Reviendue je suis.
Pays du milieu toujours aussi épuisant.
Construction des phrases trop fatigante désolée.
Intégrité physique perdue là bas.
Horaires de travail locaux : 7 heures du matin à minuit (voire 1h du mat voire 2 h du mat soyons fous)
Rythme tenu pendant 9 jours.
Total d'heures de sommeil en 9 jours : moins de 30 (merci le décalage horaire, merci mon corps qui met trois à quatre jours à s'adapter, merci la quantité de travail, merci la vie quoi)
Depuis retour, Fyfe monotâche avec dodo pour activité unique.
Nuits de 12 heures.
Et siestes. De 4 heures.
Et micro-siestes de 2 heures aussi.
Le reste du temps je baille.
Et je compte les heures avant le prochain dodo.
Voilà.
Mais quand j'aurai fini ma cure de sommeil, je reviendrai.
D'ici un an ou deux quoi.
Nan je blague. D'ici à la fin de la semaine je vous promets du billet époustouriffant.
lundi 14 juillet 2008
vendredi 27 juin 2008
Je suis vieille
Si, si.
(comment ça, personne n'avait dit "non" ?)
L'année dernière encore, je discutais avec les stagiaires, on rigolait ensemble, et elles me disaient : "quoââââaâ ? naaaaaan c'est pas vrai, j'te crois pas, t'as pas 30 ans ! Mais t'as l'air d'avoir 25 ans, c'est dingue !"
(elles étaient mignonnes, hein ?)
Cette année, les stagiaires elles rigolent entre elles, moi ça me fait pas rire, je les trouve un peu débiles, et quand elles s'adressent à moi, c'est limite si elles me disent pas madame.
(les garces).
Voilà, un an c'est écoulé, mais c'est toute la vieillesse du monde qui est tombée sur mes épaules et mes ridules.
Et dire que Jeanne Calment n'est même plus là pour faire la papote avec moi, si c'est pas malheureux.
Mais positivons.
Franchement il y a 10 ans, qu'est ce que j'avais de plus, mmmh ?
Bon, j'étais jeune, sans ridule, sans cerne, et je pesais 15kg de moins. Certes.
Bouhouhouhouhou
(Et je n'avais même pas mal à la tête après avoir passée une nuit blanche arrosée, rendez vous compte)
BOUHOUHOUHOU
Je disais quoi ?
Ah oui, positiver.
Bon.
Je crois qu'à l'instar de Musclor qui fait appel au pouvoir du crâne ancestral, il est temps pour moi de faire appel au pouvoir de toute ma mauvaise foi pour prouver comment c'est positif d'être vieille.
(là je suis devant la grotte et je tends un bras armé de mon glaive vers le ciel en criant fort que je détiens la mauvaise foi toute puissante, mais ça se voit pas c'est derrière votre écran. Faites un effort d'imagination)
(putain et ouais, j'ai des références de vieille, pas la peine de me parler de dragon ball, hein)

Ayé, mauvaise foi is in me.
Il y a 10 ans
Je me trouvais énorme, moche et conne.
Maintenant
Je préfère dire que je suis un peu trop voluptueuse, que parfois j'ai mauvaise mine, et que mon cerveau n'est pas toujours au top de ses possibilités.
Et je donnerais bien quelques claques à mon moi d'il y a 10 ans qui était un putain de canon capable en prime d'imprimer deux - trois trucs dans ses cases mémoires (mais j'peux pas, bonjour les failles spatio - temporelles sinon) (ben quoi, "retour vers le futur" aussi, c'est trop vieux, comme référence ?).
Il y a 10 ans
Je pensais que le top de la cool attitude consistait à imiter les gens cools autour de moi.
Sauf que je trouvais tout le monde cool.
Je pense que je faisais un peu peur, dans le genre schizo - personnalité multiple.
Maintenant
Ce que je trouve cool, c'est ce qui me repose.
Et faire semblant me fatigue, alors on peut dire que je laisse mieux s'exprimer le vrai moi qui est à l'intérieur de mon corps.
Même si je devrais arrêter d'utiliser le mot "cool", c'est quand même super ringard, non ?
Il y a 10 ans
J'étais prête à me lancer dans d'infinies joutes verbales pour convaincre le monde entier d'adopter mes opinions politiques.
Maintenant
Je me contente d'essayer d'oublier que $arko existe et j'économise de la salive.
Ok, j'essaye, j'ai dit.
Ok, c'est un échec total, c'est vrai, je suis encore prête à me lancer dans un débat politique avec le monde entier.
Et bien pour ça, au moins, je suis encore très jeune dans ma tête.
Il y a 10 ans
J'avais la vie devant moi.
Je serais peut être une solitaire passant sa vie à faire le tour du monde, une éternelle célibataire avec moult amants tous plus passionés les uns que les autres, ou à la tête d'une famille nombreuse.
La vérité, c'est que ça me filait des angoisses pas possible de ne pas savoir ce que je voulais.
Maintenant
Ma vie ne ressemble à rien de ce qui me faisait fantasmer.
J'ai parfois l'impression qu'il est trop tard pour continuer à rêver des toutes mes futures aventures. Mais seulement parfois.
Et puis j'aime bien celle que j'ai, de vie, alors je ne l'échangerais pas pour deux barils d'une autre, merci.
Ou alors plus tard.
On verra dans 10 ans. Finalement, j'ai encore plein de vies devant moi.
Voilà.
Maintenant, comme je suis vraiment trop la reine de la mauvaise foi, je me suis auto-convaincue que c'était vraiment chouette d'être vieille.
Merci à moi.
(L'air de rien, retour sur le bloug après 11 jours de silence. Meuh non il est pas mourru le bloug. Il va revivre a donf cet été. Quand personne ne sera là pour le lire. Yeaaaah. Ne suis je pas la pire marketeuse de la terre ?)
(comment ça, personne n'avait dit "non" ?)
L'année dernière encore, je discutais avec les stagiaires, on rigolait ensemble, et elles me disaient : "quoââââaâ ? naaaaaan c'est pas vrai, j'te crois pas, t'as pas 30 ans ! Mais t'as l'air d'avoir 25 ans, c'est dingue !"
(elles étaient mignonnes, hein ?)
Cette année, les stagiaires elles rigolent entre elles, moi ça me fait pas rire, je les trouve un peu débiles, et quand elles s'adressent à moi, c'est limite si elles me disent pas madame.
(les garces).
Voilà, un an c'est écoulé, mais c'est toute la vieillesse du monde qui est tombée sur mes épaules et mes ridules.
Et dire que Jeanne Calment n'est même plus là pour faire la papote avec moi, si c'est pas malheureux.
Mais positivons.
Franchement il y a 10 ans, qu'est ce que j'avais de plus, mmmh ?
Bon, j'étais jeune, sans ridule, sans cerne, et je pesais 15kg de moins. Certes.
