mardi 11 septembre 2007

Wééééééééééééééé !

Bon ben je crois que là, on ne peut plus y échapper, voili voilou, comment vous dire, je sais bien que ça va être dur, m'enfin voilà, il va falloir vous y faire, il est l'heure.... L'heure de quoi ?

Ben de hurler :


MESSIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIICO !!!!!


(pardi)


Si jamais je ne réapparaissais jamais sur la blogotruc pour cause de nouvelle vie dans une geôle messicaine, je compte sur vous pour monter un comité de soutien et réclamer ma libération.

Pour la peine, je vous donne notre itinéraire.

Pas une mince affaire, ça, l'itinéraire, je vous signale.

Dans un premier temps, vu la grandeur du pays et le nombre de trucs à visiter, j'ai eu un petit moment de désespoir, et je me suis dit que finalement, plutôt que de choisir des lieux au hasard, on aurait pu faire un parcours thématique "noms rigolos".

Ce qui aurait donné ça :

(où l'on s'aperçoit que savoir bidouiller fotoshoup n'implique pas d'avoir un quelconque talent graphique)

Soit environ 2 millions de kilomètres.
Et nous on n'a que 3 semaines (et demi) de congés.

Alors on est revenus à des valeurs plus culturelles :

(où l'on s'aperçoit que savoir bidouiller fotoshoup ne dispense pas non plus d'avoir un humour approximatif)

On entrera dans les détails de cet itinéraire fascinant à mon retour (si t'as pas vu que c'était fascinant, c'est sans doute parce que tu as encore paumé tes lunettes : clique sur l'image pour qu'elle s'agrandisse, ça ira mieux).

L'avantage quand on a eu pour seules et uniques vacances de l'année une pauvre semaine même pas complète il y a déjà 5 mois, c'est qu'à la veille du départ tant attendu, on hésite entre se faire pipi dessus de bonheur (si, ça arrive), et partir dans un rire démoniaque à la seule évocation du lendemain.

Bref, excusez moi d'être brutale mais putain, j'me casse, et vous ne pouvez pas vous imaginer comme c'est bon !!!! Mouhahahahahahahaha !

Ou peut être que si, vous pouvez, auquel cas je vous autorise à me haïr cordialement !

Adios Amigos !!!!

dimanche 9 septembre 2007

A la recherche de la gaufre perdue

Au lieu de réfléchir au contenu de mon sac à dos, j'ai mangé des gaufres.

Ca m'a pris hier, la folle envie de gaufres au chocolat, juste après ma séance de supermarché (2 heures au Mo*nop pour choisir les gels douche, et coton tige de voyage).

Alors au lieu d'aller finir nos courses de voyage au vieux qui campe, on est allés à Tydar pour acheter un gaufrier.
Bizarrement, personne n'avait prévenu Tydar que 31 ans s'étaient écoulés depuis le mariage de mes parents, et que personne n'allait mettre 2 millions de dollars dans un gaufrier vintage.

J'ai failli pleurer (il ne faut pas contrarier les filles qui arrêtent de fumer).

A ce moment là, j'ai dû retourner au supermarché parce que j'avais oublié d'acheter des trucs pour abreuver les zamis qui allaient venir à la maison le soir.
Faute de gaufrier, je n'ai pas acheté de Nut*ella pour accompagner les gaufres de mes rêves.

Alors je me suis consacrée à la recherche d'un endroit qui vendrait des gaufres toutes faites.

Mais faut croire que ce n'est vraiment plus à la mode, les gaufres, parce que PERSONNE n'en vendait dans un périmètre de 1 kilomètre autour de ma maison.

Là, j'ai pleuré.

Du coup, le Chéri a proposé d'aller voir dans la petite boutique là-bas si par hasard ils n'avaient un gaufrier.

Il était beau, il était petit, et il n'était pas cher (ce qui compte quand on sait qu'il va occuper une mini-cuisine parisienne et qu'il sera utilisé une fois tous les 5 ans environ).

Bref, je l'ai tout de suite aimé et adopté.

Là, je me suis aperçue que je n'avais pas de Nu*tella.
Horreur, malheur.
Troisième visite de la journée au supermarché, donc.

