mercredi 21 mars 2007

Prague, part 2

Vous trépignez vraisemblablement d'impatience pour savoir ce que j'ai ramené de Prague.

Ou alors vous vous dites en vous grattant le menton que vraiment, vous vous en fichez comme de votre dernière rognure d'ongle, ce qui n'est pas glam' pour deux sous, permettez moi de vous le dire.

Alors on va dire que vous trépignez, c'est plus simple pour moi, j'ai du mal à retenir mes haut-le-coeur quand j'imagine des rognures d'ongle qui ne sont pas les miennes.

Bref, donc, oui.
Il s'agit de ne pas vous balancer l'information en plein écran, sans préparation psychologique, tout ça tout ça.
Commençons donc par planter le décor.

Prague, vendredi, soleil radieux.
Fyfe en mode sourire béat et un peu niais, marche dans Prague, voire gambade tellement elle est libre Max, y en a même qui l'ont vue voler.

La ballade se fait au gré de la légère brise, du bâtiment Art nouveau qui attire son oeil gauche, et du guide touristique qui attire son oeil droit.

Alors que les pas de la Fyfe la mènent dans le quartier moderne, et que les fesses de la Fyfe quant à elles, la mènent plutôt sur un banc, Fyfe lit de l'oeil droit : " blablabla magazin BA*TA, blablabla admirez son architecture, blablabla cubisme, blablabla croisez son fondateur à l'intérieur, blablabla".

Premier choc : Ba*ta , c'est tchèque. Ma culture en prend un coup là tout de suite.
Deuxième choc : les magasins Ba*ta sur 5 étages, ça existe.
Troisième choc : les modèles en vitrine sont beaux et hyper chers.

Ebranlée par cette série de chocs émotionnels et animée par son seul désir de toucher un peu du doigt l'architecture cubiste, la Fyfe s'approche.
Là, l'oeil droit de la Fyfe lâche définitivement le guide, parce qu'il voit ça :

L'oeil gauche, de son côté, a déjà repéré des tas de trucs à son goût dans ce magasin de fringues typiquement tchèque dans un bâtiment typiquement cubiste (ou voisin de cubiste, mais c'est de l'ordre du détail, non ?).

La soif de culture de la Fyfe demande à être étanchée, et sans trop savoir comment, emportée par le plaisir des yeux et une envie certaine de se frotter à la culture vestimentaire tchèque, Fyfe se retrouve à errer dans les rayons, les bras chargés de cintres. Cintres portant des habits, parce que sinon c'est un peu bête de ne s'intéresser qu'à la technique tchèque de fabrication des cintres, admettez.

Et là, c'est THE REVELATION OF FYFE'S LIFE.
La révélation de sa vie, quoi. Mais je sais pas le dire en tchèque, 'scusez, hein.

THE robe noire.
Celle dont on a presque toutes rêvé.
Celle qui fera de nous une Monica Belluci en puissance, mettra en valeur notre irrésistible corps, cachera nos complexes les plus secrets, bref, sera le mélange de sobriété et de classitude absolument nécessaire à je ne sais pas encore quoi mais on verra bien quand elle sera dans mon placard.
Bon c'est pas la même robe pour tout le monde, hein, c'est celle de Fyfe, là, pour le coup.

A la sortie de la cabine, la Fyfe reprend un instant ces esprits. Ca donne un truc du genre :
"Mais kesske j'fous là, moi, c'est quoi toutes ces fringues dans ma main, j'suis malade ou quoi, non mais c'est pas possible de venir à Prague pour essayer des fringues alors que la culture et le soleil sont juste là, dehors, n'attendant que moi, mais ma pôv' fille t'es vraiment la dernière des greluches, putain, j'aurais jamais dû aller voir la maison de Faust, j'ai le devil inside maintenant c'est malin, quelqu'un aurait le numéro de portable d'INXS ?".
(oui, Fyfe tient des discours encore plus bizarres quand elle se parle à elle-même que quand elle s'exprime sur son blog. C'est dire.)

La fille raisonnable qui sommeille en Fyfe reprend peu à peu le dessus, et chaque cintre est rendu à la vendeuse. Chaque cintre, mais la robe, elle la garde un peu quand même parce que bon, le tissu est si doux qu'on a une folle envie de frotter sa joue dessus.
Et puis, quoi, 1299 couronnes tchèques, c'est quoi ?

Là, la Fyfe essaye d'être lucide avec elle-même.
Peut on décemment dire non à THE robe noire quand on la croise inopinément sur sa route, sous prétexte qu'il y a des trucs plus intelligents à faire que d'acheter des robes, hum ?
Et c'est quoi l'intelligence, d'abord, hum ?
Non mais parce que la culture, j'veux dire, c'est bien joli, mais ça n'a jamais mis en valeur un décolleté, n'est ce pas ?