Bouhouhouhouhou
(Et je n'avais même pas mal à la tête après avoir passée une nuit blanche arrosée, rendez vous compte)
BOUHOUHOUHOU
Je disais quoi ?
Ah oui, positiver.
Bon.
Je crois qu'à l'instar de Musclor qui fait appel au pouvoir du crâne ancestral, il est temps pour moi de faire appel au pouvoir de toute ma mauvaise foi pour prouver comment c'est positif d'être vieille.
(là je suis devant la grotte et je tends un bras armé de mon glaive vers le ciel en criant fort que je détiens la mauvaise foi toute puissante, mais ça se voit pas c'est derrière votre écran. Faites un effort d'imagination)
(putain et ouais, j'ai des références de vieille, pas la peine de me parler de dragon ball, hein)

Ayé, mauvaise foi is in me.
Il y a 10 ans
Je me trouvais énorme, moche et conne.
Maintenant
Je préfère dire que je suis un peu trop voluptueuse, que parfois j'ai mauvaise mine, et que mon cerveau n'est pas toujours au top de ses possibilités.
Et je donnerais bien quelques claques à mon moi d'il y a 10 ans qui était un putain de canon capable en prime d'imprimer deux - trois trucs dans ses cases mémoires (mais j'peux pas, bonjour les failles spatio - temporelles sinon) (ben quoi, "retour vers le futur" aussi, c'est trop vieux, comme référence ?).
Il y a 10 ans
Je pensais que le top de la cool attitude consistait à imiter les gens cools autour de moi.
Sauf que je trouvais tout le monde cool.
Je pense que je faisais un peu peur, dans le genre schizo - personnalité multiple.
Maintenant
Ce que je trouve cool, c'est ce qui me repose.
Et faire semblant me fatigue, alors on peut dire que je laisse mieux s'exprimer le vrai moi qui est à l'intérieur de mon corps.
Même si je devrais arrêter d'utiliser le mot "cool", c'est quand même super ringard, non ?
Il y a 10 ans
J'étais prête à me lancer dans d'infinies joutes verbales pour convaincre le monde entier d'adopter mes opinions politiques.
Maintenant
Je me contente d'essayer d'oublier que $arko existe et j'économise de la salive.
Ok, j'essaye, j'ai dit.
Ok, c'est un échec total, c'est vrai, je suis encore prête à me lancer dans un débat politique avec le monde entier.
Et bien pour ça, au moins, je suis encore très jeune dans ma tête.
Il y a 10 ans
J'avais la vie devant moi.
Je serais peut être une solitaire passant sa vie à faire le tour du monde, une éternelle célibataire avec moult amants tous plus passionés les uns que les autres, ou à la tête d'une famille nombreuse.
La vérité, c'est que ça me filait des angoisses pas possible de ne pas savoir ce que je voulais.
Maintenant
Ma vie ne ressemble à rien de ce qui me faisait fantasmer.
J'ai parfois l'impression qu'il est trop tard pour continuer à rêver des toutes mes futures aventures. Mais seulement parfois.
Et puis j'aime bien celle que j'ai, de vie, alors je ne l'échangerais pas pour deux barils d'une autre, merci.
Ou alors plus tard.
On verra dans 10 ans. Finalement, j'ai encore plein de vies devant moi.
Voilà.
Maintenant, comme je suis vraiment trop la reine de la mauvaise foi, je me suis auto-convaincue que c'était vraiment chouette d'être vieille.
Merci à moi.
(L'air de rien, retour sur le bloug après 11 jours de silence. Meuh non il est pas mourru le bloug. Il va revivre a donf cet été. Quand personne ne sera là pour le lire. Yeaaaah. Ne suis je pas la pire marketeuse de la terre ?)
Libellés :
Psy-fyfe
lundi 16 juin 2008
Faites appeler Obispo
Aujourd'hui je vous propose de faire un peu de diplomatie française, parce que merde, y'a pas que le Quai d'Orsay qui a le droit de se marrer après tout.
Alors pour ceux qui auraient raté cette truculente information, parmi les textes du futur alboum de la première dame du Royaume de France, il y a :
"Tu es ma came
Plus mortel que l'héroïne afghane
Plus dangereux que la blanche colombienne"
Parce qu'à l'Elysée, on est comme ça, pas le genre à vouloir museler les artistes engagés tu vois.
Et tant pis pour les gens à qui ça donne la nausée d'imaginer que cette déclaration s'adresse au président-gloire-à-lui-tout-puissant, tant pis si cela froisse quelques afghans dont on sait qu'ils nous pardonneront (d'tes façons, sont trop occupés avec les talibans et la chasse à Oussama), ou quelques colombiens (ah ben tien, non, eux ils ont l'air un peu fâchés quand même)
Léger froid sur les relations franco-colombiennes donc (Ingrid Bétancourt appréciera).
En même temps on les comprend, si l'épouse de G.W. Bush chantait son immense amour pour son mari en le comparant à la hauteur des talonnettes de $arko, on n'aurait pas fini d'en entendre parler.
Bref, pour sauver la France et son rayonnement international, je vous propose de travailler à des paroles alternatives correspondant un peu mieux au discours diplomatique :
Tu es ma came
Ah ouais mais là non, déjà, ça va pas du tout.
Et pourquoi pas "Tu es mon chocolat" ?
Ben si c'est addictif le chocolat. Et plus politiquement correct quand même.
Mais faut pas que ce soit du chocolat suisse non plus, hein, après on va nous accuser le président de faire de l'évasion fiscale ou de colocation avec Johnny allez savoir.
Et pis pas belge non plus, hein, après on va croire que c'est pour faire blagues (ben si, quand on parle des belges, c'est toujours pour faire des blagues, on a l'humour très fin en France).
Bon alors "Tu es mon chocolat pas suisse ni belge mais bien de chez nous". Bon c'est plus lourd mais comme ça on est sûr.
Oups j'ai failli faire une faute gravissime en oubliant le B.A.BA de la nutrition : "Tu es mon chocolat pas suisse ni belge mais bien de chez nous (mangez 5 fruits et légumes par jour - www.mangerbouger.fr).
Voiiiiiilà.
Ensuite.
Plus mortel que l'héroïne afghane
Plus dangereux que la blanche colombienne
Han mais non hein. La drogue c'est mal, les afghans et les colombiens, ils n'ont rien demandé à personne et même pas voté pour $arko, eux, alors faut les laisser tranquille, et pour finir, la mort, c'est pas hyper vendeur comme concept.
Alors pourquoi pas un petit "plus mou que du nes*tlé dessert, plus dur que des bouchées fourrées au praliné" ?
Ah oui mais non, des esprits mal intentionnés pourraient y voir des allusions seskuelles et interdire la chanson aux moins de 18 ans et aux personnes sensibles de la nausée, c'est pas bien.
