit qui pourrait transpirer dans ce texte ne saurait être imputé au classement de l'auteure de ces lignes, qui n'aurait par exemple pas été foutue de faire tomber plus de 29 quiquilles en deux parties, et qui, par exemple toujours, se serait pris la honte grâce à son record du score le plus faible de la boîte.
Derrière Jocelyne de la compta.
Et le vieux croûton du courrier.
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On n'est pas chez les bisounours
samedi 26 janvier 2008
La bonne thaï
Quand on m'a offert ce massage thaï, on m'a bien prévenue : le massage traditionnel, c'est du genre violent, à la limite de la douleur, demande un truc plus doux si tu as peur.
Bon.
Dois-je rappeler que je suis une aventurière du quotidien ?
Une exploratrice des cultures du monde (et du 12ème arrondissement en l'occurrence) ?
Bon.
Donnez m'en 1h30 s'il vous plaît.
Du traditionnel, of course, gardez votre came frelatée pour les touristes, merci.
Même pas peur.
Routarde, moi, j'te f'rai dire.
Je suis la dame ?
Ok je suis la dame.
Ah on on peut pas dire, c'est dépaysant, on s'y croirait : odeur de riz thaï (mioum), madames mini format qui se parlent en thaï (ou en tchèque, pour ce que je comprends).
Ça fait tellement vrai que je me demande si elles ont un salaire de là-bas aussi.
(Punaise, ma conscience politique me fatigue, des fois, je vous jure)
Mais, euh, ça ressemble à une cave, ou bien ?
Une cave propre et avec des alvéoles individuelles, certes, mais une cave quand même.
La madame me pousse dans une alvéole, me tend un pyjama gris, un panier en osier, et s'en va, non sans m'avoir expliqué ce que je devais faire. En thaï. (ou en tchèque).
Bon.
Je me débarasse de mes vêtements dans le panier en osier et j'enfile le pyjama gris (et non l'inverse), en espérant ne pas commettre un impardonnable impair (ben quoi, et si j'avais souillé un panier en osier sacré avec mes habits ?).
(oui, je suis très con parfois. Et ça me fatigue presqu'autant que ma conscience politique).
Il fait sombre dans la pièce. Je m'asseois sur le matelas en attendant ma geôlière. Pardon, ma masseuse.
Et je n'ai aucune raison de penser que je suis dans le remake thaï de midnight express.
A part la cave. A part le pyjama. A part la séance de torture qui arrive.
Alors que je commence à chercher des yeux une issue me permettant de m'enfuir, la mini-madame revient.
Me fait comprendre que je dois m'allonger.
Inspire, expire.
Jusqu'ici tout va bien.
Certes ça fait 8 secondes, mais quand même, c'est encourageant.
Au bout de 10 secondes, il est clair qu'effectivement, c'est vigoureux comme style de massage.
Mais le corps a des ressources insoupçonnées.
Par exemple, je ne pensais pas que mes genoux pouvaient supporter le poids d'une adulte, aussi mini fut elle.
Tiens, on dirait qu'elle va faire craquer mes doigts de pieds.
Oh mon dieu.
Zen. C'est pas grave, Fyfe, c'est pas grave. Les doigts de pieds ça ne servait à rien de toutes façons.
Ah oui quand même. Tout son poids sur mon pubis.
J'ai peur, j'ai l'impression qu'elle va m'emballer.
Mais c'est dingue comme le corps peut se plier dans tous les sens quand même !
Je crois qu'on a tout testé question sens et parties du corps, là, non ?
Ah, au temps pour moi, la cheville droite derrière la nuque gauche, on n'avait pas fait encore.
Alors que la mini-madame tente de communiquer avec moi avec un grand sourire que j'essaye de lui rendre, j'ai une pensée émue pour feue ma colonne vertébrale.
Je m'en servais de ma colonne, quand même, un peu.
Ça doit être ça l'effet relaxant : apprendre en 1h30 à faire le deuil de son corps.
En même temps, on s'habitue.
Le tout c'est de se laisser aller. En résistant moins, la douleur s'efface pour laisser place à une étonnante sensation de bien-être.
Je suis en train de devenir masochiste ?
Non, parce qu'en fait, c'est divin.
