A l'occasion de la sortie du bouquin SEXUS POLITICUS (que je n'ai pas lu), je m'interroge sur le lien étrange entre le pouvoir et le sexe.Pour commencer, je dois confesser mon à priori sur ce genre de bouquins qui recense les turpitudes de nos hommes politiques de tout bord. A la base, je trouve ça vraiment ignoble de contribuer à la décrédibilisation de la politique en période électorale. Ils n'en ont pas besoin, ils font ça très bien tout seuls, alors pas la peine d'en rajouter (mauvais souvenir de 2002 oblige...).
Niveau déontologique zéro, donc.
Sauf que ceux qui ont écrit ça sont de vrais journalistes qui ont publié des ouvrages sur des sujets bien plus sérieux (en apparence). En plus, ils se défendent très bien.
Selon eux, ce livre a été écrit suite à des entretiens avec les principaux intéressés ou leurs proches, et toutes les sources ont validé le texte.
L'argument choc, c'est que de toutes façons, les politiques mettent eux-même en scène leur vie privée (Cf. Nico et Cécilia ; DSK et Anne Sinclair, Hollande et Ségo, etc.). A partir de là, ils prennent le risque de voir démentie l'image bon enfant des couv' de Match.
Et pour bien enfoncer le clou, les journalistes nous rappellent à juste titre que leurs frasques adultères sont souvent intiment liées au budget de l'état, donc aux soussous qu'on leur donne à gérer quand même (Cf. la cellule anti-terroriste dédiée à la protection de Mazarine, les vacances adultères sous le soleil des tropiques, l'utilisation des RG pour suivre ses opposants et disposer d'un dossier à charge sur eux, ou les photos compromettantes de Sarko envoyées à Cécilia).
Bref, on n'est pas chez les bisounours.
Le plus étonnant selon moi, c'est que les hommes politiques ayant témoigné volontairement, après relecture du texte, ont souvent rappelé les journalistes pour en rajouter des couches.
Par fierté en somme. Non seulement ils ont des vies sexuelles débridées, mais en plus ils le revendiquent.
Mais pourquoi les hommes politiques sont ils particulièrement sujets aux affres du désir sexuel débridé??
Des hypothèses :
- Pour évacuer le stress. C'est vrai que picoler au salon de l'agriculture, faire la tournée des commissariats de police, ou parader en maillot de bain sur la plage, c'est super stressant. Ben oui, avec tous ces photographes partout qui guettent la moindre grimace, le moindre faux pas, c'est normal. Du coup, dès que les journalistes tournent le dos, les hommes politiques sautent sur tout ce qui bouge.
- Pour se décharger de leurs énormes responsabilités quotidiennes. "Bon sang, est-ce que je mets mes lunettes ou pas? L'avenir du pays en dépend, vous comprenez ?" Ce qui permet de passer sans transition à : "Et si je me faisais une femme à lunette, femme à ...?" (désolée).
- Inverser la tendance dominant-dominé. Après avoir fait avaler toutes sortes de couleuvres aux honnêtes citoyens (et aux autres), et avoir joué du plus grand des sadismes envers les moins bien lottis, l'homme politique se détend en changeant de rôle pour une fois. Attaché aux barreaux du lit pendant que la journaliste le fouette avec un décret frais du matin, l'homme politique prend enfin son pied.
- Si ça se trouve, ils n'y sont pour rien, c'est la faute des femmes, ces perverses attirées par le pouvoir qui se jettent sur leur braguette. En fait ce sont de faibles victimes.
- Pour faire honneur à la réputation des français à l'étranger. Après tout, quand on a pour spécialité internationale le French Kiss, que peut on espérer d'autre ?
- Parce que ce sont que de vieux machos dont la valeur se rapporte au nombre des conquêtes. «Avoir une femme est en France un attribut phallique. On monte en grade à partir de ses conquêtes». C'est pas moi qui le dit, c'est une psy qui se trouve être l'ex-femme de Rocard...
Quelle que soit la cause, ce qui ressort de tout ça, c'est qu'on imagine désormais l'Elysée comme un lupanar. Avis aux rêveurs, les 'pères de la nation' qui se sont succédés sont en fait des chauds-lapins de la nation. Je ne verrai plus jamais les images de ces corridors ministériels sans imaginer les odeurs de sexe qui vont avec...
Rendez-vous dans 50 ans pour étendre l'analyse aux comportements sexuels des femmes politiques... Pour l'instant l'échantillon n'est pas représentatif !