Bon ben à ce moment là, je propose un petit "Moins gras que des frites - mayo, plus écœurant qu'une salade sans sauce"
Voyons si ça sonne :
Tu es mon chocolat pas suisse ni belge mais bien de chez nous (mangez 5 fruits et légumes par jour - www.mangerbouger.fr)
Moins gras que des frites - mayo,
Plus écœurant qu'une salade sans sauce
Bon ben ça me semble diplomatiquement parfait. Il y aura peut être quelques mesures de guitare à reprendre, m'enfin que vaut une chansonnette face à la raison d'état, je vous le demande.
Alors pour ceux qui auraient raté cette truculente information, parmi les textes du futur alboum de la première dame du Royaume de France, il y a :
"Tu es ma came
Plus mortel que l'héroïne afghane
Plus dangereux que la blanche colombienne"
Parce qu'à l'Elysée, on est comme ça, pas le genre à vouloir museler les artistes engagés tu vois.
Et tant pis pour les gens à qui ça donne la nausée d'imaginer que cette déclaration s'adresse au président-gloire-à-lui-tout-puissant, tant pis si cela froisse quelques afghans dont on sait qu'ils nous pardonneront (d'tes façons, sont trop occupés avec les talibans et la chasse à Oussama), ou quelques colombiens (ah ben tien, non, eux ils ont l'air un peu fâchés quand même)
Léger froid sur les relations franco-colombiennes donc (Ingrid Bétancourt appréciera).
En même temps on les comprend, si l'épouse de G.W. Bush chantait son immense amour pour son mari en le comparant à la hauteur des talonnettes de $arko, on n'aurait pas fini d'en entendre parler.
Bref, pour sauver la France et son rayonnement international, je vous propose de travailler à des paroles alternatives correspondant un peu mieux au discours diplomatique :
Tu es ma came
Ah ouais mais là non, déjà, ça va pas du tout.
Et pourquoi pas "Tu es mon chocolat" ?
Ben si c'est addictif le chocolat. Et plus politiquement correct quand même.
Mais faut pas que ce soit du chocolat suisse non plus, hein, après on va nous accuser le président de faire de l'évasion fiscale ou de colocation avec Johnny allez savoir.
Et pis pas belge non plus, hein, après on va croire que c'est pour faire blagues (ben si, quand on parle des belges, c'est toujours pour faire des blagues, on a l'humour très fin en France).
Bon alors "Tu es mon chocolat pas suisse ni belge mais bien de chez nous". Bon c'est plus lourd mais comme ça on est sûr.
Oups j'ai failli faire une faute gravissime en oubliant le B.A.BA de la nutrition : "Tu es mon chocolat pas suisse ni belge mais bien de chez nous (mangez 5 fruits et légumes par jour - www.mangerbouger.fr).
Voiiiiiilà.
Ensuite.
Plus mortel que l'héroïne afghane
Plus dangereux que la blanche colombienne
Han mais non hein. La drogue c'est mal, les afghans et les colombiens, ils n'ont rien demandé à personne et même pas voté pour $arko, eux, alors faut les laisser tranquille, et pour finir, la mort, c'est pas hyper vendeur comme concept.
Alors pourquoi pas un petit "plus mou que du nes*tlé dessert, plus dur que des bouchées fourrées au praliné" ?
Ah oui mais non, des esprits mal intentionnés pourraient y voir des allusions seskuelles et interdire la chanson aux moins de 18 ans et aux personnes sensibles de la nausée, c'est pas bien.
Bon ben à ce moment là, je propose un petit "Moins gras que des frites - mayo, plus écœurant qu'une salade sans sauce"
Voyons si ça sonne :
Tu es mon chocolat pas suisse ni belge mais bien de chez nous (mangez 5 fruits et légumes par jour - www.mangerbouger.fr)
Moins gras que des frites - mayo,
Plus écœurant qu'une salade sans sauce
Bon ben ça me semble diplomatiquement parfait. Il y aura peut être quelques mesures de guitare à reprendre, m'enfin que vaut une chansonnette face à la raison d'état, je vous le demande.
Libellés :
On n'est pas chez les bisounours
mercredi 4 juin 2008
Ma liberté de penser
Croyez vous vraiment que je n'ai pas remarqué le complot qui s'ourdit contre moi ?
Pensez vous sincèrement que je sois aveugle aux regards en coin qui s'échangent sur mon passage ?
Que nenni !
Je sais.
Ils sont là. Partout. Tous plus fourbes les uns que les autres.
Les ennemis jurés s'unissent dans le seul but de me nuire.
Leur pacte est scellé, ils travaillent déjà à leur sombre dessein.
Mais je ne me laisserai pas faire.
Tant que la vie m'habitera, le courage coulera dans mes veines et je crierai ici et ailleurs la Vérité.
Ce blog sera ma tribune, et le monde, s'il est sage, m'écoutera.
Puissent ceux qui veulent ma perte être punis.
A vous, assassins, je le dis bien haut : vos phrases débiles ne m'entraîneront pas à la Hulketation !
Je résisterai, et vous dénoncerai ! Jusqu'au bout...
Coupables du jour :
Rachida Dati, à l'assemblée, accusant le parti socialiste d'avoir tout fait, avec notamment une certaine politique des grands frères, pour "nous" réduire au silence.
Dans le nous : les femmes de banlieue, et Rachida Dati, of course.
Rappelons que Rachida Dati est née à Saint Rémy en Saône et Loire (5 961 habitants), et quelle a été scolarisée en partie dans une école privée catholique tenue par des Carmélites.
Gageons qu'elle a dû effectivement beaucoup souffrir de la politique du PS en banlieue.
Laurent Fabius, parlant de l'intervention de Rachida Dati à l'assemblée : "il faut qu'elle apprenne à se dominer".
Comme s'il n'y avait pas des tonnes de possibilités de reproches argumentés et incontestables à opposer au Garde des Sceaux. Nooooon, il faut qu'on se contente de cette attaque, insupportable à mes oreilles car rappelant trop les attaques du machisme ordinaire contre les femmes.
On ne reproche jamais à un homme d'être sanguin ou coléreux. Non, cela fait de lui quelqu'un d'autoritaire. Une vraie nécessité en politique, l'autorité. Mais une femme, aaaaaah, une femme. Elle doit se dominer. Dominer quoi ? Ses émotions, pardi, qui sont plus fortes que sa raison. Toujours les mêmes vieux clichés derrière tout ça : l'homme est raison quand la femme est émotion. Vous la voyez, la femme hystérique, perdant ses nerfs, qui sait, peut être au gré de son cycle ? A tenir éloignée du pouvoir à tout prix, trop dangereux...
Mon chef (on ne change pas une équipe qui gagne), fâché tout rouge : "Non mais rendez vous compte, tout ceci est purement scandaleux ! Il y a des priorités dans la vie ! Au lieu de s'occuper de la faim dans le monde, de la gestion de l'eau mondiale, ou que sais je, on ferait mieux de s'attaquer aux problèmes prioritaires chez nous ! Je vous signale que le service XZYI45 n'a toujours pas été supprimé ! La priorité c'est de les virer tous avant d'aller s'occuper des autres !"