A ce stade, 5 minutes se sont écoulées et au prix d'un laborieux calcul mental, la Fyfe a réussi a évaluer le prix de son paradis à 50 euros.

Franchement, 50 euros pour le paradis, c'est donné.
Et puis, c'est un souvenir comme un autre, une robe.
L'évocation d'une culture, de l'art bien particulier qu'est la mode.
Et puis bon, c'est de la qualité tchèque en plus, 50 euros pour une marque comme..... Ben elle est où l'étiquette.... Une marque comme.... Comme.... Pro*mod.

Ah ouais.
Pro*mod comme la chaîne de magasins en France, c'est drôle.
Pro*mod avec le même logo dis donc.

Naaaaan mais bon, j'veux dire Pro*mod en France et Pro*mod à Paris ça n'a rien à voir, hein.
Hein ?
Heiiiiiiiin ????
C'est bien ce qui me semblait oui.
Ca tombe bien parce qu'elle est déjà achetée et ramenée la robe.


Je peux même vous la montrer puisque elle est en vente sur le site web de la marque, au prix de 39.90 € :

10 € + les frais bancaires, c'est donc le prix de la praguitude ma robe.

M'en fous j'ai gagné plein de sous avec mon autre souvenir (celui-là, c'est une tradition, j'en fais une collec' internationale) :

(désolée Cely, ça va pas être pour tout de suite la Fyfe non fumeuse)


PS : Ce récit est à la troisième personne non pas parce que Fyfe se prend pour Alain Delon, mais plutôt parce que Fyfe a honte.

PPS : Il est totalement interdit de trouver moche ma the-robe-à-moi. Moche sur la fille en photo, à la limite, mais sur moi, elle est juste sublime et ce constat ne souffre aucune discussion. Même le chéri l'a dit. Entre deux moqueries sur la nature de mes souvenirs de Prague.

EDIT : Et voilà, dans ma précipitation à poster pas trop en retard, j'ai oublier de saluer la grande prêtresse du repérage de bottes, jeans, et robes noires qui oeuvre pour le bien être de l'humanité sans passer par la case régime : désolée Caroline, voilà qui est réparé !

lundi 19 mars 2007

Prague, part 1

Que dire de ce ouikend à Prague ?

Que c'était trop de la balle ? Un peu convenu, non ? Et pis 'de la balle', c'est pas un peu has been comme expression ? (évidemment "has been", pour le coup, touche le fond de la ringarditude) (je ne suis plus une djeun's, il faut que je m'y fasse). Bon, cela dit, c'était d'la balle, hein.

Que le cubisme, l'art nouveau, et le baroque mériteraient une analyse comparative circonstanciée surtout si on les envisage du point de vue du Praguois investit de l'esprit kafkaïen ? Mouais, c'est un peu facile, je trouve... En même temps, j'aimerais bien un jour goûter à ce que prenaient les architectes baroques, ça a l'air absolument dément. Le résultat est juste scotchant.

Que SkyE*urope nous a proposé d'échanger notre "Paris-Prague" contre un "Paris-Bratislava + 3 heures de bus pour rejoindre Prague + un futur Paris-Prague gratuit" ? Ca c'était rigolo, et d'ailleurs on a hésité... Mais étonnemment, le Chéri n'était pas très enthousiaste à l'idée d'arrivée à 2h du mat' à Prague. Ca doit avoir un rapport avec sa réunion très matinale du lendemain, mais je n'en suis pas sûre.

Que je n'ai eu aucune difficulté à trouver où faire pipi malgré mon incompétence notoire en tchèque, parce que les praguois parlent tous anglais ? Notez qu'après 3 jours d'immersion, je ne sais dire aucun basique (oui - non- merci- bonjour), et je ne suis toujours pas capable de me souvenir du nom de la rue de l'hôtel. Ni d'aucune autre rue d'ailleurs.

Que mes déambulations du vendredi sous un éclatant soleil m'ont laissé un goût de liberté volée, tout ça parce que l'Homme était bloqué dans une salle de réunion ? Bon, j'ai aussi eu un petit goût de culpabilité parce que dès que le Chéri en a terminé avec son boulot, on a eu un temps pourri : froid - vent- pluie...

Que la gastronomie tchèque.... ma foi.... qu'en dire, d'ailleurs ? N'en disons rien, tient.
(ne fais-je pas honneur par cette remarque à la traditionnelle beaufitude française en matière de gastronomie ?)

Que les j'ai dû changer mes piles d'appareil photo 3 fois en 2 jours ? (je pense que c'est mon aura seskuelle du week-end qui était au rendez-vous, comme prévu, et qui doit être électromagnétiquement incompatible avec les piles de l'appareil photo) (autres hypothèses acceptées, mais uniquement si elles sont tout aussi flatteuses pour moi)

Que j'ai grimpé les 267 marches de la cathédrale Saint Guy, que je les ai aussi redescendues, et même que j'ai croisé mille autres escaliers sur mon chemin, comme peuvent en témoigner mes mollets courbaturés aujourd'hui ?