Quand j'ai ramené mon précieux butin à la maison, le Chéri m'a demandé : "on a des oeufs ?".
...
Alors il paraîtrait que sans oeufs, on ne peut pas trop faire de gaufre.
Les lois culinaires sont cruelles je trouve.

Dimanche, je suis donc allée devinez où pour acheter des oeufs.

Et, enfin, par miracle, j'ai pu manger des gaufres.
Tout l'après midi.
Fallait bien rentabiliser, non ?

A l'heure où je vous écris, j'ai un peu la nausée, et je commence à me paniquer sévèrement rapport au sac-à-dos qui n'est pas prêt du tout alors qu'il ne me reste qu'une micro-soirée pour m'en occuper, et que stressée comme je vais être, à tous les coups je vais oublier un truc genre mon passeport ou les billets d'avion.
Oups.

jeudi 6 septembre 2007

15 minutes of fame

Je me suis proposée pour répondre à une chaîne.

Oui, bon, certes, j'avais dit que j'étais en grève de chaînes, et paf, j'en redemande, ça peut paraître bizarre.

Ce n'est pas de la schizophrénie, c'est juste mon égo démesuré qui s'exprime : cette fois, au lieu d'être noyée dans la masse, ce sont des questions per-son-na-li-sées (en l'occurence par ma coupine g.) ! Et moi j'ai toujours rêvé de faire une interview !
(à la base, dans mon rêve, c'était pour une merveilleuse performance dans un groupe de rock qu'on m'interviewait, mais vu que je n'ai pas touché à ma guitare depuis que j'ai appris à jouer "Les portes du pénitencier" il y a environ 10 ans, comme motif de l'interview, on va se contenter de "un commentaire pourri laissé chez g." ).

C'est parti.

1- Pourquoi "Fyfe" ? [Et ne me réponds pas "pourquoi pas" hein]
Là, limite je me prends pour la rockeuse parce que l'intervieweuse, elle me connaît bien. Genre je suis connue, quoi.
Hum, bon, bref.
"Fyfe", c'est pour laisser s'exprimer la créativité de la blogosphère, tu vois.
Jusqu'ici, j'ai rencontré deux écoles : ceux qui prononcent [Fyfé] (à l'italienne, donc), et ceux qui prononcent [Faillefe] (à l'améwicaine, donc).
Mais en vrai je ne suis ni Laura Pausini, ni Courtney Love, et donc dans ma tête à moi ça se prononçait bêtement à la française.
Je sais, c'est décevant.
La suite des explications serait encore plus désapointante, alors je vous épargne et je laisse le mythe se perpétuer (et mes chevilles dégonfler).

2- Qu'est-ce qui t'embête le plus depuis les 6 derniers mois ?
Oh la la, c'est maaaaal, g., de me relancer sur le terrain de la politique alors que j'essaye d'oublier... Je sais que mes chansons sont militantes, mais je m'exprime comme une citoyenne lambda, je ne veux pas faire des sujets politiques le centre de ma carrière, you know, je suis comme tout monde finalement.

3- Y a t'il une chance pour qu'on se croise un jour ?
J'sais pas, tu veux jamais me dire où tu vas ;)
J'aurais aimé te croiser à Hanoï, ou à Paris, et si tu as bien choisi ta nouvelle destination, je suis sûre que j'aimerai t'y croiser...

4- Que penses-tu des machos ?
Ils me font rire. Beaucoup.
Autant le sexisme caché sous un vernis politiquement correct me transforme invariablement en Hulkette, autant j'ai une certaine tendresse pour les machos affichés.
Parce que quand je pense macho, je pense immédiatement à mes origines italiennes, là où en d'autres temps, les mecs étaient de vrais machos qui devaient avoir l'air de commander. Mais juste l'air, hein, parce qu'en réalité, tout le monde savait bien que c'est la mama qui détenait le pouvoir.
J'adore ce genre de résistance pacifique et discrète (que je ne saurais pas du tout appliquer personnellement, est ce la peine de le préciser ?).
Les machos tels que je les conçois me paraissent faciles à contrer, et puis, de nos jours, ils ont un côté désuet et gentiement ridicules.