Wé je sais, ça fait peur.
Je propose que le gouvernement stoppe toute action extérieure, voyage à l'étranger, diplomatie, coopération selon le modèle dit "de Pyongyang", jusqu'à avoir réglé les problèmes prioritaires du pays, à savoir : suppression de tout service connexe à celui du chef, suppression de tout collègue éventuellement rival du chef, envoi des voisins du chef en exil, tonte du gazon du chef, accord météorologique garantissant du soleil pendant les vacances du chef.
Je ne suis pas toute verte.
Fyfe 1 - comploteurs 0.
Je me battrai.
Vous n'aurez pas ma liberté de penser (merci Florent).
Pensez vous sincèrement que je sois aveugle aux regards en coin qui s'échangent sur mon passage ?
Que nenni !
Je sais.
Ils sont là. Partout. Tous plus fourbes les uns que les autres.
Les ennemis jurés s'unissent dans le seul but de me nuire.
Leur pacte est scellé, ils travaillent déjà à leur sombre dessein.
Mais je ne me laisserai pas faire.
Tant que la vie m'habitera, le courage coulera dans mes veines et je crierai ici et ailleurs la Vérité.
Ce blog sera ma tribune, et le monde, s'il est sage, m'écoutera.
Puissent ceux qui veulent ma perte être punis.
A vous, assassins, je le dis bien haut : vos phrases débiles ne m'entraîneront pas à la Hulketation !
Je résisterai, et vous dénoncerai ! Jusqu'au bout...
Coupables du jour :
Rachida Dati, à l'assemblée, accusant le parti socialiste d'avoir tout fait, avec notamment une certaine politique des grands frères, pour "nous" réduire au silence.
Dans le nous : les femmes de banlieue, et Rachida Dati, of course.
Rappelons que Rachida Dati est née à Saint Rémy en Saône et Loire (5 961 habitants), et quelle a été scolarisée en partie dans une école privée catholique tenue par des Carmélites.
Gageons qu'elle a dû effectivement beaucoup souffrir de la politique du PS en banlieue.
Laurent Fabius, parlant de l'intervention de Rachida Dati à l'assemblée : "il faut qu'elle apprenne à se dominer".
Comme s'il n'y avait pas des tonnes de possibilités de reproches argumentés et incontestables à opposer au Garde des Sceaux. Nooooon, il faut qu'on se contente de cette attaque, insupportable à mes oreilles car rappelant trop les attaques du machisme ordinaire contre les femmes.
On ne reproche jamais à un homme d'être sanguin ou coléreux. Non, cela fait de lui quelqu'un d'autoritaire. Une vraie nécessité en politique, l'autorité. Mais une femme, aaaaaah, une femme. Elle doit se dominer. Dominer quoi ? Ses émotions, pardi, qui sont plus fortes que sa raison. Toujours les mêmes vieux clichés derrière tout ça : l'homme est raison quand la femme est émotion. Vous la voyez, la femme hystérique, perdant ses nerfs, qui sait, peut être au gré de son cycle ? A tenir éloignée du pouvoir à tout prix, trop dangereux...
Mon chef (on ne change pas une équipe qui gagne), fâché tout rouge : "Non mais rendez vous compte, tout ceci est purement scandaleux ! Il y a des priorités dans la vie ! Au lieu de s'occuper de la faim dans le monde, de la gestion de l'eau mondiale, ou que sais je, on ferait mieux de s'attaquer aux problèmes prioritaires chez nous ! Je vous signale que le service XZYI45 n'a toujours pas été supprimé ! La priorité c'est de les virer tous avant d'aller s'occuper des autres !"
Wé je sais, ça fait peur.
Je propose que le gouvernement stoppe toute action extérieure, voyage à l'étranger, diplomatie, coopération selon le modèle dit "de Pyongyang", jusqu'à avoir réglé les problèmes prioritaires du pays, à savoir : suppression de tout service connexe à celui du chef, suppression de tout collègue éventuellement rival du chef, envoi des voisins du chef en exil, tonte du gazon du chef, accord météorologique garantissant du soleil pendant les vacances du chef.
Je ne suis pas toute verte.
Fyfe 1 - comploteurs 0.
Je me battrai.
Vous n'aurez pas ma liberté de penser (merci Florent).
Libellés :
On n'est pas chez les bisounours
mardi 3 juin 2008
Faire part
Ça faisait longtemps que nous en parlions, l'Homme de la maison et moi.
Moi j'étais plutôt pour, et lui... moins.
Je ne connaîtrai sans doute jamais les raisons cachées de ses réticences (peur de perdre sa place ? Crainte de reproduire un modèle familial qu'il juge peu réussi ?).
En tout cas, sa réponse officielle se résumait souvent à un simple "Mais... pourquoi ? On n'est pas bien comme ça ?"
Inutile de préciser que cette réponse m'a brisé le coeur maintes et maintes fois.
Les mois ont passé, et la question est revenue régulièrement.
J'aurais tant aimé qu'il se sente prêt, qu'il change d'avis.
Malheureusement, rien n'a changé.
Il a continué à évoquer de mauvaises raisons : l'argent, le manque d'espace dans notre appartement parisien, etc.
Mais ma patience était à bout, alors je lui ai forcé la main.
L'ultimatum posé, j'ai tremblé.
A ma plus grande surprise, il n'a pas vraiment mal réagit.
L'idée avait dû faire son chemin dans son esprit, bon an, mal an, ces derniers mois.
J'étais folle de joie.
Ensuite, tout s'est passé très vite, nous n'avons plus eu le temps de réfléchir.
Ce que j'attendais depuis si longtemps est enfin arrivé :
Melle Fyfe et l'Homme de la maison ont accueilli le 25 mai avec beaucoup d'émotion leur premier Lave - Vaisselle.
Moi j'étais plutôt pour, et lui... moins.
Je ne connaîtrai sans doute jamais les raisons cachées de ses réticences (peur de perdre sa place ? Crainte de reproduire un modèle familial qu'il juge peu réussi ?).
En tout cas, sa réponse officielle se résumait souvent à un simple "Mais... pourquoi ? On n'est pas bien comme ça ?"
Inutile de préciser que cette réponse m'a brisé le coeur maintes et maintes fois.
Les mois ont passé, et la question est revenue régulièrement.
J'aurais tant aimé qu'il se sente prêt, qu'il change d'avis.
Malheureusement, rien n'a changé.
Il a continué à évoquer de mauvaises raisons : l'argent, le manque d'espace dans notre appartement parisien, etc.
Mais ma patience était à bout, alors je lui ai forcé la main.
L'ultimatum posé, j'ai tremblé.
A ma plus grande surprise, il n'a pas vraiment mal réagit.
