Hier soir, le Crampon, bien fatigué de sa journée (et de sa courte nuit - no comment-), était légèrement nerveux.
Traduction : il courrait partout comme un damné, ponctuant ses sauts de cabri par des petits cris d'une voix sensiblement trop aigüe pour être honnête, et chouinait de manière aléatoire, oscillant entre le regard de Bambi à qui on aurait piqué son déjeuner et celui d'Hannibal Lecter, euh... à qui on aurait piqué son déjeuner aussi.
Tout allait bien, donc.
A un moment, une sympathique odeur d'égouts a envahi la pièce.
Je sais, c'est ignoble, mais sachez qu'être parents permet de développer une résistance hors norme à une éventuelle attaque terroriste odorifique. Il faut positiver.
La couche était pleine, donc.
Petite aparté : le Crampon, qui a 2 ans et demi passés, n'est toujours pas propre. Enfin, on le lave, hein. A peu près en tout cas. Mais il n'a pas appris à aller sur le pot.
Nous essayons régulièrement de lui proposer de faire "comme les grands", mais son refus est catégorique, et le milieu scientifique et éducatif est unanime : ça se fera tout seul quand il le voudra et sera prêt.
Traduction : il courrait partout comme un damné, ponctuant ses sauts de cabri par des petits cris d'une voix sensiblement trop aigüe pour être honnête, et chouinait de manière aléatoire, oscillant entre le regard de Bambi à qui on aurait piqué son déjeuner et celui d'Hannibal Lecter, euh... à qui on aurait piqué son déjeuner aussi.
Tout allait bien, donc.
A un moment, une sympathique odeur d'égouts a envahi la pièce.
Je sais, c'est ignoble, mais sachez qu'être parents permet de développer une résistance hors norme à une éventuelle attaque terroriste odorifique. Il faut positiver.
La couche était pleine, donc.
Petite aparté : le Crampon, qui a 2 ans et demi passés, n'est toujours pas propre. Enfin, on le lave, hein. A peu près en tout cas. Mais il n'a pas appris à aller sur le pot.
Nous essayons régulièrement de lui proposer de faire "comme les grands", mais son refus est catégorique, et le milieu scientifique et éducatif est unanime : ça se fera tout seul quand il le voudra et sera prêt.
Bien sûr, ma mère et ma belle-mère en savent beaucoup plus que le milieu scientifique et éducatif (elles ont élevé 4 enfants à elle deux, tout de même), et croient bon de
1. me harceler avec des "de notre temps", des "il ne pourra pas aller à l'école !" (dans un an, hein) et des "quand même à son âge..." et 2. de déculotter le Crampon ou le coller sur un pot dès que j'ai le dos tourné (le Crampon est un bon fils à sa maman. Il se venge en pissant sur le beau tapis, le canapé, ou tout autre objet de valeur).
Bref, le Crampon n'est pas prêt à apprendre la propreté, et pour autant que je le connaisse, s'il décidait d'attendre ses 18 ans, il n'y aurait pas moyen de le faire changer d'avis et on n'aurait plus qu'à acheter des actions Pamp*ers.
La couche était donc du genre bien chargée (amis de la poésie, pardon et adieu).
Mais le Crampon n'avait pas franchement envie d'interrompre son entraînement pour les championnats du monde de dépense d'énergie sous acide (comment ça, ça n'existe pas ? Mais alors pourquoi diable ferait-il ça ??).
La traditionnelle négociation qui s'en est suivie a abouti à un compromis tri-partite consistant à quitter la couche dans la salle de bain, et enchaîner avec le bain (je suis mûre pour un poste à l'ONU).
Pantalon, chaussettes, T-shirt : enlevés.
Couche immonde : enlevée.
Fesses et leur moulage de caca mou bien collé : à nettoyer.
Armée de mes lingettes destructrices de planète (le liniment sur les matières solides, je peux pas. Ça fait un gloubli-boulga qui m'est intolérable)(sinon je suis très Nicolas Hulot - friendly, hein, ne me dénoncez pas), j'entreprenais donc, assise par terre, de nettoyer les fesses les plus mignonnes de la planète (même si momentanément, ça ne se voyait pas trop à cause du... bon vous avez compris), sur une cible mouvante (le Crampon continuait imperturbablement son entraînement pour les JO du saut de cabri).