Naaaaaan.... Tout ceci n'est que broutilles !

Le clou du week end, ce sont les souvenirs que j'ai rapportés dans ma valise...

Attention TEASER..... La suite demain !

(naaaaan, je ne suis pas conditionnée par l'ère du marketing, ouiiiiiiii, je sais que la vie ce n'est pas une suite d'épisodes de "24", mais là, voyez vous, faudrait que j'aille faire des coucourses pour pouvoir me nourrir ce soir, et demain, et le surlendemain, et ainsi de suite jusqu'à samedi, que je vide ma valise, que je mette en route une lessive, que j'aille dire des bêtises sur vos blogs, bref, à ce stade, vous devriez être en train de verser une larme apitoyée sur mon sort. Merci)

jeudi 15 mars 2007

Hledam verejne zachody

Po celém je rozeseto week end bezpočet stájí, v nichž jsou mladí adepti trénováni a krmeni a spartánsky vychováváni v naději, že právě jim se podaří proniknout do amoureux zhruba tuctu vyvolených, jejichž jméno zná celá pipi země, a že právě po jejich mohutném boku bude cupitat útlounká kráska.
Sumo je sice tradiční, culture ale od konce. století se začalo potýkat s úpadkem zájmu.
Vedle zřejmě nej populárnějšího cubisme sportu baseballu mu vyrostla nečekaná konkurence ve seske fotbalu, který za více než deset let dosáhl takové seske úrovně, že účast svého týmu na mistrovství seske světa berou téměř jako samozřejmost.



Voilà, je pense que c'est clair pour tout le monde maintenant...
Ben à lundi, hein !

lundi 12 mars 2007

La vie du Chat

Il y a des jours comme aujourd'hui où j'échangerais bien ma vie contre celle du Chat actuellement en vacances à la maison (mais qui pourrait bien devenir un permanent sous peu).

Commençons si vous le voulez bien l'analyse de la vie du Chat à l'heure où les durs travailleurs rentrent de la mine qui les exploite, où ils ont sué sang, eau, et mails, enduré une hiérarchie au mieux esclavagiste, au pire carrément débile, et tout ça pour quoi je vous le demande, pour pouvoir acheter des croquettes spécial chat d'appartement (comprendre en surpoids notoire). Des croquettes 'light', quoi. Il n'y a résolument pas de limite au marketing, mais passons.

Bêtement, nous, les humains, à ce moment là, on ne pense qu'à jeter nos chaussures dans le couloir, balancer notre sac où bon lui semblera atterir, allumer une clope et l'ordinateur, avant de se vautrer dans le canapé pour un repos bien mérité.

Le Chat, lui, estime qu'on lui doit des caresses frénétiques pour combler le manque d'affection de la journée, et bien sûr, des croquettes ration XXL.
Pour le faire savoir, deux méthodes : les petits ponts jambe droite, jambe gauche, au milieu, attention la queue, ah, dommage, t'es tombé, t'as perdu, file moi à manger; et les 5 minutes de miaulements ininterrompus façon "je suis désespéré de la life, si tu ne me nourris pas tout de suite je vais mettre la tête dans ma litière et arrêter de respirer".

L'Humain note alors que le deuxième humain de la maison ne consacre pas beaucoup d'énergie au nettoyage de la dite litière, et que bon, on ne peut pas décemment laisser ce pitiChat si mignon mettre sa jolie frimousse là-dedans.

Conclusion, le Chat obtient satisfaction.

Une fois sa gamelle vide (c'est-à-dire 45 secondes plus tard car, oui, le Chat est glouton), le Chat trouve que niveau caresses, c'est pas tout-à-fait ça. Il lui semble que cet humain confortablement installé sur le canapé (comprendre à SA place), avec son ordi tout chaud sur les genoux n'a pas vraiment mérité de pouvoir lire tranquillement un blog, ou écrire un commentaire pertinent (ou pas).
Ainsi, le Chat estime légitime de mettre en place son plan machiavélique pour être le maître du monde (ou disons, celui de l'appartement, dans un premier temps).

Le plan machiavélique en question comprend en vrac :
- le grimpage sur clavier
- le soulevage de main humaine avec la tête
- le malaxage de ventre humain (sans tenir compte une seule seconde de l'absence d'abdominaux protecteurs de l'Humain, cela va sans dire)
- le mordillage de doigts de pieds
- le mâchouillage de cheveux

Conclusion, le Chat obtient satisfaction (ce qui vous évite d'avoir droit dans vos blogs à des commentaires fort intéressants et néanmoins obscurs à base de 3%^$f, KSL =,K ).