5- Si tu avais et l'argent et l'envie, dans quelle voiture roulerais-tu ?
Pfiou, si j'avais l'argent, je me débrouillerais pour continuer toute ma vie à ne pas avoir de voiture...
Ca m'intéresse tellement pas que je ne saurais même citer un modèle...
Ah si, je voudrais un truc de super héro (meuh non j'ai pas un problème d'égo), du genre Batmobile, ou Kit (qui a dit Papamobile ?????), histoire qu'elle conduise toute seule et me fasse une manucure pendant le trajet.









Bon, et maintenant que j'ai fait ma star (merciiiiii g. !), voilà les instructions :

- Vous laissez un commentaire de votre choix, qui ou qui n'a pas à voir avec la choucroute

- En réponse, je vous pose 5 questions et je me ruine le cerveau si j'en crois l'expérience de g.

- Vous répondez chez vous, et paf, ça fait une chaîne, vous posez des questions aux commentateurs, blablabla... (Vous pouvez aussi répondre ici si vous êtes Sans Blog Fixe)

mercredi 5 septembre 2007

No smoking please / J+5

Trop facile d'arrêter de fumer.

Tout le monde vous le dira, il suffit de s'occuper l'esprit, les doigts, et la bouche. Faire diversion.

C'est très très simple, finalement.

Alors voilà, j'ai pensé à mes vacances (J-7, youhou, salto avant, messieurs dames), j'ai pensé à mon anniv' d'octobre (fête - pas fête, j'invite qui, quels cadeaux surprises je vais avoir), j'ai pensé à Noël (et qu'est ce que je vais offrir au Chéri ? Et à soeurette ? Et à mes parents ? Et au Chat (ben quoi j'ai besoin de m'occuper l'esprit on a dit)), j'ai pensé à Pâques aussi, et puis aux prochaines vacances, à celles de dans deux ans, à ma carrière professionnelle de maître du monde (Je ne vous en ai jamais parlé ? Une autre fois, hein), à ma retraite, à.... non ben on va s'arrêter là hein.

Occupons nous les mains plutôt.
Bon, après 10 tentatives de manucure échouées (sous-couche, vernis, double vernis, c'est raté, dissolvant, sous-couche, vernis, double vernis, c'est raté, etc, etc, etc), il s'est avéré que j'aurais réussi à fumer en faisant n'importe quoi d'autre. Ben ouais, j'étais achte forte en fumeuse.

La bouche ?
Ben ouais, mais après mes 5 cafés, 6 capuccinos, 8 thés, j'ai décidé de mettre le holà sur le liquide (je vais passer une nuit magique : insomnie et pipiroom, c'est le thème).
Du coup j'ai mangé tout ce que j'ai pu trouver dans la maison depuis que je suis rentrée du boulot (au boulot, j'avais fini de manger mes ongles, et j'allais attaquer mes doigts).

Voilà voilà.
La la la.

Maintenant que j'ai la tête pleines d'idées noires sur ma vie que je sais pas à quoi elle sert, sur mes ongles tout pourris tout mangés, et que j'ai l'estomac plein à craquer au point d'avoir la nausée, ben je peux l'affirmer : j'ai grave envie de fumer, que si tu passes en bas de ma fenêtre avec une cigarette, tu risques de te faire agresser par une folle furieuse qui en veut à ton tabac.

Allez, plus que 70 ans à tenir, hein ! (ouaip, j'ai décidé de vivre très très vieille en plus).


PS : Nan mais bon, je suis toujours aussi fière, quand même :)

mardi 4 septembre 2007

Pas aidée

J'arrête de fumer, certes, mais vous admettrez que je ne suis pas aidée.

Cécilia m'en veut personnellement. La preuve, elle a déclaré :

"Toute ma vie, j'ai aidé les gens qui souffrent : je ne vais pas changer aujourd'hui. Je suis heureuse d'avoir pu apporter du soutien à des enfants et à leurs familles dans la douleur. [...]
On ne m'empêchera jamais d'essayer d'aider ou de soulager la misère du monde, dans quelque pays que ce soit."

Allons bon, la première dame de France est l'alter égo de mère Teresa.