L'idée avait dû faire son chemin dans son esprit, bon an, mal an, ces derniers mois.
J'étais folle de joie.
Ensuite, tout s'est passé très vite, nous n'avons plus eu le temps de réfléchir.
Ce que j'attendais depuis si longtemps est enfin arrivé :
Melle Fyfe et l'Homme de la maison ont accueilli le 25 mai avec beaucoup d'émotion leur premier Lave - Vaisselle.Il mesure 85 x 59,7 x 59,6 cm, et pèse un âne mort.
(Les âmes sensibles me pardonneront cette mauvaise blague...)
(Les âmes sensibles me pardonneront cette mauvaise blague...)
Libellés :
La vie est belle (des fois)
vendredi 30 mai 2008
Mieux vaut entendre ça qu'être sourd ?
Mon chef, dont j'ai déjà parlé à maintes reprises ici, a donc la particularité d'être le plus grand branleur que cette terre ait porté.
Disons qu'il fait vraiment honneur à tous les clichés sur les fonctionnaires (remercions le au passage, c'est un peu grâce à lui que se perpétuent toutes les blagues sur les fonctionnaires, et dieu sait que personne ne souhaiterait voir disparaître cette importante part de notre culture).
Le cliché ayant ses limites, il n'est pas tout-à-fait gauchiste, puisqu'à ces yeux notre président-bien-aimé-grâce-lui-soit-rendue-louée-soit-son-épouse est un petit joueur même pas capable de jeter dehors tous ces immigrés qui profitent de notre argent qu'il est à nous et qu'on veut pas le partager, ni de mettre de l'ordre dans la fonction publique en supprimant tous ces postes inutiles que c'est une honte Madame que le contribuable paye pour ça (inclure dans les "fonctionnaires inutiles" : tous ses rivaux personnels).
Si ce n'était pas si pathétique, ça serait drôle, parce que si je devais identifier le premier poste à supprimer dans ma structure, mes yeux loucheraient dangereusement vers le sien, vu qu'à part ses coups de fils perso, sa production se limite à une quantité astronomique de ragots malveillants.
Bref.
En ce moment, mon chef est jury d'examen. Of course, il est payé pour ça. Même si ça se passe sur son temps de travail. Il faut bien arrondir les fins de mois que voulez-vous.
Les exam' en question se déroulent de 9h à 16h.
Cela explique sans doute les grosses cernes sous ses yeux depuis qu'il a terminé : un rythme pareil, ça bouleverse un peu une horloge biologique, on ne multiplie pas impunément son temps de travail par quatre.
Et comme la mauvaise foi n'a jamais étouffé personne, sa conclusion consiste en :
"C'est épuisant ces examens. Mais je m'en sors mieux que les profs. Eux avaient l'air tellement fatigués ! Il faut dire que les profs, on sait ce que c'est, ils n'ont pas vraiment l'habitude de travailler... Bon je crois que je vais me prendre quelques jours de congés pour me remettre, moi ! Allez bye !"
Et là, il y a tellement d'idées odieuses et insupportables qui se cachent derrière ces phrases que je ne sais même pas écrire de chute. Je n'arrive pas à choisir ce qui me révolte le plus.
Alors je me tais et je vous laisse apprécier.
Et surtout n'oubliez pas qu'il a le droit de vote.
(moi ça me fait remettre en cause le suffrage universel et la démocratie, mais ça doit être parce que je suis d'humeur chagrine à ce sujet depuis un certain mois de mai de l'année dernière)
Disons qu'il fait vraiment honneur à tous les clichés sur les fonctionnaires (remercions le au passage, c'est un peu grâce à lui que se perpétuent toutes les blagues sur les fonctionnaires, et dieu sait que personne ne souhaiterait voir disparaître cette importante part de notre culture).
Le cliché ayant ses limites, il n'est pas tout-à-fait gauchiste, puisqu'à ces yeux notre président-bien-aimé-grâce-lui-soit-rendue-louée-soit-son-épouse est un petit joueur même pas capable de jeter dehors tous ces immigrés qui profitent de notre argent qu'il est à nous et qu'on veut pas le partager, ni de mettre de l'ordre dans la fonction publique en supprimant tous ces postes inutiles que c'est une honte Madame que le contribuable paye pour ça (inclure dans les "fonctionnaires inutiles" : tous ses rivaux personnels).
Si ce n'était pas si pathétique, ça serait drôle, parce que si je devais identifier le premier poste à supprimer dans ma structure, mes yeux loucheraient dangereusement vers le sien, vu qu'à part ses coups de fils perso, sa production se limite à une quantité astronomique de ragots malveillants.
Bref.
En ce moment, mon chef est jury d'examen. Of course, il est payé pour ça. Même si ça se passe sur son temps de travail. Il faut bien arrondir les fins de mois que voulez-vous.
Les exam' en question se déroulent de 9h à 16h.
Cela explique sans doute les grosses cernes sous ses yeux depuis qu'il a terminé : un rythme pareil, ça bouleverse un peu une horloge biologique, on ne multiplie pas impunément son temps de travail par quatre.
Et comme la mauvaise foi n'a jamais étouffé personne, sa conclusion consiste en :
"C'est épuisant ces examens. Mais je m'en sors mieux que les profs. Eux avaient l'air tellement fatigués ! Il faut dire que les profs, on sait ce que c'est, ils n'ont pas vraiment l'habitude de travailler... Bon je crois que je vais me prendre quelques jours de congés pour me remettre, moi ! Allez bye !"
Et là, il y a tellement d'idées odieuses et insupportables qui se cachent derrière ces phrases que je ne sais même pas écrire de chute. Je n'arrive pas à choisir ce qui me révolte le plus.
Alors je me tais et je vous laisse apprécier.
Et surtout n'oubliez pas qu'il a le droit de vote.
(moi ça me fait remettre en cause le suffrage universel et la démocratie, mais ça doit être parce que je suis d'humeur chagrine à ce sujet depuis un certain mois de mai de l'année dernière)
Libellés :
On n'est pas chez les bisounours
mercredi 21 mai 2008
Provocation
Je crois qu'on me provoque.
Quand j'ai lu dans ma boîte mail qu'on voulait me souhaiter ma fête, j'ai une un instant d'hésitation (Cékan, au fait, la Saint Fyfe ?).
Et puis non, non, non, je me suis souvenue que c'était pas du tout maintenant.
Alors pourquoi ils voulaient me la souhaiter, mmmh ?
Ben pardi.
Parce que leur &$%£ de base de données doit leur dire qu'à 31 ans, je suis statistiquement une maman.
Déjà, avouez que c'est crétin et statistiquement fortement agaçant.
Mais le pire, c'est que la maman, elle est sensée s'offrir elle-même son cadeau j'imagine.
Au rabais.
A 65% de réduc', moi, si j'étais mère, je me contenterais de 35 % d'allaitement, et de changeage de couche.
Ben quoi, à prix cassé, service à l'avenant et puis c'est tout.