Alors que l'Humain commençait à sombrer dans un sommeil bercé par un doux ronron (moteur diesel année 78), le Chat décide qu'il suffit, et part explorer les placards de fringues, le dessous du canapé, le dessus de l'armoire, et, d'une manière générale, tous les lieux à fort potentiel en moutons et autres poussières.

La soirée se passe, entre câlins, ronrons, et courses effrénées dans la cuisine, pasqu'on sait jamais, pourrait y avoir croquette quand il y a cuisine.

Quand les Humains ne sont plus capables de lutter contre le sommeil et décident d'aller se coucher, le Chat décide, lui, qu'il est l'heure d'une partie de cache-cache dans la chambre.
En plus, bon, c'est la nuit, et la nuit, comme chacun sait, les instincts de prédateur du Chat se réveillent.
Or, bizarrement, peu de proies se présentent dans l'appartement et c'est même pas drôle. Pas grave, le Chat en invente, et c'est ainsi que sur les coups de 3 heures du matin, le Chat se met à courser d'invisibles proies avec moultes glissades sur le parquet, oups, le bibelot, miaulements
démoniaques, et attaques de la poubelle qui recèle comme chacun sait du bon miam-miam.

Vers 5 heures du mat', toutes les proies invisibles sont mangées, la poubelle éventrée, et le Chat s'ennuiiiiiie. Quelle bande de faignasses ses Humains qui roupillent encore, et si j'allais les réveiller en grattant à leur porte jusqu'à ce qu'il ne reste rien de la porte ?

NB : le Chat n'a plus le droit d'entrer dans la chambre la nuit depuis que les Humains se sont aperçus qu'ils avaient du mal à dormir avec un moteur diesel sur la tête, des moustaches qui chatouillent la figure, des cheveux machouillés, et des doigts de pieds attaqués. Des petites natures, ces Humains.

Le matin, les Humains émergent de la chambre avec un drôle d'air. Font un peu la gueule on dirait. Ils vont quand même pas me faire le coup de pas me filer mes croquettes, si ? Et mes câlins, alors ?
A ce stade, le Chat a compris, qu'il lui faudrait passer au plan machiavélique B. En plus du plan A, le Chat sort donc sa frimousse N°4, uniquement en cas d'urgence.
Ca ressemble à ça :En général, le Chat obtient satisfaction.

Reste un pan obscur de la vie du Chat : la journée, quand les Humains se tuent à la tâche (la mine, tout ça tout ça).
Que fait le Chat à ce moment-là, hum ?
Quand on sait que les chats dorment environ 16 heures par jour, ben on soupçonne qu'il pionce, pardi. En rêvant de courses poursuites échevelées, de seske avec des bombasses de chats, etc...
Comme ça le Chat, il a bien la patate pour faire la fête all over the night.

Y a t'il encore des gens pour s'étonner que j'échangerais bien ma place contre celle du Chat, qui rappelons le, obtient toujours satisfaction ?

vendredi 9 mars 2007

Coming out

J'écrivais ici dans le secret total, l'anonymat complet, et même à l'insu de mon amoureux.

Evidemment, ça m'a obligé à quelques mensonges par omission ("t'as fait quoi de ta soirée ?" "euhhh, j'ai passé du temps sur le net !" ce qui n'est pas faux notez le bien).

Et puis LA situation est arrivée. Celle que je redoutais, celle qui fait que ma vie de bloggeuse et ma vie réelle se sont téléscopées.
Je vous en dirai plus sur le contexte une autre fois, sinon, je vais encore en faire
un roman.

Alors voilà, l'homme est rentré de son harassante journée de travail avec sa bonne humeur habituelle (oui, il est à peu près parfait, il n'est jamais fatigué, jamais grognon, énervé, ou boudeur).

Moi, solennellement : "Chéri, j'ai quelque chose à te dire".

Lui, se débarrassant de ces chaussures d'une main, allumant son ordinateur de l'autre tout en allumant la machine à Nespresso du gros doigt de pied gauche : " ".
(oui, l'homme n'est pas bavard, sauf quand il est saoûl) (et oui, il boit des litres de Nespresso)(vous l'avez deviné, c'est Georges C. mon homme, mais ne le répétez pas, Chiara M. et Georges C. vivent ensemble dans le plus grand secret).

Moi, avec l'impression d'avouer être responsable d'un crime contre l'humanité : "J'ai un blog".

Lui, buvant son café dans la pièce voisine : " ".

Moi, perplexe : "Un blog à moi".

Lui, s'asseyant à côté de moi et me regardant enfin : " ".

Moi, avec la voix d'une gamine de 8 ans prise la main dans le sac de bonbons : "Tu t'en doutais ?".

Lui, souriant :"Un peu".

Moi : "Ah".

Hum.
Voilà.
Fin de l'histoire.