Je ne sais pas si quand elle parle d'aider les gens qui souffrent et de soulager la misère du monde, elle fait allusion à son passage dans le mannequinat, son mariage avec Jacques martin, ou celui avec le Président, en tout cas je suis sûre qu'elle fait exprès de dire des trucs aussi ridicules juste pour m'énerver et me faire craquer sur une cigarette.

Ca ne prend pas.
Même pas mal.

EDIT (c'est un complot) :
Alors qu'on se décarcasse pour retrouver le scooter volé du fils du président, il en profite pour faire des bêtises dignes d'une petite racaille. Voilà une mission de soulagement de la misère du monde à la hauteur de la réincarnation de Mère Teresa : remettre le fiston dans le droit chemin avant que son papa le karchérise...

lundi 3 septembre 2007

No smoking please / J+3

C'était décidé depuis un moment : en août, on arrêtait de fumer.

Pourquoi arrêter de fumer ?

Parce qu'à 5 euros le paquet, ça revient à environ 2 000 euros par personne et par an (glurps).

Parce que je commençais à avoir une sale toux au réveil, et que l'idée de finir par parler comme Dark Vador avec un trou dans la gorge me terrifie.

Parce que la clope, c'est une addiction, qu'une addiction, c'est de l'esclavage, et qu'elle veut être liiiiiibre, Fyfe (y en a même qui l'ont vu voler).

Pourquoi août ?

Ben d'abord parce qu'à l'époque, ça semblait suffisamment loin pour qu'on ait le temps d'oublier (raté).

Parce qu'en août, c'est bien connu, on travaille au ralenti, sans stress, dans la zenitude (raté).

Et parce qu'en août, il fait très très chaud, ce qui ne donne pas envie d'aspirer de la fumer brûlante (encore raté).

Les semaines ont passé, on s'est renseignés pour savoir s'il existait des méthodes magiques pour perdre l'envie de fumer, parce que c'est ça le plus dur : faire son deuil définitif du plaisir nicotinien...

Apparemment il en existe, mais aucun de nous deux n'a eu la présence d'esprit de prendre rendez vous chez les magiciens conseillés. On fera ça demain, j'ai oublié de prendre le numéro, blablabla (procrastination et flemmingite usuelles).

Et paf, sans qu'on s'en rende compte, on était le 31 août, on allait partir en ouikend chez mes parents, et on fumait encore.
La loose.

Alors, on a courageusement éteint notre cigarette sur le quai de la gare de Lyon Part Dieu vendredi soir, et on s'est bravement lancés dans la grande aventure non fumeuse.

...


A J+3, je suis à même de confirmer que l'arrêt du tabac provoque de grave perturbations émotionnelles.

Exemple :
"NON MAIS C'EST BON, TU VAS ARRÊTER DE ME SAOÛLER AVEC TON SEL, JE VAIS TE LE PASSER, TU PEUX ATTENDRE DEUX SECONDES, NAN? ET T'AS VU COMMENT TU ME PARLES ? J'EN AI MAAAAAAAARRE, BOUHOUHOUHOUHOUHOU".

Tout va bien, c'est nor-mal.

L'arrêt du tabac peut également provoquer des hallucinations gênantes, et notamment des visions tabagiques peu appropriées : tentatives de fumage de doigts (rhô zut y avait pas de clope dans ma main), bureaux de tabac équipés de haut parleurs me sussurant de rentrer à l'intérieur, etc etc.

Ce n'est pas tout à fait normal, mais tout va bien quand même.

Et puis je ne passe pas mon temps à me lamenter sur ma frustration nicotinique, ou a me retenir de rouler une pelle à ma collègue qui aspire la dernière bouffée de sa cigarette.

Non, mes journées restent parsemées de furtifs moments de bonheur : en descendant du train, en sortant du boulot, de la cantine, après le dîner, avec mon thé, la vie me donne mille occasions d'oublier un instant que je ne fume plus : je souris, prend une bonne bouffée d'air frais, plonge ma main dans mon sac à main, et voilà : ça fait une bonne demi-seconde de plénitude avant de me souvenir que non, y a rien à prendre dans mon sac à main.

A part ça, mon estomac est devenu un gouffre qui ne se remplit jamais.
Tout va bien, bientôt je serais trop obèse pour franchir le seuil de ma porte et aller m'acheter ma drogue.

