mardi 16 janvier 2007

Glamour, quand tu nous tiens

J'ai fait la maline avec mon sourire.
L'épisode du jour démontre qu'il y a une justice sur cette terre, et que celles et ceux qui se la pètent subiront un juste retour de flammes, histoire de reposer un peu les pieds sur terre.

Ce matin, donc, me voilà fraîche et pimpante après ces quelques ReuTeuTeu, et prête à aborder une nouvelle semaine de travail avec toute l'énergie qui me caractérise en tant que jeune cadre dynamique et dévouée. (Faut en profiter, parce que dès que mon cerveau toujours en quête d'extension mémoire+neurones se rendra compte que non, non, non, tous les week ends ne durent pas 4 jours, ma pimpantitude risque d'en prendre un coup, et la jeune cadre dynamique va vite retourner à sa place, dans les films américains des années 80, et sûrement pas dans la vraie vie).

Ca commence bien, une petite réunion en extérieur qui me permet d'une part de frimer dans mon brand new pull en cachemire, mon brand new sac à main, et mes toutes aussi brand new ballerines grises argent (c'est un peu comme la rentrée des classes, sauf que c'est juste la rentrée après les soldes), et d'autre part de m'éviter le retour abrupt au bureau, genre vous avez 150 brand new mails (même pas en soldes).

Bon.
Après avoir fait 3 pas, je m'aperçois que cette journée est en soi un pré-purgatoire, rapport à mes pieds qui souffrent déjà le martyr dans mes nouvelles chaussures.
Mais il en faut plus pour me dépimpantitudiser.

Arrivée dans le métro, le pass navigo refuse de bipper au portique depuis l'intérieur de mon brand new sac à main.
Hum.
Ouverture du sac et recherche du pass (environ 25 personnes me maudissent ouvertement parce qu'ils ont perdu 2 secondes et trente centièmes avec ma tentative ratée d'ouverture du tourniquet).
La pochette du sac à main, qui n'était même pas soldé, est décousue. Tout ce qui était dedans est donc joyeusement passé dans la doublure du sac.
C'est chouette, la pêche aux clefs et au pass à 8h30 dans un couloir bondé.

Même pas mal. Toute pimpante encore et toujours.

S'en suit une réunion inutile (personne n'a remarqué mes nouveaux habits, alors à quoi bon, je vous le demande ?), un sandwich coppa-pavot (yum, c'est bon le pavot), et une après-midi assez chargée.

Les collègues, les boss, c'est un vrai défilé dans mon bureau. Pas pour me faire la causette, ni pour admirer mon cachemire, non, pour me donner du boulot.

J'étais assez fière de ma résistance à toutes ces agressions. Mon sourire ne m'a pas lâchée. Toute l'après midi, j'ai acueilli ce petit monde à grands renforts de sourires toutes dents dehors.

Une fois ma contribution contre salaire terminée, j'ai pris l'ascenceur.
Un peu moins pimpante.
Les pieds en sang.
Les clefs de maison quelque part dans la doublure du sac.
Et puis quand même, j'ai levé le nez, et j'ai vu mon reflet dans le miroir de l'ascenceur.
J'ai repensé à mon post sur le sourire, et je me suis dit que j'en méritais bien un rien que pour moi, de sourire.
Je me suis placée bien en face de moi même, et j'ai tenté le plus large sourire de la journée.
Et là, je l'ai vue.
Entre mes deux dents de devant.
La graine de pavot.
Enorme.

Promis, j'arrête de me la péter, je ramasse mes dents, mon sourire et tout le tintouin.
Profil bas, la Fyfe, profil bas.

11 commentaires:

Anonyme a dit…

Salut,

Je découvre ton blog avec beaucoup de plaisir. J'adore les gens qui savent se moquer d'eux-mêmes, et apparemment tu en fais parti...

Merci pour ce bon moment de rigolade à la vue de ta photo...

Anonyme a dit…

Houhouhou, j'adore ! Et cette sensation d'intense solitude dans l'ascenseur quand tu repasses le fil de ta journée en marche arrière avec gros flash sur TOUS les sourires largement distribués.
Comme quoi, le pavot, c'est pas ton ami. Mais c'est toujours mieux que le vieux morceau de salade, ceci dit.
Je n'aurais qu'un mot à ajouter : sympa tes collègues !

Sinon, j'espère que le retour de flamme n'arrivera pas jusque chez moi, parce qu'une graine de pavot dans l'oeil, ça fait 'achement mal, hein !

Anonyme a dit…

Ca c'est une vraie révélation!!! bravo, tu as survécu: je te donne "l'insigne du couteau"..;-)))))

Anonyme a dit…

C'est en faisant des erreurs qu'on progresse, le ridicule ne tue pas, ce qui ne tue pas nous rends plus fort...
Bref, nous on rigole bien, et toi... ben aussi, il vaut mieux en rire, hein ;o)

Fyfe a dit…

Fab, bienvenue ! Je suis allée faire un tour chez toi, et l'ambiance a l'air bien sympa sur votre blog de filles !

Hu hu Cely, gaffe à tes noenoeils ;-)

Mariaba, l'insigne du couteau, quelle classe, soit la décoration officielle des grands moments de solitudes, je suis flattée hi hi ;-)

Vi vi, Liloe, vaut mieux en rire (mais sans rien dans les dents, c'est mieux !) ;-))

Anonyme a dit…

L'avantage de tes brand new shoes, c'est que sans doute tu as eu de la peine à sourire avec tes pieds en sang... Donc peu de privilégié on pu se poser cette magnifique question que tout le monde s'est un jour posée :
je lui dis ou pas?

Anonyme a dit…

Et dieu créa la graine de pavot pour que l'humilité retombe sur celles qui profitaient de leurs atouts à outrance.

Même chose pour moi il y a quelques années, avec un ptit nuage de mousse à raser qui s'était logé dans mon oreille, alors que je me pavanais en super costard toute la journée.

Le ridicule ne tue pas... ou alors je suis immortel.


PsiBrandNewCoyote

Fyfe a dit…

Arpenteur, pitiiié, dites le moi !

Ouh la la Erika, t'as fait un gateau au pavot ??? Non mais tu as conscience du danger j'espère ? ;-)
Bon, sinon, je confirme, la photo n'est pas contractuelle. Mais quand je l'ai vue la graine, ben je l'ai enlevée, je l'ai pas gardée jusqu'à arriver chez moi et prendre une photo, pas mazo la fille ;-)

PsiBrandNewCoyote, immortel, immortel... Rassure moi tu n'as aucun lien avec Lara Fabian, hein?
(oui, je sais, je dis n'importe quoi)

Anonyme a dit…

Bonjour,
Premier passage ici et premier commentaire obligé : connais-tu cet excellent blog de "la looze" ??? Il me semble que ta journée y figurerait en bonne place !!!
Merci pour le fou rire !!!
(http://lalooze.wordpress.com/)

Shalima a dit…

Huhuhu, je ris, je ris, en serrant les dents, ça va de soi (j'ai piqué des tartines de nutella des enfants au goûter !)

Fyfe a dit…

Ophise, bienvenue et merci pour le lien ! J'adore !

Shalima, hé hé, le nutella, comme le pavot, n'est pas l'ami du sourire ;-)