Hypothèse 1 :
L'Homme a 2 mots à son actif. Il se préoccupe de mon jardin secret et de la révélation de ce secret d'état comme de sa tasse de café vide qui traîne maintenant sur la table basse pour les deux prochains jours.

Evidemment, c'est pas ça. Ca, c'est ce que je lui dirai un jour où je serai vraiment très très fâchée contre lui, en sachant pertinement que c'est faux. La reine de la mauvaise foi, c'est moi. Hin, hin.

Hypothèse 2 (la bonne) :
L'Homme sait écouter. Il entend, même. Il se dit que si je ne lui ai rien dit jusque là, c'est que je n'ai pas forcément envie d'en parler. Il sait que si je le fais maintenant, c'est parce que j'y suis un peu obligée, à cause de ce fameux téléscopage. En témoignage de son amour et de son respect de mon intimité, il ne posera jamais aucune question, n'essayera jamais de trouver mon blog, de découvrir ce que j'écris sur lui ou sur le reste.
L'Homme est tolérant, l'Homme est beau, l'Homme est grand, l'Homme est le plus fort.
Je ne comprendrai décidément jamais l'Homme.

Comment dire.... Je me sens un peu flouée de ma révélation de l'année.
Bon, je n'espérais pas non plus qu'il rameute CNN, Foxnews, la Ciaillé et le Effebiaille, mais un minimum de curiosité m'aurait semblé bienvenue.
Ca fait deux jours que le coming out est tombé bien à plat. Depuis, ben, rien.
La terre ne tourne pas dans l'autre sens, mon couple n'est pas franchement en péril à cause d'un mensonge vieux de 8 mois, et mon Homme boit toujours des litres de Nespresso.

Me sens un peu bête, là.
Et contente, aussi, un peu.

mardi 6 mars 2007

Représentativ'Fyfe

Héééé oui !

En raison de mes nombreuses bizarreries, que je vous livre ici un peu en vrac :

- déficit neuronal grave, surtout les neurones de la mémoire (si, si, j'suis sûre que ça existe les neurones de la mémoire)

- incapacité chronique au rangement, ménage, cuisine et autres apanages de l'épouse parfaite du siècle dernier (du cinquantenaire dernier ?)

- étonnante aptitude à construire des phrases de 10 lignes (la preuve, celle-ci est loin d'être terminée)

- déficit neuronal grave, surtout les neurones de la mémoire (si, si, j'suis sûre que ça existe les neurones de la mémoire)

- transformation hebdomadaire (au minimum) en Hulkette

- bi-luette inside the gorge (cékoiça ? ben c'est comme une luette que vous avez tous, normalement, sauf que la mienne, elle est bi. Rien de seskuel, hein, la seskualité des luettes, je maîtrise pas trop, mais elle a deux 'branches' ma luette à moi. Oui je sais, c'est mon côté monstre de foire encore pire que Hulk, hé hé)

- déficit neuronal grave, surtout les neurones de la mémoire (si, si, j'suis sûre que ça existe les neurones de la mémoire)

- touche-à-tout et arrive-à-rien

- incroyable prédisposition à être ridicule quand j'essaye d'être classe et élégante, ou à être froide et guindée quand j'essaye d'être cool et drôle

- etc. etc.

- ah oui, et un sérieux problème de mémoire aussi.

Bref, en raison de ces bizarreries, je me suis toujours crue "différente".
Bon, pas non plus le genre "-Tu aimes ? - Aaaaah, c'est.... différent !", hein, mais un peu à part quand même.

Et comme je suis aussi un genre d'ado attardée, je cherche toujours à être un peu plus 'conforme' (et je ne parle pas de mon poids)(bon, ok, disons que je ne parle pas QUE de mon poids), au lieu de profiter de ce qui fait de moi un être unique (comme tous les autres êtres, ce qui fait un peu perdre de son charme à l'unicité, pas vrai ?).

Bon sang, aujourd'hui, j'ai du mal à garder le cap, je m'égare, je m'égare.

Bref, bref, en raison de ces bizarreries, je me suis toujours crue "différente", mais ça y est, ma vie bascule : je fais partie du panel d'un grand institut de sondage.
Je suis donc repésentative.
De qui, je me le demande encore, m'enfin c'est leur problème, n'est ce pas ?

Voilà, c'est tout.
(ou comment en écrire des tartines quand ce qu'on a à dire tient en deux lignes)

La suite de mes aventures d'échantillon représentatif un autre jour, à l'occasion... (si je m'en souviens)

vendredi 2 mars 2007

Je mets pas de titre, je suis énervée

Il fallait changer de matelas.
Mal de dos, empreintes des fesses, tout ça tout ça.
Promo sur La Redoute.
Chouette, me dis-je naïvement, et yallah !
Choix de la date de livraison en ligne, on peut même choisir le samedi.
Entre 8h et 18h. Mais on nous appelera la veille pour réduire le créneau.