En attendant, je ne peux pas nier que je suis incroyablement fière de moi.

mercredi 29 août 2007

Bientôt le Mexique

Et oui, je préfère vous préparer un peu à l'avance psychologiquement, tout ça, tout ça, parce que je sais bien que ça va être dur de m'imaginer à Acapulco alors que vous rentrez péniblement de vos vacances pluvieuses.

Donc bientôt, et je dirais même de plus en plus bientôt, même que j'en peux tellement plus d'attendre que j'ai limite l'impression que la date du départ recule, mais bientôt quand même donc, je pars en ouacances.

Avant que vous ne commenciez à cogiter sur ce que vous allez dire dans les comm', je vous arrête tout de suite, niveau anecdotes de tourisme au Mexique, j'ai eu ma dose merci beaucoup.

Depuis 3 mois que je saoûle tout le monde avec mon voyage, j'ai tout entendu :

- les touristes dépouillés et jetés dans une rue sombre de banlieue par le chauffeur de taxi

- les touristes dépouillés tout court, obligés de demander de l'aide à l'ambassade pour pouvoir rentrer à la maison

- les sacs à dos vidés pendant les trajets de bus ("si, si je t'assure, il faut mettre du grillage à poule à l'intérieur de ton sac pour l'éviter, c'est la seule manière")

- les dames soulevées du sol, débottées, et reposées en plein marché par une bande d'ados (zétaient trop belle ses 'tiags à 3 millions de dollars il paraît)

- les dépôts de plainte (pour vol, évidemment) à la police qui finissent en séjour carcéral pour cause de refus de lâcher les 150 euros de backshish au policier

etc, etc.

Bref, n'en jetez plus s'il vous plaît, j'ai compris le message.

1. Les gens sont tellement jaloux qu'ils espèrent que je vais annuler mon voyage (hinhin, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu, vous voyez)

2. Les gens sont tellement jaloux qu'ils espèrent me gâcher tout mon plaisir.

Raté, double raté.

Même pas peur, je suis une aventurière dans l'âme voyez vous.

Pour commencer, pendant mes voyages "sac-à-dos", c'est un peu la règle de base de ne rien emmener de précieux (et donc éviter les 'tiags à 3 millions de dollars)(au delà des considérations esthétiques, cela va de soit). Tout ce que j'ai, je suis déjà préparée à le perdre. C'est aussi simple que ça.

Et si je passe 24 heures dans une prison mexicaine, je ferai une bonne petite crise d'hystérie qui en général donne très très envie de m'envoyer à une bonne dizaine de kilomètres.

Si les mexicains sont des coriaces et que la crise d'hystérie ne leur suffit pas, je prévois de défier mes geôliers aux cartes (réussite, belote, poker, bataille, n'importe quoi, ils ne précisent jamais de quoi il s'agit dans les films), et je gagnerai ainsi ma liberté, non sans avoir été sacrée reine de la tequila suite au concours de celui-qui-boit-le-plus-et-tient-encore-debout.

Pendant ce temps-là, à Vera Cruz

Pas la peine d'essayer de me faire peur, donc, car ça ne prend pas.

Sachez d'ailleurs que je ne dis jamais non à une occasion de me la péter (le tourisme balnéaire, c'est d'un ringard, alors que le tourisme carcéral, c'est hype), ni à une occasion de rencontrer mon prisonnier préféré (Wentworth Miller, que vous pouvez admirer chez Eliiiiise)(Je recommande le visionnage avant d'aller dormir, de bien beaux rêves en perspective)(Testé pour vous).

Quant au niveau de blogabilité, il est tel que je peux en faire une note AVANT que cela se produise, c'est dire. Hé hé :)

samedi 25 août 2007

Soirée chouchoutage

J'avais mis beaucoup d'espoir de glamouritude dans cette soirée - cadeau d'anniversaire au spa.

Une ambiance zen, des petites bougies autour du jacuzzi, de la sensualité au hammam, et l'extase du massage en duo.

