jeudi 14 septembre 2006

Sexe et pouvoir

A l'occasion de la sortie du bouquin SEXUS POLITICUS (que je n'ai pas lu), je m'interroge sur le lien étrange entre le pouvoir et le sexe.

Pour commencer, je dois confesser mon à priori sur ce genre de bouquins qui recense les turpitudes de nos hommes politiques de tout bord. A la base, je trouve ça vraiment ignoble de contribuer à la décrédibilisation de la politique en période électorale. Ils n'en ont pas besoin, ils font ça très bien tout seuls, alors pas la peine d'en rajouter (mauvais souvenir de 2002 oblige...).
Niveau déontologique zéro, donc.

Sauf que ceux qui ont écrit ça sont de vrais journalistes qui ont publié des ouvrages sur des sujets bien plus sérieux (en apparence). En plus, ils se défendent très bien.
Selon eux, ce livre a été écrit suite à des entretiens avec les principaux intéressés ou leurs proches, et toutes les sources ont validé le texte.
L'argument choc, c'est que de toutes façons, les politiques mettent eux-même en scène leur vie privée (Cf. Nico et Cécilia ; DSK et Anne Sinclair, Hollande et Ségo, etc.). A partir de là, ils prennent le risque de voir démentie l'image bon enfant des couv' de Match.
Et pour bien enfoncer le clou, les journalistes nous rappellent à juste titre que leurs frasques adultères sont souvent intiment liées au budget de l'état, donc aux soussous qu'on leur donne à gérer quand même (Cf. la cellule anti-terroriste dédiée à la protection de Mazarine, les vacances adultères sous le soleil des tropiques, l'utilisation des RG pour suivre ses opposants et disposer d'un dossier à charge sur eux, ou les photos compromettantes de Sarko envoyées à Cécilia).
Bref, on n'est pas chez les bisounours.

Le plus étonnant selon moi, c'est que les hommes politiques ayant témoigné volontairement, après relecture du texte, ont souvent rappelé les journalistes pour en rajouter des couches.
Par fierté en somme. Non seulement ils ont des vies sexuelles débridées, mais en plus ils le revendiquent.

Mais pourquoi les hommes politiques sont ils particulièrement sujets aux affres du désir sexuel débridé??

Des hypothèses :

- Pour évacuer le stress. C'est vrai que picoler au salon de l'agriculture, faire la tournée des commissariats de police, ou parader en maillot de bain sur la plage, c'est super stressant. Ben oui, avec tous ces photographes partout qui guettent la moindre grimace, le moindre faux pas, c'est normal. Du coup, dès que les journalistes tournent le dos, les hommes politiques sautent sur tout ce qui bouge.

- Pour se décharger de leurs énormes responsabilités quotidiennes. "Bon sang, est-ce que je mets mes lunettes ou pas? L'avenir du pays en dépend, vous comprenez ?" Ce qui permet de passer sans transition à : "Et si je me faisais une femme à lunette, femme à ...?" (désolée).

- Inverser la tendance dominant-dominé. Après avoir fait avaler toutes sortes de couleuvres aux honnêtes citoyens (et aux autres), et avoir joué du plus grand des sadismes envers les moins bien lottis, l'homme politique se détend en changeant de rôle pour une fois. Attaché aux barreaux du lit pendant que la journaliste le fouette avec un décret frais du matin, l'homme politique prend enfin son pied.

- Si ça se trouve, ils n'y sont pour rien, c'est la faute des femmes, ces perverses attirées par le pouvoir qui se jettent sur leur braguette. En fait ce sont de faibles victimes.

- Pour faire honneur à la réputation des français à l'étranger. Après tout, quand on a pour spécialité internationale le French Kiss, que peut on espérer d'autre ?

- Parce que ce sont que de vieux machos dont la valeur se rapporte au nombre des conquêtes. «Avoir une femme est en France un attribut phallique. On monte en grade à partir de ses conquêtes». C'est pas moi qui le dit, c'est une psy qui se trouve être l'ex-femme de Rocard...