Zieutez moi ça (mail perdu au milieu de quelques anodins message reçus par ailleurs et tout à fait véridiques).
Quand j'ai lu dans ma boîte mail qu'on voulait me souhaiter ma fête, j'ai une un instant d'hésitation (Cékan, au fait, la Saint Fyfe ?).
Et puis non, non, non, je me suis souvenue que c'était pas du tout maintenant.
Alors pourquoi ils voulaient me la souhaiter, mmmh ?
Ben pardi.
Parce que leur &$%£ de base de données doit leur dire qu'à 31 ans, je suis statistiquement une maman.
Déjà, avouez que c'est crétin et statistiquement fortement agaçant.
Mais le pire, c'est que la maman, elle est sensée s'offrir elle-même son cadeau j'imagine.
Au rabais.
A 65% de réduc', moi, si j'étais mère, je me contenterais de 35 % d'allaitement, et de changeage de couche.
Ben quoi, à prix cassé, service à l'avenant et puis c'est tout.
Zieutez moi ça (mail perdu au milieu de quelques anodins message reçus par ailleurs et tout à fait véridiques).
Libellés :
On n'est pas chez les bisounours,
On the ouèbe
lundi 19 mai 2008
Indiana Jane
Sur un tag créé par Fleur2Palmier refilé par une certaine personne qui ferait bien de se dénoncer dans les commentaires parce que si je commence à parler de la blogueuse mystère, ça risque de se répandre comme une traînée de tags dans blogo :
"Si la patate t'arrive dans les mains (ou sur l'écran on va pas chipoter) à toi de nous raconter :
- ta pire expérience dans les transports,
- celle qui t'a fait sourire, parce qu'il vaut mieux rire que pleurer dans certains cas!
- le mode de transport le plus original que tu aies pratiqué, celui dont tu souviendras longtemps par sa particularité, son originalité.
Bien entendu à la fin tu relances la patate à qui tu veux, je suis pas bien méchante je n'impose pas de nombre de victimes."
Ma pire expérience dans les transports :
Sur un coup de tête (aïe)(brutal le coup de tête)(depuis j'ai fait un blog, c'est dire comme j'ai été perturbée), j'ai acheté un jour mon aller-retour pour l'Indonésie. Toute seule comme une grande, en tête à tête avec mon sac à dos (pas bavard, le bougre).
Après le coup de tête, j'ai eu 3 mois pour angoisser sévèrement, mais c'était trop tard, j'avais fait exprès de refuser toutes les assurances annulation.
Environ une semaine avant de partir, j'ai réalisé que mon escale à Londres ne consistait pas seulement à changer d'avion, mais également à changement d'aéroport.
2h pour récupérer mes bagages, et changer d'aéroport, enregistrer et embarquer.
Pour une maniaque des horaires et des transports comme moi, cela signifie une semaine de cauchemars à base de métro en panne, taxi bloqué dans les embouteillages, détournement d'avion, tsunami de la Tamise, etc.
Le jour J, j'arrive donc à Charles de Gaulle dans un état second, à la fois sur-excitée par l'idée de mon voyage, et rongée par une liste d'angoisses qu'il serait trop long d'énumérer ici (je suis trop trop forte en angoisse, croyez moi sur parole).
Dans la salle d'embarquement, l'avion se fait attendre.
Mes nerfs sont au supplice, j'ai creusé une tranchée à force de faire les cent pas (plutôt deux millions de pas selon mon estimation personnelle).
Une demi-heure de retard est annoncée.
Oh my God. Je n'aurai qu'une heure et demie pour mon transfert. Ça me semble tout bonnement impossible. Je tergiverse : qu'est ce qui sera le plus rapide, le taxi ou le métro ?
Je file changer des francs en livres (ben oui elle est vieille mon histoire), c'est toujours ça de gagné.
Je suis tellement stressée que les autres passagers commencent à me jeter des regards haineux. Peut être parce que je passe entre leurs sièges pour la 258ème fois ?
La demi-heure de retard se transforme en 1 heure.
J'ai l'impression que mon cœur va lâcher.
Une heure pour faire le transfert, c'est juste n'importe quoi, non ?
Est ce qu'il vaut mieux que j'aille directement négocier un autre vol au comptoir en arrivant ou que je change d'aéroport pour prouver que j'ai essayé mais pas pu ?
Aaaaaaaaaaaaaaaaah, non mais il FAUT que ça s'arrête sinon je vais manger mon bagage à main pour m'occuper les dents, là.
J'hésite à rentrer chez moi.
C'est peut-être un signe du destin ?
Peut-être qu'il ne faut pas que je parte toute seule au bout du monde avec mon sac à dos ?
Et merde, j'ai des livres sterling dans ma poche alors on part et on verra bien (oui, moi aussi j'ai du mal à suivre mes raisonnements des fois)(n'empêche).
L'heure de retard se transforme en 2 heures, et au moment on finalement nous décollons pour Londres, je visualise en pensée mon vol pour l'Indonésie qui décolle au même moment d'Heathrow.
J'ai envie de pleurer. Et pas forcément que l'envie.
Arrivée à Londres, je me rends au comptoir de la compagnie fautive, et je raconte ma life in english (version courte, du coup).
La madame passe quelques coups de fils, puis m'explique que le prochain vol sur ma compagnie est dans trois jours.
Mais que malheureusement il est plein.
Donc qu'elle va me rerouter sur le suivant.
Dans une semaine.
Mais bien sûr, elle va prendre en charge mon hébergement à Londres en attendant.
Une pensée furtive pour ma valise, pleine de paréos, maillots de bains, tongs et débardeurs.
On est en novembre...
Je n'ai même pas pleuré.
Enfin presque pas.
Je crois que j'avais quand même un peu les larmes aux yeux quand je suis partie dans mon fou rire nerveux.
Cadeau bonusque, je vous donne gratuit Charlie une super astuce pour arriver à vos fins avec un interlocuteur récalcitrant : le fou rire avec les yeux prêts à jouer aux chutes du Niagara (le roulage d'yeux et les murmures en araméens peuvent être un plus)
La madame, elle est repartie illico presto à son téléphone, et elle n'est revenue que pour me hurler :
"Voilà un billet sur le prochain vol, fermeture de l'enregistrement dans 15 minutes, courrez au fond à droite, allez y COURREZ !!"
Finalement j'ai voyagé sur une des plus top compagnies, et je suis arrivée plus tôt que ce qui était prévu (rapport aux escales bien pourrites prévues un peu partout dans le monde sur mon vol raté).
Et non, je vous arrête tout de suite je n'ai pas voyagé sereinement finalement. Mes angoisses concernant la suite du voyage ont pris le relais, of course (j'ai une vie formidable, n'est ce pas ?).
Voilà mon pire souvenir de voyage.