Et puis mes os n'arrêtent pas de craquer et j'adoooore ça (un jour, j'épouserai un osthéo)(et un autre jour, j'arrêterai de faire peur aux gens avec mes bizarreries).
Finalement, je me vois bien vivre en Thaïlande, de plaisirs simples et zen.
D'amour, de massages, de langouste, et de champagne.
Et d'eau fraîche, si vous insistez.
Bon.
Dois-je rappeler que je suis une aventurière du quotidien ?
Une exploratrice des cultures du monde (et du 12ème arrondissement en l'occurrence) ?
Bon.
Donnez m'en 1h30 s'il vous plaît.
Du traditionnel, of course, gardez votre came frelatée pour les touristes, merci.
Même pas peur.
Routarde, moi, j'te f'rai dire.
Je suis la dame ?
Ok je suis la dame.
Ah on on peut pas dire, c'est dépaysant, on s'y croirait : odeur de riz thaï (mioum), madames mini format qui se parlent en thaï (ou en tchèque, pour ce que je comprends).
Ça fait tellement vrai que je me demande si elles ont un salaire de là-bas aussi.
(Punaise, ma conscience politique me fatigue, des fois, je vous jure)
Mais, euh, ça ressemble à une cave, ou bien ?
Une cave propre et avec des alvéoles individuelles, certes, mais une cave quand même.
La madame me pousse dans une alvéole, me tend un pyjama gris, un panier en osier, et s'en va, non sans m'avoir expliqué ce que je devais faire. En thaï. (ou en tchèque).
Bon.
Je me débarasse de mes vêtements dans le panier en osier et j'enfile le pyjama gris (et non l'inverse), en espérant ne pas commettre un impardonnable impair (ben quoi, et si j'avais souillé un panier en osier sacré avec mes habits ?).
(oui, je suis très con parfois. Et ça me fatigue presqu'autant que ma conscience politique).
Il fait sombre dans la pièce. Je m'asseois sur le matelas en attendant ma geôlière. Pardon, ma masseuse.
Et je n'ai aucune raison de penser que je suis dans le remake thaï de midnight express.
A part la cave. A part le pyjama. A part la séance de torture qui arrive.
Alors que je commence à chercher des yeux une issue me permettant de m'enfuir, la mini-madame revient.
Me fait comprendre que je dois m'allonger.
Inspire, expire.
Jusqu'ici tout va bien.
Certes ça fait 8 secondes, mais quand même, c'est encourageant.
Au bout de 10 secondes, il est clair qu'effectivement, c'est vigoureux comme style de massage.
Mais le corps a des ressources insoupçonnées.
Par exemple, je ne pensais pas que mes genoux pouvaient supporter le poids d'une adulte, aussi mini fut elle.
Tiens, on dirait qu'elle va faire craquer mes doigts de pieds.
Oh mon dieu.
Zen. C'est pas grave, Fyfe, c'est pas grave. Les doigts de pieds ça ne servait à rien de toutes façons.
Ah oui quand même. Tout son poids sur mon pubis.
J'ai peur, j'ai l'impression qu'elle va m'emballer.
Mais c'est dingue comme le corps peut se plier dans tous les sens quand même !
Je crois qu'on a tout testé question sens et parties du corps, là, non ?
Ah, au temps pour moi, la cheville droite derrière la nuque gauche, on n'avait pas fait encore.
Alors que la mini-madame tente de communiquer avec moi avec un grand sourire que j'essaye de lui rendre, j'ai une pensée émue pour feue ma colonne vertébrale.
Je m'en servais de ma colonne, quand même, un peu.
Ça doit être ça l'effet relaxant : apprendre en 1h30 à faire le deuil de son corps.
En même temps, on s'habitue.
Le tout c'est de se laisser aller. En résistant moins, la douleur s'efface pour laisser place à une étonnante sensation de bien-être.
Je suis en train de devenir masochiste ?
Non, parce qu'en fait, c'est divin.
Et puis mes os n'arrêtent pas de craquer et j'adoooore ça (un jour, j'épouserai un osthéo)(et un autre jour, j'arrêterai de faire peur aux gens avec mes bizarreries).
Finalement, je me vois bien vivre en Thaïlande, de plaisirs simples et zen.
D'amour, de massages, de langouste, et de champagne.
Et d'eau fraîche, si vous insistez.
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