Quelle que soit la cause, ce qui ressort de tout ça, c'est qu'on imagine désormais l'Elysée comme un lupanar. Avis aux rêveurs, les 'pères de la nation' qui se sont succédés sont en fait des chauds-lapins de la nation. Je ne verrai plus jamais les images de ces corridors ministériels sans imaginer les odeurs de sexe qui vont avec...

Rendez-vous dans 50 ans pour étendre l'analyse aux comportements sexuels des femmes politiques... Pour l'instant l'échantillon n'est pas représentatif !

mercredi 13 septembre 2006

Sport Fyfe

(ce titre est un jeu de mot tout pourri en rapport avec l'émission 'Sport 6') (J'ai un peu honte)

Le sport à la télé, je trouve ça plutôt sympa.
Je m'intéresse facilement à un match de foot, de rugby, une compétition d'athlétisme, etc.
Bref, ma tolérance n'a d'égal que mon charme naturel et je suis un peu la compagne de rêve.
Non, je déconne.
Je suis bien plus charmante que tolérante en fait.
A plus d'un match de foot par mois, je commence à râler. Ma curiosité devant des types en short sur une pelouse a ses limites.
N'empêche que je ne suis pas réfractaire, et ça n'est déjà pas si mal !

Sauf pour deux "sports" (on ne vous a jamais dit qu'il y avait toujours des exceptions pour confirmer la règle ?).

Le cyclisme, et la formule 1.
Là, je ne peux pas.
Regarder des voitures qui font vrouuuuum ou des types qui pédalent, c'est au delà du delà (copyright Achille Talon).

Ils sont pourtant nombreux (enfin, deux, c'est nombreux, non ?), ceux qui ont essayé de me convaincre.


Les accros du vélo ont déjà essayé de me démontrer pourquoi c'était intéressant de regarder le Tour de France à la télévision (oui car en vrai, je comprends : c'est pour les cadeaux qui sont distribués).
Il paraîtrait qu'il y a des stratégies qui s'échaffaudent dans les équipes de cyclistes. Non, il ne s'agit pas seulement de stratégies liées à la substitution de pipi dopé en pipi sain, mauvaises langues.
En fait, ils sont super futés les cyclistes. A un moment ils doivent décider de passer devant le premier pour gagner, et ce, de préférence avant la fin de l'étape (après la ligne d'arrivée c'est inutile voyez vous).
A l'instar du Paris-Dakar qui comme chacun sait consiste à conduire dans le désert, désensabler la voiture, et rouler très vite dans les villages en évitant les enfants noirs (car quand on percute un enfant noir, c'est un peu comme dans Mario Bros, on a un gage, on doit prendre une mine consternée à la télévision et s'excuser).
Mon Dieu quelle digression. Désolée.
A l'instar du Paris-Dakar, donc, le Tour de France consiste à pédaler très très vite en évitant les adultes blancs qui font les cons au bord de la route. Là ils font vachement plus gaffe que sur le Paris-Dakar parce que ne serait ce que frôler un adulte blanc, ça fait beaucoup de dégâts sur le cycliste et sur le vélo. Et la, faut pas déconner, vous savez combien ça coûte un vélo professionel?
Bonjour le stress pour les courreurs qui doivent se taper des bornes de côtes avec tout un tas de zozos en bob Ricard qui tentent de les faire tomber.
Bon, moi, je n'ai jamais été fan de Mario Bros, alors ça explique pourquoi le cyclisme à la télé, je trouve ça chiant à mourrir.






Les accros de la Formule 1, ben j'arrive même plus à me souvenir ce qu'ils ont pu me dire pour essayer de me convaincre que c'était super intéressant.
Si des internautes de cette catégorie passent dans le coin, exprimez vous, je me ferai un plaisir de faire semblant de me laisser convaincre.
En gros, vous avez tout un tas de voitures qui se font des tours de piste à des vitesses folles.
Bon, en même temps, la vitesse, comme ils roulent tous à peu près aussi vite, ben on ne s'en rend pas bien compte.
Peut-être que s'ils faisaient circuler une roulotte en arrière plan, on aurait un référentiel et ça serait plus impressionnant ? Messieurs les organisateurs de courses, cette idée vous est gracieusement offerte sans aucune compensation monétaire.
En fait, le vrai problème, c'est que je suis incapable de discerner les voitures entre elles. Elles sont toutes couvertes de logos de pub, du coup on peut même pas se dire qu'on va suivre la jaune, la rouge ou la bleue.
En plus, au bout d'un moment, ben les premiers ont rattrapé les derniers, et là ça devient carrément le bazar. Même avec les commentaires, je suis infoutue de comprendre de qui ils parlent, qui est premier, etc.
On atteint là les limites de mon cerveau j'en ai peur.