Le vie est belle, internet, c'est le bonheur, blablabla.

La suite m’a prouvé que mon optimisme était totalement injustifié.

L' appel la veille : walou.

Samedi :
L'homme, invétéré confiant, fait fi de mon mauvais pressentiment et dégage l'ancien matelas, le roule dans un coin, pour lui faire profiter de ses derniers instants avant la décharge.
T'inquiète, chérie, on va nous appeler dans la matinée pour nous donner une heure de passage dans l'après midi.
Mais oui bien sûr. Et la marmotte...

16h et pas de nouvelles.
L'appel du frigo m'a forcée à aller faire les courses SEULE , pendant que l'homme scrutait l'interphone en travaillant ses dons de télépathie.

A ce stade, j'aime autant vous dire que les boutons de ma chemise commençaient déjà à céder et des traces vertes à apparaître ici et là sur mon corps.

17h50 et pas de nouvelles.
Avec un optimisme qui à posteriori frise l’inconscience, l'homme me retient alors que je m'empare du téléphone la bave aux lèvres.

18h01. Pas de matelas. Walou. Nada. Niet. Macache.
La bave aux lèvres, plus rien ne peut m'arrêter. Et je compose frénétiquement un p... de numéro à 3 millions de dollars la minute.
La boîte vocale me demande mon numéro de cliente, mon code postal, mon numéro de sécurité sociale, le deuxième prénom de ma mère, le nom du prix Nobel de 1967, et comme j'ai bon à toutes les réponses, j'ai gagné le droit à la musique d'attente.
Ca fait bien 10 minutes que je suis en ligne quand on m'annonce que je dois rappeler ultérieurement.
Ca y est, je suis Hulk.
Et pas au bout de mes surprises.
Après 2 nouvelles tentatives tout aussi infructueuses, j'arrive enfin à parler à un être humain qui en guise de formule de politesse, me demande mon numéro de cliente.
S'il subsistait un doute quant à l'inutilité des infos demandées par la boîte vocale, il n'y en a plus (en fait, si, c'est super utile pour le compte en banque de La Redoute ta mère).

C'est de l'escroquerie pure et simple, et je ne me prive pas pour le rugir à l'être humain en question. Celui-ci m'explique que bientôt, le temps d'attente ne sera plus facturé (tu m'étonnes, y a une loi qui va passer), et que la technique rend impossible le transfert des infos entre la boîte vocale et lui.

Si mes ondes vocales pouvaient tuer, La Redoute déplorerait aujourd'hui la perte d'un de ces conseillers, je vous le dit tout net.

Bref, ça commence mal.

Bien sûr, c’est le transporteur qui est le responsable de mes problèmes.
D'ailleurs je peux l'appeler au 08 .... (4 millions de dollars la seconde).

En toute logique et eu égard à mon manque d’intérêt dans les relations que La Redoute entretient avec ses sous-traitants, admettez que la moindre des choses serait que ce soit eux qui se renseignent auprès du transporteur.
Les faits prouvent malheureusement que la logique ne semble pas vraiment être un critère significatif chez La Redoute de mes deux.

Le conseiller (c'est le nom de l'être humain que j'ai au bout du fil) m'explique qu'il ne peut pas faire ça car le transporteur est fermé pour le moment, et ne rouvrira que lundi.
o_O
J'insiste un peu en retenant mes insultes, mais pas mes rugissements hulkesques, et il m'explique que lundi, il ne travaille pas, donc il ne peut pas appeler pour moi.
o_O
Sortez moi vite de là, où je vais tuer quelqu'un.

Dans un dernier souffle de rage, je lui demande quel dédommagement me sera proposé pour ce retard et mon samedi sacrifié alors que j'ai un peu autre chose à foutre dans la vie que de payer des millions pour entendre des conneries au téléphone.

Et là, tadaaaaam.... Il me propose un cadeau La Redoute.
Genre le mixeur de 3cm sur 2, ou le plaid polaire à petites fleurs façon mamie, j'imagine.

Comme apparemment, il ne se fout pas de ma gueule, je hurle de rire (ça fait assez satanique, le hurlement de rire de Hulk). Du coup, il m'explique que d'autres dédommagements sont possibles, si je fais un courrier. Compte dessus, connard, tu vas même avoir droit à 3 pages.

(comme je suis d'une indécrottable politesse, j'ai quand même précisé que je n'avais rien contre lui personnellement mais quand même un p... de 'Désolé pour ces désagréments' ne lui aurait pas arraché la bouche)

Je vous passe les détails de la suite, en gros, j'ai mis trois jours (et le PIB américain) à pouvoir parler à un être humain chez le transporteur, et je n'ai toujours pas été livrée. D'ailleurs c'est pas de leur faute, c'est que La Redoute gros con ne leur a pas transmis les bonnes infos.