(mais la suite était....mmmmh.... juste parfaite à tout point de vue)
(allez en Indonésie, allez y)
(et emmenez moi siouplaît)
(sinon je vous fais le coup du fou rire en araméen).
Celle qui m'a fait sourire, parce qu'il vaut mieux rire que pleurer
J'hésite, y a compèt' dans ma tête :
Ben en fait je les ai tous cités.
Fuck the system, j'ai la rebelle attitude.
Le mode de transport le plus original que tu aies pratiqué, celui dont tu souviendras longtemps par sa particularité, son originalité
Euh.... Original ?
Genre comme quand j'ai traversé l'Australie à dos de kangourou ?
Nan je déconne, hein. Je suis contre l'écrasage de kangourou par principe.
Je refuse de répondre à cette question tant qu'une certaine Sofiso ne m'aura pas fait faire un tour d'éléphant...
Voilà vous le saurez maintenant qu'il ne faut JAMAIS me lancer sur mes histoires d'Indiana Jane sous peine de subir ma logorrhée.
Par contre je peux refiler la patate :
G., je suis sûre que tu as plein de voyages épiques à raconter,
Marie à tout prix, idem,
Pirskila, itou.
Au boulot mesdemoiselles :)
"Si la patate t'arrive dans les mains (ou sur l'écran on va pas chipoter) à toi de nous raconter :
- ta pire expérience dans les transports,
- celle qui t'a fait sourire, parce qu'il vaut mieux rire que pleurer dans certains cas!
- le mode de transport le plus original que tu aies pratiqué, celui dont tu souviendras longtemps par sa particularité, son originalité.
Bien entendu à la fin tu relances la patate à qui tu veux, je suis pas bien méchante je n'impose pas de nombre de victimes."
Ma pire expérience dans les transports :
Sur un coup de tête (aïe)(brutal le coup de tête)(depuis j'ai fait un blog, c'est dire comme j'ai été perturbée), j'ai acheté un jour mon aller-retour pour l'Indonésie. Toute seule comme une grande, en tête à tête avec mon sac à dos (pas bavard, le bougre).
Après le coup de tête, j'ai eu 3 mois pour angoisser sévèrement, mais c'était trop tard, j'avais fait exprès de refuser toutes les assurances annulation.
Environ une semaine avant de partir, j'ai réalisé que mon escale à Londres ne consistait pas seulement à changer d'avion, mais également à changement d'aéroport.
2h pour récupérer mes bagages, et changer d'aéroport, enregistrer et embarquer.
Pour une maniaque des horaires et des transports comme moi, cela signifie une semaine de cauchemars à base de métro en panne, taxi bloqué dans les embouteillages, détournement d'avion, tsunami de la Tamise, etc.
Le jour J, j'arrive donc à Charles de Gaulle dans un état second, à la fois sur-excitée par l'idée de mon voyage, et rongée par une liste d'angoisses qu'il serait trop long d'énumérer ici (je suis trop trop forte en angoisse, croyez moi sur parole).
Dans la salle d'embarquement, l'avion se fait attendre.
Mes nerfs sont au supplice, j'ai creusé une tranchée à force de faire les cent pas (plutôt deux millions de pas selon mon estimation personnelle).
Une demi-heure de retard est annoncée.
Oh my God. Je n'aurai qu'une heure et demie pour mon transfert. Ça me semble tout bonnement impossible. Je tergiverse : qu'est ce qui sera le plus rapide, le taxi ou le métro ?
Je file changer des francs en livres (ben oui elle est vieille mon histoire), c'est toujours ça de gagné.
Je suis tellement stressée que les autres passagers commencent à me jeter des regards haineux. Peut être parce que je passe entre leurs sièges pour la 258ème fois ?
La demi-heure de retard se transforme en 1 heure.
J'ai l'impression que mon cœur va lâcher.
Une heure pour faire le transfert, c'est juste n'importe quoi, non ?
Est ce qu'il vaut mieux que j'aille directement négocier un autre vol au comptoir en arrivant ou que je change d'aéroport pour prouver que j'ai essayé mais pas pu ?
Aaaaaaaaaaaaaaaaah, non mais il FAUT que ça s'arrête sinon je vais manger mon bagage à main pour m'occuper les dents, là.
J'hésite à rentrer chez moi.
C'est peut-être un signe du destin ?
Peut-être qu'il ne faut pas que je parte toute seule au bout du monde avec mon sac à dos ?
Et merde, j'ai des livres sterling dans ma poche alors on part et on verra bien (oui, moi aussi j'ai du mal à suivre mes raisonnements des fois)(n'empêche).
L'heure de retard se transforme en 2 heures, et au moment on finalement nous décollons pour Londres, je visualise en pensée mon vol pour l'Indonésie qui décolle au même moment d'Heathrow.
J'ai envie de pleurer. Et pas forcément que l'envie.
Arrivée à Londres, je me rends au comptoir de la compagnie fautive, et je raconte ma life in english (version courte, du coup).
La madame passe quelques coups de fils, puis m'explique que le prochain vol sur ma compagnie est dans trois jours.
Mais que malheureusement il est plein.
Donc qu'elle va me rerouter sur le suivant.
Dans une semaine.
Mais bien sûr, elle va prendre en charge mon hébergement à Londres en attendant.
Une pensée furtive pour ma valise, pleine de paréos, maillots de bains, tongs et débardeurs.
On est en novembre...
Je n'ai même pas pleuré.
Enfin presque pas.
Je crois que j'avais quand même un peu les larmes aux yeux quand je suis partie dans mon fou rire nerveux.
Cadeau bonusque, je vous donne gratuit Charlie une super astuce pour arriver à vos fins avec un interlocuteur récalcitrant : le fou rire avec les yeux prêts à jouer aux chutes du Niagara (le roulage d'yeux et les murmures en araméens peuvent être un plus)
La madame, elle est repartie illico presto à son téléphone, et elle n'est revenue que pour me hurler :
"Voilà un billet sur le prochain vol, fermeture de l'enregistrement dans 15 minutes, courrez au fond à droite, allez y COURREZ !!"
Finalement j'ai voyagé sur une des plus top compagnies, et je suis arrivée plus tôt que ce qui était prévu (rapport aux escales bien pourrites prévues un peu partout dans le monde sur mon vol raté).
Et non, je vous arrête tout de suite je n'ai pas voyagé sereinement finalement. Mes angoisses concernant la suite du voyage ont pris le relais, of course (j'ai une vie formidable, n'est ce pas ?).
Voilà mon pire souvenir de voyage.
(mais la suite était....mmmmh.... juste parfaite à tout point de vue)
(allez en Indonésie, allez y)
(et emmenez moi siouplaît)
(sinon je vous fais le coup du fou rire en araméen).