C'est à ce moment précis que mon enfant chéri, cet être aussi imprévisible qu'adorable, a décidé de se jeter sur mes genoux pour un câlin.
Je me suis immobilisée dans une vaine tentative de stopper l'implacable écoulement de l'espace-temps. Une lingette dégoûtante dans la main, une paire de fesses d'adorable et néanmoins tout ce qu'il y a de plus merdeuse sur ma cuisse.
M. PetiteGraine a explosé de rire.
L'accord tri-partite a été immédiatement enterré et j'ai expédié la fin de ma mission avant de courir me changer - désinfecter - asperger de déodorant.
Je ne pense pas que c'est le genre de risque encouru par les négociateurs de l'ONU.
Pourtant, une menace de cet ordre qui planerait sur les négociations en Syrie ou à Jérusalem, ça vous changerait la face du monde, j'en suis sûre.
Bref, le Crampon n'est pas prêt à apprendre la propreté, et pour autant que je le connaisse, s'il décidait d'attendre ses 18 ans, il n'y aurait pas moyen de le faire changer d'avis et on n'aurait plus qu'à acheter des actions Pamp*ers.
La couche était donc du genre bien chargée (amis de la poésie, pardon et adieu).
Mais le Crampon n'avait pas franchement envie d'interrompre son entraînement pour les championnats du monde de dépense d'énergie sous acide (comment ça, ça n'existe pas ? Mais alors pourquoi diable ferait-il ça ??).
La traditionnelle négociation qui s'en est suivie a abouti à un compromis tri-partite consistant à quitter la couche dans la salle de bain, et enchaîner avec le bain (je suis mûre pour un poste à l'ONU).
Pantalon, chaussettes, T-shirt : enlevés.
Couche immonde : enlevée.
Fesses et leur moulage de caca mou bien collé : à nettoyer.
Armée de mes lingettes destructrices de planète (le liniment sur les matières solides, je peux pas. Ça fait un gloubli-boulga qui m'est intolérable)(sinon je suis très Nicolas Hulot - friendly, hein, ne me dénoncez pas), j'entreprenais donc, assise par terre, de nettoyer les fesses les plus mignonnes de la planète (même si momentanément, ça ne se voyait pas trop à cause du... bon vous avez compris), sur une cible mouvante (le Crampon continuait imperturbablement son entraînement pour les JO du saut de cabri).
C'est à ce moment précis que mon enfant chéri, cet être aussi imprévisible qu'adorable, a décidé de se jeter sur mes genoux pour un câlin.
Je me suis immobilisée dans une vaine tentative de stopper l'implacable écoulement de l'espace-temps. Une lingette dégoûtante dans la main, une paire de fesses d'adorable et néanmoins tout ce qu'il y a de plus merdeuse sur ma cuisse.
M. PetiteGraine a explosé de rire.
L'accord tri-partite a été immédiatement enterré et j'ai expédié la fin de ma mission avant de courir me changer - désinfecter - asperger de déodorant.
Je ne pense pas que c'est le genre de risque encouru par les négociateurs de l'ONU.
Pourtant, une menace de cet ordre qui planerait sur les négociations en Syrie ou à Jérusalem, ça vous changerait la face du monde, j'en suis sûre.
10 commentaires:
hiiiiiiiiiiii! je suis sûre que c'est le genre de truc qui m'est déjà arrivé, à moi aussi!!(ce qui ne m'a pas empêché de bien rire en te lisant). Un câlin sur les genoux de maman, ça ne peut pas attendre, qu'est-ce que tu veux.
Fyfe ! Tu as failli me faire étouffer ma fille ! J'ai lu ton billet en allaitant, et j'ai explosé de rire. Je pense que les secousses involontaires qui ont suivi l'ont beaucoup surprise ;)
Ha ha ha (*rire jaune*)
L'autre jour, mon lardon chéri amour en sarouel blanc me dit "caca" en faisant un genre de mouvement avec sa jambe au dessus de mon pied. Il petit-déjeunait des céréales (muesli au chocolat), et je vois un machin atterrir sur mon pied nu.
Incrédulité "Non, ça peut pas être CA, c'est forcément des céréales prémâchées et recrachées", dans un élan d'inconscience, je prend le truc et le renifle.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHH !!!! C'est LA CHOSE, le caca a débordé de la couche et a roulé le long de la jambe de mon gosse et avec son petit pas de danse à la con il m'a déposé un bout de crotte sur le pied.