Je ne me suis pas démontée quand nous nous sommes retrouvés en peignoir blanc et chaussons jetables ultra sesky en attente d'aiguillage au beau milieu d'une série d'immenses baies vitrées permettant à la fois au voisinage de nous admirer dans ces magnifiques tenues, et à la lumière du jour de se marier harmonieusement avec celle des néons.
Si j'étais du genre à exagérer, j'ajouterais que dans cette ambiance d'hôpital, je m'attendais à voir débouler le Dr Carter d'un instant à l'autre.

Pas grave, le hammam allait nous mettre dans l'ambiance.

Punaise, je suis une adapte du hammam de la mosquée de Paris, on ne me la fait pas, c'est pas un hammam, ça, c'est une chambre à gaz.
C'est quoi ce brouillard londonien ?
T'es où chéri ?
C'est quoi que je touche, là ? Ton pied ?
T'arrives à respirer, toi ?
C'est quoi ton meilleur score d'apnée ?
Ouh la, mais ça s'arrange pas, c'est normal qu'on manque d'oxygène ?
On va s'habituer, c'est ça ?
Chéri t'es toujours là ?
Allonge toi, ça ira mieux, la vapeur est plus forte en haut.
Aaaaah, j'en peux plus ! Il me faut de l'air, viiiiite !
A terre, à terre !
Je crois que la sortie est par là, vas - yyyyyy !
Noooon, en rampant, ne te relève surtout pas !

Hum.
En même temps, la sensualité, c'est vachement subjectif à définir.

Le jacuzzi, ça devrait être un peu plus "safe" normalement.

Ouh, mais elle est pas chaude - chaude, l'eau !
Appuye sur le bouton à bubulles, qu'on se la joue stars, un peu.
Ouh ça fait du bruit dis donc !
Non, je disais, CA FAIT DU BRUIT !
Et ça chatouille !
Je disais : CA CHATOUILLE !
C'EST ROMANTIQUE, NON ?
QUOI ?
ETEINS LE TRUC A BUBULLE, JE T'ENTENDS PAS !
Ah, que j'arrête de hurler ?
Hum.

Ca ne veut pas dire que ce n'était pas romantique, hein.
Penser qu'on ne peut échanger qu'en chuchotant pour avoir une ambiance amoureuse, c'est faire injure aux malentendants, je trouve.

C'est l'heure du massage ?
Chouette !
Dis, tu risques de vouloir épouser la masseuse et ne jamais vouloir rentrer avec moi, non ?
Si, le risque existe, j'en suis consciente. Un massage professionnel, ça doit être parfaitement divin.
Ah, tiens, voilà nos masseuses !
Oups, nos masseurs, pardon. Une femme et un homme.
Choisir par qui on se fait masser ?
Huhu, c'est vite vu, le Chéri il va aller avec le monsieur, pardi.
Pfiou, ben je suis soulagée, moi.

Passer les slips jetables ? Oui bien sûr.
Rhô le mien il est blanc et le tien il est noir !
Ah ben oui, moi j'ai une espèce de coulotte en crépon trop sesky si tu kiffes le look pampers, et toi tu as.... Ah ouais, un jouli mini-string.... MOUHAHAHAHAHAHA !
Meuh non je ne me moque pas.
MOUHAHAHAHAHAHAHA !
Ok, ok, j'arrête, pardon.
MOUHAHAHAHAHAHAHA !


Après 10 minutes de massage.

Oh mon dieu, ce que c'est bien....

Après 25 minutes de massage.

Cette histoire d'être rassurée parce que c'est un homme, c'est vraiment le truc le plus con qui me soit passé par la tête.
Moi par exemple, j'épouserais bien ma masseuse.
Je vais me faire quitter pour un homme. La claque.

Après 40 minutes de massage.

En même temps, j'm'en fous, moi je coulerai des jours heureux avec ma masseuse.
On vivra de massages et de massages.
La vie sera belle.

Après 50 minutes de massage.

Quoi c'est déjà fini ?
Noooon, ne me quitte pas !


Et après on ose dire qu'une soirée au spa en amoureux c'est bon pour le couple.