Bon, sinon, ce soir, c'est Lyon-Madrid, alors que la semaine dernière j'ai déjà regardé France-Italie. Après ça, qui osera me dire que je ne suis pas un modèle de charme et de tolérance ??

mardi 12 septembre 2006

Jean-Louis Murat, je ne t'aime pas

(Admirez la rime du titre, quel talent n'est ce pas ?)

Oui on m'a toujours appris qu'il ne fallait pas dire 'c'est moche', mais 'ça ne me plaît pas'.
Ben pour Jean-Louis Murat c'est pareil. Je ne dis pas 'c'est un gros con', je me contente de le penser.
Et j'écris plutôt 'je ne t'aime pas'.

Avant toute chose, je dois préciser que ce ne sont pas ses qualités d'artiste que je juge. D'ailleurs, pour être totalement objective dans mon appréciation du personnage, je dois avouer que je ne connais que très peu sa musique, et on s'en fout car ce n'est pas le sujet.
Alors le premier qui m'écrit pour me dire 'oui mais j'adore sa musique' aura droit à tout un couplet sur Céline l'écrivain génial qu'on aimerait pas avoir comme ami parce que c'était vraiment un salaud.
Vous êtes prévenu.

Hier soir, apâtée par Cyrille, j'ai regardé le Grand Journal sur Canal +.
Petite apparté : J'adore le ton du 'petit journal people'
Petite apparté complémentaire : Cyrille a fait une très jolie performance en présence de BHL et Sydney Pollack, s'il vous plaît!


Bref, revenons à notre tête de turc du jour.
Jean-Louis Murat était un des invités du grand journal.
Dieu que ce personnage est puant : un mépris affiché, un air supérieur, et tout ça pourquoi ? Parce que Môôôssieur est un rebelle??
Figurez vous que Môôôssieur Murat sort plein d'albums au mépris des règles élémentaires du marketing (normalement c'est un tous les deux ans, c'est plus rentable, paraît-il).
Et ça, voyez vous, bafouer les règles élémentaires du marketing, c'est faire preuve d'une rebellion que même en 1789 ils n'auraient pas osé la faire.

Jean-Louis Murat est un rebelle. Il s'en fout des cases et des étiquettes, et du fric. C'est un artiste.

Bien sûr, il ne précise pas que sa qualité d'artiste rebelle est largement tempérée par sa qualité de 'bon client de plateau tv'.
La télé adooooore les mini-scandales (= audience, donc =temps de NOTRE cerveau disponible).
Alors vous parlez d'une aubaine, un Jean-Louis Murat qui affiche ses convictions tel l'artiste engagé qu'il est (insulter Johnny Hallyday et Renaud fait partie de son engagement).
En plus il est suceptible. Une chance de plus de dérapage, les animateurs s'en frottent les mains!

Cet air supérieur vis-à-vis de l'émission qui l'invite pour SA promotion, c'est d'une hypocrisie démente. Tous les artistes ne passent pas par les canaux habituels de la promo (tv, radio à la mode, etc.). A ma connaissance, Jean-Jaques Goldman (désolée c'est le seul exemple qui me vient là comme ça) ne se fait jamais la tournée des plateaux de télévision. Jean-Louis Murat, si. Et c'est pas beau de cracher dans la soupe (ma maman me l'a appris).