Pour la première fois, j'ai du lui filer un rapide bain/douche pour le décrotter, j'avais JAMAIS vu ça, je savais même pas que c'était possible...
Par contre, les lingettes qui se déchirent et que tu finis par torcher le gosse avec tes doigts, très peu pour moi, c'est coton + eau tiède (enfin, comme on est rien que des hippies, c'est lingettes lavables (c'est le terme bobo pour dire que t'as réinventé le gant de toilette) et pas coton mais s'pareil), ça gratte juste ce qui faut pour racler et ça se déchire pas sous l'ongle... On a des lingettes pour quand on sort et je finis toujours par mettre les doigts dedans (y'a pas un smiley qui vomit ?)
Et un bon savonnage ensuite.
Ah y'a pas à dire, un gosse ça décomplexe de causer caca ...
AH le câlin au caca j'ai pas testé, par contre celui au vomi oui, pauvre bichette elle était tellement mal d'avoir redécoré sa belle robe avec son si bon repas qu'elle voulait être consolée. Ben on a fini par vider nos estomac en chœur, avant le passage à la douche, machine à laver et serpillère.
Faites des gosses qu'y disaient
Je compatis, mais je suis morte de rire.
Pour la propreté, de toute façon, l'étape vidage et récurrage du pot n'est pas non plus fantastique. Je suggère donc d'essayer de l'acclimater direct au réducteur de toilette. Dixit la mère dont le fils ainé a été propre - mais en faisant dans le pot - à 3 ans moins 2 mois.
"Bien sûr, ma mère et ma belle-mère en savent beaucoup plus que le milieu scientifique et éducatif (elles ont élevé 4 enfants à elle deux, tout de même), "
OMG, on a les mêmes ! (et en plus, on nous a livré un modèle fort similaire de bébé je crois, qui n'était bien entendu pas du tout le modèle commandé)
Sinon pour les longettes, c'est comme Fantomette chez moi : j'y arrive pas. Et pour les cacas atomiques que t'en as partout (c'est courant chez nous pour cause d'allergies alimentaires) c'est les fesses crottées direct sous la douche et décollage au jet le plus puissant. Limite la dernière fois j'ai envisagé d'utiliser la brosse à vaisselle ikéesque que j'ai acheté pour décrasser les couches lavables.
J'ai connu le calin vomito, comme la quadra, mais pas le calin caca. Par contre le 2e faisait caca dans le bain, et la pêche aux boulettes un soir sur 2, c'est...comment dire... anti casque bleu ! Surtout quand pour plus de plaisir, tu as le grand frère narreux qui beugle comme un veau affamé parce qu'il veut sortir du bain contaminé (en même temps, je le comprends).
Aaah ça fait du bien une petite conversation scato de bon matin.
Mouhahaha, on forme un sacré club, les parents, là ! (NBB ne t'inquiète pas ça viendra !!!)
Je suis morte de rire, nous avons tous été baptises!
Moi j'ai un modèle équivalent et en te lisant je me dis toujours "Putain si j'avais connu ce blog il y a 2 ans 1/2 ma nouvelle vie de mère aurait sans doute été fort dédramatisée et je me serais sentie bien moins seule" Bref. Tout ça pour dire, quand on a eu ce genre de modèle, du genre qu'on aime plus que tout au monde, que franchement y a pas plus mignon mais qui n'est décidément pas doué pour le sommeil. Comment, disais-je, fait-on pour en mettre un deuxième en route sans angoisser de ces nuits affreuses couchées sur une couette pliée en 4 (oui parce que s'installer dans sa chambre il faut pas), de ces micro siestes, des engueulades concernant les points de vue divergeants en matière de gestion du sommeil et les dimanches apres midi enfermés à la maison "Au cas ou elle se déciderait à faire la sieste..." Oui, donc, bon : Comment on en fait un autre ? Parce que quand même c'est super mignon, non ?
Un peu long pour un premier post, je sais, mais il fallait que ça sorte ;)
j'ai le même à la maison, et il a deux ans 3/4... le mien ne veut pas aller aux toilettes, il préfère la douche, donc on dit bravo et on attend patiemment...
"heureusement" pour moi, ses deux grand-mères ne sont plus là, donc c'est entre moi et moi que le dilemme se joue sur les méthode éducative. non je ne suis pas schizophrène.
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