NB : sans rire, on a adoré le massage, et pour le reste, on a bien rigolé. Le lieu n'était pas vraiment top, la honte sur moi qui l'avait choisi d'après des photos trompeuses sur leur site web.
Si vous avez de bonnes adresses à paris, je suis preneuse (Noël approche, je vous signale).

vendredi 24 août 2007

Panique au Prixfran

Miss Pra*da première dame de France est convoquée par la commission d'enquête parlementaire pour s'exprimer sur son intervention dans l'affaire des infirmières bulgares. En théorie, un témoin ne peut refuser de se présenter devant une commission (sauf si c'est l'archiduc - empereur - roi de France).

En gros, elle doit raconter ce qui s'est passé.

Vraiment, le monde marche sur la tête.

Heureusement il reste un peu de bon sens à la tête de ce pays : "L'audition de Mme Sarkozy n'est pas concevable au nom de "la séparation des pouvoirs", puisqu'elle était "l'envoyée personnelle" de son mari, a déclaré le porte-parole de la présidence, David Martinon."

Ouf.

J'ai eu peur, sans blague.

Un instant, j'ai cru qu'on allait assister à un coup d'état du pouvoir législatif attaquant dangereusement la démocratie de ce pays.

C'est comme si, je sais pas moi, imaginons qu'il n'y ait plus de beurre à l'Elysée. Le truc qui craint parce que les tartines sans beurre, c'est triste comme un été sans soleil.

Alors bon, normal, le roi, il ne se démonte pas, il envoie sa femme au Prixfran.

Manque de pot, arrivée en caisse, elle s'aperçoit qu'elle n'a pas de monnaie pour payer. Bon, il y a conseil des ministres dans 20 minutes, et avec le Prixfran qui est à 10 bonnes minutes de la maison, le ptit dej' est compromis.

Alors l'épouse, elle fait quoi, hop hop, ni vu ni connu j't'embrouille, le beurre in the pocket. Mais au nom de la raison d'Etat, hein.

Imaginons que le Prixfran s'aperçoive qu'il y a un trou de 3 euros 80 dans la caisse le soir. Il demande donc gentiment à discuter un peu avec l'épouse pour savoir si c'était du beurre demi-sel, de la margarine anti-bourrelets, ou du beurre de Normandie en promotion deux pour le prix d'un cette semaine profitez en messieurs dames.

Hé bien si on laissait faire ces salauds de putschistes, elle serait obligée d'expliquer tout ça au Prixfran !
Vous vous rendez compte ?

Alors qu'elle était l'envoyée PERSONNELLE du garant de la démocratie !

Non, vraiment, on l'a échappé belle.


(Ça commence à faire beaucoup de posts dans la même semaine, faudrait pas croire que c'est un rythme durable non plus. J'ai des courses à faire, moi, y a plus de beurre dans le frigo)

jeudi 23 août 2007

Galerie de Fyfes

En m'adonnant à mon addiction favorite (ex-aequo avec le chocolat), je suis tombée sur ce site de l'université de St Andrews.

C'est magique, tu entres ta photo, tu cales tes noeils et ta bouche, et tu t'amuses à voir ta trombine recalculée comme quand t'étais un bébé, un enfant, un ado, comme elle sera quand tu seras tout vieux et tout ridé, comme elle serait si t'étais black, asiatique de l'est, asiatique de l'ouest, croisé à 50% avec un chimpanzé, ou si tu avais le modèle de grands peintres.

Attention, fort pouvoir huhutant, je préfère prévenir pour ceux qui sont présentement en environnement hostile (open space, collègues, et autres joyeusetés du quotidien).

Et comme j'ai une tendance notoire à la monomanie, en qu'en ce moment je me prends trop pour la reine de fotoshoup, je vous fais cadeau d'une exclusivité intergalactique : des photos de ouam ici et tout de suite, tant pis pour mon identité secrète tout ça tout ça.

(trop merci l'université de St Andrews, d'habitude moi en photo, c'est un oeil fermé, l'autre cocaïné, et un rictus de douleur en lieu et place de la bouche. Là je m'aime à fond, limite je ferais une galerie de moi dans mon salon)

(c'est peut être parce que ça ne me ressemble pas du tout)

(mais c'est un détail, non ?)

EDIT : Bon, on ne peut pas être une star en fotoshoup ET en informatique, donc normalement le fond il ne devait pas être blanc. Il ne devait pas y avoir de fond du tout d'ailleurs...