Celle qui m'a fait sourire, parce qu'il vaut mieux rire que pleurer
J'hésite, y a compèt' dans ma tête :
- 4 heures de mini-bus péruvien, un huitième de fesse posé sur un banc, coincée entre les cages à poules, les péruviennes et leurs énormes jupes multicolores, et le plafond. Bas le plafond. Trèèèèèès bas. Du genre qui t'assomme à chaque aspérité de la route. Et Quetzacoatl sait qu'en matière d'aspérité, on est plus près du nid d'autruche que du nid de poule dans le coin...
- Une journée à l'arrière d'une mobylette balinaise. Genre le balinais et ses 45 kilos tout habillé qui t'explique que pas de problème, on peut monter à quatre dessus. Quatre balinais peut être. Moi et mes 45 kilo et quelques (un gros quelques), c'est un peu différent. Je crois que c'est ce jour là que j'ai découvert que je pouvais avoir de la compassion, voire de la pitié pour une mobylette.
- Le métro taiwanais, parce que c'est trop rigolo de se ranger sagement en rang d'oignons avant de monter, puis de s'entasser dedans tout aussi sagement, puis de donner libre court à ses instincts les plus tribaux et renverser la mémé pour choper le siège à sa place (si, si, je l'ai vu). Et aussi pour le grand moment de solitude au moment d'acheter son ticket, face à un mur rempli de distributeurs différents, tous surchargés d'inscriptions qui en ce qui me concerne pourraient tout aussi bien être des hiéroglyphes.
Ben en fait je les ai tous cités.
Fuck the system, j'ai la rebelle attitude.
Le mode de transport le plus original que tu aies pratiqué, celui dont tu souviendras longtemps par sa particularité, son originalité
Euh.... Original ?
Genre comme quand j'ai traversé l'Australie à dos de kangourou ?
Nan je déconne, hein. Je suis contre l'écrasage de kangourou par principe.
Je refuse de répondre à cette question tant qu'une certaine Sofiso ne m'aura pas fait faire un tour d'éléphant...
Voilà vous le saurez maintenant qu'il ne faut JAMAIS me lancer sur mes histoires d'Indiana Jane sous peine de subir ma logorrhée.
Par contre je peux refiler la patate :
G., je suis sûre que tu as plein de voyages épiques à raconter,
Marie à tout prix, idem,
Pirskila, itou.
Au boulot mesdemoiselles :)
Libellés :
Jeu à la con,
Misères du quotidien,
On the ouèbe
mardi 13 mai 2008
Retour (sobrement)
Quand le boulot déborde, comme c'est le cas ces derniers mois, je me retrouve à faire le zéro pour sortir en appelant ma soeurette de la maison, et je demande à l'ascenseur de mon immeuble de m'amener à l'étage de mon bureau (et ça colle pas).
Inversement, après deux semaines de congés (dont une semaine au paradis de la plage, certes), j'ai fait un retour en fanfare ce matin au bureau.
Pour commencer j'avais oublié que j'accueillais une stagiaire ce matin. A 9 heures.
En fait je m'en suis rappelé quand, arrivant à 9h10 et 20 minutes avec force guillerettitude et joie de vivre (telle une condamnée se dirigeant vers l'échafaud pour vous donner une idée), je l'ai vue, toute gênée et timide, plantée debout devant mon bureau.
J'ai dit un truc genre "Oups", aussitôt rattrapé devant sa mine gênée par un "Ouh la mais vous êtes en avance, non ?" .
(Règle n°1 : repérer la faiblesse de l'interlocuteur, Règle n°2 : s'en servir contre lui, Règle n°3 : l'usage de la mauvaise foi est sans limite)
(à ce stade, j'étais donc déjà convaincue de mon potentiel de pire responsable de stage de l'année).
S'en suit la traditionnelle tournée des bureaux pour présenter la nouvelle stagiaire aux collègues. Un truc bien basique, pas trop fatiguant pour le cerveau : Machin, voici Machine, elle va faire un stage ici, Machine, voici Machin, il s'occupe de la machine à café et des classeurs à spirales.
Bien.
Sauf qu'en vrai faut remplacer "Machin" et "Machine" par les vrais noms.
Ouais ben ne rigolez pas, c'est n'est pas si évident, hein.
...
Ben si, je l'ai fait.
"Euh je te présente..... euh.... la nouvelle stagiaire...."
"oui voilà présente toi seule, c'est mieux"
Mais c'est pas le pire.
Si, si, c'est possible d'oublier le nom de ses collègues après deux semaines de vacances.
"Je te présente Gertrude la stagiaire, bienvenue voilà voilà, et voici.... celui qui s'occupe de l'approvisionnement en trombones, .... (trou noir trou noir trou noir)...... euh... (mine inquiète du collègue).... euh.... (sueur qui perle)..... euh.... (AAAAAH ! Eclair de génie !) GERARD ! (ouais ben pour le nom de famille on verra demain)"
Je retourne en vacances, non ?
Inversement, après deux semaines de congés (dont une semaine au paradis de la plage, certes), j'ai fait un retour en fanfare ce matin au bureau.
Pour commencer j'avais oublié que j'accueillais une stagiaire ce matin. A 9 heures.
En fait je m'en suis rappelé quand, arrivant à 9h10 et 20 minutes avec force guillerettitude et joie de vivre (telle une condamnée se dirigeant vers l'échafaud pour vous donner une idée), je l'ai vue, toute gênée et timide, plantée debout devant mon bureau.
J'ai dit un truc genre "Oups", aussitôt rattrapé devant sa mine gênée par un "Ouh la mais vous êtes en avance, non ?" .
(Règle n°1 : repérer la faiblesse de l'interlocuteur, Règle n°2 : s'en servir contre lui, Règle n°3 : l'usage de la mauvaise foi est sans limite)
(à ce stade, j'étais donc déjà convaincue de mon potentiel de pire responsable de stage de l'année).
S'en suit la traditionnelle tournée des bureaux pour présenter la nouvelle stagiaire aux collègues. Un truc bien basique, pas trop fatiguant pour le cerveau : Machin, voici Machine, elle va faire un stage ici, Machine, voici Machin, il s'occupe de la machine à café et des classeurs à spirales.
Bien.
Sauf qu'en vrai faut remplacer "Machin" et "Machine" par les vrais noms.
Ouais ben ne rigolez pas, c'est n'est pas si évident, hein.
...
Ben si, je l'ai fait.
"Euh je te présente..... euh.... la nouvelle stagiaire...."
"oui voilà présente toi seule, c'est mieux"
Mais c'est pas le pire.
Si, si, c'est possible d'oublier le nom de ses collègues après deux semaines de vacances.
"Je te présente Gertrude la stagiaire, bienvenue voilà voilà, et voici.... celui qui s'occupe de l'approvisionnement en trombones, .... (trou noir trou noir trou noir)...... euh... (mine inquiète du collègue).... euh.... (sueur qui perle)..... euh.... (AAAAAH ! Eclair de génie !) GERARD ! (ouais ben pour le nom de famille on verra demain)"
Je retourne en vacances, non ?
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dimanche 11 mai 2008
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