J'ai par ailleurs beaucoup apprécié sa délicatesse hier soir. Se tournant vers Cécile de France, il lui annonce qu'elle est bien plus belle en brune (dans la bande annonce de son prochain film, elle est blonde). D'ailleurs, il est prêt à faire du cinéma avec elle, mais uniquement si elle est brune. L'actrice insiste : 'Et en blonde, non ?'. Il persiste et signe 'non'.
Bon.
Certains m'expliqueront peut-être que c'est de l'humour à la Murat, mais moi je trouve juste ça vexant et vraiment pas élégant.

C'est ce qui me tue chez ce type. Il est tellement imbu de sa personne que le mépris lui sort par les trous de nez, les oreilles et même par les yeux.
Bref, Jean Louis Murat est un goujat.
Pardon, je corrige : je trouve que Jean-Louis Murat est un goujat.

lundi 11 septembre 2006

Fyfe Essuie-tout

En promotion cette semaine à Frampion, Fyfe essuie-tout !

Fyfe essuie-tout absorbe TOUT !


Vos peines de coeur, soucis de santé, baisse de régime, dépression latente, etc.


Il suffit de lui en parler, et Fyfe essuie-tout reprendra à son compte une partie de vos misères, ne trouvera plus le sommeil, et se fera un sang d'encre avec vous!


Les infos "sincérité" (parce que chez Frampion, on ne fait pas de publicité mensongère !) :


- Fyfe essuie-tout absorbe vos soucis, certes, mais ne vous en affranchit pas pour autant ! Vous souffrez toujours autant, mais vous avez quelqu'un avec qui partager cette souffrance ! Super, non ?


- Fyfe essuie-tout coûte TRES cher d'entretien en temps normal (prévoir budget alcool - crunch-crunch - nutella - fringues, etc.).

Mais heureusement, Fyfe essuie-tout est en PROMOTION en ce moment (et pour une durée indéterminée, dépêchez vous!) pour cause de régime !
Le budget sus-mentionné est actuellement remplacé par un budget "salade verte - thé - et pas de fringue avant la perte de 10 kilos) : une occasion EXCEPTIONNELLE !!!

Alors précipitez vous, on ne sait pas combien de temps ça va durer, et ce serait dommage de rater une telle occasion !!



Un week end éprouvant...

mercredi 6 septembre 2006

La Redoute pour la vie

Non, je n'ai pas d'actions chez La Redoute.
Mais je reçois toujours ces catalogues avec autant de plaisir.

Enfants, le catalogue La Redoute était pour nous l'archétype du rêve. Provinciales bouseuses, loin de tout centre commercial, le paradis était à portée de main dans les pages jouets.

Plus tard, cette bible a continué à rythmer notre vie. Un rythme bizarre, je vous l'accorde, puisqu'on s'extasiait devant les maillots de bain en hiver et devant les écharpes en pleine canicule.
Si j'avais gagné 10 euros à chaque catalogue feuilleté, je me la coulerais douce sous les cocotiers en comptant mes millions.
Oui, car le catalogue de La Redoute se feuillettait une première fois, pour se faire une idée de la tendance.
Puis une seconde fois, armée d'un papier et d'un crayon pour faire la liste exhaustive de tout ce qui nous plaisait.
Une troisième fois, pour faire la liste restreinte, celle qui avait une chance de donner lieu à une commande.
Une quatrième fois, pour deviner les choix de la soeurette.
La cinquième fois, à quatre mains, était un jeu : trouver dans chaque page un vêtement dont "on dirait qu'on serait obligées de le porter au moins une fois". Pas facile dans les pages mamies...
A l'heure de la sixième fois, c'était le nouveau catalogue... (qu'est ce vous croyez, on ne faisait pas que ça non plus !)

Evidemment, à certains âges ingrats, les pages mythiques des vibr*omasseurs nous ont fait ricaner bêtement pendant des heures. A l'époque, les sex toys n'étaient pas franchement à la mode, et on voyait une greluche blonde se gratter le dos sous la douche avec un god*emichet, ce qui nous faisait hurler de rire.
(les étoiles sont une tentative pour éloigner de ce blog les pervers googleurs qui seraient de toute façons bien déçus par ce post La Redoutien...)