Je ne perds pas espoir de pouvoir traîner un responsable devant le tribunal pénal international dans cette affaire. Un jour. Peut être. Ou dans une autre vie.

PS : J'ai eu exactement la même mésaventure il y a 4 ans, lors de la livraison d'un meuble La Redoute. Ca m'avait coûté trois demi-journées de congé et quelques neurones dédiés à la mémoire, manifestement.

PPS : Après le coup de fil hulkesque du samedi, on a filé à une folle soirée, et retrouvé notre vieux matelas roulé dans un coin à notre retour, sur les coups des 3 heures du mat'. Ô joie.

PPPS : Et dire que j'avais fait un billet nostalgique et tout mignon sur LR ici, débile que je suis. Je me tâte à le supprimer purement et simplement, pour tout dire.

mardi 27 février 2007

Post de fainéante 3

Oui je sais, je suis souvent fainéante.
Mais là, c'est pas de ma faute, c'est la faute de mon boulot, ils croient bêtement que j'ai que ça à faire de travailler. A croire que personne ne les a prévenus que ça emmerdait à peu près tout le monde de devoir bosser 11 heures par jour (évidemment je me venge en bloguant à toute heure) (hin, hin).

Bref, donc.
Post de fainéante, again.
Et si un jour on me reconnaît le droit de boycotter les réunions qui débutent après 18h30, je vous raconterai ma dernière transformation hulkesque.
En attendant, on se contente des bêtises des gougeuleurs et on ne m'en tient pas rigueur. Ou pas trop. Siouplaît.


Je tiens pour commencer à m'auto-congratuler parce que des fois, c'est de la balle, on me cherche, on me trouve :

"blog cool avec plein d'image cool"
Et ouais. On a la cool attitude ou pas. Avoue, c'est les peluches de Saint Valentin qui t'ont plu, hein ?

"blagues pourrites !"
Oui, c'est pour quoi ?

"les stars italiennes"
Une seule, ça t'ira ? (oui, je vous rappelle, bande de médisants, que je suis Chiara).

"+nues +belles +blog"
Je suis seule, mais je suis belle, j'ai un blog, et je suis nue devant mon écran (et sous mes vêtements)... tu crois que ça peut le faire ?

"une vie de star blogspot"
Et oui, ici je raconte ma life de star incognito. Mais je ne l'ai dit à personne que j'étais Chiara alors soit cool, laisse moi continuer à faire semblant d'être une grosse naze de blogueuse anonyme.


Bon, certes, parfois, y a des erreurs d'aiguillage :

"les plus beaux yeux du monde photos"
Oups, désolée, mais ça, c'est Cely, une autre star internationale du ouèbe.

"pps extraterrestres"
Non, désolée, mais en général, j'essaye d'être drôle, ou pour le moins distrayante, donc les pps avec des photos d'extra-terrestres, j'évite.

"je préfère 100 fois adriana"
Nan mais alors là permet moi de te dire que t'es trop nul et que d'abord t'as pas le droit de dire des trucs comme ça et tu me connais même pas d'abord d'tes façons y a erreur sur la personne car moi je suis Chiara, et Chiara, elle surpasse mille fois Adriana, alors tu te tais maintenant ou j'appelle ma mère.

"maman bisounours 5 bisounours dans son ventre"
Non, mais là, faudrait penser à consulter hein. Les bisounours ne font pas de SESKE, et par extension, ne font pas de BEBES-Bisounours.
Pervers.

"fyles files filles"
Ah les ravages d'Alzheimer... FYFE. F-Y-F-E. Tu peux t'en souvenir, j'en suis sûre.

"blog verdun disco"
Tu sais que tu m'inquiètes, toi ? Tu peux m'expliquer le rapport entre ABBA et les tranchées steuplaît ?

"toi et moi c'est fini"
Tu devrais éviter de compter sur gougueul pour te donner des idées de formulation.


Et, comme d'hab', de vraies questions existencielles auxquelles je me dois de répondre :


"short" "tongs" punir "garçons"
Non, franchement, ça me semble un peu cruel de punir un garçon en l'obligeant à porter un short et des tongs.

"et maintenant tu es partie que vais je devenir"
Manifestement, un genre d'épave qui ne sait plus trop quoi taper dans gougueul. Et c'est bien triste.

"vraies dreads à 12 ans c'est trop tot?"
Et bien je dirais que tout dépend de la capacité de l'enfant à supporter la cohabitation avec les insectes et autres rats musqués qui ne manqueront pas de venir se loger dans les dites dreads.

"ma passion pour le mérou"
Non seulement à ta place j'échangerais tout de suite les mérous contre des chatons, beaucoup plus politiquement correct, mais au moins, j'éviterais à tout prix de l'avouer, même sous la torture.

"quest ce que un avion"
grand oiseau de fer. beaucoup de bruit brrrrrrrr.