C'est grâce à ces souvenirs que je supporte aujourd'hui les millions de lettres que m'envoie mon ami La Redoute, qui ne manque jamais une occasion de me glorifier en tant que cliente privilégiée même quand je n'ai rien commandé depuis 3 ans.
Chaque relation a son lot de compromis que voulez vous ma brave dame...

Et vous, vous La Redoutiez aussi ou dois je m'inquiéter de l'option VPC de mes gênes familiaux??

Ma carrière ratée de mini-Knacky rose

Hier soir, avant l'embûche précédemment annoncée, c'était ma rentrée.
Pas la rentrée des classes, non, non, la rentrée de mes cours de danse.
Oui, je suis une danseuse depuis environ 25 ans (dit-elle en rejettant négligeamment sa chevelure en arrière).

J'avais 5 ans, ma soeur deux de moins, quand ma mère à projeté sur nous ses rêves tutus roses.
Allez hop, inscription à la danse classique.
Si je garde peu de souvenirs des cours en question, je me souviens par contre très bien que le mercredi après-midi, il y avait les mini-pouces à la télévision. En même temps que le cours de danse. Là, normalement, vous sentez le drame se nouer. Tous les mercredis, donc, ma mère devait négocier, parlementer, crier, s'égosiller, et pour finir, nous arracher à notre sacro-saint canapé (on ne rigole pas avec les mini-pouces).

Quelques années plus tard arrivait la terrible époque de la pré-adolescence...
D'un côté, il y avait donc ma soeurette, petite puce timide, plus jeune que toutes les autres. Tout le monde avait envie de la protéger. C'était très chou.
De l'autre côté, il y avait moi, une rondelette complexée totalement boudinée dans son justaucorps rose. C'était pathétique.

Je passais mon temps à m'observer dans la glace, pétrifiée par cette vision d'horreur : je ressemblais à une mini-saucisse knacky toute rose.
J'avais encore un gros bidon tout rond d'enfant, alors que les autres filles parlaient régime, garçon, et restaient des heures les seins à l'air dans le vestiaire histoire de nous montrer qu'elles en avaient (des seins).

Ma soeurette, la petite puce, se faisait toujours autant chouchouter pendant que son futur destin de danseuse se profilait.
Moi, j'ai retenu mes larmes de joies le jour où le "cours des grandes" est devenu incompatible avec mon emploi du temps de collégienne...

La danse classique a été échangée pour de la danse contemporaine.

J'ai pu dire adieu aux horreurs collantes et roses, Alleluia...
A moi le pure staïle d'artiste : tout ce qui était large et avec des trous était bon à porter en cours de contemporain.
Et puis, le top du top, c'était d'empiler des épaisseurs de fringues. Faire comme si on avait froid dans une salle où des centaines de filles s'étaient relayées pour transpirer.

Je n'avais probablement pas l'air plus maline en version "contemporain", mais je pouvais me la péter grave. Du moins tant que j'évitais mon reflet dans le miroir.

Un jour, changement de professeur. Une rencontre magique. Des cours pris le dos au miroir. Juste histoire de remettre à leurs places toutes les narcissiques de service qui passent leur temps à s'admirer, se recoiffer, ou à se plaindre(à vous bien sûr) de l'hoooorrible bourrelet qu'elles ont là, ici. Où? Mais si, làààà je te dis. Non désolée je ne vois pas, c'est peut être parce que mon corps entier est un bourrelet ?
Bref, apprendre son corps, retrouver des sensations agréables avec lui, sans se préoccuper de l'image. Waou. Hyper-méga-top-2000 mystique.

Je suis devenue accro.
Face au miroir ou non, je me recentre sur mon intérieur (si, si, on parle comme ça en contemporain, et on ne trouve même pas ça drôle, dément, non ?) et j'ai laissé derrière moi mes souvenirs de petite fille complexée et martyrisée (n'ayons pas peur des mots).

Bon, finalement, je dis même 'merci maman' alors c'est dire.
Bon, précisons que ça aurait pu être pire, ma mère avait un autre rêve : celui d'être patineuse sur glace.
Je remercie le ciel qu'aucune patinoire n'ait été localisée dans un périmètre acceptable de notre village, car 10 ans d'acharnement en knacky-sur-glace m'aurait coûté très cher en psychanalyse.

mardi 5 septembre 2006

C'est parti...

En toute incohérence avec mon message précédent, et avec mes principes, mais en totale cohérence avec ma schizophrénie naturelle, c'est décidé, je commence un régime...

Bon, tempérons un peu les choses :
1- Je ne souhaite pas ressembler à Kate Moss, mon objectif est raisonnable et me laissera des rondeurs incompatibles avec une taille 38.
2- Je suis lucide sur mon absence de volonté sur le long terme. Pas de privations drastiques au programme, ça rend triste et dépressive de toutes façons, et les dangers de mutation en tortue à force d'ingurgiter de la laitue sans sauce sont prouvés. Disons qu'après une première semaine un peu 'stricte', je vais par la suite essayer d'équilibrer mon alimentation.
3- Du coup, pas de miracle, ça risque de se jouer sur la longueur (environ trois mois j'imagine)

Voilà... J'ai décidé de tenir à jour ma courbe de poids (faut bien qu'Excel me serve à quelque chose).
Le Chéri de la maison a des consignes : l'empifrage de chocolat et petits gâteaux reste autorisé pour lui mais en aucun cas devant mes yeux ! Je me contenterai de l'embrasser avec la langue pour récupérer un peu de chocolat à l'occasion (désolée, je sais, c'est dégoutant ce que je dis, mais vous ne vous doutez pas de ce qu'une chocolatomane est capable si vous n'êtes pas accro vous-même).

Et puis j'ai bien réfléchi sur mes raisons de commencer ce régime, et j'ai mis à contribution tout ce que j'ai de neurones pour ça, je le promets.
Car à la base, je trouve ça nul toutes ces nanas sous-alimentées à la recherche permanente de l'élimination de cellules adipeuses. La plupart du temps, elles sont naturellement belles, toutes en courbes, girondes, voluptueuses, etc.
On naît avec un capital génétique, et je me suis toujours dit qu'il fallait s'accepter telle qu'on est, le principal étant d'être bien dans sa peau et de fuir à tout prix les modèles qu'on nous impose, que ce soit pour la taille des seins, la forme du nez, ou la largeur des hanches.

Le problème, c'est que je n'ai pas l'impression d'être 'moi-même'. Depuis l'emménagement avec l'homme il y a maintenant un an, j'ai doucement, mais sûrement, pris ses habitudes alimentaires (principalement basées sur la crème fraîche, le chocolat, le beurre, les patates, mais aussi les pistaches et l'alcool). Pas très sain, certes, et pas du tout adapté ma fâcheuse tendance à rejouer la grenouille qui veut devenir aussi grosse que le boeuf.
Je voudrais retrouver mes rondeurs naturelles, et enrayer le processus qui me mène inéluctablement à l'explosion (comme la grenouille).

Alors voilà, je n'en suis pas très fière, mais me voilà au régime.
Premières embûches à l'horizon pas plus tard que ce soir et demain : deux soirées pleines d'alcool et de cronch-cronch absolument inratables au nom de l'amitié.
La première semaine est sensée être stricte pour mettre en route la machine à perdre des kilos.
Un vrai drame qui se noue dans ma vie à moi.

lundi 4 septembre 2006

Le sexisme ordinaire, ...

- c'est les pubs Aubade : un corps et pas de tête, toute une symbolique

- c'est les bouquins de Barjavel, pleins de jeunes filles qui ne brillent que par la perfection de leur beauté, et de jeunes hommes qui ne brillent que par leur intelligence (the cherry on the cake, c'est dans 'Le voyageur imprudent', Barjavel coupe la tête de la femme 'nourricière' d'une planète fraîchement visitée, ce qui ne change rien, la femme vit toujours. Malin, il en conclut que ça ne change rien. Comme il aime les bons mots, il ajoute 'j'ai toujours su que ça leur était inutile' ou un truc du genre)

- c'est plus de 23% de différence de salaire à responsabilités égales

- c'est un(e) recruteur(se) qui demande seulement aux femmes si elles ont des enfants ou comptent en avoir (c'est bien connu les hommes se fichent éperdument de leurs mômes)

- c'est les milliards de publicités qui vendent des produits amincissants miracles : ben oui, on nous demande que ça d'être belle et bien foutue alors on pourrait faire un effort tout de même, surtout qu'avec le produit TRUCMUCHE si on n'a pas le corps de Kate Moss dans 15 jours, c'est que vraiment on le fait exprès (et y a bien que ces hystériques de féministes pour vouloir le faire exprès, hum ?)