"steevie boulay charles de gaulle"
Oui, c'est son fils caché. Ne me remerciez pas pour ce scoop, c'est bien naturel.

Et pour finir sur une note poétique :

"où vivent les minipouces"
Dans ton c** !
(oui, j'ai osé) (mais j'ai honte alors ça ne compte pas vraiment, pas vrai ?)

dimanche 25 février 2007

Final fantasy

J'ai un de ces vieux fantasmes inavouables au fond de moi.
Oui, je sais, je ne devrais pas, mais ici et aujourd'hui, j'ai pris conscience qu'il me fallait bien l'avouer.
J'ai toujours rêvé de savoir couper les cheveux. (que ceux qui ont pensé que ce post allait parler de menottes, de Yannick Noah ou de Wentworth Miller se dénoncent)

Est-ce le fantasme de savoir m'auto-brusher ? (un peu comme sur la photo mais avec l'air moins tarte si possible)
Celui de m'occuper du crâne des autres ?
Est-ce que cette propension tend à confirmer que je m'intéresse peu au physique des gens, mais plutôt à ce qu'ils ont logé au plus profond de leur intellect ?
Le cheveu est-il pour moi la matérialisation physique de la virtualité de l'âme ?
La prolongation neuronale de notre cerveau ?
Ce fantasme provient-il d'un épisode traumatique de mon adolescence ?
La visualisation de Hair a t'elle laissé des traces indélébiles dans mon subconscient ?
L'envie de dompter toutes ces chevelures folles est-elle l'expression de ma rebellitude assagie ?
Ma propension à la masturbation intellectuelle un dimanche pourri est-elle le signe que je suis bonne à enfermer ?
Beyonce va t'elle avoir l'oscar de la meilleure chanson pour Dreamgirls ?

Toujours est-il que j'ai cédé à ma pulsion.
Dans un premier temps, j'ai offert un coffret tondeuse-peigne-ciseau au chéri. Ce dernier à certes été un peu étonné de ce cadeau impromptu, mais n'a pas moufté.
C'est beau l'amour.
Ensuite, j'ai convaincu le chéri de mon incroyable capacité à la coiffure.
Innée, la capacité, bien sûr. (à ceux qui ont cru un seul instant que je serais moi-même le cobaye, permettez moi de pouffer. Pouf. Voire de m'esclafer. Mouahahaha. Je suis un peu "différente" peut-être, mais pas folle. Et faut être fou pour se laisser couper les cheveux par moi. Ou amoureux. Très amoureux. Mon Homme c'est le plus fort :-) )

Bref, par respect pour l'Homme en question, je ne parlerai pas du résultat. Et puis j'ai honte un peu.
Sachez toutefois qu'il m'aime toujours malgré mon forfait capillaire.
Un genre de miracle. Allelujah.

Tout ça pour vous dire quoi ?
Parce que bien sûr il y a une morale dans tout ça.
Ne réalisez pas vos fantasmes.
Je confirme, c'est pas une bonne idée.
Non seulement, on se doit d'envisager les dégâts collatéraux qui surviennent, mais le pire, c'est que c'était tellement bon qu'on a envie de recommencer.

Priez pour le salut de mon âme de serial coiffeuse...



vendredi 23 février 2007

Lutte contre la connerie

L'histoire débute avec Tim Hardaway, basketteur (ou ex-basketteur ?) américain, qui a récemment dérapé :

"Je hais les gays. Que cela se sache, je déteste les gays. Je suis homophobe".

Bon, si vous la voulez en anglais dans le texte, tapez (pas trop fort)(oui bon, ça va, on est vendredi) sur Gougueul, ça devrait pas être trop dur à retrouver.

Bref, ce cher Tim est donc un modèle d'intelligence, tout le monde l'aura compris.

A ce stade, comment réagir pour affirmer mon combat quotidien contre la bêtise humaine, hum ? (oui, je sais, c'est un sacerdoce, mais chacun porte sa croix, n'est ce pas ? Bon, ben moi je dois juste sauver le monde de la bêtise, que voulez-vous)

Il me semble que la lecture d'un petit traité darwinien avec une touche de philosophie sur l'être humain, le sens de la vie et la tolérance, blablabla, même bien senti, n'aurait que peu d'effet sur notre ami Tim.

En même temps, ça donne envie de répondre, non ? (ou de rire, parce que vraiment, à un certain niveau de ridicule, est on encore crédible ?)

Bref, tout ça pour dire que M. Sulu (George Takei de son vrai nom), tout droit sorti de Star Trek a répondu par l'humour et l'absurde, et moi, ça me fait mourrir de rire :



J'imagine sans peine les nombreuses nuits blanches à venir de Tim, et la méchante que je suis jubile...
(c'est pas moi qui suis chargée de l'éradication de la méchanceté, par chance).