- c'est les créateurs de mode qui font défiler des femmes anorexiques et les humilient quand elles ont pris 10 grammes (ne rigolez pas cela représente 45% de leur poids total), alors qu'en fait elles ont juste oublié de se faire vomir ce matin

- c'est ce fantasme du corps Barbie qu'on nous vend depuis des années alors que Barbie n'est pas humaine (c'est prouvé scientifiquement : Barbie n'existe pas et ne pourrait pas exister)

- c'est ces filles sublimes qui font les couv' des magasines après 4 heures de boulot sous Photoshop : aucune trace graisseuse n'est tolérable

- c'est mon chef qui me regarde prendre des frites à la cantine et me demande si je ne suis pas au régime, comme toutes les femmes

- c'est ce collègue qui préfère les asiatiques car elles sont plus douces et dociles

- c'est la beauté des femmes dans le petit écran (sauf si elles sont rigolotes, auquel cas elles DOIVENT être plutôt laides), qui contraste avec PPDA, JP Pernaud and cie (sauf Harry Roselmack qui est beau comme un Dieu, mais c'est normal il est NOIR, et ça c'est un handicap quasiment aussi fâcheux qu'être une femme)

- c'est ces machos de politiciens qui se relayent chaque jour pour insulter leurs consoeurs concurrentes, ou de leur propre parti (celles qui ne sont pas dangereuses et ne risquent pas de piquer leur place sont bien sûr bienvenues, mais ça serait bien qu'elles soient moches quand même)

- c'est ces gens qui sont bien sûr contre toute forme d'inégalité, mais, non, non, non, ne sont surtout pas FEMINISTES (c'est un gros mot). A ma connaissance, être féministe, c'est être contre le sexisme, donc plutôt politiquement correct, mais mon cerveau désespéremment féminin a dû mal comprendre.

- c'est cette mère qui explique à son fils que les garçons ne pleurent pas

- c'est ce pote qui m'explique que les femmes françaises n'ont plus rien à revendiquer, que le seul combat reste ailleurs, loin de chez nous (chez les méchants machos musulmans)


La liste peut être complétée à l'infini.

Heureusement pour nous, les hommes lisent désormais FHM, surveillent leur poids, font les tests de l'été pour savoir s'ils seront la bombe sexuelle de la plage, et se tartinent de crème.
Ca s'appelle l'uniformisation par le bas, certes, mais je suis optimiste : bientôt, homme ou femme, même combat, nous partagerons gaiement la dictature du marketing, de l'image et du paraître.

D'ailleurs Aubade coupe la tête des hommes aussi désormais.
Elle est pas belle, la vie ?

* Pause *

En attendant que la motiv' me revienne, de quoi se moquer un peu de soit-même et de la '2006 attitude'...

vendredi 1 septembre 2006

La flemmasse

Après avoir écrit l'immense post sur les achats compulsifs, une énôrme flemmasse s'est emparée de moi. Elle m'a eu en traitre, par derrière, je n'ai rien pu faire pour me défendre.
Du coup, je garde encore au chaud dans ma ptite tête mes idées de futur post, et ça attendra lundi.

H-2 avant un week-end en province (chez les bouseux, on dit, quand on est bien parisien).

Alors, bon, je serais reconnaissante à ceux qui passent dans le coin de bien vouloir nourrir le chat orange (à droite de l'écran), et de jouer un peu avec lui, ça lui fera plaisir. Et puis, sinon, ben éteignez les lumières et fermez la porte en sortant, ok ?
Merci d'avance !